Neuchâtel, Editions La Baconnière, 1971. In-8, broché, couverture à rabat, 326 pp.
Reference : 20421
Edition originale. Un des 1000 exemplaires numérotés. Envoi autographe de l'auteur à Nel Boudot-Lamotte. Joint une lettre dactylographiée et signée de l'auteur. Photos sur demande.
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Paris, Ambroise Vollard, 1904. Un vol. au format pt in-4 (254 x 188 mm) de xxiii - 310 pp., en feuilles, sous couverture titrée.
Un des 100 exemplaires numérotés du tirage sur Chine (deuxième papier après les 20 de tête sur Japon) de cette ''in téressante publication''. (in Carteret). Il s'agrémente - ici en premier tirage - de délicates compositions par Armand Séguin (213 dessins gravés par Tony, Jacques et Camille Beltrand). ''Cet artiste, épigone de Gauguin, ne connut pas durant sa brève existence, le succès ou, tout du moins, l'attention des amateurs qu'il pouvait espérer. Son activité artistique s'accomplit surtout dans la région de Pont-Aven. Gauguin l'encouragea, allant jusqu'à écrire la préface de son exposition en 1895. Il participa à la fondation et aux premières manifestations du groupe des Nabis. Il illustra Gaspard de la nuit et Manfred de Byron''. (in Bénézit). Considéré comme l'inventeur du poème en prose, Gaspard de la nuit demeure l'oeuvre qui fit passer Bertrand à la postérité.Avec Sainte-Beuve, auteur d'une notice, David d'Angers se chargea de la publication de Gaspard de la nuit, qui aboutit enfin en novembre1842. Le 15janvier1843, la Revue des Deux Mondes fit paraître une critique de Paul de Molènes qui signalait un certain charme et de la nouveauté, mais laissait transparaître le scepticisme de son auteur, au contraire d'Émile Deschamps, qui, dans La France littéraire, évoqua l'ouvrage avec enthousiasme. Cependant, cette édition originale, établie à partir d'une copie plus ou moins fautive du manuscrit original déposé par Bertrand chez Renduel et réalisée par l'épouse du sculpteur, comportait de nombreuses erreurs. En 1925, une nouvelle édition, de Bertrand Guégan, établie sur une copie réalisée par ses soins sur un manuscrit original - peut-être celui qu'Élisabeth Bertrand vendit à Jules Claretie -, corrigea les erreurs les plus flagrantes. En 1980, Max Milner reprit le texte de l'édition Guéguan, enrichi de «pièces détachées», d'«appendices» et d'un solide appareil critique. Ce n'est qu'à partir de 1992, avec l'acquisition par la Bibliothèque nationale d'un manuscrit calligraphié par l'auteur, qu'il fut permis de publier un volume conforme aux vœux du poète, tant du point de vue de la mise en page que de l’illustration de l’œuvre, et, par ses variantes, qu'il s'agisse de ratures ou d'ajouts, d'apprécier son travail de création. «D'un caractère formel novateur, d'une esthétique remarquable, et d'une valeur littéraire inestimable, ce manuscrit peut être à juste titre considéré comme une véritable œuvre d'art, influencée par les motifs religieux du Moyen Âge et sa mystique». En 1862, Charles Baudelaire expliqua, dans sa lettre-dédicace à Arsène Houssaye du Spleen de Paris:«J'ai une petite confession à vous faire. C'est en feuilletant, pour la vingtième fois au moins, le fameux Gaspard de la Nuit, d'Aloysius Bertrand (un livre connu de vous, de moi et de quelques-uns de nos amis, n'a-t-il pas tous les droits à être appelé fameux?) que l'idée m'est venue de tenter quelque chose d'analogue, et d'appliquer à la description de la vie moderne, ou plutôt d'une vie moderne et plus abstraite, le procédé qu'il avait appliqué à la peinture de la vie ancienne, si étrangement pittoresque.» Par ces lignes, Baudelaire a contribué à attribuer la paternité du poème en prose à Bertrand, que d'autres auteurs donnent plutôt à Maurice de Guérin. C'est lui, de même, qui décida Charles Asselineau à réimprimer, avec Poulet-Malassis, Gaspard de la Nuit en 1868.Les Symbolistes achevèrent de faire passer Bertrand du statut de «petit romantique» à celui d'auteur culte: Auguste Villiers de l'Isle-Adam publia dès 1867 plusieurs pièces de Gaspard dans sa Revue des lettres et des arts ; Stéphane Mallarmé témoigna toute sa vie d'une grande révérence à l'égard de cet auteur, qu'il avait découvert à vingt ans; Jean Moréas poussa son admiration jusqu'à regretter que Verlaine ne l'ait pas inclus parmi ses «poètes maudits». Autre figure du monde poétique français de la seconde moitié du xixesiècle, Théodore de Banville cita, dans sa préface de La Lanterne magique (1883), Bertrand et Baudelaire comme ses modèles. Toutefois, la reconnaissance de son œuvre n'intervint qu'au xxesiècle. C'est Max Jacob qui, après Baudelaire, contribua le plus à attirer l'attention sur Bertrand, qu'il présenta comme l'inventeur du poème en prose. Par la suite, les surréalistes contribuèrent largement à la popularité de Bertrand, décrit comme un «poète cabalistique». André Breton le qualifia ainsi dans son Manifeste du Surréalisme (1924) de «surréaliste dans le passé».Maurice Ravel mit en musique, pour le piano, les poèmes Ondine, Le gibet et surtout Scarbo, pièce de virtuosité unique (Gaspard de la nuit, 1908). Carteret IV, Le Trésor du bibliophile / Illustrés modernes, p. 71 - Bénézit IX, Dictionnaire des peintres, p. 506 - Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France, p. 297. Dos légerement ridé. Rousseurs sur les plats ; très rares dans le texte. Nonobstant, très belle condition. Exemplaire non coupé. Bulletin de souscription conservé.
Ernest Thill, Bruxelles, 1935. Petit portfolio 20 x 14 cm. Édition originale. Portefeuille à 3 volets imprimé recto-verso avec le texte sur la partie intérieure sibgné F.D. et trois photos sur la partie extérieure. 16 planches photographiques imprimées en phototypie avec légendes au verso (petites fentes et usures au portefeuille). Photographies en parfait état. "En 1935, le photojournaliste et caméraman Georges Champroux (1899-1983) rassemble 19 photographies en noir et blanc dans un portfolio intitulé Bruxelles la nuit, qui rappelle à bien des égards le célèbre Paris de nuit de Brassaï. Alors que la plupart des photographies nocturnes de l'époque célèbrent la lumière électrique, la vitesse et la vie métropolitaine, le portfolio de Champroux exprime un récit urbain différent. Le Bruxelles qu'il montre est tranquille, intime, sombre et plein de mystère. Cet article soutient que les photographies de Champroux et de Brassaï n'étaient pas seulement une réaction contre les changements radicaux que la ville subissait à l'époque, mais étaient aussi des symptômes de la tendance émergente vers un modernisme plus humain." In Dark modernism: Champrouxs nocturnal vision of Brussels, de Ruth Hommelen.
En 1918, à l'âge de 19 ans, Champroux fait ses débuts de photographe en documentant la défaite de l'armée allemande à Bruxelles, à l'aide d'une caméra de type « Jumelle Carpentier ». Il a commencé à travailler comme antiquaire, mais s'est vite lassé de ce métier. En 1924, il a photographié une grève de tramway à Bruxelles et a réussi à faire publier son travail dans le Parisien. C'est le début de sa carrière de reporter, pour laquelle il utilise un Appareil photo de type 10-15'. A partir de 1925, Champroux apparaît comme photographe professionnel dans l'Almanach bruxellois du commerce et de l'industrie. Champroux n'était pas seulement un membre fondateur de l' Association des Reporters Photographes de Belgique (créée en 1926 à l'initiative de femmes photographe) mais aussi de l'Association belge de la Presse filmée, fondée en 1932. Il vendit ses photographies à une grande variété de journaux nationaux et internationaux et des magazines tels que Vooruit, Citroën Magazine, LIndépendance, Variétés, Vu, Le Soir, La Libre Belgique, Le Patriote Illustré et Le Peuple. En 1928, il crée sa propre agence, appelée Actualit, dont il est directeur. Actualit a été une agence de photographie moderne, spécialisée dans l'actualité, l'industrie et la publicité. À partir de ce moment là, Champroux publie deux publicités pleine page dans l'Almanach du commerce et de l'industrie chacune année. Imprimées en noir et rouge et agrémentées de photographies, ces publicités constituaient un tour de force en termes de publicité qu'aucun autre photographe ou agence photo n'a pu égaler. A partir de 1933, l'agence développe également des activités sur le segment de marché du son et du cinéma , dans une section intitulée «Actualit film», couvrant également en plus de l'actualité, de l'industrie et de la publicité le domaine du film documentaire. A partir de 1928, il travaille comme cameraman successivement pour Les Actualités Françaises, Paramount News, Columbia et RTL. A partir de 1934, l'agence attire attention par sa spécialisation dans la photographie de nuit : la publicité mentionnait désormais explicitement "La photo moderne. Nuit & jour", et illustrée par une photo de nuit dun soudeur de tramway. Cette même année, une mascotte d'entreprise est créée : un personnage debout, les jambes écartées, formant la lettre A d'Actualit. L'amusant personnage tenait un appareil photo et portait un béret, ce qui rendait la mascotte facilement identifiable comme étant le photographe lui-même. Pendant l'occupation et la censure concomitante, Champroux a été, comme il l'a déclaré plus tard, contraint de vendre l'intégralité de la photographie archives d'Actualit au SIPHO (Service International Photographique), qui a été étroitementlié à la Propaganda Abteilung (PA) des occupants allemands (Roekens, 2007 : 37-41). Après la guerre, le SIPHO est reconnu coupable de collaboration et ses archives sont confisquées par l'État belge. En 1967, lorsque le Centre de recherches et d'études sur l'histoire de la Seconde Word War (aujourd'hui Cegesoma) est fondée, l'ensemble des archives du SIPHO dont l'Actualit photographies a été intégré à sa collection. Le métier de reporter de Champroux lui a permis de rencontrer des personnalités comme James Ensor et Auguste Piccard, et de faire un voyage en Egypte avec la famille royale, qui plus tardfera de lui Chevalier de l'Ordre de la Couronne en reconnaissance de sa carrière. In Dark modernism: Champrouxs nocturnal vision of Brussels, de Ruth Hommelen. aires
Paris, J. Meynial, 1911. 29,5 x 20 cm, 73 pp. Relié plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs, caissons richement ornés, titre doré, encadrements de filets sur les plats avec fers aux angles, encadrements de roulettes dorées sur les contreplats, filets sur les coupes et cannelures sur les coiffes. Quelques infimes traces de frottements sinon très bel exemplaire. Reliure signée de Ch. de Samblanx 1912. Un des 120 exemplaires sur papier vélin d'Arches filigrané. Ravissante édition illustrée en couleurs d'un frontispice, 4 planches hors-texte et 4 vignettes par Luc-Olivier Merson et d'un titre, faux-titre et encadrements à chaque page par Adolphe Giraldon.
S.l., Gallimard, (1980). Un vol. au format pt in-8 (203 x 142 mm) de 303 pp., broché.
Edition originale collective. Un des exemplaires imprimés du Service de Presse (SP). ''''Soleil de nuit'', pour manifester, au-delà de la mort et au milieu même de la nuit, la présence vivante et rayonnante de Jacques Prévert, de son humour éclatant, de sa tendresse chaleureuse mais aussi de ses colères ardentes''. Claires rousseurs affectant chacun des plats. Du reste, très belle condition.
1 Superbe impression en héliogravure réalisée par Draeger des photographies de nuit réalisées par Brassaï (quelques usures et défauts à la couverture). Livret à spirales sous couvertures imprimées, 25,0 x 20,0 cm. Paris, Arts et Métiers Graphiques, [1933].
Maître-livre de photographies et première édition en anglais, publiée fort peu de temps après la première en français, avec les mêmes images, seule la première de couverture change et le texte en anglais avec la traduction de Stuart Gilbert. Elle coïncida avec l'exposition Brassaï à la Batsford Gallery de Londres. Cette édition est plus rare que la française.