Payot, 1979, 3 vol. in-8°, 379, 467 et 484 pp, brochés, sous emboitage illustré, bon état
Reference : 28106
"Des ouvrages importants écrits par M. Lacour-Gayet et qui lui ont valu un siège à l'Institut de France, nul ne dépasse en intérêt ainsi qu'en valeur la biographie de Talleyrand qu'il a étudiée en trois remarquables volumes. Cet ouvrage sera-t-il, comme l'ont dit des critiques autorisés, un livre définitif sur le célèbre évêque d'Autun ? Nous le croyons, au moins pour la plus grande partie des trois volumes. M. Lacour-Gayet a excellement bien interprété le caractère ondoyant, souple et dissimulé de ce personnage qui servit tant de régimes divers sans s'y montrer fidèle, sauf au dernier, pour lequel la vieillesse et la mort le rendirent inoffensif. C'est toute la vie politique, la vie privée, la vie morale du personnage que retrace l'auteur dans une synthèse pénétrante, solide et pittoresque. Les qualités de Talleyrand, ses mérites, car il en eut comme il eut des défaillances et des vices, sa vaste intelligence, sa rouerie, ses incomparables aptitudes diplomatiques, son habileté à faire passer ses insuccès pour des victoires, apparaissent burinés avec talent et exactitude dans des tableaux où se déroulent les divers événements caractéristiques d'une carrière exceptionnelle non moins qu'extraordinairement remplie. Jamais jusqu'ici n'avaient été aussi bien retracés notamment les rapports de Talleyrand avec Napoléon – faveur et disgrâce – sa libération du caractère ecclésiastique, sa liaison et son mariage avec Mme Grant, le luxe de son existence intime, etc." (A. de Ridder, Revue belge de philologie et d'histoire, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
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Robert Laffont 1954 337 pages in8. 1954. Broché couverture rempliée. 337 pages. Hôtel Talleyrand est un roman de Paul Hyde Bonner traduit de l'anglais par Jacqueline de Sédouy et publié par Robert Laffont. L'ouvrage se compose de chapitres aux atmosphères distinctes et captivantes plongeant le lecteur dans des décors et des scènes variés
Etat correct couverture légèrement usagée intérieur propre
Jean de Bonnot 1967 491 pages in8. 1967. reliure editeur. 491 pages.
Très bon état
Complet en 5 volumes in8, 21x15cm, reliés, 458, 561, 470, 500 et 570 pages, Index. Illustré de 50 belles gravures + bandeaux. Edition Jean de Bonnot 1967
Boiteux à la suite d un accident survenu dans sa petite enfance, qui lui ferma la carrière des armes et le destina dès lors à l Église quoique aîné de sa famille et dépourvu de toute vocation religieuse Talleyrand fit ses études au séminaire de Saint Sulpice tout en se nourrissant de littérature philosophique. Grâce à la position de sa famille, il fut pourvu en 1775 de l Abbaye de Saint-Denis au diocèse de Reims et devint, en 1780, agent général du Clergé de France et, en 1789, Évêque d Autun. Acquis déjà à une politique de réformes, Député aux États Généraux en 1789, il adopta rapidement les principes de la Révolution, se lia avec Mirabeau, fit partie du comité chargé d élaborer la Constitution et demanda, en octobre 1789, la nationalisation des biens du clergé. Le 14 juillet 1790 il célébra la messe au Champ de Mars pour la Fête de la Fédération. Il fut ensuite un des quatre Évêques qui actèrent la Constitution Civile du Clergé et devint de fait le chef du Clergé Constitutionnel. Il sacra les premiers Évêques assermentés (Jureurs) ce qui lui valut d être condamné par le Pape. Dès janvier 1791 il avait résigné son siège d Autun et il vécut dès lors comme un laïc. La carrière de diplomate de Talleyrand commença par une mission à Londres, comme adjoint de l' Ambassadeur Chauvelin. Il ne put empêcher celui-ci de gâter par sa maladresse les relations franco-britanniques. Après le 10 Août 1792 Talleyrand décida d émigrer et de s installer en Angleterre, d où il fut rapidement expulsé, puis de gagner les États-Unis de 1794 à 1796. Ayant réussi à se faire rayer de la liste des Émigrés il revint à Paris dès septembre 1796 et obtint le portefeuille des Relations Extérieures en juillet 1797. S' étant rendu compte que le Directoire courait à sa perte il démissionna en juillet 1799 et se lia définitivement à Bonaparte revenu d Égypte. De nouveau Ministre des Affaires Étrangères après Brumaire, Talleyrand s'employa dès lors à la recherche d une paix durable en Europe (ce qui resta toujours le but de toute sa politique) .Après l' avènement de l' Empire il fut fait Grand Chambellan en 1804 puis Prince de Benevent en 1806, mais ces dignités cachaient mal l' impuissance réelle de Talleyrand d' infléchir la politique napoléonienne. Partisan d une paix modérée avec l' Autriche, inquiet de la formation de la Confédération du Rhin et l élimination de l' influe modératrice des Habsbourgs éliminés d Allemagne après 1805, Talleyrand ne fut pas plus écouté en 1806, lorsqu il conseilla de rechercher un accord avec l Angleterre après la défaite de la Prusse, qu en 1807 à Tilsit ou Napoléon négocia directement avec le Tsar Alexandre II. Peu après il lui retira son portefeuille et en « compensation » lui donna le titre de Vice Grand Électeur. C est dans le courant de 1808 que Talleyrand comprit qu il ne pourrait jamais amener Napoléon à accepter un équilibre européen raisonnable. Il crut alors qu il pourrait l' y contraindre. A l' entrevue d Erfurt en septembre 1808, il révéla au Tsar les difficultés avec lesquelles Napoléon était aux prises et poussa secrètement la Russie à la résistance. Peu après il se mit à intriguer avec Foucher son ennemi mortel qui lui aussi était tombé en disgrâce. Napoléon rendu furieux par les forts soupçons qu il avait à l égard de la fidélité de Talleyrand eut avec lui une scène très violente et lui enleva son titre de Grand Chambellan. En 1814, à la suite d une nouvelle dispute de l Empereur, il abandonna le siège qu il conservait au Conseil de la Couronne.
Paris, Librairie Plon, E. Plon, Nourrit et Cie, imprimeurs-éditeurs, rue Garancière, 10 Relié "Trois volumes in-8 (17 x 25 cm), reliure demi-chagrin à coins, dos à 5 nerfs, cet ensemble de trois volumes de la série ""Correspondance diplomatique de Talleyrand"" (avec introduction et notes par G. Pallain) comprend : ""La Mission de Talleyrand à Londres, en 1792"" (1889, 479 pp.), ""Ambassade de Talleyrand à Londres, 1830-1834 (Première partie)"" (1891, 443 pp.), et ""Le Ministère de Talleyrand sous le Directoire"" (1891, 465 pp.), envoi de Pallain dans chaque volume ; dos un peu insolés, des épidermures et frottements sur le cuir, par ailleurs assez bon état général. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
Perrin, 1976, in-8°, 238 pp, 16 pl. de gravures hors texte, biblio, broché, couv. illustrée, bon état
Les billets adressés par Talleyrand à Anne-Dorothée de Courlande, sa maîtresse, lors du Congrès de Vienne. Talleyrand a emmené avec lui Dorothée, future duchesse de Dino, qui est sa nièce par alliance et l'une des ravissantes filles d'Anne-Dorothée. À sa maîtresse, qu'il aime tendrement, il parle forcément de son enfant, des succès qu'il remporte, dus à son charme, à son intelligence, à son savoir-faire diplomatique. Il le fait avec tant d'insistante régularité qu'on déchiffre, à son insu, un grand sentiment prenant racine... — "Ce volume, qui est une sélection de la correspondance entre Talleyrand et la duchesse de Courlande, est essentiel pour le Congrès de Vienne. Chacune des soixante et onze lettres est accompagnée par une note explicative qui la resitue dans son contexte historique." (Philip G. Dwyer, « Les publications sur Talleyrand depuis 1928 ») — "Gaston Palewski, qui publiera en 1976, Le Miroir de Talleyrand, Lettres inédites de Talleyrand la duchesse de Courlande pendant le Congrès de Vienne, avait bénéficié des archives du château du Marais dont avait hérité sa femme Violette de Talleyrand-Périgord. Ces Lettres de Vienne sont contemporaines du meilleur succès de ce clerc qui, formé à l'exégèse saint sulpicienne, était orfèvre pour transférer les techniques du droit canon vers le droit public. Et, cette fois, tout le monde sait qu'à Vienne, ralliant les puissances à l'idée d'une légitimité liée à la durée, il a réussi à convaincre le concert des nations que le rétablissement de la paix en Europe passait par celui de la légitimité en France. Ce succès sera d'autant mieux honoré par la tradition universitaire qu'oubliant sa plaidoirie de 1814, Talleyrand se ralliera la révolution parlementaire de 1830. Louis-Philippe remercia le vieil homme en l'envoyant à Londres comme ambassadeur." (Odile Rudelle, Revue française de science politique, 2002) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.