Fayard, 1999, fort in-8°, vii-985 pp, 12 pl. de photos hors texte, biblio, index, reliure souple illustrée de l'éditeur, qqs marques au crayon en marges, état correct
Reference : 120427
ISBN : 9782213604473
Entre le Mussolini de ceux qui le prennent pour une marionnette de l'histoire, celui des nostalgiques du fascisme qui ressassent là propagande des années 20 et 30, des amateurs d'anecdotes qu'intéresse uniquement la vie sentimentale (agitée) du Duce et celui dont une érudition parfois accablante risque d'estomper les traits, la véritable personnalité de l'une des figures noires du siècle qui s'achève demeure pour beaucoup d'Européens une énigme. Comment saisir les sinuosités d'une carrière commencée à l'ombre de Garibaldi et Mazzini, de Proudhon, Marx et Nietzsche et achevée dans la fange de la République de SA ? Pourquoi un fils du peuple devenu militant ouvrier et journaliste, héraut de l'intervention dans la Première Guerre mondiale et numéro 2 du PSI, s'est-il métamorphosé en un nationaliste à tous crins ; comment l'agitateur s'est-il fait le promoteur d'un régime d'ordre, comment le futuriste a-t-il fini par prôner le retour à la Rome antique ? Pour quelles raisons un homme de longue date hostile à l'Allemagne et indifférent aux problèmes "raciaux" a-t-il pu être l'alter ego latin du Führer, jetant son pays dans une nouvelle guerre, mal préparée, et se faisant le complice du génocide ? Qui est cet anticlérical signant les accords du Latran, cet anticolonialiste conquérant l'Ethiopie, ce républicain offrant au roi le titre d'empereur, cet adepte de l'union libre exaltant la famille traditionnelle ? Etc., etc. Ces contradictions, ces revirements, ces reniements, Mussolini les a assumés et même voulus, car il s'est très tôt persuadé qu'il était à lui seul le salut de l'Italie, et cette certitude l'habita jusqu'à la fin ou presque. La passivité voire le soutien (au moins jusqu'au milieu des années 30) des Italiens firent le reste en le confortant dans cette idée.
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Sorlot Paris 1936 In-12 ( 185 X 120 mm ) de 125 pages, broché sous couverture illustrée. Couverture piquée. Interdit en 1942 ( 2e liste Otto ).
Fernand Sorlot Paris 1936 In-12 ( 185 X 120 mm ) de 125 pages, broché sous couverture illustrée. Petite mouillure en fin de volume. Interdit en 1942 ( 2e liste Otto ).
N.R.F. Collection "L'Air du Temps". 1955. In-8° broché. 306 pages.
Très bel exemplaire.
Françoy, éditeur. 1947. In-8° broché. 101 pages. E.O. française. Bon état.
Fayard, 1960, in-8°, 504 pp, chronologie, broché, bon état (Coll. Les Grandes études contemporaines)
"Auteur d’un livre sur l’Italie fasciste paru avant la guerre, ayant connu personnellement le Duce, M. Georges-Roux était bien placé pour évoquer la figure du dictateur fasciste. Quinze années ont passé depuis la mort de celui-ci ; perspective suffisante, semble-t-il, pour parler d’un personnage historique, même s’il s’agit du fondateur du fascisme..." (Le Monde diplomatique) — "... Assez proches des historiens fascistes, quelques observateurs, en particulier des diplomates étrangers, ont été frappés par les réalisations dues au génie et à l'autorité d'un chef exceptionnel. Georges Roux qui, comme beaucoup de représentants de la droite européenne, a vu dans Mussolini le sauveur de l'ordre et de la civilisation occidentale en face de la révolution bolchevique, le dépeint comme l'une des personnalités européennes les plus efficaces et les plus lucides. Malheureusement, à partir de 1936, son abdication devant Hitler qu'il avait pourtant jugé, lors des premières rencontres, comme un histrion et un fanatique, allait entraîner sa ruine et celle de son pays..." (Geneviève Bibes, Le fascisme italien : Etat des travaux depuis 1945, 1968) — "Le destin de Mussolini est certainement l’un des plus extraordinaires de notre temps. Georges-Roux a écrit sur lui un livre de haute qualité, dont la division en chapitres relativement courts, rend la lecture particulièrement aisée, malgré l’importance de l’ouvrage. L’exposé des faits, leur enchaînement, leur signification, sont très clairement présentés, aussi complexe que soit, au-delà de l’aventure même de Mussolini, cette tranche de l’histoire contemporaine. L’auteur montre d’abord comment Mussolini a su s’imposer à tout un peuple, et en partie au monde, lorsqu’il a pris le pouvoir. Absence de doctrine écrite et préétablie, mais volonté puissante et amour du pouvoir pour lui-même, trois conditions nécessaires pour mener une politique à la fois souple et ferme. L’image tracée par l’auteur, dans les premières années du Fascisme, est sympathique et compréhensive ; c’est celle d’un homme que n’anime aucune passion basse, et que l’amour de son pays transcende. Puis le héros devient le prisonnier de son personnage, et, repoussé par les Occidentaux, succombe, pour son malheur et celui de l’Europe, à la fascination hitlérienne. Et c’est une autre image du Duce qui nous est offerte : celle d’un homme malade, dominé par un Allié dont il ne peut on n’ose secouer le joug, et qui s’achemine vers les actes les plus contraires aux intérêts de son pays et à la volonté de son peuple, avant de tomber dans la trahison. Car, outre Mussolini, il y a dans ce livre un autre héros, moins visible, mais toujours présent : c’est le peuple italien, le petit peuple, pétri de finesse et d’intelligence par des siècles de haute civilisation, et qui suit son chef tant qu’il le conduit vers un progrès réel – même s’il s’amuse du spectacle et des gestes théâtraux, tout en s’y montrant sensible – mais qui s’en sépare lorsque ce chef dépasse la mesure et s’écarte de la voie nationale. Au fond, au-delà des drames familiaux et locaux dont cette histoire abonde, il y a cet accord ou ce désaccord entre le chef et le peuple, où réside en réalité toute la vérité de la vie d’une nation." (Jean Nemo, Revue Défense Nationale, 1961)