Nice, Henri de Lescoët / Septembre, été 1951, Profil poétique Franco-Belgo-Suisse in 8 broché de 24 pages sur papier fort
Reference : 3268
"Exemplaire numéroté à la main n°3, sans justification de tirage. Textes de Francis Miomandre, Jean Rousselot, Henri de Lescoët;, Luc decaunes, Gisèle Prassinos, Paul Palgen, Robert Guiette etc. Bon exemplaire. PRIX PORT ENVOI EN COLISSIMO INCLUS POUR LA FRANCE MÉTROPOLITAINE (Forfait de 5 euros déductible pour une remise en main propre. Nous consulter pour un envoi vers une autre destination)."
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M. Pascal Corseaux
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Tahiti 23 août 1904 | 11.50 x 18.10 cm | 4 pages sur un double feuillet
Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet.Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Dernière lettre de Tahiti que Segalen envoya à son ami: «La dernière lettre avant le départ qui me rapproche, mon bien cher Emile. Donc, nous quittons Tahiti le 1er Septembre. Rien de changé en notre retour, que l'imprévu modifiera certainement. Serons à Nouméa vers le 13 Septembre.» Cette ultime lettre est l'occasion pour Segalen de dresser un bilan, assez surprenant de sobriété quand on sait avec quelle crudité il dévoilait à son ami ses aventures charnelles: «L'une des choses qui me laisseront ici le plus de regrets sont les «possibilités chirurgicales» quittées. Je m'étais mis, en ces temps derniers, aux yeux; et les cataractes indigènes sont matières à cures bénévoles...Cela me fera sourire, plus tard, d'être quatrième sous-fifre, en un hôpital maritime, à une ouverture d'abcès. » Cet exil nouméen permet à Segalen de poursuivre la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme: «Le scénario de mon livre est bâti. J'aurai à mon retour, un mois de travail très dur, puis le laisserai mûrir pour reprendre mon Esthétique des Idées-Malades. J'ai besoin de deux ans d'Europe.» Le 29 janvier 1902, Segalen avait soutenu sa thèse dont le titre était L'observation médicale chez les écrivains naturalistes et traitait des névroses dans la littérature contemporaine. Sous l'impulsion de Gourmont et de Fleury il projetait d'approfondir son sujet et de publier l'ouvrage évoqué dans cette lettre; cette publication ne verra jamais le jour. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
S. n. | Poissy 22 Septembre 1945 | 13.50 x 21 cm | trois pages
Belle lettre autographe datée et signée d'Henri Béraud adressée à sa belle-mère alors qu'il est incarcéré à la prison de Poissy (43 lignes à l'encre bleue sur une page recto-verso) au lendemain de son 60ème anniversaire. La lettre est à en-tête de l'infirmerie de la maison centrale de Poissy, trace de pliure inhérente à la mise sous pli, Henri Béraud a erronément indiqué dans la date l'année 1942 en lieu et place de l'année 1945. Henri Béraud se confond en remerciements : "... quel époustouflant colis cette semaine ! Il n'y manquait que les petites bougies du rituel gâteau..." et se projette dans un avenir plus heureux et libre : "Espérons qu'au 21 septembre prochain nous le mangerons en famille... avec une bougie de plus." Il se réjouit des réussites professionnelles de ses beaux-frères pour mieux se caricaturer en vilain petit canard :" ... vous seriez, chère maman comblée par la vie, si votre gendre ne vous donnait, à lui seul, plus de souci que toute la famille réunie ne vous en a jamais donné. Ce n'est pas mon moindre chagrin, vous le savez..." et en assisté: "... il m'est cruel, après toute une vie de travail, d'être une charge, pour les miens et de ne pouvoir leur apporter que le poids d'une destinée affreuse, encore qu'immeritée, pour vous plus encore que pour moi." Henri Béraud est également tourmenté par son épouse Germaine qu'il pressent malheureuse bien qu'elle veuille le lui cacher : "... il faut qu'elle me dise tout. J'ai tellement confiance en elle, qu'elle ne doit rien me cacher. Nous la savons si courageuse ! mais mon propre courage a besoin de tout savoir..." Après les préoccupations psychologiques, Henri Béraud bascule dans les impératifs matériels si cruciaux pour le prisonnier qu'il est : " j'aurais besoin d'un tube de brillantine, si toutefois il est possible d'en trouver. Je voudrais aussi que mes caleçons fussent prêts..." s'intéressant même au potager familial : "... il faudra utiliser, cette semaine au jardin, la seconde moitié des grains envoyés par Pierre. C'est le moyen qu'ils ne soient pas tous perdus..." Bon vivant natif de Lyon, Henri Béraud est un journaliste et reporter international (Le canard enchaîné, Le Crapouillot, Petit Parisien, France-Soir et Gringoire) et un écrivain prolifique (Prix Goncourt 1922 pour Le martyre de l'obèse et Le vitriol de lune paru un an plus tôt) dont l'évolution politique, passant de l'extrême gauche à l'extrême droite pro-collaborationniste, est caractéristique de l'inexorable montée en puissance des totalitarismes de l'entre-deux guerres et du dévoiement de nombreux intellectuels français. Ami de Roland Dorgelès, Albert Londres et surtout de Joseph Kessel qu'il rencontra en 1922 en Irlande alors récemment et partiellement libérée du joug britannique, Henri Béraud défend des opinions très à gauche. Mais après un voyage en U.R.S.S., il commence à réviser ses positions tout en dérivant vers l'antiparlementarisme, l'anglophobie (Faut-il réduire l'Angleterre en esclavage ? paru en 1935 et dédié à Joseph Kessel), l'antisémitisme "sans s'en rendre compte" selon son ami le journaliste Jean-Galtier Boissière. C'est l'affaire Stavisky et son corollaire les émeutes des ligues fascistes et antiparlementaristes du 6 Février 1934 qui déclenchent chez Henri Béraud son passage manifeste à l'extrême droite allant jusqu'à rompre son amitié avec son grand ami Joseph Kessel. En 1936, ses violents articles dans Gringoire conduiront au suicide du ministre de l'intérieur du Front Populaire Roger Salengro accusé de désertion pendant la Première Guerre Mondiale. Arrêté enseptembre 1944 etcondamné à mort le29 décembre 1944pour intelligence avec l'ennemi, il est gracié par le général De Gaulle. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
[L'Art et les Artistes] - DAYOT, Armand ; Collectif ; RITTER, William ; MOUREY, Gabriel ; VAILLAT, Léandre ; etc..
Reference : 61737
(1905)
18 vol. in-4 reliure uniforme de l'époque demi-chagrin à coins brun, dos à 5 nerfs, rappel des titres complet : L'Art et les Artistes. Revue d'art ancien et moderne [ Ensemble des 18 premiers tomes : d'Avril 1905 à Mars 1914 - Sauf Septembre 1905 ] Tome 1 : [ Avril - Août 1905 ] (avec les suppléments illustrés) ; Tome 2 : Octobre 1905 - Mars 1906 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 3 : Avril - Septembre 1906 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 4 : Octobre 1906 - Mars 1907 (avec les suppléments illustrés) ; Tome 5 : Avril - Septembre 1907 ; Tome 6 : Octobre 1907 - Mars 1908 ; Tome 7 : Avril - Septembre 1908 ; Tome 8 : Octobre 1908 - Mars 1909 ; Tome 9 : Avril - Septembre 1909 ; Tome 10 : Octobre 1909 - Mars 1910 ; Tome 11 : Avril - Septembre 1910 ; Tome 12 : Octobre 1910 - Mars 1911 ; Tome 13 : Avril - Septembre 1911 ; Tome 14 : Octobre 1911 - Mars 1912 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 15 : Avril - Septembre 1912 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 16 : Octobre 1912 - Mars 1913 (avec numéro spécial : Artistes animaliers. Barye peintre) ; Tome 17 : Avril - Septembre 1913 (avec article sur Mathurin Méheut) ; Tome 18 : Octobre 1913 - Mars 1914 (avec numéro spécial : La Peinture en Orient et en Extrême-Orient)
Impressionnante tête de série réunissant les 18 premiers tomes de l'importante revue artistique fondée par Armand Dayot, "L'Art et les Artistes", quasiment complète des suppléments et numéros spéciaux, à la seule exception du numéro et du supplément de septembre 1905. La richesse de ses illustrations (avec de nombreuses eaux-fortes originales et quelques illustrations en couleurs) et la compétence de ses nombreux collaborateurs et artistes font de cette revue une source importante pour l'histoire de l'art. Bon ensemble en reliure uniforme (lég. traces d'humidité en mors en dos, rares rouss., une curieuse aquarelle en découpage montée sur onglet p. 144 du tome 15, sans faux-titre ni titre au premier tome, sans numéro ni supplément de septembre 1905, bon exemplaire par ailleurs, ex-libris héraldique "Bibliothèque du Château de Montaren"), peu commun.
Lot de 18 photographies de reconnaissance aérienne, format 18 x 13 cm sauf une 23,7 x 18 cm [ 23/09/16 Cote 193 ], prises les 9, 22, 23 et 24 septembre 1916, manifestement par l'escadrille MF 40, dans le secteur de Saint-Hilaire le Grand.. Rappel du titre complet : Lot de 17 photographies aériennes prises du 9 au 24 septembre 1916, par l'escadrille MF 40 dans le secteur de Saint-Hilaire le Grand, Sainte-Marie-à-Py et Saint-Souplet-sur-Py [ Marne ] [ Contient notamment : ] 2 photos du 9 septembre, Bois du Cameroun ; 20 septembre vue oblique : Cote 193 et Butte de Souain ; 22 septembre : Centre Keller - Bois Chevron - Ouest du Boyau d'Alger ; 22 septembre vues obliques : Panorama Sud-Ouest Sainte-Marie à Py [Avec désignation fortin de Mamers, Bois du Fourmilien, Grand bois de Saint Souplet, tranchée de Königsberg, etc... ] - Panorama Bec de Canard Somme-Py - Panorama Sud Bois-Chevron ; 23 Septembre : N.O. Bois du Cameroun - Panorama Sud Tunnel détruit [ près de la Butte de Tahure ] - Route de Somme Py ; 24 septembre 1916 : Bois-Chevron
Intéressant lot, provenant de la bibliothèque d'un officier polytechnicien (entré à l'Ecole Polytechnique en 1912). De la même provenance, nous disposons par ailleurs de clichés de reconnaissance aérienne sur le front d'Italie entre avril et octobre 1918
Au cabaret Le Chat noir | Paris 3 septembre 1887 | 31 x 45 cm | en feuillets
Edition originale, un des rares exemplaires imprimés sur vergé. Le numéro se constitue de 4 pages et est illustré d'une bande dessinée de Louis-Christian dit Döes : "La bonne galette". Contributions littéraires de Francisque Sarcey à propos de "La Terre" d'Emile Zola, Charles Cros "Psaume CCCCXXXIV", Alfred Béjot "Epitre à Allais", Georges Auriol "Malabar", ... Une déchirure avec manque et quelques taches claires en marges des plats. Le Chat noir est une revue hebdomadaire créée par Rodolphe Salis et Emile Goudeau, publiée de 1882 à 1897, dans le but de promouvoir le célèbre cabaret du même nom dont elle se veut la mémoire. On y publie les textes déclamés durant les spectacles. Il s'agit, en outre, d'un important témoignage littéraire et artistique de la fin du XIXe siècle, autour de la bohème et de l'effervescence parisienne qui lui est propre. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -