‎[Bal de l'X] – [Ecole Polytechnique].‎
‎Les X avant l'X.‎

‎ P., Anciens élèves de l'Ecole polytechnique, 1961, in-8° à l'italienne (15 x 21), 106 pp, très nombreuses illustrations en noir et en couleurs, plus 11 hors-texte sur ingres enluminés à la main par Nervet, pages de garde d'après une étoffe copte du Ve siècle illustrant les signes du zodiaque, reliure toile illustrée de Engel (rel. de l'éditeur), rhodoïd, bon état. Exemplaire numéroté. Rare‎

Reference : 125198


‎Très joli ouvrage publié à l'occasion du 72e bal de l'X le 30 novembre 1961 au Théâtre national de l'Opéra, réalisé par J. F. Verly, d'après la maquette de Constantin. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.‎

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‎Collectif - J. CHOLEAU - Y. PENFELD - L. KERVRAN - Claire CHARLES-GENIAUX - BOPISECQ, d'Alger - Yves du MEINGA - Dr S. 96TARA - Y. Le DIBERDER - M. BOURREAU - J. MORLEC - B. KERVERZIOU - J. MAHEZ - I. KERPERT - Aldrig a Naoned - L.M. RIWALL - A. de La BORDERIE - J. LANCELOT - Y.-G. KERONNES - L. de La HAUTE-DIBOIS - L. de VILLARTAY - J.-J. Le MAGUEREZE - R. PRADIG (PRAUD) - GALAAD - L. JARNOUEN de VILLARTAY - C. CHASSE - E. Le BARZIC - G. Le CLER - M. DUVAL - La savary ve duclos - J. de VILLERS‎

Reference : 22759

‎Le Pays Breton - Bro Vreizh - Revue trimestrielle - Beaux-arts - Economie - Géographie - Histoire - littérature - Linguistique - Sociologie - Théatre - nos disparusN° 43 - Fédération régionaliste de bretagne, congrès de Vannes, Historique du mouvement Régionaliste Breton - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - Le biniou au Pays nantais N° 44 - Frédéric Le Guyader, l'homme et l'oeuvre - Fanch Abgrall - Pour une Fédération de l'Armorique - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - Un différend entre adjudicataires et héritiers du recteur de Montautour en 1769 (F. BERCET)N° 45 - Les fêtes de Le Guyader à Quimper, Kerfeunteun & Brasparts - Considérations pour une refonte des manuels d'histoire bretonne - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution N° 46 - Les fêtes de Le Guyader à quimper, Kerfeunteun & Brasparts (suite) - En Morbihan, à la recherche d'une chaumière - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution N° 47 - Le congrès en Braspart - Les bretons en Afrique du Nord - La Baloche (Comédie en 2 actes avec chants (En parler populaire du nord de la région Fougeraise) - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - A propos des chaires extérieuresN° 48 - François Vallée - A. Moreau de Jonnès - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - En Morbihan, à la recherche d'une chaumière - La Baloche N° 52 - Jac Pohier - Mde Perdriel-Vaissière - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - Le Père Julien Maunoir N° 53 - Semaine Bretonne de la fédération régionaliste de Bretagne, Vitré, les 21, 22 & 23/09/1951 - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - Avec le poète Albert ClouartN° 54 -29 è session de la fédération régionaliste de Bretagne, Vitré, les 21, 22 & 23/09/1951 (Manoir de Pierre Landais dans la Greurie d'après Raoul David) - La Quinzaine littéraire de vitré , 27/01/1952 - Avec le poète Albert Clouart - Carte dépliante HT des Moulins de vitré avant 1789 avec liste des moulins de la Baronnie - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 57 - Le pardon miraculeux (Miracle lors d'un Pardon - En 1 acte) - Salut à Brasparts - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 58 - A la mémoire du Barde Cueff - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - Le Fédéralisme N° 59 - vue sur le vie rurale bretonne de l'avenir - Kevrenn ar vrezhoneg - Ma vieille maison (Poésie) - J.P. Calloc'h à Vitré - A propos d'un livre récent sur G. Cadoudal - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 60 - La Barde L. Herrieu - Les ardoisières de Mur & de sa Région - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 61 - congrès de Rennes, 1953 - Point de vue d'unnantais (Réponse à J. Gallo) - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 63 - Le Monastère de Landevennec - Glossaire des Parlers Populaires du Pays de Vitré (suite) - Chants Populaires : La vendéenne & chant des bretons au camp de Conlie Glossaire des Parlers Populaires du Pays de Vitré (suite) N° 65 - La Maison natale de l'abbé Duine - Glossaire des Parlers Populaires du Pays de Vitré (suite) - L'aristocratie paysanne en Bretagne bretonnante Glossaire des Parlers Populaires du Pays de Vitré (suite)N° 68 - Un monument à la gloire de Louis XV à Rennes - l'église de Saint-Jean-du-Doigt - Le peintre-graveur Raoul David - L. Tiercelin (1846/1915) - Glossaire des Parlers Populaires du Pays de Vitré (suite) - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 70 - F. Jaffrennou - Un monument à la gloire de Louis XV à Rennes - Glossaire des Parlers Populaires du Pays de Vitré (suite) - La Révolution de 1789 à Vitré - Les bretons au Camp de Conlie - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 71 - Histoires de Tziganes - Glossaire des Parlers Populaires du Pays de Vitré (suite) - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la RévolutionN° 73 - Paul Féval - Moeurs bretonnes avant 1840 - Contes & légendes d'Europe Centrale - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution - Petit dialecte de Bruc-sur-Aff (35)N° 76 - E. Turquety - Moeurs bretonnes avant 1840 - Contes & légendes d'Europe Centrale - Métiers, confrairies & Corporations de Vitré avant la Révolution N° 77 - Le Théatre populaire en Haute-Bretagne - Petit dialecte de Bruc-sur-Aff (35) - Jean Cottereau dit Jean Chouan - René Le Pays N° 79 - Le Théatre populaire en Haute-Bretagne - Le pluriel breton - Le centenaire du voyage de l'Empereur - Petit dialecte de Bruc-sur-Aff (35) N° 80 - Quelques Poètes du Pays Fougerais - Petits métiers, Petites industries de Bretagne - La population de la Bretagne - Petit dialecte de Bruc-sur-Aff (35) - Un fédéralisme breton N° 81 - Vlaminck, Soldat-Musicien - P. Renimel - Quelques Poètes du Pays Fougerais - Le Théatre populaire en Haute-Bretagne - Un fédéralisme breton - Economistes des Pays CeltiquesN° 82 - N° entièrement consacré à H. Petits métiers, Petites industries de Bretagne - L. du Bot du Grégo, Châtelaine d'Allaire sous la Révolution - Economistes EcossaisN° 83 - L. du Bot du Grégo, Châtelaine d'Allaire sous la Révolution - Quelques Poètes du Pays Fougerais - Economistes EcossaisN° 85 - Constance de Montluc - Les chaires extérieures - Ruines du château de Saint-Aubin-du-Cormier - Economistes EcossaisN° 86 - Les Sabotiers dans la forêt Bretonne au XVIII è - La lutte bretonne en 1830 - Economistes EcossaisN° 87 - Défense & Illustration de Pierre Landais (N° entièrement consacré à P. L.)N° 88 - Hardy de La Largère , Maire de vitré (N° entièrement consacré à H. de L. L.)N° 89 - Révérend M.-C. Ronay (N° entièrement consacré à M.-C. R.)N° 90 - Compte du Secrétaie-Greffier de la Municipalité de fougères en 1792 - Quelques Poètes du Pays Fougerais - Economistes GalloisN° 94 - La colonisation bretonne en Algérie (suite) - Economistes bretons N° 95 - L'Estatue de Saint-Mainboeuf (Balosseries en 2 Fayes) - Economistes bretons N° 96 - Economistes bretons - C. Le Goffic (14/07/1863-12/02/1932) - "En henor de louis XVIII" de dom Ollivier Paris, recteur de Langoat‎

‎ RENNES, imp./ Rigault/VITRE, Siège social - Revue In-8, 24,5 x 16 cm - Broché - Environ 40 pages par fascicule - Certaines couvertures illustrées - Illustrations en texte N° 43, 1948 au N° 96 de 1963 - Globalement en bon état, sauf 64 & 75, 90 & 96 - Au TOTAL 36 NUMEROS‎


‎Certains numéros peuvent être vendus à l'unité au prix de 15 Cnformément à nos conditions générales de vente :Les frais de port sont affichés à titre indicatif. Il se peut que nous devions vous contacter pour vous informer du coût de laffranchissement supplémentaire en fonction du poids et du nombre de livres, surtout pour les envois internationaux Cependant vu l'augmentation des tarifs postaux à l'internationale, nous pouvons expédier les ouvrages en point relais MONDIAL RELAY pour les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, et Portugal. Merci de nous indiquer en retour le point relais choisi ainsi que votre numéro de téléphone mobile & adresse Courriel pour assurer le suivi du colis.N'hésitez pas à nous interroger.In accordance with our general terms and conditions of sale:Shipping costs are displayed for informational purposes only. We may need to contact you to inform you of the additional postage costs depending on the weight and number of books, especially for international shipments.However, given the increase in international postal rates, we can ship books via Mondial Relay to the following countries: Germany, Austria, Belgium, Spain, Italy, Luxembourg, Netherlands, Poland, and Portugal. Please provide us with your chosen Mondial Relay point, as well as your mobile phone number and email address to ensure package tracking.Please feel free to contact us with any questions‎

A l's.p.rance - Brest

Phone number : 06 81 23 31 48

EUR195.00

Reference : 6815

(1912)

‎Etudes Sur L'avant Garde - Recueil d'articles Publiés Dans "La Revue d'histoire" militaire rédigée à L'Etat-major de L'armée Section Historique (1912-1913)‎

‎ Revue Militaire - Revue d'Histoire - Etat-major De L'armée - Section Historique - Chapelot 14 x 22 Paris 1912 Un fort volume in-8, reliure demi-basane chagrinée bleu nuit moderne, dos à quatre nerfs soulignés de filets dorés orné de trois fleurons dorés, titres dorés, plats et gardes marbrés, réunissant un ensemble d'articles parus en 1912 et 1913 dans la "Revue dhistoire rédigée à létat-major de larmée (section historique)". Le volume contient les articles suivants: 1 - L'avant-garde depuis les origines jusqu'à la fin du XVIIe siècle, n° 138, juin 1912, pp. 353-381., cartes / 3 - L'avant-garde dans les armées de la Révolution, n° 140, août 1912, pp. 205-225. / 2. L'avant-garde au XVIIIe siècle, n° 139, juillet 1912, pp. 1-17. / suite "Révolution", n° 141 septembre 1912, pp. 380-400 et n° 142, octobre 1912, pp. 34-55 / 4 - L'avant-garde dans la campagne de 1796-1797 en Italie, n° 143, novembre 1912, pp.177-209. / 5 - L'avant-garde dans la campagne de 1800 en Allemagne, n° 144, décembre 1912, pp. 353-386. / 6 - L'avant-garde pendant la campagne d'Allemagne en 1805 (R.T.), n° 145, janvier 1913. pp. 1-38, cartes. / 7 - L'avant-garde pendant la campagne de 1806 (Iéna, Lübeck), n° 146, février 1913, pp.177-208. 8 - La sûreté dans les opérations de décembre 1806 (Pultusk) (L.F.), n° 147, mars 1913, pp. 357-383. / 9 - L'avant-garde pendant la campagne de 1807 (V.B), n° 148, avril 1913, pp. 1-21 et n° 149, mai 1913, pp. 181-214. / 10 - La sûreté dans la campagne de 1809 (L.F.), n°150, juin 1913, pp. 383-413, cartes, et n° 151, juillet 1913, pp. 36-71. / 11 -La notion d'avant-garde chez les écrivains militaires de 1815 à 1859, n° 152, août 1913, pp. 185-214. / 12 - L'avant-garde pendant la campagne de 1859 en Italie, n° 153, septembre 1913, pp.185-214, carte et n° 154, octobre 1913, pp. 1-26. Edition originale complète de ces études, éditées en livre chez Chapelot en 1914. "La Revue d'histoire" a été créée en janvier 1901. Elle prend la suite de la "Revue militaire - Archives historiques". Elle paraîtra jusquen mars 1914. Interrompue par la guerre, la parution reprendra de manière éphémère de janvier 1938 à octobre 1939. Les publications de la Section Historique de l'armée, certaines publiées en volumes, demeurent des études de références, notamment sur les guerres de la Révolution et de l'Empire. Bel ensemble documentaire dans une reliure élégante. (B48) PHOTOS NUMERIQUES DISPONIBLES PAR EMAIL SUR SIMPLE DEMANDE-DIGITAL PHOTOGRAPS MAY BE AVAILABLE ON REQUEST. ‎


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Phone number : 06 23 64 99 61

EUR180.00

‎[L'Avant-Scène] - ‎ ‎L'Avant-Scène, journal du théatre (revue)‎

Reference : 66614

(1953)

‎L'Avant-Scène, journal du théâtre [ ensemble de 204 numéros en 20 volumes reliés, du n° 83 du 5 novembre 1953 au n° 286 du 15 avril 1963)‎

‎20 vol. in-8 rel. pleine percaline bordeaux, couvertures conservées, L'Avant-Scène, 40 pp. par numéro soit 8160 pp. au total‎


‎Remarquable ensemble, en reliure uniforme, de cette fameuse revue bimensuelle consacrée au théâtre. Cette revue avait initialement publiée, de 1949 à avril 1952, sous le titre de "Opéra, supplément théâtre". Du numéro 60 au numéro 73, la revue s'intitula "Radiopéra" avant d'être renommée "l'Avant-Scène" à partir du numéro 74, de mars 1953. A partir du numéro 238, ce nom fut étendu en "l'Avant-Scène Théâtre", pour la distinguer du nouveau "l'Avant-Scène Cinéma".Chaque numéro de l'Avant-Scène traite en détail (texte, photos, analyse) d'une pièce de théâtre jouée à l'époque de la publication. Ce dossier était complété par une analyse de l'actualité théâtrale du moment. Les photographies noir et blanc laisse un témoignage des débuts de carrière de très grands noms du théâtre puis du cinéma français.Un incontournable pour tous les amateurs de théâtre ainsi que pour les admirateurs de toute une génération de très grands comédiens.‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR490.00

‎EXEMPLAIRE EXCEPTIONNEL, L'UN DES PLUS COMPLETS QUI SOIT, ABONDAMMENT ENRICHI, dont 15 dessins originaux de Grandville, Johannot, Devéria, nombreuses suites dont érotiques, Lettres autographes...BERANGER (Pierre-Jean de).‎

Reference : 13727

(1834)

‎Oeuvres complètes de P. J. de Béranger. Edition unique revue par l'auteur. [Suivi de] : Dix chansons de P. J. de Béranger, complément des éditions publiées avant 1847. [Suivi de] : Chansons de Béranger. Supplément. [Suivi de] : Dernières chansons de P. J. de Béranger de 1834 à 1851 avec une lettre et une préface de l'auteur. [Suivi de] : Ma biographie écrite par Béranger avec un appendice et des notes. [Suivi de] : Musique des chansons de Béranger airs notés anciens et modernes. Neuvième édition, revue par Frédéric Bérat.‎

‎ 1834 P., Perrotin, 1834, 1857, 1860 et 1865, Les Marchands de Nouveautés, 1866 (Supplément), 6 ouvrages en 7 volumes in-8° (242 x 151), 1/2 maroquin vert foncé à coins, filets dorés, dos à nerfs orné, tête dorée, non rogné (V. CHAMPS) de (2) ff. (faux-titre et titre) - XCV-320 pp. ; 413 pp. (faux-titre et titre inclus) - (1) f. (avis au relieur) ; 411 pp. (faux-titre et titre inclus) - (1) f. (avis au relieur) ; (3) ff. (« A Joseph Bernard ») - 397 pp. (faux-titre et titre inclus) - (1) f. (avis au relieur) - 43 pp. (titre inclus) (« Dix chansons, complément des éditions publiées avant 1847 ») - 4 pp. (catalogue de léditeur) - 159 pp. (faux-titre et titre inclus) (« Chansons de Béranger - Supplément ») ; (2) ff. (faux-titre et titre) - III-374 pp. - (1) f. (catalogue de léditeur) ; (2) ff. (faux-titre et titre) - 416 pp. - (1) f. (avis au relieur) ; (2) ff. (faux-titre et titre) - 344 pp. + 1 f. (156 bis et 217 bis au verso) - 8 pp. (catalogue de léditeur).Dos passés. Transferts de quelques gravures, très bel ex. en reliures uniformes de Victor Champs ‎


‎Précieux exemplaires des oeuvres de Béranger publiées par Perrotin, abondamment truffés.- Oeuvres complètes (Chansons 1 à 4) : Edition en partie originale, la première à porter le titre d'Oeuvres complètes."Cette édition est plus complète que toutes celles qui l'ont précédée ou suivie. Béranger la regardait comme définitive ; elle le fut en effet, puisque celles de 1835, 1836, etc., et même celle de 1847, si l'on excepte de cette dernière les 10 chansons nouvelles, ne sont que des réimpressions de celle de 1834, moins le supplément. " (Brivois, Bibliographie de l'oeuvre de P.-J. de Béranger, p. 46.)Lillustration comprend 104 compositions hors texte, dont un portrait-frontispice légendé représentant Béranger devant la fenêtre de sa prison, gravé daprès une composition d'Ary Scheffer (tome 1), et 103 hors-textes légendés gravés en taille-douce d'après des compositions d'Achille Devéria, Tony et Alfred Johannot, Charlet, Grenier, Théophile Fragonard, Isabey, Henri Monnier, Horace Vernet, etc. On compte également un portrait à pleine page de Béranger, gravé sur bois d'après une composition de Nicolas-Toussaint Charlet (tome 4) et le fac-similé dune lettre autographe de Béranger avec sa transcription.100 de ces compositions proviennent d'un nouveau tirage de la suite publiée de 1828 à 1833 ; 3 sont inédites.Exemplaire sur papier vélin, dont la quasi-totalité des gravures sont en double état sur chine collé, avant et avec la lettre. Le premier portrait est en 3 états, sur vélin avec la lettre, sur chine collé avant la lettre et sur chine collé avec la lettre. Seules les planches "Les Gaulois et les Francs", "Fils du pape" et "Infiniment petits", qui sont les 3 nouvelles gravures, sont en 1 seul état sur chine collé. Les figures intitulées "Le Bedeau", "Le Dieu des bonnes gens" et "Les missionnaires" sont en 3 états sur chine dont 1 portant une légende différente, à savoir "Dame Jeanne", "Un conquérant" et "Une mission". La vignette de la chanson "Le Bon dieu" est intitulée "Il met le nez à la fenêtre". Plusieurs des planches sont en 3 ou 4 états dont l'eau-forte pure.Le quatrième volume se termine par les deux rares suppléments respectivement intitulés Dix chansons de P.J. de Béranger, complément des éditions publiées avant 1847 (Perrotin 1857), et Chansons de Béranger, supplément, proposant les chansons érotiques (Marchands de nouveautés, 1866). Ces deux suppléments sont imprimés sur papier vélin. - Dernières chansons (5e volume) : Edition originale posthume (Perrotin, 1857).- Ma biographie (6e volume), parue en 1860, est ici en troisième édition, plus ample que les précédentes de 1857 et 1859. Le texte est augmenté de nombreuses notes de l'éditeur et l'appendice a été refondu.Cette édition est illustrée d'un portrait en pied dessiné par Charlet, d'une photographie d'après le marbre de M. Geoffroy-Dechaume et de 8 planches gravées d'après Daubigny, Sandoz et Wattier.Le portrait est en 2 états, dont l'épreuve d'artiste sur chine collé avant la lettre, avec les noms gravés à la pointe, et les planches sont en 3 ou 4 états.- Musiques des Chansons de Béranger (7e volume) : Neuvième édition.EXEMPLAIRE EXCEPTIONNEL, L'UN DES PLUS COMPLETS QUI SOIT, ENRICHI DES PIÈCES SUIVANTES :- Oeuvres complètes (Chansons 1 à 4) :- 2 vignettes qui avaient été supprimées intitulées "La Bonne fille" gravée par Dulompré d'après Bellangé (I, p. 41), en 2 états sur chine collé, avant et avec la lettre et "Les Gaulois et les Francs" gravée par Ashby d'après Victor Adam, également en 2 états (I, p. 92).- Suite dite "Lemud" de l'édition Perrotin de 1847, en 2 à 9 états (chine collé avant la lettre, sur vélin avant la lettre, etc.), comprenant un portrait de l'auteur dessiné d'après nature par Auguste Sandoz et gravé par Pannier, ainsi que 52 planches gravées d'après les compositions de Nicolas-Toussaint Charlet, Charles François Daubigny, Tony Johannot, François-Joseph-Aimé de Lemud, Grenier, Pauquet, Penguilly, Raffet, de Rudder et Auguste Sandoz. L'une des gravures, intitulée "le Vieux vagabond", est dédicacée par le graveur Vallot au dessinateur Pauquet. Selon Brivois, ces gravures "sont certainement les plus belles qui aient été faites pour les Oeuvres de Béranger, tant sous le rapport du dessin que de la gravure. Il y a peu de livres modernes pouvant soutenir la comparaison."- Portrait de Béranger gravé par Hopwood sur chine collé et 119 (sur 120) planches d'après Grandville, le tout réalisé pour l'édition Fournier de 1836. Les planches de Grandville sont ici sur papier de Chine.- Suite des 40 lithographies en couleurs de Henri Monnier pour l'édition de 1828, plus 4 autres lithographies, version réduite de 4 des planches de l'album in-8 également publié vers 1828, respectivement intitulées : "Les Petits coups" (I, p. 232), "Ma vocation" (I, p. 299), "Mon habit" (II, p. 57) et "LOrage" (II, p. 299). 15 des 40 lithographies sont ici en double état, en couleurs et en noir sur papier vélin.- Suite des 15 lithographies érotiques en couleurs de Henri Monnier.- Suite des 8 planches érotiques non signées, gravées sur acier, dont 4 sur chine collé et 1 en double état sur chine ("Missionnaire").- 6 petites illustrations gravées sur bois d'après Daubigny, provenant de l'édition in-32 des oeuvres complètes données par Perrotin en 1847.- 7 portraits gravés de Béranger dont 2 en 2 états et 1 en 3.- 15 DESSINS ORIGINAUX dont 6 au crayon et 2 au crayon et lavis, inédits, 2 étant signés Eustache Lassan, ainsi que 7 lavis originaux se rapportant à l'illustration, dont 1 de Grandville (I, p. 174, non signé), 2 de Tony Johannot (I, p. 195 non signé et III, p. 12 signé), 2 d'Alfred Johannot (II, p. 145 non signé et II, p. 185 signé), 1 d'Eugène Devéria (III, p. 67 signé) et 1 de Grenier (IV, p. 28 non signé).- 3 Lettres autographes signées de Béranger (IV, en tête).- Dernières chansons :- Suite des 14 gravures hors texte d'après les compositions d'Aimé de Lemud. Elles sont ici en 3 ou 4 états.- Suite des 26 figures en couleurs de Monnier dans le genre des 40 faites en 1828, comprenant 1 portrait de l'artiste, 1 portrait de l'auteur et 24 compositions pour les chansons. Cette suite fut publiée en 1873.- Ma biographie : - Dessin original au crayon non signé de la Grenadière (p. 373) ‎

Bouquinerie Aurore - Belmesnil
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EUR7,500.00

‎[Casablanca] - ‎ ‎BOUVIER, Paul‎

Reference : 72077

(1906)

‎[ "Lettres Marocaines. Casablanca" - Tapuscrit relatif au Maroc dans les années 1909-1913 puis 1940, corrigé par l'auteur en 1954 : ] [ Contient : ] Casablanca. 1909. L'accord franco-allemand – Impopularité de Mouley Hafid – Malaises dans les colonies européennes – Résistance du Maghsen aux réformes – Réduction des effectifs du corps de débarquement – Fin du prétendant Mouley Mohammed – Retour général à l'anarchie – Reprise des travaux du port de Casablanca – Considérations sur l'occupation du Maroc – L'opposition aux réformes consolide la position de Mouley Hafid – La poste francaise – Avance des espagnols dans le Riff – Lenteur des manipulations dans le port de Casablanca. 1910. Enquête du consul Kouri sur l'assassinat du docteur Mauchamp. 1912. Démarche internationale pour l'exécution des travaux du port de Casablanca – Mauvaise organisation des manutentions du port – Casablanca doit être le grand port du Maroc. 1913. Controverse au sujet d'un port à Fedalah – Lettre au général d'Amade 1940 Appel à la résistance. [ Détail : ] "Ressortissants français au Maroc. En janvier 1906. Tanger 600 – Casablanca 70 – Mogador 20. Larache 20 – Rabat 17 – Fez 17. Mazagan 10 – El Ksar el Kebir 8. Safi 5 – Tetouan 3 – Marrakech 2. Soit au total moins de 800 Français au Maroc en 1906" [ Autre chapitre : ] "Casablanca 9 Février 1909. La nouvelle de l'accord franco-allemand laisse bien peu d'intérêt à ce qui se passe au Maroc. La situation dans le Sud où domine l'influence des grands Caïds est sans changement tandis que dans le reste du Maroc tout en n'appréciant guère la manière de Mouley Hafid on n'ose guère le manifester. Toutes les nouvelles de Fez s'accordent pour estimer que Mr. Regnault n'obtiendra rien de Mouley Hafid qui tout en ayant de bonnes paroles ne cédera rien, bien au contraire. Il est probable que l'accord Franco-Allemand rappellera Mouley Hafid à la réalité et qu'en ayant l'appui financier et militaire de la France il ne pourra éviter de se plier à sa volonté" (Une note tapée à l'encre rouge précise :"Accord Franco-Allemand du 9 Février 1909 par lequel le Gouvernement Allemand reconnaît les intérêts politiques particuliers de la France au Maroc et s'engage à ne pas les entraver") [ Autre chapitre : ] "Casablanca 7 Septembre 1909. Situation politique : La consolidation du pouvoir de Mouley Hafid que je signalais dans ma dernière lettre s'accentue de plus en plus alors que la situation des européens reste stationnaire. La proclamation de Mouley Hafid à Taza, si toutefois le fait est exact, est très intéressante car le sultan en établissant son autorité dans cette région pourra empêcher les espagnols d'y accéder. Ceux-ci font des préparatifs importants et un succès pourrait les griser. Je n'en persiste pas moins à croire que plus on ira moins on obtiendra de Mouley Hafid. Il faut tout de même espérer que l'opinion générale est dans l'erreur en estimant qu'il n'y a rien à faire avec lui. Il paraît, chose curieuse, que Mouley Hafid aurait un homme plus fort que lui en la personne du Rogui que les gens de Fez ne regardent pas sans crainte [... ] et menaçant dans la cage où il est enfermé. En Chaouia la situation est sans changement. Monsieur Gentil qui a fait un assez long séjour dans la région est parti pour Fez via Tanger après avoir effectué une audacieuse randonnée dans les Zaers, au Nord-Est de la Chaouia. Il a eu la surprise de découvrir une vaste région extrêmement riche dont les terres noires ont beaucoup d'analogie avec les plus belles de la Chaouia. Ces terres sont entièrement cultivées et les indigènes ne permettent à personne d'approcher car c'est la richesse de cette région siba. Port de Casablanca : les travaux avancent lentement et cet état de chose ne paraît pas devoir être amélioré avant plusieurs années pour le plus grand préjudice du commerce. Il y a ces jours-ci douze vapeurs en rade alors que la capacité totale d'embarquement par jour est à peine de 700 tonnes, y compris toutes les barcasses des Compagnies de Navigation dont on tolère l'usage malgré le monopole du Maghsen. Il y aurait cependant moyen de remédier à peu de frais à cette pénurie, mais le Maghsen qui encaisse actuellement des droits très importants ne veut engager aucune dépense en contre partie. Port de Safi : les travaux du warf avancent rapidement et les communications avec les bateaux en rade s'en trouvent déjà bien améliorées. Mazagan dispose d'un remorqueur, Safi va en avoir un, alors que Casablanca n'en a encore pas. Poste française : Cet excellent moyen de pénétration est bien négligé au Maroc. L'esprit qui règne dans les bureaux est celui que l'on trouverait dans un bureau de Paris. Le résultat est que les marocains vont de préférence et avec de bonnes raisons à la poste allemande. Il faudrait pour corriger ce fonctionnement défectueux : 1° - que l'Administration des Postes exige des employés aux guichets de savoir parler et écrire l'arabe de façon à pouvoir lire les adresses et délivrer des reçus écrits en arabe. 2° - Adopter pour tous les services des imprimés écrits en français et en arabe (en Égypte ils le sont en arabe, en français et en anglais). 3° - Se mettre dans l'idée qu'ici nous ne sommes pas en France mais au Maroc et qu'un employé des postes sachant l'arabe et répondant dans cette langue au guichet ne fait pas une complaisance mais remplit une obligation de sa fonction."[ Autre chapitre : ] "Casablanca 25 Juin 1910. Enquête de Mr Kouri, Consul de France à Mogador, sur l'assassinat du Docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907. Monsieur Kouri, Consul de France à Mogador, m'ayant informé qu'il se rendait à Marrakech chargé par le Gouvernement Français de procéder à l'enquête si longtemps ajournée sur l'assassinat du Docteur Mauchamp, je me suis mis en route le 23 mai pour aller le rejoindre. Le chemin direct par Mechra ben Abbou étant alors suffisamment sûr, j'ai adopté cet itinéraire que je n'avais encore jamais parcouru. J'avais comme escorte mon fidèle domestique Abdallah et deux cavaliers amis des Ouled Harriz, ce qui formait un groupe de quatre fusils suffisant pour tenir les maraudeurs à distance. De Casablanca à Mechra ben Abbou sur l'Oum Er Rebia, à moitié chemin de Marrakech nous étions en Chaouia occupée. Un pont de bateaux lancé par le génie en face du dernier poste nous a permis le passage facile de l'oued, puis jusqu'à Marrakech le voyage s'est poursuivi sans incidents à travers l'interminable et inculte région des Rehamnas dont les rares habitants sont groupés en douars formés de tentes brunes d'aspect très misérable. Les points d'eau de Ben Guerir et de Sidi bou Athman à l'entrée des Djebilets paraissent un peu moins déshérités. Dans la matinée du quatrième jour nous entrions à Marrakech après avoir parcouru environ 240 kilomètres. Grâce à l'aimable hospitalité de mon excellent ami l'Amin Cabadj je n'ai pas eu à me préoccuper de trouver un logement. Mr Kouri m'avait précédé de plusieurs jours à Marrakech et était installé à l'Arsa ben Idriss mis à sa disposition par le Maghsen, beau jardin situé à proximité de Bab el Robb avec au milieu un spacieux et élégant pavillon dont il avait affecté le premier étage à son logement et le rez de chaussée à son bureau. Mr Kouri que je rencontrais pour la première fois me réservait un accueil aimable et confiant. C'était un Syrien très avenant d'âge mûr, arabisant distingué et fin diplomate, toutes qualités rendant particulièrement heureux le choix fait par Mr Regnault qui l'avait connu de longue date en Tunisie. Mr Kouri était au reste bien décidé à mener sa délicate tâche à bonne fin malgré les difficultés qu'elle présentait, les compromissions qu'elle était appelée à révéler et ceci en l'absence de toute autorité ou force sur lesquelles il puisse s'appuyer. Mr Kouri malgré la fatigue d'un voyage à cheval de 150 km par une chaleur accablante avait déjà bien employé à de nombreux interrogatoires ses premières journées passées a Marrakech. Dès mon arrivée, Mr Kouri m'interrogea longuement sur tout ce que je savais de l'affaire Mauchamp puis me requis comme greffier pour l'assister dans son enquête; c'est ce que je fis, apres avoir prêté le serment d'usage, durant les quelques jours qu'il resta encore a Marrakech. Je fus fort surpris au cours de ces longues séances de la facilité avec laquelle les marocains convoqués par Mr Kouri étaient envoyés par le Pacha El hadj Abd El Salam et de la franchise et spontanéité avec lesquelles les indigènes aussi bien que les étrangers et tout particulièrement les Allemands renseignaient Mr Kouri. Sa mission terminée et avant de nous separer, Mr Kouri me pria de rapporter verbalement a notre Ministre à Tanger, Mr Regnault, que je devais voir peu apres à Tanger, et en attendant son rapport les conclusions de son enquête. Voici ces conclusions: "Le principal meurtrier du Dr Mauchamp, celui qui a excité la foule et lui a porté le premier coup de poignard est un nègre qui habitait dans l'impasse débouchant devant la maison du Docteur. Cet indigene était au service de Mouley Hafid pour le compte duquel il a agi. C'est ce même indigène qui servait de messager entre le Docteur et Mouley Hafid. Mouley Hafid, intelligent lettré, mais aussi buveur et débauché se plaisant dans la compagnie des filles soumises de la ville qu'il appelle au Dar Maghsen, était selon Mr Kouri un esprit si roué que seul le qualificatif de "satanique" pouvait lui convenir. Pendant la période de six mois qui a précédé la mort du Docteur, c'est Mouley Hafid qui a provoqué et entretenu l'agitation parmi les tribus du Haouz de Marrakech. Celui-ci avait recours aux moyens les plus vils pour se procurer de l'argent, faisant battre les tribus entre elles, se faisant acheter son appui aussitôt suivi d'une trahison, organisant même des attaques à main armée contre des caravanes avec des renseignements recueillis en ville par ses émissaires et se servant en particulier à ces fins du Cheik Laiadi des Rehamnas qui perdit deux doigts dans l'attaque de muletiers qui transportaient de l'argent de Marrakech à Safi. [... à la fin du chapitre, passage tapuscri à l'encre rouge : ] Monsieur Kouri dès son enquête terminée reprit le chemin de Mogador. Il partit de Marrakech très fatigué et son état empira tellement durant son voyage de retour par une chaleur torride qu'il mourut en arrivant à Mogador. Les notes prises par Mr Kouri en écriture arabe très abrégée ne purent être déchiffrées et ne purent supplanter le rapport sur sa mission qu'il n'avait pas encore redigé. Le Sultan Mouley El Hassan a épousé El Alia Bent Salah Ben Ghasi El Aroussia El Bejjajia ; leur fils Mouley El Hafid a été Sultan du Maroc de 1907 à son abdication le 12 Aout 1912. El Alia Bent Salah avait trois freres : Si Abdallah Ben Salah Ben Ghasi, Si Kacem, Si Hhasi qui étaient les oncles de Mouley Hafid. En 1906 le Caid de Settat était Caid El Hadj Maati Ben Kebir El Mazenzi El Aroussi qui à sa mort en 1910 a été remplacé par son fils le Caid Hadj Ali. Ils étaient de meme origine (Ouled Aroussi) que la mère de Mouley Hafid mais n'étaient pas parents. C'est cette origine commune de Mouley Hafid et du Caid El Hadj El Maati qui a fait croire à Mr le Consul Koury qu'ils étaient cousins quand il a établi leur complicité dans le massacre des ouvriers du port de Casablanca en 1907. Casablanca, 28 Aout 1954"[ Autre chapitre : ] « Association amicale des Français du Maroc avant août 1907. Casablanca, le 10 juin 1940. Monsieur le Général Noguès, Résident général de France au Maroc. Mon Général, À l'heure où se discutent les destinées de la France et de son Empire, je vous déclare au nom des Français qui, encore ici au nombre de 90, furent les premiers pionniers du Maroc, conscients de la puissance que représentent l'Afrique du Nord, des Colonies immenses, une Marine intacte et une associée aux ressources inépuisables, que nous sommes tous à vos côtés, avec la pensée unanime qu'une pareille force ne peut s'effacer et qu'elle doit être l'espoir et le meilleur élément de la Restauration de la Mère Patrie. Le Maroc ne peut faillir à cette noble tâche et il est prêt à l'aborder sous votre autorité et celle de son respecté Souverain Sa Majesté Moulay Mohamed. Nos enfants qui aujourd'hui disputent pied à pied le sol national à un ennemi implacable, sont aussi les enfants de l'Empire. Ils sont attachés comme nous au sol qui les a vus naître et ne peuvent concevoir un abandon qui leur paraîtrait le reniement des engagements les plus solennels. Avec l'assurance de ma très haute et très respectueuse considération, je vous prie de croire, Mon Général, à l'entier dévouement de tous les membres de l'Association que je représente. Le Président, signé : P. Bouvier » [ Suit à l'encre rouge : ] "Je n'ai pas reçu de réponse à cette lettre mais quelques jours après l'avoir envoyée il m'a été communiqué par un des destinataires une lettre adressée par le Général Noguès aux Directeurs des services de l'Armée. Le Général les informait qu'il lui était parvenu de nombreuses demandes de résistance à la capitulation du Gouvernement Pétain et qu'il avait demandé aux Anglais quelle aide ils pouvaient lui apporter. Ces derniers lui ayant répondu être pour le moment dans l'impossibilité de lui fournir une assistance quelconque, il se trouvait dans l'impossibilité de résister. Le Général terminait en enjoignant à ses Directeurs de communiquer la teneur de sa lettre à leurs chefs de corps puis de la détruire".‎

‎Tapuscrit sur papier machine format A4 sous chemise cartonnée de remploi, liasse réunie sous attaches parisiennes, 49 ff. et un feuillet contrecollé contre la chemise. [ "Lettres Marocaines. Casablanca" - Tapuscrit corrigé par l'auteur en 1954 : ] [ Contient : ] Casablanca. 1909. L'accord franco-allemand – Impopularité de Mouley Hafid – Malaises dans les colonies européennes – Résistance du Maghsen aux réformes – Réduction des effectifs du corps de débarquement – Fin du prétendant Mouley Mohammed – Retour général à l'anarchie – Reprise des travaux du port de Casablanca – Considérations sur l'occupation du Maroc – L'opposition aux réformes consolide la position de Mouley Hafid – La poste francaise – Avance des espagnols dans le Riff – Lenteur des manipulations dans le port de Casablanca. 1910. Enquête du consul Kouri sur l'assassinat du docteur Mauchamp. 1912. Démarche internationale pour l'exécution des travaux du port de Casablanca – Mauvaise organisation des manutentions du port – Casablanca doit être le grand port du Maroc. 1913. Controverse au sujet d'un port à Fedalah – Lettre au général d'Amade 1940 Appel à la résistance.[ Nous proposons ci-dessous quelques extraits du tapuscrit : ] "Ressortissants français au Maroc. En janvier 1906. Tanger 600 – Casablanca 70 – Mogador 20. Larache 20 – Rabat 17 – Fez 17. Mazagan 10 – El Ksar el Kebir 8. Safi 5 – Tetouan 3 – Marrakech 2. Soit au total moins de 800 Français au Maroc en 1906" [ Autre chapitre : ] "Casablanca 9 Février 1909. (1). La nouvelle de l'accord franco-allemand laisse bien peu d'intérêt à ce qui se passe au Maroc. La situation dans le Sud où domine l'influence des grands Caïds est sans changement tandis que dans le reste du Maroc tout en n'appréciant guère la manière de Mouley Hafid on n'ose guère le manifester. Toutes les nouvelles de Fez s'accordent pour estimer que Mr. Regnault n'obtiendra rien de Mouley Hafid qui tout en ayant de bonnes paroles ne cédera rien, bien au contraire. Il est probable que l'accord Franco-Allemand rappellera Mouley Hafid à la réalité et qu'en ayant l'appui financier et militaire de la France il ne pourra éviter de se plier à sa volonté" (Une note tapée à l'encre rouge précise :"Accord Franco-Allemand du 9 Février 1909 par lequel le Gouvernement Allemand reconnaît les intérêts politiques particuliers de la France au Maroc et s'engage à ne pas les entraver") [ Autre chapitre : ] "Casablanca 7 Septembre 1909. Situation politique : La consolidation du pouvoir de Mouley Hafid que je signalais dans ma dernière lettre s'accentue de plus en plus alors que la situation des européens reste stationnaire. La proclamation de Mouley Hafid à Taza, si toutefois le fait est exact, est très intéressante car le sultan en établissant son autorité dans cette région pourra empêcher les espagnols d'y accéder. Ceux-ci font des préparatifs importants et un succès pourrait les griser. Je n'en persiste pas moins à croire que plus on ira moins on obtiendra de Mouley Hafid. Il faut tout de même espérer que l'opinion générale est dans l'erreur en estimant qu'il n'y a rien à faire avec lui. Il paraît, chose curieuse, que Mouley Hafid aurait un homme plus fort que lui en la personne du Rogui que les gens de Fez ne regardent pas sans crainte [... ] et menaçant dans la cage où il est enfermé. En Chaouia la situation est sans changement. Monsieur Gentil qui a fait un assez long séjour dans la région est parti pour Fez via Tanger après avoir effectué une audacieuse randonnée dans les Zaers, au Nord-Est de la Chaouia. Il a eu la surprise de découvrir une vaste région extrêmement riche dont les terres noires ont beaucoup d'analogie avec les plus belles de la Chaouia. Ces terres sont entièrement cultivées et les indigènes ne permettent à personne d'approcher car c'est la richesse de cette région siba. Port de Casablanca : les travaux avancent lentement et cet état de chose ne paraît pas devoir être amélioré avant plusieurs années pour le plus grand préjudice du commerce. Il y a ces jours-ci douze vapeurs en rade alors que la capacité totale d'embarquement par jour est à peine de 700 tonnes, y compris toutes les barcasses des Compagnies de Navigation dont on tolère l'usage malgré le monopole du Maghsen. Il y aurait cependant moyen de remédier à peu de frais à cette pénurie, mais le Maghsen qui encaisse actuellement des droits très importants ne veut engager aucune dépense en contre partie. Port de Safi : les travaux du warf avancent rapidement et les communications avec les bateaux en rade s'en trouvent déjà bien améliorées. Mazagan dispose d'un remorqueur, Safi va en avoir un, alors que Casablanca n'en a encore pas. Poste française : Cet excellent moyen de pénétration est bien négligé au Maroc. L'esprit qui règne dans les bureaux est celui que l'on trouverait dans un bureau de Paris. Le résultat est que les marocains vont de préférence et avec de bonnes raisons à la poste allemande. Il faudrait pour corriger ce fonctionnement défectueux : 1° - que l'Administration des Postes exige des employés aux guichets de savoir parler et écrire l'arabe de façon à pouvoir lire les adresses et délivrer des reçus écrits en arabe. 2° - Adopter pour tous les services des imprimés écrits en français et en arabe (en Égypte ils le sont en arabe, en français et en anglais). 3° - Se mettre dans l'idée qu'ici nous ne sommes pas en France mais au Maroc et qu'un employé des postes sachant l'arabe et répondant dans cette langue au guichet ne fait pas une complaisance mais remplit une obligation de sa fonction."[ Autre chapitre : ] "Casablanca 25 Juin 1910. Enquête de Mr Kouri, Consul de France à Mogador, sur l'assassinat du Docteur Mauchamp à Marrakech le 19 mars 1907. Monsieur Kouri, Consul de France à Mogador, m'ayant informé qu'il se rendait à Marrakech chargé par le Gouvernement Français de procéder à l'enquête si longtemps ajournée sur l'assassinat du Docteur Mauchamp, je me suis mis en route le 23 mai pour aller le rejoindre. Le chemin direct par Mechra ben Abbou étant alors suffisamment sûr, j'ai adopté cet itinéraire que je n'avais encore jamais parcouru. J'avais comme escorte mon fidèle domestique Abdallah et deux cavaliers amis des Ouled Harriz, ce qui formait un groupe de quatre fusils suffisant pour tenir les maraudeurs à distance. De Casablanca à Mechra ben Abbou sur l'Oum Er Rebia, à moitié chemin de Marrakech nous étions en Chaouia occupée. Un pont de bateaux lancé par le génie en face du dernier poste nous a permis le passage facile de l'oued, puis jusqu'à Marrakech le voyage s'est poursuivi sans incidents à travers l'interminable et inculte région des Rehamnas dont les rares habitants sont groupés en douars formés de tentes brunes d'aspect très misérable. Les points d'eau de Ben Guerir et de Sidi bou Athman à l'entrée des Djebilets paraissent un peu moins déshérités. Dans la matinée du quatrième jour nous entrions à Marrakech après avoir parcouru environ 240 kilomètres. Grâce à l'aimable hospitalité de mon excellent ami l'Amin Cabadj je n'ai pas eu à me préoccuper de trouver un logement. Mr Kouri m'avait précédé de plusieurs jours à Marrakech et était installé à l'Arsa ben Idriss mis à sa disposition par le Maghsen, beau jardin situé à proximité de Bab el Robb avec au milieu un spacieux et élégant pavillon dont il avait affecté le premier étage à son logement et le rez de chaussée à son bureau. Mr Kouri que je rencontrais pour la première fois me réservait un accueil aimable et confiant. C'était un Syrien très avenant d'âge mûr, arabisant distingué et fin diplomate, toutes qualités rendant particulièrement heureux le choix fait par Mr Regnault qui l'avait connu de longue date en Tunisie. Mr Kouri était au reste bien décidé à mener sa délicate tâche à bonne fin malgré les difficultés qu'elle présentait, les compromissions qu'elle était appelée à révéler et ceci en l'absence de toute autorité ou force sur lesquelles il puisse s'appuyer. Mr Kouri malgré la fatigue d'un voyage à cheval de 150 km par une chaleur accablante avait déjà bien employé à de nombreux interrogatoires ses premières journées passées a Marrakech. Dès mon arrivée, Mr Kouri m'interrogea longuement sur tout ce que je savais de l'affaire Mauchamp puis me requis comme greffier pour l'assister dans son enquête; c'est ce que je fis, apres avoir prêté le serment d'usage, durant les quelques jours qu'il resta encore a Marrakech. Je fus fort surpris au cours de ces longues séances de la facilité avec laquelle les marocains convoqués par Mr Kouri étaient envoyés par le Pacha El hadj Abd El Salam et de la franchise et spontanéité avec lesquelles les indigènes aussi bien que les étrangers et tout particulièrement les Allemands renseignaient Mr Kouri. Sa mission terminée et avant de nous separer, Mr Kouri me pria de rapporter verbalement a notre Ministre à Tanger, Mr Regnault, que je devais voir peu apres à Tanger, et en attendant son rapport les conclusions de son enquête. Voici ces conclusions: "Le principal meurtrier du Dr Mauchamp, celui qui a excité la foule et lui a porté le premier coup de poignard est un nègre qui habitait dans l'impasse débouchant devant la maison du Docteur. Cet indigene était au service de Mouley Hafid pour le compte duquel il a agi. C'est ce même indigène qui servait de messager entre le Docteur et Mouley Hafid. Mouley Hafid, intelligent lettré, mais aussi buveur et débauché se plaisant dans la compagnie des filles soumises de la ville qu'il appelle au Dar Maghsen, était selon Mr Kouri un esprit si roué que seul le qualificatif de "satanique" pouvait lui convenir. Pendant la période de six mois qui a précédé la mort du Docteur, c'est Mouley Hafid qui a provoqué et entretenu l'agitation parmi les tribus du Haouz de Marrakech. Celui-ci avait recours aux moyens les plus vils pour se procurer de l'argent, faisant battre les tribus entre elles, se faisant acheter son appui aussitôt suivi d'une trahison, organisant même des attaques à main armée contre des caravanes avec des renseignements recueillis en ville par ses émissaires et se servant en particulier à ces fins du Cheik Laiadi des Rehamnas qui perdit deux doigts dans l'attaque de muletiers qui transportaient de l'argent de Marrakech à Safi. [... à la fin du chapitre, passage tapuscri à l'encre rouge : ] Monsieur Kouri dès son enquête terminée reprit le chemin de Mogador. Il partit de Marrakech très fatigué et son état empira tellement durant son voyage de retour par une chaleur torride qu'il mourut en arrivant à Mogador. Les notes prises par Mr Kouri en écriture arabe très abrégée ne purent être déchiffrées et ne purent supplanter le rapport sur sa mission qu'il n'avait pas encore redigé. Le Sultan Mouley El Hassan a épousé El Alia Bent Salah Ben Ghasi El Aroussia El Bejjajia ; leur fils Mouley El Hafid a été Sultan du Maroc de 1907 à son abdication le 12 Aout 1912. El Alia Bent Salah avait trois freres : Si Abdallah Ben Salah Ben Ghasi, Si Kacem, Si Hhasi qui étaient les oncles de Mouley Hafid. En 1906 le Caid de Settat était Caid El Hadj Maati Ben Kebir El Mazenzi El Aroussi qui à sa mort en 1910 a été remplacé par son fils le Caid Hadj Ali. Ils étaient de meme origine (Ouled Aroussi) que la mère de Mouley Hafid mais n'étaient pas parents. C'est cette origine commune de Mouley Hafid et du Caid El Hadj El Maati qui a fait croire à Mr le Consul Koury qu'ils étaient cousins quand il a établi leur complicité dans le massacre des ouvriers du port de Casablanca en 1907. Casablanca, 28 Aout 1954"[ Autre chapitre : ] « Association amicale des Français du Maroc avant août 1907. Casablanca, le 10 juin 1940. Monsieur le Général Noguès, Résident général de France au Maroc. Mon Général, À l'heure où se discutent les destinées de la France et de son Empire, je vous déclare au nom des Français qui, encore ici au nombre de 90, furent les premiers pionniers du Maroc, conscients de la puissance que représentent l'Afrique du Nord, des Colonies immenses, une Marine intacte et une associée aux ressources inépuisables, que nous sommes tous à vos côtés, avec la pensée unanime qu'une pareille force ne peut s'effacer et qu'elle doit être l'espoir et le meilleur élément de la Restauration de la Mère Patrie. Le Maroc ne peut faillir à cette noble tâche et il est prêt à l'aborder sous votre autorité et celle de son respecté Souverain Sa Majesté Moulay Mohamed. Nos enfants qui aujourd'hui disputent pied à pied le sol national à un ennemi implacable, sont aussi les enfants de l'Empire. Ils sont attachés comme nous au sol qui les a vus naître et ne peuvent concevoir un abandon qui leur paraîtrait le reniement des engagements les plus solennels. Avec l'assurance de ma très haute et très respectueuse considération, je vous prie de croire, Mon Général, à l'entier dévouement de tous les membres de l'Association que je représente. Le Président, signé : P. Bouvier » [ Suit à l'encre rouge : ] "Je n'ai pas reçu de réponse à cette lettre mais quelques jours après l'avoir envoyée il m'a été communiqué par un des destinataires une lettre adressée par le Général Noguès aux Directeurs des services de l'Armée. Le Général les informait qu'il lui était parvenu de nombreuses demandes de résistance à la capitulation du Gouvernement Pétain et qu'il avait demandé aux Anglais quelle aide ils pouvaient lui apporter. Ces derniers lui ayant répondu être pour le moment dans l'impossibilité de lui fournir une assistance quelconque, il se trouvait dans l'impossibilité de résister. Le Général terminait en enjoignant à ses Directeurs de communiquer la teneur de sa lettre à leurs chefs de corps puis de la détruire".‎


‎Remarquable archive privée pour l'étude du Protectorat français au Maroc Rédigé par Paul Bouvier, minotier et homme d'affaire, président en 1940 de l"Association amicale des Français du Maroc avant août 1907", ce tapuscrit articule des observations contemporaines des faits (1906-1913), sans doute recopiée de brouillon de ses notes originales, avec une mise en perspective historique rédigée à l'encre rouge en 1954. Les enjeux majeurs portent sur l'instabilité politique sous Mouley Hafid, les mécanismes de l'intervention française après l'assassinat du Dr Mauchamp et les tensions coloniales dans les ports marocains (il croise Lyautey et a un grand rôle dans le développement du port de Casablanca). L'intérêt documentaire est remarquable par la précision des noms (plusieurs ont été rajoutés postérieurement à la main), des lieux et des détails techniques sur l'administration coloniale, notamment la critique des méthodes de gestion postale et portuaire. Cet extraordinaire témoignage direct concentré sur la période 1909-1913 (et qui se conclut par sa lettre au Général Noguès en 1940) semble une source inédite et de premier ordre pour l'histoire du Maroc et des relations diplomatiques avec la France. Bon état (chemise fort. frottée, bon état par ailleurs). IMPORTANT : Pour tout achat vers l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.‎

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