Gallimard, 1973, in-8°, 199 pp, broché, couv. rempliée, bande éditeur conservée, bon état
Reference : 2742
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Paris, J. B. Garnery, l'an second de la Liberté. 2 volumes in-8 de 11-[1]-402-[4] pages et 1 front. et 3 tabl.; [4]-330-[4] pages et 2 tabl., plein veau moucheté brun, dos lisses ornés de filets et fleurons dorés, pièces de titre et tomaison verte et rouge, tranches mouchetées bleues. Ex-libris de Roquencour [J.-J. Roussel de la Celle ](découpé); Sir Robert Peel; et inconnu. Reliure épidermée, un mors fendu.
Le premier volume est illustré d'un frontispice et de 3 tableaux dépliants (sur deux feuilles), le second de 2 plus grands tableaux dépliants. Edition originale de cet ouvrage, qui, par l'examen des "secrets" de la police de Paris sous l'Ancien Régime, prônait un meilleur contrôle de l'activité policière. L'ouvrage dévoile les abus de la police, notamment en matière de commerce de la librairie et liberté de la presse avec des données sur la prostitution, les comédiens, les jeux. Pierre Manuel était un des espions salariés par la police de Paris. Il sera embastillé en 1786 suite à la perquisition de son domicile et la découverte d'ouvrages clandestins de sa composition et de "nouvelles à la main" qu'il détenait. Il en gardera un grand ressentiment contre l'administration policière. Il est à l'époque l'un des admirateurs du comte de Mirabeau, dont il éditera les Lettres à Sophie, en 1792 (Mirabeau qui publia en 1788 un violent pamphlet contre le système pénitentiaire français). Durant l'été 1789, Pierre Manuel participe aux événements parisiens avec enthousiasme, joue un grand rôle dans les premières émeutes et devient membre de la municipalité provisoire de Paris, « administrateur de la police, du département de la librairie, des spectacles et attributions accessoires ». Il sera guillotiné le 24 brumaire an II, soit la même année que la parution de ces volumes. Le Clère, Bibliographie critique de la police, 691.
Paris, J. B. Garnery, l'an second de la Liberté. 2 volumes in-8 de 11-[1]-402-[4] pages et 1 front. et 3 tabl.; [4]-330-[4] pages et 2 tabl., demi-veau bleu nuit, dos lisses ornés de roulettes dorées et fleurons à froid, tranches jaspées. Ex-libris La Rochefoucauld Duc de Bisaccia. Bel exemplaire parfaitement établi au début du XIXe siècle.
Le premier volume est illustré d'un frontispice et de 3 tableaux dépliants, le second de 2 plus grands tableaux dépliants. Édition originale de cet ouvrage, qui, par l'examen des "secrets" de la police de Paris sous l'Ancien Régime, prônait un meilleur contrôle de l'activité policière. L'ouvrage dévoile les abus de la police, notamment en matière de commerce de la librairie et liberté de la presse avec des données sur la prostitution, les comédiens, les jeux. Pierre Manuel était un des espions salariés par la police de Paris. Il sera embastillé en 1786 suite à la perquisition de son domicile et la découverte d'ouvrages clandestins de sa composition et de "nouvelles à la main" qu'il détenait. Il en gardera un grand ressentiment contre l'administration policière. Il est à l'époque l'un des admirateurs du comte de Mirabeau, dont il éditera les Lettres à Sophie, en 1792 (Mirabeau qui publia en 1788 un violent pamphlet contre le système pénitentiaire français). Durant l'été 1789, Pierre Manuel participe aux événements parisiens avec enthousiasme, joue un grand rôle dans les premières émeutes et devient membre de la municipalité provisoire de Paris, « administrateur de la police, du département de la librairie, des spectacles et attributions accessoires ». Il sera guillotiné le 24 brumaire an II, soit la même année que la parution de ces volumes. Le Clère, Bibliographie critique de la police, 691.
Muttenz, Verlag Bürger und Polizei, 1990. 2 volumes in-folio, cartonnage d'éditeur, jaquette illustrée.
A l'état de neuf.
[sans lieu], [sans nom], 1787. In-4 de [4]-93-[1]-26-[2]; 36 pages, cartonnage de papier marbré, à la Bradel, pièce de titre bordeaux, tranches rouges (cartonnage moderne).
Guillaume Kornmann, né en 1741, est un banquier strasbourgeois, dont le procès contre sa femme (soutenue par Beaumarchais) a été particulièrement retentissant dans les années 1780. En 1774, Kornmann épouse Catherine Marie Foesch, une jeune Suisse fortunée qui lui donne deux enfants. Ils s’installent à Paris où le mari s’occupe de la banque de son oncle. Le couple ne s’entend pas et Guillaume laisse toute liberté à sa femme pour prendre un amant, tant que cela arrange ses affaires. L’amant est un certain Daudet de Jossan, homme de confiance du puissant ministre de la guerre M. de Montbarey et syndic-adjoint de Strasbourg. Mais bientôt le ministre quitte sa charge et le jeune homme devient soudain beaucoup moins fréquentable. De plus, Mme Kornmann, qui n’hésite pas à s’afficher de manière scandaleuse avec lui, menace de demander une séparation de biens (le divorce n’existe pas encore). Craignant de perdre à la fois sa femme et surtout la dot, Guillaume Kornmann, qui entre-temps est presque ruiné, obtient du lieutenant de police une lettre de cachet et fait enfermer l’épouse adultère, alors enceinte de son amant. Dans la nuit du 3 au 4 août 1781, la femme est ainsi conduite dans la maison disciplinaire des dames Douai, rue de Bellefond, qui héberge filles perdues et folles. Sur les instances d’amis communs, Beaumarchais vole au secours de Mme Kornmann (qu’il ne connaît pas encore). Commence alors l’affaire Kornmann. Bientôt libérée, la femme tente sans succès d’obtenir une séparation de corps et de biens, arguant pour ce faire de sa détention scandaleuse. Le mari trompé se décide à porter plainte contre son épouse et contre l’amant pour adultère, contre Beaumarchais et le lieutenant de police Lenoir pour diffamation et complicité d’adultère. Il prend pour avocat son ami Nicolas Bergasse, disciple comme lui de Mesmer. C’est alors la grande mode des mémoires judiciaires qui enflamment les lecteurs avides de sensation : Bergasse commence avec un Mémoire sur une « Question d’adultère, de séduction et de diffamation pour le sieur Kornman » publiant de nombreux libelles qui tiennent le public en haleine, tandis que de son côté Beaumarchais met son talent dans la rédaction de ses brillants mémoires. Finalement ce dernier est innocenté par arrêt du Parlement du 2 avril 1789. Kormann et son avocat Bergasse sont condamnés à lui payer des dommages-intérêts, mais l’opinion publique leur reste largement favorable. En 1793, Madame Kormann obtient enfin le divorce, créé par la loi du 20 septembre 1792. wiki.
P., Plon-Nourrit et Cie, 1901. In-8, broché, X-389 pp, édition originale, cachet ex. libris.
Mémoires du Préfet de police, Ernest Cresson (1824-1902) pendant le Siège de Paris, adversaire farouche des socialistes durant la Commune. Qqs. rousseurs, très peu nombreuses, ex. à pleines marges, non rogné, état convenable. - Frais de port : -France 7,15 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 14 €) (z C : 24 €)