2 parties reliées en un volume in-12 (158 x 94 mm), demi-maroquin vert bronze, dos lisse orné d'un décor romantique de compartiments cloisonnés de quadruples filets dorés et d'un fer spécial répété au centre, palette dorée en pied, titre et tomaisons dorés, tranches jaspées (rel. vers 1825), (12), 186, xxxij p. et (2), 186, xxxiij-xcij (seconde partie des notes), (4) p. "Envoi", titres et dédicace imprimés en rouge et noir. Imprimé à La-Haie (i.e. Rouen, Leboucher), 1773.
Reference : 39596
Edition originale, tirée à 1.250 exemplaires. "Cet ouvrage est fort rare, car il n'a jamais été réimprimé par l'auteur, ni contrefait" (Lacroix) ; il était déjà épuisé en 1784. Chronique conjugale virant à la satire littéraire et théâtrale, le livre multiplie les libertés. Titre, dédicace "A mes Pairs en sottise", épigraphe et tables sont imprimés en rouge et noir "afin d'accrocher l'il du passant sur les quais" (Lacroix).Restif y tente un nouvel essai d'orthographe réformée, que la dédicace défend contre les rieurs. Les notes, tour à tour cosmographiques, facétieuses et mordantes, accueillent "La Bégueule" de Voltaire et le poème érotique en trois chants "Le Bonheur en songe".La seconde partie dresse le rôle de l'"Académie Sotentoute", dont les membres, écrivains du temps, sont désignés par des anagrammes transparentes, puis passe en revue les acteurs des théâtres de Paris. Bien que paraphé par Crébillon fils, qui n'avait demandé aucun carton, l'ouvrage fut interdit pendant plus de quinze jours par la censure.(Lacroix, XI. Rives Childs, XI, p. 220-221).Quelques rousseurs éparses.Très bon exemplaire, dans une jolie reliure romantique, bien conservé.
Librairie Hatchuel, Livres anciens et rares
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La Haye (Rouen et Paris), s.n. (Leboucher, De Hansy), 1773. 2 parties en 1 vol. in-12 de (10)-186-XXXII pp., (2)-186 pp. (XXXIII-) XCII-(8) pp., basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale imprimée à 1250 exemplaires. « Cet ouvrage est fort rare car il n’a jamais été réimprimé par l’auteur, ni contrefait » (Lacroix).Les feuillets liminaires dont le titre, la dédicace À mes pairs en sottise, l'épigraphe et les tables sont imprimés en rouge et noir.Les ennuis que ce texte connut avec la censure — alors même qu’il avait été examiné par Crébillon fils — proviennent de sa partie satirique : sous la rubrique d’Académie sotentoute, Restif s’en prend aux principaux hommes de lettres en place, ce qui ne fut pas du goût de la direction de la Librairie : « Un ouvrage chassant l’autre, Rétif se trouvait avoir mis la dernière main à une histoire vraie en deux parties, Le Ménage parisien ou Déliée et Sotentout «espèce de roman-farce dont le plan excellent lui avait ri ». C’est l’histoire de Mlle Déliée, fille des époux Cocus de Galanville, marchands de drap, et du cagneux Sotentout, Placius-Nicaise, fils des riches Sotentout, tailleurs. Explorant certains milieux de marchands parisiens, l’auteur vérifie cet ingénieur proverbe qu’on se répétait beaucoup alors : « Paris est le paradis des femmes, le purgatoire des hommes et l’enfer des chevaux, ces deux dernières espèces de créatures y étant fort malmenée. (…) Mais débordant le sujet initial, la seconde partie est toute d’épigrammes à l’adresse des gens de lettres et de théâtre. Devenu le riche époux de Déliée, qui se mue en Mme du Coeur Volant, le hideux Sotentout est recherché « par les littérateurs les plus huppés » auxquels il rend « tout le mépris que de temps immémorial les « esprités » - néologisme à la Rétif - ont marqué pour les sots, dont l’espèce fut toujours la plus avantageuse pour la société. Ici les complaisants ou "complaisantissimes" de Sotentout sont désignés en transparentes anagrammes : Siahcramuaaeb qui est Beaumarchais Nollibérc qui est Crébillon fils, Norérf qui est Fréron, La Chaussée, Collé, Goldoni, Piron, Mme Riccoboni, que Rétif n’admire plus, Mercier qui ne s’est pas occupé de lui encore, Sedaine, Chamfort, l’abbé de Voisenon » (Adolphe Tabarant, Le vrai visage de Rétif de La Bretonne)Exemplaire sans le feuillet d'errata qui manque à la plupart des exemplaires, suivi après la seconde partie de deux pièces non paginées citées par Lacroix (8 pages) Vers de Marmontel à Mlle Guimard et Envoi de cet ouvrage à ces Messieurs. Provenance F. M. Caye avec ex-libris. Bon exemplaire. Un mors restauré.Rives Childs, XI, p. 220 ; Lacroix, XI, p. 116.