Bruxelles, Henri Lamertin, 1913. 13 x 19, 66 pp., broché, non coupé, bon état (couverture légèrement insolée).
Reference : 16389
Librairie Ausone
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Paris : Rochette, 1798. L'UN DES DEUX RARES ROMANS SENTIMENTAUX D'UN FERVENT OPPOSANT À LA RÉVOLUTION
2 tomes reliés en 1 vol. in-12° (135 x 87 mm), [1] pl. 179 pp. - [1] pl.- 173 pp., basane brune, dos lisse orné de fleurons, filets et roulettes, encadrement d'une roulette sur les plats, roulette sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure de l'époque). Deuxième édition ; l'originale parut chez le même en 1795. Elle est augmentée d'un « avertissement » vitriolique adressé à M. Lucet, « à qui la qualité d'homme de lettres [...] appartient comme à certains facteurs » (p. v) : celui-ci aurait accusé l'auteur d'avoir vendu sa plume à l'imprimeur André. Une troisième sera publiée en l'an VII. Camille et Formose, jeunes gens originaires de Florence, tombent amoureux. Mais des jaloux interviennent, faisant circuler une rumeur selon laquelle Camille chercherait uniquement à débaucher Formose. Leurs familles entrent en conflit, et les parents de Formose tentent de la marier à un autre. Résignée, elle se poignarde sur l'autel. Camille, au comble du désespoir, part pour l'Espagne. Son navire fait naufrage sur une île tropicale. Il se lie d'amitié avec un pirate qui lui révèle avoir contribuer à faire circuler les rumeurs sur son compte auprès de la famille de Formose. Camille retourne à Florence, où il retrouve son amante, bien vivante. Les imprimeurs du Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes de Barbier lui consacrent une note : en effet, Maton de la Varenne attribua à son oncle paternel des ouvrages qu'il n'avait pas écrits : « il est à désirer que l'Histoire particulière de M. Maton de la Varenne soit établie sur des faits un peu plus réels que les titres de gloire de son oncle », notent-ils ironiquement (Barbier, t. 1 p. lxviii). Pierre-Anne-Louis de Maton de la Varenne (1761-1813) avocat au Parlement et homme de lettres, se dressa comme un fervent ennemi de la Révolution française. En plus de deux romans, Camille et Formose et Valdeuil, ou les Malheurs d'un habitant de St-Domingue (1795), Maton de la Varenne fit paraître de nombreux pamphlets, mémoires et ouvrages politiques : en 1790, il se fit connaître en plaidant, dans ses mémoires judiciaires commandées par Sanson, pour la réhabilitation de la profession de bourreau. Ayant échappé à l'exécution lors des massacres de septembre, il raconta son expérience en prison dans un volume intitulé Les Crimes de Marat, et des autres égorgeurs, ou Ma résurrection. Son ouvrage le plus célèbre demeure cependant l'Histoire particulière des événements qui ont eu lieu en France pendant les mois de juin, juillet, d'août et de septembre 1792, et qui ont opéré la chute du trône royal (1806). Provenance : Ex-libris " JEAN BENJAMIN BERNELLE ". Ex-libris aux armes " Le marquis du Boutet " et à la devise " Virtus Omnia Vincit " (Alexandre du Boutet, Marquis de Maranville, château de Veuxhaulles). Bibliographie : Quérard - V, 623. CCFR : BnF (Tolbiac) pour l'édition originale ; Sainte-Geneviève pour la 3e édition, publiée en l'an VII. OCLC : BnF (Tolbiac) pour l'édition originale ; BNE (Madrid) pour la 3e édition, publiée en l'an VII. Coins légèrement frottés. Deux taches d'encre marginales au premier titre.
s. l. : s. d. (1821 ?). UN POÈME DE JEUNESSE DE DELPHINE GAY
Un cahier (210 x 164 mm) de 16 ff. (14 pp. manuscrites à l'encre brune) avec ligatures de cordelette, couverture manuscrite avec titre et auteur sur le plat supérieur (travail de l'époque). En 14 pages rédigées en alexandrins, l'auteur salue le courage de deux soeurs parties pour Barcelone afin d'y consoler les malades de la peste. Ce poème fut présenté au concours de poésie et d'éloquence organisé par l'Académie en Française en 1822, portant sur le thème « Le dévouement des médecins français et des soeurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone ». Il obtint une mention à part mais on lui refusa le premier prix, les soeurs étant l'objet principal du poème au détriment des médecins. « Si l'auteur du n°103, en ne traitant qu'une partie du sujet, n'avait donné pour excuse et son sexe et son jeune âge, l'Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l'ouvrage d'un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie [...] En se restreignant à l'éloge des Soeurs de Sainte-Camille, l'Auteur se plaçait en quelque sorte hors du concours, et dés-lors l'Académie, qui a jugé l'ouvrage digne d'une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions. » (séance de l'Académie française du 24 Août 1822). Ce manuscrit présente des différences avec le texte présenté au concours : les premiers vers qui assoient la légitimité de la poétesse inspirée par la vierge, un éloge des médecins, un court passage évoquant le passé de la France, ainsi que quelques vers de conclusion sont absents du manuscrit. Il semblerait donc qu'il s'agisse d'une version antérieure : les quelques ajouts destinés à rappeler le thème du courage des médecins n'auraient pas suffi à convaincre le jury. Cette théorie, cependant, soulève un problème : la poétesse n'eut 19 ans qu'en 1823, un an après le concours... « Là, sont des malheureux courbés devant l'autel. Qui souillent leur encens de leur venin mortel : C'en est fait, et déjà leur vie est moissonnée. Mais ils tiennent encore l'offrande empoisonnée. Et l'encens de leurs mains tout prêt à s'échapper. Fume encore pour le dieu qui vient de les frapper. » Élevée au sein des plus prestigieux cercles littéraires, Delphine Gay (1804-1855) publia sous divers pseudonymes des poèmes, nouvelles, romans, pièces de théâtre et articles de journaux. Théophile Gautier, Honoré de Balzac, Victor Hugo, ou encore George Sand fréquentèrent son salon. Quelques corrections.
Paris Editions du Grenier 1934 in-12 broché un volume, broché marron (paperback) in-douze Editeur (16,5 x 12,7 cm), dos muet, 1ère de couverture imprimée en noir, toutes tranches non-rognées, orné d'un collage de l'Auteur contrecollé en frontispice, Couverture un peu usagée, intérieur en bon état, 45 pages, 1934 Paris, Editions du Grenier Editeur,
Camille Bryen, pseudonyme de Camille Briand, né à Nantes le 17 septembre 1907 et mort à Paris le 8 mai 1977 est un poète, peintre et graveur français. Dans les années 1925-1927, Camille Briand fait partie de la bohème nantaise, utilisant le pseudonyme d'« Aristide », sans doute par allusion à son illustre homonyme, lui aussi d'origine nantaise. Il apparaît notamment en couverture de la Revue nantaise d'avril 1927, portraituré par Henri Bouyer, avec le commentaire : "Type nantais, le Bohème Aristide". Camille Bryen s'installe peu après à Paris. Attiré par les surréalistes, il publie en 1927 un premier recueil de poèmes, Opopanax puis, en 1932, Expériences, mêlant poèmes, dessins et collages. Il présente en 1934 sa première exposition personnelle...........Note : ÉDITION ORIGINALE tirée à 500 ex. sur vélin numérotés de 56 à 555 (N°350), outre 55 ex. sur papier alfax-navarre + 5 ex. H.C. sur japon....... Bel exemplaire.....RARE......en bon état (good condition). bon état
Paris, Ebrard, 1836. 1836 1 vol in-12° ( 220 x 142 mm) de: [2] ff (titre, faux titre), IV pp (préface), 248 pp, 1 portrait frontispice gravé et 1 grande planche dépliante "Tableau de fac-simile des principaux personnages de la révolution de 1789". ( quelques taches ou traces de mouillures). Brochage éditeur, couverture imprimée de papier jaune. (défauts d'usage, salissures).
Très rare publication réunissant une correspondance inédite du célèbre journaliste et révolutionnaire Camille Desmoulins. Camille Desmoulins (1760 1794) est un homme de lettres, un avocat, un journaliste et un révolutionnaire français. Figure majeure de la Révolution française, ami de Maximilien de Robespierre, il fut surnommé le « Cicéron bègue » par François-René de Chateaubriand car reconnu pour son art oratoire, il était atteint de troubles de l'élocution. Emporté par la tourmente révolutionnaire, Il meurt guillotiné le 5 avril 1794. Dans sa préface, M. Matton, qui réuni et édite ces lettres, écrit (P. 29) « Camille Desmoulins n'était pas, comme on l'a dit et répété tant de fois, un furieux démagogue; à la vérité, le plaisir que lui causait notre régénération politique l'avait rendu enthousiaste; mais que cet enthousiasme est louable! c'est celui d'un bon Français, qui, loin d'un lâche et sordide égoïsme, ne vit que du bonheur de ses concitoyens. La république était le seul mobile de toutes ses actions, c'était un centre auquel il rapportait tout ; il avait une telle horreur pour les contre-révolutionnaires et les traitres, qu'il les aurait volontiers dénoncés à toute la terre ; mais il n'a jamais demandé la mort de personne. Lorsqu'il vit des échafauds se dresser sur toute la France, il voulut rétablir l'ordre, rendre à la Convention son indépendance, arrêter l'action du tribunal révolutionnaire, vider les prisons des suspects qui les remplissaient, et organiser un comité de clémence et de justice, persuadé que c'était le seul moyen de rendre la paix à son pays et dabattre pour toujours la tyrannie odieuse et sanguinaire qui le désolait » Dans cette correspondance figure des lettres à sa famille, son père, sa femme Lucile Duplessis ainsi quaux principaux acteurs politique de lépoque : Mirabeau, Marat, Robespierre, Danton, Saint Just, Cambon, de Guffroy Beau portrait de Camille Desmoulins face au titre gravé daprès un original de Beze fait à la Conciergerie en 1794. Planche dépliante reproduisant lécriture et les signatures des correspondants. Précieux exemplaire conservé dans son état dorigine et à toutes marges. 1 vol in-12° (220 x 142 mm) of: [2] ff (title, half-title), IV pp (preface), 248 pp, 1 engraved frontispiece portrait and 1 large folding plate "Facsimile table of the main figures of the revolution of 1789". (some stains or traces of dampness). Publisher's cover printed with yellow paper. (usage defects, soiling). A very rare publication bringing together unpublished correspondence from the famous journalist and revolutionary Camille Desmoulins. Camille Desmoulins (17601794) was a French man of letters, lawyer, journalist, and revolutionary. A major figure in the French Revolution and a friend of Maximilien de Robespierre, he was nicknamed the "Stuttering Cicero" by François-René de Chateaubriand because, renowned for his oratory, he suffered from a speech impediment. Swept up in the revolutionary turmoil, he was guillotined on April 5, 1794. In his preface, M. Matton, who collected and edited these letters, writes (p. 29): "Camille Desmoulins was not, as has been said and repeated so many times, a furious demagogue; in truth, the pleasure our political regeneration gave him had made him enthusiastic; but how laudable this enthusiasm is!" it is that of a good Frenchman, who, far from a cowardly and sordid egoism, lives only for the happiness of his fellow citizens. The republic was the sole motive of all his actions, it was a center to which he attributed everything; he had such a horror for counter-revolutionaries and traitors, that he would have willingly denounced them to the whole earth; but he never asked for anyone's death. When he saw scaffolds being erected all over France, he wanted to restore order, restore the Convention's independence, halt the work of the Revolutionary Tribunal, empty the prisons of the suspects who filled them, and organize a committee of clemency and justice, convinced that this was the only way to restore peace to his country and to forever overthrow the odious and bloody tyranny that was devastating it..." This correspondence includes letters to his family, his father, his wife Lucile Duplessis, as well as to the main political figures of the time: Mirabeau, Marat, Robespierre, Danton, Saint-Just, Cambon, de Guffroy, etc. A beautiful portrait of Camille Desmoulins facing the title page, engraved after an original by Beze made at the Conciergerie in 1794. A folding plate reproducing the handwriting and signatures of the correspondents. A precious copy preserved in its original condition and with all margins.
, Brepols Publishers, 2018 Hardcover, 192 pages., 127 colour ill., 300 x 366 mm, ISBN 9782503581224.
If there is one work, in all of Saint-Saens musical output that supremely captures the disposition so typical of the composer, it is the Carnival of the Animals. The collection De main de maitre showcases the facsimiles of the most prestigious scores of the Music Department of the National Library of France. Camille Saint-Saens? extremely long career as a virtuoso, as a brilliant pianist and organist (no fewer than seventy-six years of concerts) and his daunting catalogue of works (close to six hundred are known) have helped shape the image of him as a tutelary figure, omnipresent in the musical landscape of his time, the uncontested master of French music, showered with honours and glory, yet the champion of what was, in the young 20th century, an outmoded aesthetic. Such an image ignores, however, that from the outset of his career, at the end of the 1850s, until the 1890s, Saint-Saens was, on the contrary, regarded in the artistic world as an agitator, as a propagator of new ideas and as an intermediary between French and Germanic cultures. Republican from his earliest days, he was a major figure in musical life, involved in many concert societies, most notably the Societe nationale de musique, which he founded in 1871. He was also a polemicist, whose quill was much feared and who used the press as his vehicle of choice, to disseminate his ideas, attract public attention, and conquer new audiences. Similarly, if the image of the ?official? Saint-Saens, at home with the stage and the institutions and their etiquette, has endured, that of the ?intimate? Saint-Saens, known by a faithful few for his sparkling conversation, his sharp humour and taste for puns, has been lost. If there is one work, in all of Saint-Saens? musical output that supremely captures the disposition so typical of the composer, it is the Carnival of the Animals. Dedicated to the autograph manuscript of Camille Saint-Saens? famous Carnival of the Animals (1835-1921), this volume sheds a distinctive light on the musician?s personality. Completed in February 1886, The Carnival of the Animals was created for friends and performers close to Saint-Saens and was performed about fifteen times between 1886 and 1894 to a small audience. Because Camille Saint-Saens feared that his ?zoological fantasy? would damage his reputation, the work was published in its entirety only after his death. Since then, its immense popularity has continued to grow, so much so that it is now enjoyed by music lovers and the general public alike. Presented by Marie-Gabrielle Soret, a specialist of Camille Saint-Saens, who provides a detailed description of the work and the context of its creation, the facsimile includes the fourteen pieces of The Carnival of the Animals. It reveals the composer?s handwriting, all the performance directions as he noted them, but also to the playful animal drawings with which he decorated his score ? a fish for ?Aquarium, the skeleton of a dinosaur for ?Fossiles?, the pale blue pencil silhouette of a swan to illustrate the famous Swan. La collection ? De main de maitre ? presente les fac-similes des partitions les plus prestigieuses du departement de la Musique de la Bibliotheque nationale de France. Dedie au manuscrit autographe du celebre Carnaval des animaux, de Camille Saint-Saens (1835-1921), ce volume eclaire la personnalite du musicien sous un jour particulier. Acheve en fevrier 1886, Le Carnaval des animaux fut cree pour des amis et interpretes proches de Saint-Saens et joue a une quinzaine de reprises entre 1886 et 1894 aupres d?un public restreint. Camille Saint-Saens craignant que cette ? fantaisie zoologique ? ne nuise a sa reputation, l?oeuvre ne fut publiee dans son integralite qu?apres la mort du compositeur. Depuis lors, son immense succes n?a cesse de croitre, si bien qu?elle est aujourd?hui appreciee tant par les melomanes que par le grand public. Presente par Marie-Gabrielle Soret, specialiste de Camille Saint-Saens, qui nous livre une description detaillee de l?oeuvre et du contexte de sa creation, le fac-simile comprend les quatorze pieces du Carnaval des animaux. Il permet d'acceder a la graphie du compositeur, a l'ensemble des indications telles qu?il les a notees, mais aussi aux facetieux dessins animaliers dont il emailla sa partition ? un poisson pour ? Aquarium ? , un squelette de dinosaure pour ? Fossiles ? , ou encore la pale silhouette au crayon bleu d'un cygne pour accompagner la celebre piece dediee a cet oiseau. Marie-Gabrielle Soret est conservateur en chef au Departement de la musique a la Bibliotheque nationale de France, responsable de la coordination du traitement des grands fonds d'archives et collections des XIXe et XXe siecles, au Service des collections patrimoniales du Departement de la musique (fonds de compositeurs, interpretes, institutions et societes musicales).