Paris, Sédillot, s.d. [vers 1832] In-8, rel. du XIXe pleine-basane marbrée, dos lisse, pièce de titre verte réhaussée de fers et roulettes dorés, palettes dorées en tête et en queue, tranches mouchetées, filets à froid en encadrement sur les plats, VIII-471 pp., texte en latin et en français. Ex-libris armorié de Monsieur le Duc et Madame la Duchesse de Doudeauville.
Reference : 588113
Petit travail de rongeur et de vers sur les plats, qq. pâles rousseurs, bel ex. par ailleurs. - Frais de port : -France 6,8 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 14 €) (z C : 24 €)
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A Paris, chez Guillaume de Luyne, 1658 [1653 sur la page de titre gravée]. Un fort vol. au format gd in-12 (183 x 120 mm) de 8 ff. n.fol., 2 x 272 pp., [185] pp. de Remarques et 11 ff. n.fol. Reliure de l'époque de plein veau marbré brun, plats jansénistes, dos à nerfs orné de filets gras à froid, doubles caissons d'encadrement dorés, larges fleurons dorés, semis de pointillés et de points dorés, titre doré, palette dorée en tête et queue, dentelle dorée sur les coupes, toutes tranches mouchetées.
L'exemplaire s'ouvre sur une délicate page de titre à décor allégorique gravée. Seconde édition de l'estimée traduction de Michel de Marolles. Texte en latin en regard. On peut dire avec certitude que Perse ignora la vie et les hommes. Mais il savait cependant entendre ses maîtres et ses amis, tels que Cornutus ou Sénèque. Il avait vingt ans quand Néron fut empereur et n'ignora que peu de choses des turpitudes de la Cour... Aussi son oeuvre contient-elle une part de réelle satire, mais par écho et sans l'accent que l'expérience donne à l'indignation. Toutes sortes d'allusions, d'ironies, de demi-mots font entrevoir, seulement entrevoir et presque deviner une cour impériale qui est celle de Tacite : bassesses et indignités, orgies et sacrilèges, crimes d'Agrippine et de Néron. Au delà de la Cour, la ville : manie du bel esprit, profusion des prétentions littéraires, superstitions et dévotions intéressées, cupidité, cruauté à l'égard des esclaves... Mais il est évident que la satire morale domine cette oeuvre. Un beau stoïcisme inspire son auteur, un stoïcisme reçu par enseignement mais que le poète vivifie par sa noblesse d'âme. Les Satires sont, pour ainsi dire, des sermons stoïciens. Perse y célèbre vertu et simplicité antiques, chaste culte de la philosophie, nécessité pour chacun de s'examiner en conscience et de connaître ses faiblesses, au lieu de juger autrui et de se fier aux compliments, conquête de la véritable liberté sur les passions, sur la cupidité et le goût du plaisir, sur l'ambition et la volupté. Chacune de ces satires a de l'ardeur et se précipitent en dialogues vifs voires même dramatiques. En somme, elles ont la force du sentiment singulièrement élevé qui ne cesse de les animer. Détestant Rome, ou plutôt ce qu'elle est devenue, Juvénal fait de ses contemporains une peinture acerbe et sans pitié. faisant sans cesse fi du politiquement correct Le tableau (parodie d'une œuvre perdue) qu'il propose de la cour de Domitien, le «Néron chauve», s'il est riche de notations grotesques, rend très bien l'atmosphère cauchemardesque d'une époque qui exsudait la terreur. On ne saurait parler sans anachronisme de liberté d'expression quand il s'agit de la Rome impériale, et Juvénal se garde bien de s'en prendre aux empereurs régnants. Ce qui n'empêcha pas ses contemporains de lire dans ses propos des allusions à l'actualité de son temps. La langue de Juvénal permet de se faire une idée de la variété des parlers latins, selon les classes sociales et les régions. Elle est à la fois vigoureuse, voire crue, et savante. Juvénal aime jouer du contraste entre les mœurs des anciens Romains, frugaux et barbus, et celles de ses contemporains, perdus de luxe et efféminés. Avec Horace, Juvénal constituere un modèle au xviiesiècle pour les Satires de Nicolas Boileau (1666). Emmanuel Kant retiendra quant à lui de ses satires leur dimension morale, et citera Juvénal, à plusieurs reprises, dans sa Critique de la raison pratique. Angles émoussés. Coiffes élimées ou arasées. Légers frottements épars affectant par ailleurs la reliure. Auréole claire dans le corps d'ouvrage. Du reste, belle condition intérieure.
2 volumes in-8° reliés demi-veau marron, dos orné à faux nerfs de filets dorés, pièce de titre et tomaison maroquin vert. 2 f., CCXLIX, 186 p., 1 f. - 2 f., 496 p., 2 f. Très bon état. Annoncée comme 2e édition.
Phone number : 06.31.29.75.65
Paris, Mellottée, Editeur, s.d. (ca 1944). 12 x 19, 367 pp., broché, bon état (couverture arrière défraîchie).
"Edition originale sur papier vergé La Haye Descartes; exemplaire ""Oméga""."
Tournay (Belgique), Imprimerie D. Casterman, 1818. 13 x 21, 406 pp., reliure dos cuir, bon état (reliure état d'usage).
"3e édition; bilingue latin/français, textes juxtaposées."
1770 Paris, Imprimerie de M. Lambert, 1770. In-8 (186 X 125 mm) veau fauve marbré, encadrement de triple filet doré sur les plats, dos à nerfs dorés, pièce de titre maroquin havane, coupes et coiffes filetées, tranches rouges (Reliure de l'époque) ; (4) ff. dont page de titre imprimée en rouge et noir, XLV-501 pages, (3) pages de table, approbation et privilège. Habile restauration à la coiffe supérieure.
PREMIÈRE ÉDITION de cette version bilingue (latin-français) réalisée par Jean-Joseph DUSAULX (1728-1799), homme de lettres, politique et révolutionnaire français modéré, disciple de Jean-Jacques Rousseau avec lequel il entretint une importante correspondance. Les Satires de Juvénal sont précédées d'un "Discours préliminaire" (45 pages) et chaque satire, traduite en prose, est suivie de savantes notes de Dusaulx. L'unique oeuvre de l'écrivain satirique romain JUVÉNAL, écrite à la fin du Ier siècle et au début du IIe siècle (entre 90 et 127 pour être exact), est composé de 16 satires en vers qui sont autant de peintures acerbes des vices et travers de ses contemporains. Décrites avec une ironie féroce mais non dénuée d'humour, les moeurs de l'époque sont ainsi stigmatisées, tant du point de vue social, moral que politique. Chaque satire possède un sous-titre : "Les hypocrites" (Satire II), "Les Parasites" (Satire V), "Les Femmes" (Satire VI), "Les Protecteurs et les Protégés obscènes" (Satire IX), "Le Luxe de la Table" (Satire XI), "Les Superstitions" (Satire XV), etc. BEL EXEMPLAIRE conservé dans sa reliure de l'époque en PARFAIT ÉTAT, au corps d'ouvrage frais, sans rousseurs. FINE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.