Seuil, 1988, in-8°, 288 pp, cartes, broché, bon état (Coll. L'histoire immédiate)
Reference : 7406
"Pour bien faire comprendre ce que la France a de nouveau, E. Todd consacre l'essentiel de son ouvrage à rendre manifeste ce qu'elle avait, et conserve, de quasiment immuable. Il discerne dans l'espace français - quitte à raffiner par la suite - deux grandes sections définies respectivement par la famille souche, autoritaire et inégalitaire (le Sud-Ouest plus le Nord et l'Est) et la famille nucléaire, libérale et égalitaire. Le merveilleux du livre est qu'à partir de cette bipartition fondamentale, à peu près toute l'histoire de France s'aligne selon le quarroyage ainsi défini d'une France périphérique et d'une zone centrale autour de Paris. Celle-ci est du reste définie en creux, le modèle fort étant celui de la famille souche, porteuse d'avancées culturelles et d'une puissance structurante bien supérieure, mais que les circonstances ont placée, de la croisade contre les Albigeois jusqu'à la Révolution française, sous le boisseau de l'autre. Une foule de cartes est présentée à l'appui des démonstrations ingénieuses de l'auteur." (Philippe Ratte, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1988) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
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Marseille, Typographie Blanc & Bernard, février 1882 in-8, 16 pp., avec un portrait-frontispice, un feuillet volant de souscription, broché. Couverture tachée.
Dernière édition de cette brochure de propagande (la première est de 1879).Elle correspond à l'une des tentatives de colonisation privée les plus curieusement menées du XIXe siècle français, et à un désastre reposant sur une présentation délibérément fausse : l'étrange marquis Charles-Bonaventure-Marie du Breil de Reys (1832-1893), aventurier aux tendances d'escroc, se mit en tête d'implanter un établissement français en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans une portion de l'actuel Archipel Bismarck, rebaptisé en toute simplicité Nouvelle-France (actuellement Nouvelle-Irlande). Au début de 1879, quelque 3000 personnes avaient déjà acheté pour un demi-million de francs de terres dans la colonie à fonder. Dans le contexte politique anticlérical de l'époque, le marquis rechercha le soutien de l'Église catholique et, de ce fait, le gouvernement républicain refusa d'accorder son soutien. Lors d'un congrès à Marseille en avril 1879, le marquis détailla son projet: un sol cadastré et des titres de propriété ; Chinois, Indiens et Malais fourniraient la main d'oeuvre nécessaire ; les indigènes de Nouvelle-Guinée seraient christianisés par les moines expulsés de la vieille France ... Une Société des fermiers généraux de la Nouvelle-France fut également créée. Tout propriétaire d'actions pouvait y acquérir, avec un supplément de cinq francs, un hectare de terre productive avec des travailleurs indigènes. La Société des sucreries, distilleurs et exploitation agricole et la Société franco-océanienne de commerce et de navigation destinée au transport entre l'Australie et la Chine, la Société franco-océanienne des mines de Nouvelle-France pour l'exploitation des gisements de cuivre de la Nouvelle-Irlande complétèrent l'organisation potentielle de la colonie et l'attraction pour les investisseurs. Tout cet édifice s'effondra comme un château de cartes devant l'inclémence météorologique et l'absence de terres arables, décourageant en très peu de temps les colons qui avaient été recrutés. Après leur rapatriement, s'ouvrit le temps des procès pour le marquis, qui finit par être condamné en 1884 à quatre ans de prison ferme. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
L’édition de 1613, moins complète, vient d’être adjugée $ 1 321 000par Christie’s NY le 17 janvier 2024. «Champlain's last cartographic contribution: his rare 1632 map, arguably the first to depict the existence of the entire Great Lakes network» (Burden). This map covers the same territory as Champlain's map of circa 1616, but with greater detail, especially improving on the Great Lakes. «Above La nation neutre appears a rudimentary Lake Erie followed by a more recognizable Mer douce, Lake Huron, the 'freshwater sea'. Grand Lac, or Lake Superior, which Champlain never actually saw, is here depicted for the first time in a recognisable form on a map. Reports of its existence probably came to him through Etienne Brûlé, one of the first coureurs de bois. An illustration of a church serves to indicate the Dutch presence in the région, and is considered the first delineation of present-day New York City on a printed map» (Burden). “The Hudson River is here called "Riuere des trettes" and Long Island "Isle de l'Ascension."” Engraved map on two joined sheets, with narrow margins, 520 x 860 mm to neat lines. A Paris. Chez Clavde Collet au Palais, en la Gallerie des Prisonniers, à l’Estoille d'Or. M.DC.XXXII. Auec Priuilege du Roy. In-4, pp. 16, (1) f.bl., 308 pp., gravures dans le texte pp. 245, 291, 299 et 304, gravures à pleine page pp. 259 et 265. Seconde Partie: 310 pp., (1) f. bl., Doctrine Chretienne 20 pp., Traitté de la marine et du bon marinier par Le Sieur de Champlain, 54 pp., 1 carte p. 23, Table, 8 pp. Map, Nouvelle France, 1632, 2 sheets, 520 x 860 mm. Plein vélin ivoire, dos lisse, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 224 x 163 mm.
«The best edition.» L’exemplaire complet, en vélin de l’époque, du protégé de Fouquet. « Edition excessivement rare et recherchée. C'est de toutes les éditions du livre de Champlain, la plus complète ». (Leclerc, Bibliotheca Americana). « Édition la plus complète et très rare de Champlain ». (Chadenat). Les différentes éditions anciennes sont recherchées et le 17 janvier 2024 Christie’s New York adjugeait $ 1,321,000 l’édition des Voyages de Champlain de 1613. «Of all the editions of Champlain, this is the only complete one... » (Church, Americana). « It is perhaps the most important of the old editions, as it contains a collective narrative embodying a review of all preceding French expeditions to the New World, followed by and interwoven with Champlain's own voyages to Canada: a short account of the First (1603), which had been published in 1604 and abridgment of the Second, Third, Fourth, Fifth, and Sixth (1608-1613), as they had been published in the volume dated 1613. These voyages end on p. 210. Pages 239-308 contain the Seventh Voyage (1615-1616), while the Eighth Voyage (1617) is only mentioned between pp. 211 and 214 as unimportant. The Second Part contains the Ninth Voyage and a History of Canada (1620-1631), pp. 1-310 , a Treatise on Navigation, pp. 1-54 ; followed by the Doctrine Chreftienne, du R. P. Ledesme and l'Oraison Dominicale par le R. P. Massé, with separate signature-marks and pagination. This was the last of Champlain's works. » Church. L'édition, dédicacée au cardinal de Richelieu est ornée de 6 gravures en taille-douce dont 4 dans le texte et 2 à pleine page, montrant notamment l'attaque d'un village iroquois, une chasse de cerfs, un rituel, etc. et de deux gravures sur bois dans le texte dont l'une représente l’exemple d’une carte de navigation. Samuel de Champlain, fondateur de Québec et gouverneur de la Nouvelle France, naquit vers 1570 en Saintonge d'une famille protestante. Il servit le parti d'Henri IV, pendant les dernières guerres de la Ligue, en faisant des courses sur les côtes de Bretagne. Après la paix de 1598, le commandeur de Chaste, gouverneur de Dieppe, ayant obtenu de Henri IV une commission pour créer de nouveaux établissements dans l'Amérique septentrionale, associa Champlain à cette grande entreprise. Champlain s'embarqua à Honfleur et mouilla le 24 mai 1603, au Havre de Tadouzac, situé dans le Saint-Laurent. Il y laissa son navire et remonta le fleuve avec une petite barque jusqu'au saut de Saint-Louis où Jacques Cartier s'était arrêté dans son dernier voyage ; puis il pénétra dans l'intérieur des terres et en dressa la carte qu'il rapporta en France avec une relation détaillée de son voyage. Champlain retourna dans le nouveau monde et y séjourna 3 ans. Il fit, sur les côtes et dans l'intérieur des terres de nombreuses explorations, consignées dans ces voyages. De retour en France en 1607, Champlain n'y resta que six mois et repartit pour un troisième voyage, avec les titres de géographe et de capitaine pour le roi ou la marine. Cette troisième expédition fut la plus importante. Remontant le Saint-Laurent avec l'intention de former un établissement permanent dans le Canada, il choisit un lieu situé à environ 130 lieues de l'embouchure de ce fleuve et où ses rivages se resserrent tout à coup. Il y jeta en 1608 les fondements de la ville de Québec, dont le nom veut dire « détroit ». L'année suivante, Champlain poussa plusieurs reconnaissances sur le Saint-Laurent, soutint les Algonquins contre les Iroquois et après avoir donné la victoire à ses alliés, donna son nom au lac sur les bords duquel la bataille s'était livrée ; puis il descendit la rivière qui met en communication ce lac avec le Saint-Laurent et qu'il nomma Richelieu. Il revint ensuite à Québec et de là, en France. De retour au Canada en 1610, il battit de nouveau les iroquois. Stimulé par la découverte de l'anglais Hudson, il voulut chercher par le nord de l'Amérique, une route pour aller en Chine. Une première excursion qu'il fit à la rivière Ottawa fut sans résultat et bientôt, il dut revenir en France, pour y recruter des bras au service de sa colonie. Il y ramena, en 1615, des religieux de l'ordre des récollets, qui l'aidèrent dans son œuvre en répandant la foi chrétienne dans la Nouvelle-France. Puis, reprenant son projet de découvrir un passage au nord-ouest, il remontât de nouveau l'Ottawa, et, s'avançant, tantôt en canot, tantôt par les terres, il parvint au lac Huron, dont il côtoya les rivages méridionaux, puis se dirigea par les plaines jusqu'à l'Ontario, qu'il traversa. Après avoir secouru les Hurons contre les Iroquois, il passa l'hiver au milieu des populations algonquines, dont il étudia les mœurs et la langue. Il les quitta en 1616, et retourna de nouveau en Europe l'année suivante. En 1620, il revint au Canada pour la cinquième fois, avec le titre de lieutenant général du maréchal de Montmorency, nommé vice-amiral de la Nouvelle-France. « Après le traité de Saint-Germain-en-Laye (1630), la France rentra en possession du Canada, et Champlain y fut envoyé comme gouverneur en 1633. C'est à partir de cette époque que ce pays a reçu ses plus considérables accroissements ; c'est au courage de Champlain, à son administration éclairée, à sa persévérance qui surmontait tous les obstacles, que la France dut la fixité de ses établissements dans la nouvelle colonie. Il transforma rapidement la bourgade de Québec en une ville florissante, secondé en cela par les Indiens, dont il avait su se concilier l’affection, et sur lesquels il exerçait un grand empire. Pendant la courte domination des Anglais, les naturels s'étaient retirés, fuyant toute communication avec eux ; lorsque la paix y ramena les Français, on vit les Indiens accourir à eux et renouer avec empressement leurs relations interrompues. Champlain mourut à Québec, entouré de l'estime et de la vénération de tous. On lui doit un Traité de navigation, publié en 1632, et la relation de ses Voyages, qui comprend ses navigations et ses découvertes depuis 1603 jusqu'à 1629. » Pierre Larousse. L’importance des cartes de Champlain ressort de cette analyse. «This is a crucially important Americanum, with accounts of Champlain's voyages to America between 1604 and 1613. The large two-sheet map, prepared in Paris in 1612, is absent in many of the extant copies; as Burden notes it is very rare. It exists in but a single state, and was never reissued. He notes "Although often lacking from the book, the map is the first to indicate a chain of Great Lakes, Lake Champlain and Montreal." Champlain's efforts were crucial in establishing a French presence in the New World. Again Burden: "The work was part of the overall plan to gain as much support as possible for the fledgling colony. It is interesting to note that Champlain relies only on his own knowledge and that of the native Indians for his geography. Other European sources that he had not substantiated he depicted with honesty and care. Particularly noticeable are the northern shore of the Gulf of St. Lawrence and the Maritimes marked with the legend L'auteur na point encorre recognu sette coste. Montreal is shown just a year after Champlain set up a trading post there. However, it was not to be permanently occupied until 1642. The area further upriver is derived from Indian sources. Lake Ontario, depicted quite accurately, is marked Lac Contenant 15 lournees des canaux des sauuages. At the western end of the lake is sault de au, the first reference on a printed map to Niagara Falls. The other large map, the Carte geographique de la Nouelle franse en son vray moridia is almost as scarce as its larger companion, and is also singularly important. "The map related the numerous voyages of Champlain to 1611, and of the English further to the north. Most particularly recorded is the discovery by Henry Hudson of the bay named after him. It is noted on the map, with the legend noticeably in English, the bay wher hudson did winter. In this map's second state it also records Champlain's voyage during 1613 some distance up the Ottawa River. This map has both latitude and longitude, "something virtually never attempted before on a North American map of such detail. Champlain's acute awareness of the deviation of the compass enables him to portray the St. Lawrence River in its more correct south-west to north-east flow rather than the more usual west to east'' (vide Burden). This is the second and most complete state of the map, i.e. with the course of the Ottawa, the sea monster at upper right and the 1613 date. À la suite des Voyages figurent 3 autres textes, à savoir: Doctrine chrestienne, du R. P. Ledesme de la compagnie de Jésus. Traduicte en Langage Canadois, autre que celuy des Montagnars, pour la Conversation des habitans dudit pays (10 pp.) par le missionnaire jésuite Saint Jean de Brébeuf (1593-1649). Comprend dans une seconde partie L'Oraison dominicale, traduite en langage des Montagnars de Canada par le missionnaire jésuite Ennemond Massé (1574-1646). Traitté de la marine et du devoir d'un bon marinier (54 pp.) par Samuel Champlain. Édition originale de cet intéressant traité riche de l’expérience du géographe. Table pour cognoistre les lieux remarquables en ceste carte (8 pp.). Galeries de vers dans les marges de plusieurs feuillets, avec légères atteintes au texte. Rousseurs et quelques petites mouillures. Le titre porte l’ex-libris manuscrit en latin: «pecquet, assegon doct. Med. Monsp (Montispessulani)» du médecin et anatomiste Jean Pecquet (1622-1674), un des pionniers de la physiologie. Il acheva ses études de médecine à Montpellier, grâce au financement et à la protection de Nicolas Fouquet. Colbert le désigna comme membre de l’académie des sciences en 1666. Le lien avec la famille Assengon apparaît avec sa nièce Hélène Brocard, sa seule héritière, qui épousa Charles Assengon, médecin de la duchesse de Montpensier. Précieux exemplaire en vélin de l’époque de Jean Pecquet, le protégé de Nicolas Fouquet, bien complet de la grande et précieuse carte mesurant 520 x 860 mm. L'exemplaire Streeter en maroquin moderne et dont la grande carte était entièrement doublée de tissu fut adjugé USD 264000 le 16 avril 2007 il y a 18 ans.
Paris Chez Amable Auroy 1691 (MDC LXXXXI) Avec Privilege du Roy. In-12, 14f. (titre, épître à Louis de Buade, comte de Frontenac, Table), 559p. L'épitre est signée : Chrestien Le Clercq.
:: 2e tirage, même année que l'originale titré : Premier etablissement de la Foy... Dionne II 228; Les en-têtes des feuillets ont conservés : Premier etablissement de la Foi / dans la Nouvelle France. Des erreurs de paginations ont été corrigées. Dans ce livre, contrairement à la Nouvelle Relation, l'auteur se présente en historien plutôt qu'en témoin ; il n'a été spectateur des faits que pour un bref épisode de la troisième partie de l'ouvrage. Il a dû forcément se documenter et recourir à des sources écrites ou orales. Son témoignage vaudra ce que valent les documents consultés. G.-M. Dumas, " LE CLERCQ, Chrestien ", dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1, 2003-. :: Il n'est pas étonnant que l'Histoire du Canada de Gabriel Sagard (1636) ait servi de cadre à l'écriture du premier tome du Premier établissement de la foy qui en reprend une bonne partie des renseignements et de la structure. Le Premier établissement de la Foy est maintenant considéré comme un ouvrage apocryphe attribué à Chrestien Leclercq et rédigé par un groupe de Récollets... Il reste beaucoup à dire sur les procédés de réécriture du Premier établissement de la foy et sur la portée historique, politique ou théologique des transformations que ce dernier fait subir au texte de Sagard. Tout n'a pas été dit non plus sur la paternité de cette oeuvre composite : si dès 1697 Louis Hennepin avait souligné l'apport de Valentin Le Roux au Premier établissement de la foy, les incongruités mises au jour par divers chercheurs [...] rendent problématique la genèse des trois ouvrages publiés sous le nom de Chrestien Leclercq. Catherine Broué. " Le Premier établissement de la foy, une oeuvre collective supervisée ? Étude de la réécriture d'un passage de l'Histoire du Canada. " Études littéraires, volume 47, numéro 1, hiver 2016, p. 77-96. :: Tome premier seul, comprenant les 16 premiers chapitres, qui couvre la partie des découvertes, de 1615 à 1629, et raconte le premier établissement de la foi en Nouvelle-France par les Récollets ainsi que les débuts de la Colonie. :: Si, avec Sagard, en 1636, c'était "pour Dieu et le Roi", c'est, en 1691, "pour les Récollets!" dans leur lutte contre les Jésuites pour le contrôle des missions en Amérique... :: Reliure de l'époque (défraichie), veau, dos orné, 5 nerfs, pièce de titre et de tomaison rouge. Coins très frottés, coiffes limées, une charnière ouverte. Galerie de vers en marge des 2 premiers cahiers. Intérieur frais. :: Cachets des Franciscains: Montréal, au titre. Timbre de la librairie : Maisonneuve & Cie, 15 rue Voltaire, Paris. Ex-libris manuscrit ancien : Ex Libris [mot raturé] Le Jeune, avec paraphe LJ au premier contreplat et au titre.
Phone number : 1 514 820 2324
Montréal, Compagnie d'imprimerie canadienne, 1877. In-8 de: un faux-itre, titre à deux couleurs, un feuillet de préface, titre précis, avant-propos du traducteur (4 ff.), notice sur le père Fr.-J. Bressani (6ff.), épitre dédicatoire et approbation (2ff.), un carte dépliante (Nouvelle France au 17ème siècle), 252 pages, quelques illustrations in-texte et quatre hors-texte. Rousseurs éparses sur la carte, le texte est en très bon état. Fin demi-chagrin rouge du temps, dos lisse orné de filets dorés. En bon état.
Relation abrégée de quelques missions des pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France par le père François-Joseph Bressani de la même Compagnie traduite de l'italien par le Père Félix Martin de la même Compagnie. Dans la première partie, l'auteur décrit le pays des Hurons (les sauvages de la Nouvelle-France, sol, nourriture, vêtement et caractères, religion. La deuxième partie est consacrée aux difficultés rencontrées pendant le voyage et aux difficultés de la conversion des "sauvages". La troisième partie relate la mort de tous les pères jésuites "en martyrs". Né à Rome, i le père Bressani entre dans la compagnie de Jésus à l'âge de 15 ans. Dès 1628, il demande au père Général Vitelleschi d'aller en mission, mais ce dernier refuse. François Joseph Bressani étudie alors la philosophie au collège Romain en 1628, puis devient professeur de 1630 à 1631. Il enseigne les mathématiques, la philosophie et la littérature. Pour compléter sa formation, il étudie la théologie dans le prestigieux collège de Clermont à Paris en 1638, ce qui lui donne aussi l'occasion d'apprendre la langue française. Il part finalement pour le Canada en 1642, chargé d'instruire les Français de Québec. Le 27 avril 1644, il part des Trois-Rivières pour une nouvelle mission, celle des Hurons, mais est surpris par les Iroquois, qui le font prisonnier à quelque distance des Trois-Rivières, entre la Rivière du Loup (Mauricie) et Yamachiche. Amené captif dans leur pays, il y endure alors tous les tourments du martyre, il est réduit à l'esclavage, avant d'être vendu aux Hollandais pour deux cent cinquante francs. Il correspond avec le père Général par trois lettres pour raconter sa captivité. Redevenu libre le 19 août suivant, il s'embarque pour la France où il arrive le 15 novembre, et se rend à Rome où il est reçu comme un apôtre par le pape Innocent X qui demande par dévotion de baiser les cicatrices des plaies que le missionnaire a reçues pour Jésus-Christ. Il lui permet de célébrer la messe, bien que les premières phalanges de ses doigts aient été brûlées, jugeant que celui qui avait été mutilé pour la publication de l'évangile, ne devait pas être privé du saint-sacrifice.
- Une feuille 24 x 49 cm repliée en 4 volets, illustrée en couleurs.
Vieux papier. Tract gouvernemental détaillant les avantages du plan de Constantine de 1958. Sans mention d'éditeur, 1958.