Neuchâtel, Editions de la Baconnière (coll. " Les poètes des cahiers du Rhône"), 1942, In-8°, 34p. Broché, couverture rempliée.
Reference : 34590
Tirage numéroté 1/1000 exemplaires sur papier vélin (après 12 exemplaires sur Hollande). Cette édition a été publiée la même année que celle de Buenos-Aires. Dos passé, sinon bel exemplaire.
Le Cabinet d'Amateur
M. Marc Mettler
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8 vol. in-12 reliure de l'époque demi-chagrin brun, dos à 4 nerfs dorés, J. Hetzel et Cie, Maison Quantin, s.d. [ 1882-1889 ]
Etat très satisfaisant (petit manque aux feuillets de faux-titre à l'emplacement d'un ex-libris manuscrit, bon état par ailleurs).
Rare exemplaire de tête hors commerce, non annoncé. Exemplaire Henri Hoppenot Buenos Aires, Éditions des lettres françaises, (25 août) 1942. 1 vol. (250 x 325 mm) de [108] p. Cartonnage vélin, dos lisse, titre à l'oeser noir et rouge, couvertures et dos conservés (reliure Schumacher - Berne). Edition originale. Un des rares exemplaires hors commerce sur papier pierre : seuls trois exemplaires (A, B et C) sont ainsi annoncés. Signalons néanmoins une publication à l'insu de l'auteur parue trois mois plus tôt, en mai 1942, par les soins de Jean Ballard, sous la forme d'un tiré à part à 200 exemplaires des Cahiers du Sud, imprimé à Marseille.
Exemplaire d'Henri Hoppenot, à qui Alexis Léger doit beaucoup. En août 1914, Henri Hoppenot fait son entrée au Bureau de la presse du ministère des Affaires étrangères. Alexis Léger, reçu au concours l'année précédente, est déjà dans la place. Quand ils entrent au ministère, s'y trouvent déjà les diplomates écrivains Giraudoux, Morand, Claudel. Pendant plus de soixante ans, Alexis Léger et Henri Hoppenot se côtoyèrent, s'éloignèrent au gré des postes, firent à nouveau route ensemble au Quai d'Orsay et se retrouvèrent sur le continent américain. Le premier - et seul poste à l'étranger - d'Alexis Léger sera en Chine, avant une brillante carrière à l'administration centrale : après la publication d'Anabase en 1924 sous le pseudonyme de Saint-John Perse, il laisse de côté sa carrière littéraire pour se consacrer entièrement à sa carrière diplomatique. Nommé directeur du cabinet du ministre Aristide Briand en 1925, il fait partie des plus hauts cadres du Quai d'Orsay. Il parvient à se maintenir en poste après la mort de Briand en 1932 et remplace Philippe Berthelot en tant que Secrétaire général du ministère de Affaires étrangères de 1933 à 1940 - soit le plus haut fonctionnaire après le ministre lui-même. Alexis Léger fera beaucoup pour favoriser la carrière d'Hoppenot : « Il m'a donné des coups de main plusieurs fois dans ma carrière, chaque fois qu'il a pu » (Ina, Archives du XXe siècle, interview d'Henri Hoppenot, 1971) - notamment sa nomination, en 1933, en Chine. En souvenir de cette période, Hoppenot fera imprimer, en 1937, une rareté : un compte rendu de mission d'Alexis Léger, imprimé sur les presses des Lazaristes à Pékin à dix exemplaires : la Relation respectueuse adressée par le secrétaire Lei Hi-Ngai [Alexis Léger] à son excellence le ministre Kang Te [Alexandre Conti ministre de France à Pékin]. Juste avant que les deux hommes ne se retrouvent à Paris, au Quai d'Orsay, entre 1937 et 1940. Désavoué en 1940, Alexis Léger est démis de ses fonctions le 18 mai 1940 par Paul Reynaud et s'exile aux États-Unis. Hoppenot, lui, paie sa proximité avec Léger : on lui refuse plusieurs accréditations en Europe et on l'envoie en Uruguay. Il démissionne du poste en 1942, quand est instauré le STO et promulgué un nouveau statut pour les Juifs. Révoqué le 6 mars 1943 de ses fonctions diplomatiques, il gagne alors Washington, où il retrouve Léger, ralliant la France Libre. Il sera nommé, en 1945, ambassadeur à Berne. Léger, qui a refusé de se rallier à de Gaulle, est réhabilité grâce à Henri Hoppenot et c'est lui qui permet son retour d'exil après la guerre. Hoppenot se fera le principal partisan pour l'obtention du prix Nobel de littérature en 1960 que Perse obtiendra, après avoir, dès 1944 basculé en poésie sous son nom de plume. Précieux exemplaire hors commerce du premier livre de Perse publié pendant l'exil. C'est le seul exemplaire sur ce papier qui soit connu. Dans quelles circonstances Hoppenot le reçut-il ? Il était, en août 1942, à Buenos Aires, et a donc pu le retirer sur place, grâce à un mot de Perse avec lequel il correspondait. Les deux hommes se voient en tout cas l'année suivante, à New York, mais on imagine qu'une dédicace serait alors venue enrichir un tel présent. Quoi qu'il en soit, Hoppenot regagne l'Europe en 1945, avec l'ouvrage : c'est à Berne - où il prend ses fonctions d'ambassadeur avec un jeune secrétaire d'ambassade, Romain Gary - qu'il fera relier l'exemplaire, ainsi que Pluies et Vents, par un fameux atelier de reliure situé dans la Kramgasse, l'une des principales artères commerçantes de la vieille ville : la maison Schumacher, fondée en 1840. Pendant la guerre, Perse vit lui à New-York puis Washington, avec le soutien d'amis américains dont le directeur de la Bibliothèque du Congrès américain, Archibald MacLeish, qui lui propose dès 1941 un poste de conseiller littéraire dans son institution. Les conditions matérielles le poussent à reprendre la plume, sous le nom de Saint-John Perse, et d'écrire Exil, un titre tout trouvé, le poète y ajoutant son nom de plume : « J'habiterai mon nom ». Les poèmes, composés dans le New Jersey, à Long Beach Island, sont dédiés à Archibald MacLeish et publié en pré-originale dans trois revues : Poetry (Chicago, en mars 1942), Cahiers du Sud à Marseille en juin, puis dans Les Lettres françaises / SUR, à Buenos Aires, en juillet 1942. L'édition de Buenos Aires est la seule reconnue par l'auteur : le tiré à part de Marseille fut publié à son l'insu, dans un texte non revu par lui - la mise en page, notamment, est particulièrement différente. Exil sera ensuite augmenté de Pluies, Neiges et Poème à l'étrangère.
Paris, Alphonse Lemerre, 1875. Un fort vol. au format in-12 (188 x 123 mm) de 1 f. bl., xl - 349 pp., 1 f. n.fol. et 1 f. bl. Reliure de plein chagrin maroquiné sapin, plats jansénistes, dos lisse orné du titre doré, tête dorée sur témoins, filet gras à froid porté sur la doublure, couvertures et dos conservés, sous étui doublé. (Paule Brunot).
Edition en partie originale ; ici revêtue d'une pleine reliure signée dans la doublure Paule Brunot. ''Paule Brunot-Fieux apprend la reliure à l'Union Centrale des Arts Décoratifs (U.C.A.D.) dont elle sort major en 1930. De 1934 à 1980, ses reliures de création font le tour du monde et elle obtient de nombreuses récompenses.'' ''Toutes ces qualités, style, émotion, bonté d’écrivain, vertu de poëte, dignité d’artiste, ce jeune homme les concentre et les condense dans un grand livre, les Hommes de l’exil. Ce livre est un grand livre politique, pourquoi ? parce que c’est un grand livre littéraire. Qui dit littérature, dit humanité. Ce livre, les Hommes de l’exil, est une protestation et un défi ; protestation soumise à Dieu, défi jeté aux tyrans. L’âme est le personnage, l’exil est le drame ; les martyrs sont divers, le martyre est un ; l’épreuve varie, les éprouvés non. Cette sévère peinture restera. Ce livre austère et tragique est un livre d’amour ; amour pour la vérité, pour l’équité, pour la probité, pour la souffrance, pour le malheur, pour la grandeur ; de là une haine profonde contre ce qui est vil, lâche, injuste et bas. Ce livre est implacable ; pourquoi ? parce qu’il est tendre. Partout la justice, et partout la pitié ; la belle âme exprimée par le beau style ; tel est ce jeune écrivain.'' (in Préface). Vicaire IV, Manuel de l'amateur de livres du XIXème, 225. Dos passé présentant en outre quelques frottements. Petits défauts en marge de chacune des couvertures papier originelles. Nonobstant, très belle condition.
12,5x20,5 cm, 485 pages, état neuf, plein cuir bistre, tabac foncé, dos avec pièces de titre et entre nerfs dorés, tranchefile et signet, plats enluminés, portrait en frontispice, Collection distribuée par le Cercle du Bibliophile, imprimé en Suisse, dessins et gravures à pleine page tirés de l'édition de la "Librairie du Victor Hugo illustré" de 1895, ouvrage réalisé d'après les maquettes de Gilbert Gilliéron -
Actes et paroles - Pendant l'exil est un recueil publié en 1875 de textes de Victor Hugo : discours, déclarations publiques et textes divers (souvent parus dans la presse) entre 1852 et 1870. Ces oeuvres, comme l'indique le titre, ont été écrites pendant son exil de 1851 à 1870. Actes et paroles - Pendant l'exil, que complètent Actes et paroles - Avant l'exil et Actes et paroles - Depuis l'exil, dévoile la pensée politique hugolienne et son engagement public durant le Second Empire depuis ses lieux d'exil successifs. Pour bibliophile, fin lettré, lecteur passionné.
19 vol. grand in-8 reliure éditeur demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs richement orné, E. Girard & A. Boitte, s.d. (circa 1880-1900)
Belle série, peu commune en si bel état, d'une très belle fraîcheur intérieure.