Paris, Marcel Seheur, 1926. In-4°, 114p. Broché, couverture rempliée, sous chemise et étui.
Reference : 38799
Edition de luxe au tirage limité à 320 exemplaires sur vélin d'Arches (seul tirage après 25 exemplaires de tête sur Japon). Illustré d'une eau-forte en frontispice et de 10 lithographies originales de Maurice Vlaminck. Cet exemplaire est un des 20 Hors-Commerce numérotés en romains et accompagnés d'une suite sur Chine des lithographies. En excellente condition.
Le Cabinet d'Amateur
M. Marc Mettler
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Publié en 1785, sans l’assentiment de l’auteur, «Le Diable au corps» a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d’assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Londres, 1785. In-12, maroquin rouge, double filet doré, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées. Reliure de la fin du XIXè siècle. 131 x 80 mm.
Edition originale «introuvable aujourd’hui» de la première parution du «Diable au corps», imprimée dès l’année 1785, l’un des plus illustres romans érotiques parus simultanément avec les œuvres du Marquis de Sade. Ce titre sera repris par Raymond Radiguet (1903-1923) pour son roman autobiographique paru l’année de sa mort. Le Diable au corps est un tableau des mœurs parisiennes un peu avant la Révolution et ce tableau, Nerciat l'a complété par un autre: les Aphrodites, qui a lieu une quinzaine d'année plus tard, pendant les premières convulsions révolutionnaires. C'est sans aucun doute à propos du Diable au corps et Les Aphrodites que Baudelaire écrivit cette note qu'il avait l'intention de développer « La Révolution a été faite par des voluptueux ». Cette rarissime édition originale est ornée de 4 figures érotiques. Publiée de manière clandestine en 1785, sans l'assentiment de l'auteur, cette édition livre au public la première version de la première partie du Diable au corps (1803), dont le texte à l'époque était toujours en cours d'écriture par Nerciat. Ce récit très libre se présente sous la forme d'un dialogue au verbe croustillant et érotique entre plusieurs personnages: une superbe marquise, la comtesse de Motte-en-feu, véritable laidron piquant et blonde ardente qui porte un certificat non équivoque des plus nombreuses & des plus chaudes aventures, une soubrette, un prélat, etc. Le Diable au corps a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d'assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Si Nerciat, qui joua sur les deux tableaux (royauté ou république), souvent par nécessité financière ou par simple sécurité pour sa personne, ne fut pas aussi fin politique ou chanceux qu'un de ses illustres patrons, Talleyrand, il laissa à la postérité une œuvre littéraire autrement moins périssable. Ses romans, si raisonnables et convenables en philosophie politique, fourmillent de joie de vivre et de santé heureuse, tout à l'opposé du cynisme et de la dureté de la vie politique de son époque, particulièrement corrompue et sanglante. Si son œuvre reflète sa vie, le chevalier, subtil libertin, dut connaître à travers tant de vicissitudes professionnelles de très joyeux moments. Si elle ne la reflète nullement, cette vie chaotique dut lui être particulièrement pénible pour soutirer de lui une telle compensation imaginaire. S'il faut trancher, son œuvre est largement autobiographique et propose un miroir très fidèle des mœurs fort libres (mais sans leur corruption et leurs violences) de l'aristocratie française que la réaction, lors de la Restauration post-napoléonienne, n'avait pas encore assombri de son implacable répression des mœurs. En somme, sa vie fut aussi dangereuse que son œuvre est joyeuse. «André et Nerciat aurait écrit Le Diable au Corps quelques années avant la Révolution et l’eût fait imprimer dès 1789 ou 1790, si les évènements n’eussent entraîné l’ajournement de son projet. Il s’est plaint d’avoir été victime dès 1785 d’un contrefacteur qui, avant même que la rédaction de l’ouvrage fût achevée, en aurait publié une partie en y introduisant beaucoup de fautes et en y apportant ça et là de désastreuses retouches: «Pas le moindre écart, pas la moindre addition, le moindre retranchement qui ne soit un contre-sens, une platitude, ou du moins une faute contre le goût, sans parler des innombrables difformités purement typographiques». Cette contrefaçon, ou plutôt cette pré-façon, introuvable aujourd’hui, avait pour titre: les Écarts du tempérament ou le Catéchisme de Figaro, esquisses dramatiques. Londres, 1785, in-18, et portait en épigraphe: Et flon flon, lure lure lure, Chacun à son ton et son allure, Elle fut réimprimée quelques années plus tard sous un titre différent: les Écarts du libertinage et du tempérament ou Vie licentieuse de la comtesse de Motte-en-feu, du Vicomte de Molengin, du valet Pinefort, de la Conbanal, d’un âne et de plusieurs autres personnages. Nouvelle édition. A Conculix, chez l’abbé Boujarron, bon bretteur, 1793, in-18 de 132 pages avec gravures. Il est peu probable que la première de ces deux éditions d’une partie du futur Diable au corps ait été vraiment publiée sans la complicité de l’auteur. Il est possible, certes, qu’elle ait été imprimée sans que Nerciat ait pu se relire sur épreuves et signer le bon à tirer, mais il va de soi que l’éditeur a disposé d’un manuscrit qui n’a pu être mis en circulation que par Nerciat lui-même. Les protestations de celui-ci ressemblent un peu aux plaintes de la prostituée dont la pudeur se trouve offensée». Pascal Pia, Les livres de l’enfer.
Édition originale célèbre et très rare du Diable au corps maintes fois condamnée, réimprimée en Allemagne, en Italie, etc. L’un des exemplaires du tirage restreint de luxe au format in-8 avec les 20 figures érotiques en état avant la lettre. 3 volumes in-8 de : I/ (4), X, 253 pp., 8 planches ; II/ (4), 252 pp., 7 planches ; III/ (4), 234 pp., 5 planches. Maroquin prune à grains longs, dos lisse orné de fleurons à froid et de filets dorés, frise dorée d’encadrement sur les plats, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Canape. 200 x 122 mm. Nerciat, Andrea de. Le Diable au corps. Œuvre posthume. Sans lieu, 1803. Édition originale célèbre et très rare dont « il n’a été tiré qu’un petit nombre d’exemplaires de ce format (in-octavo) avec figures avant la lettre » selon l’avertissement placé en regard du titre, condamnée plusieurs fois : le 5 décembre 1826, le 9 août 1842, en 1852, etc. Pia, Enfer, 333 ; Gay-Lemonnyer II, 887 ; Cohen, 750 ; Eros invaincu, 44. (3) ; Dutel, II, A-271 (41066). Le Diable au corps a été réimprimé en Allemagne, s.l. (Stuttgart ?), 1842, 6 vol. in-32 de XII-208, 204, 188, 194, 259, et 216 p. avec tirage nouveau sur les anciennes planches de l’édition de 1803 (Scheible, 21 fl.). Il a été fait une nouvelle réimpression à Bruxelles en 1864. « C’était une époque où l’amour était à la mode. Nous n’en avons plus idée aujourd’hui où l’on a tant parlé d’amour libre. L’amour, l’amour physique apparaissait partout. Les philosophes, les savants, les gens de lettres, les hommes, toutes les femmes s’en souciaient. Il n’était pas comme maintenant une statue de petit dieu nu et malade à l’arc débandé, un honteux objet de curiosité, un sujet d’observations médicales et rétrospectives. Il volait librement dans les parcs ombreux où le dieu des jardins prenait ses aises. Andréa de Nerciat (1739-1800) aima l’amour et il en étudia passionnément le physique, pénétrant les mystères des sociétés d’amour et les secrets de cette maçonnerie galante, qui, sans savoir toujours qu’elle répandait en même temps le goût de la liberté, propageait le culte de la chair en Europe » (Guillaume Apollinaire, Les Diables amoureux). Les principaux personnages sont : la marquise, superbe brune, aux grands yeux noirs, belles formes ; la comtesse, laideron piquante, nez en l’air, blond ardent ; Philippine, charmante blonde, soubrette matoise ; le Tréfoncier, prélat allemand, traits agréables, nez de Faune, manières de petit-maître, tournure d’homme de cour ; Nicole, vigoureuse beauté, grands yeux noirs, grande et belle taille un peu forte. L’illustration « dans la manière de Bornet » (Cohen) comprend 20 gravures sur cuivre non signées avant la lettre, tirées dans un cadre orné (qui fut enlevé lorsque la lettre a été mise dans l’édition in-12 parue la même année). Le Diable au corps s’annonce comme l’œuvre posthume du docteur Cazzoné, que l’auteur avait simplement préparé pour la publication. « On se doute de l’artifice. Il s’agit de dialogues érotiques d’une licence complète. L’action (elle n’est que dans la progression amoureuse) se passe un peu avant la Révolution, à Paris. On voit par là que le Diable au corps précède les Aphrodites qui montreront « la société d’amour » prendre ses quartiers à la campagne lors des convulsions révolutionnaires. « Chevalier de Saint-Louis en 1788, émigré et colonel dans l’armée prussienne auprès du duc de Brunswick en 1792, chambellan de la reine Caroline de Naples en 1798, envoyé par elle auprès du pape, emprisonné par les Français au Château-Saint-Ange, mort des suites de cette détention dès son retour à Naples en 1800, cet insaisissable Nerciat est aussi le dernier représentant du roman érotique léger, indécent et spirituel tel que le connaît son siècle depuis Crébillon, avant qu’apparaisse l’œuvre terrible de Sade. Le charmant Félicia ou Mes fredaines, maintes fois réédité et vraiment interdit, publié pour la première fois en 1775 à « Londres », a mérité son passage à la postérité. On retiendra pour leur joyeuse immoralité deux petits textes dont la narration rapide et les tableaux sans voile font le piquant : La Matinée libertine (1787) et Le Doctorat impromptu (1788). Le titre complet des deux derniers ouvrages de Nerciat, écrits longtemps avant leur publication, en révèle plaisamment le ton et le contenu : Les Aphrodites, ou Fragments Thalipriapiques, pour servir à l’histoire du plaisir, publiées à « Lampsaque » (1793) et Le Diable au corps, œuvre posthume du très recommandable docteur Cazzoné, membre extraordinaire de la joyeuse faculté phallocoïto-pygo-glottonomique (1803) … » (Catherine Bonfils). Bel exemplaire à très grandes marges dans une reliure signée Canape, un des très rares avec les figures avant la lettre dans le format in-8.
édition_originale
Reference : alb4f488d6a1e342afd
Raymond Radiguet. Le diable au corps Raymond Radigue. The Devil in the Flesh. In French /Raymond Radiguet. Le diable au corps Raymon Radige. Dyavol vo ploti. Roman. In French. Paris. Librio. 1995. 96 You are welcome to reach out to us for a detailed description of the copies currently available. Delivery of this book may take longer than usual including extended processing and pre-shipping time, no expedited shipping is available. Please advise us if you have a set date or a deadline to receive your order.SKUalb4f488d6a1e342afd
Autant-Lara Claude ; Aurenche Jean ; Bost Pierre
Reference : 109710
(1984)
ISBN : 2862440396
Filméditions, Pierre Lherminier Éditeur, coll. « Cinéma Classique » 1984 Livre accompagné d’UNE PHOTOGRAPHIE D’EXPLOITATION ARGENTIQUE de Gérard Philippe et de Micheline Presle en noir et blanc d’une scène du film le Diable au corps et représentant Gérard Philippe et Micheline Presle. In-4 broché 25 cm sur 19. 254 pages. Nombreuses illustrations en noir et blanc et important dossier historique et critique. Photographie d’exploitation jaunie avec pliures, traces de colle au dos, sinon bon état d’occasion.
Le texte du scénario et les dialogues du film sont accompagnés d’informations, documents, témoignages et points de vues pour éclairer l’oeuvre du film Bon état d’occasion
Raymond Radiguet - Œuvres Complètes - EO 1/2900 - Jean Cocteau - 1952 Auteur : Raymond Radiguet Titre : Œuvres complètes : Le Diable au corps, Le Bal du comte d'Orgel, Les Joues en feu, Textes divers Édition : Bernard Grasset, Paris, 1952 Tirage : Édition originale, exemplaire n 251, sur tirage de 2900 exemplaires numérotés sur vergé de Voiron des papeteries Navarre Reliure : Broché sous couverture souple rempliée. Exemplaire tel que paru, avec ses marges non coupées. Dimensions : 14,4 x 22,9 cm État : Bel exemplaire, complet. Intérieur frais et brochage solide. Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 491 pages