1937 Paris, Éditions Rieder, 1937. In-8, cartonné ed, 104 pp. 60 planches hors texte. (Cabeen, n° 1784).
Reference : 4684
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Hachette et cie 1872 381 pages in12. 1872. Relié. 381 pages.
Etat Correct couverture fortement frottée pages gondolées mais propre et clair texte net bonne tenue de la reliure
Fernand roches / Félix Alcan 1931 in8. 1931. Broché. 5 volume(s). Essais - LIVRE PREMIER: Premier et Second Volume + LIVER SECOND: Premier et Second Volume / collection les textes français + Montaigne (Les grands Philosophes 2e éd. revue et corrigée)
réparations en haut des dos de deux livres couvertures tachées de rousseurs tranches fanées intérieurs propres
Victor lecou 1846 677 pages in12. 1846. Relié. 677 pages.
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Ferrara, Benedetto Mamarello, 1590. Small 8vo. Later half vellum with gilt title-label to spine. Marbbled paper over boards. A faint damp stain to the last few leaves, otherwise a nice and clean copy. Old ownership-signature to last leaf. Bookplate to inside of front board. Large woodcut device to title-page. Woodcut initials and headpieces at beginning. (8), 170, (5) pp.
The very scarce first edition of the first translation into any language of any part of Montaigne's Essays, namely Naselli's monumental first Italian translation, which came to pave the way for later translations of the work, among them Florio's first English from 1603. Montaigne's magnum opus was published in 1580, and in 1588, the final edition appeared, constituting the definitive text of the work and that on which all later editions were based. With his seminal work, Montaigne not only created a novel genre of writing, he also founded modern scepticism and the revival of ancient scepticism, and he paved the way for the modern philosophy and thought presented by Bacon, Decartes and Newton. ""Unlike anti-intellectuals like Erasmus, Montaigne developed his doubts through reasoning. Unlike his skeptical predecessors who presented mainly a series of reports on the variety of human opinions, Montaigne worked out his complete Pyrrhonism through a sequence of levels of doubt, culminating in some crucial philosophical difficulties... The occurrence of Montaigne's revitalization of the Pyrrhonism of Sextus Empiricus, coming at a time when the intellectual world of the 16th century was collapsing, made the ""nouveau Pyrrhonisme"" of Montaigne not the blind alley that historians like Copleston and Weber have portrayed, but one of the crucial forces in the formation of modern thought... It was also to be the womb of modern thought, in that it led to the attempt either to refute the new Pyrrhonism, or to find a way of living with it."" (Popkin, vol. II, 1960, pp. 54-55). There are many important aspects of Montaigne's groundbreaking work, which has been subject of an uncountable number of scholars throughout centuries. But one aspect which seems to have been forgotten in recent times is one that is emphasized by Naselli's extremely important first ever translation of the work. As the Italian title will reveal, the work was also widely viewed - and intended - as a political council book. Naselli bases his translation on Montaigne's own final edition from 1588 and publishes it merely two years later, including 42 of 94 chapters of the first two books. His translation is the one closest in time to the original appearance of the work and is the only one published in Montaigne's own life-time. It is thus in a unique position to tell us about contemporary views on the work and its use. ""One enormously important prose genre upon which Montaigne draws most heavily consists of political advice books for courtiers and princes that proliferated in great number and with great social and political impact in the late Renaissance. Montaigne's appropriation of the political counsel genre has gone largely unnoticed by contemporary scholars, and bringing it into focus has significant implications for our understanding of the ""Essais""... bringing it to the foreground allows us to challenge more robustly the common conclusion that Montaigne's unique project ""is not a political work.""Many in the first generation of Montaigne's reception appear to have seen the ""Essais"" principally as a contribution to the political contribution to the political counsel literature. For example, Girolamo Naselli's 1590 Italian translation of the ""Essais is titled ""Discorsi morali, politici e military"", while John Florio follows Naselli's lead in the title of his 1603 English translation, ""The Essayes or Morall, politike and militaire discourses"". And when Francis Bacon enthusiastically adopts Montaigne's novel ""Essai""-form for his own ends, he does so as a useful means of giving ""Councels Civill and Morall"", not simply musings personal and poetic."" (Thompson, Montaigne and the Tolerance of Politics, p. 21). As is mentioned on the title-page, this first translation also contains another, long ""questione"". ""In this deliberative discourse, very different in kind from anything a modern reader would associate with ""Essais"", and apparently composed soon after the winter 1576-7 Estates General of Blois, the author argues methodically and resolutely against those at the assembly who in a public ""ragionamento"" demonstrated the employment of foreigners in a republic to be universally undesirable, and who nearly succeeded in having this position passed into law."" (Boutcher: The Scool of Montaigne in Early Modern Europe, vol. 2, p. 136).
Indispensable complément des Essais, ce voyage en Italie devait profondément marquer la sensibilité de Montaigne. Son influence sera décisive sur le troisième livre des Essais. Première édition du Voyage de Montaigne de format in-4 « plus désirable et plus recherchée », « parue à peu près en même temps que l’édition in-12 ». L'un des seuls exemplaires imprimés sur grand papier de Hollande à toutes marges. In-4 de (4) ff., 1 portrait, 54 pp., 416 pp., exemplaire à toutes marges, brochure de papier marbré ancienne, plats postérieurs, gardes de papier postérieur, qq. taches et restauration marginale aux derniers feuillets. 303 x 230 mm. Montaigne, Michel de. Journal du Voyage de Michel de Montaigne en Italie par la Suisse et l'Allemagne, en 1580 et 1581. Avec des notes par M. de Querlon. Rome et Paris, 1774. Édition originale de format in-4 du Journal du Voyage de Montaigne « parue presque en même temps que l’édition in-12 » (Tchémerzine, IV, 914). Elle a de tout temps été plus recherchée que l’édition de petit format. Elle est ornée du portrait de Montaigne gravé par Saint-Aubin. « Ce livre est d’une grande importance pour l’entendement de l’esprit et du caractère de Montaigne » (Graesse IV, 581). « En accord avec le goût bibliophilique du XVIIIe siècle, le format in-4 est considéré comme le plus désirable et la plupart des exemplaires connus dans ce format sont en veau blond raciné ou moucheté avec des dos ornés et dorés… L’édition en deux volumes in-12 est moins désirable et beaucoup moins recherchée que le format in-4 » (Philippe Desan, n° 111 et 113). Le manuscrit inédit de cette relation, écrit en partie de la main de Montaigne fut découvert par l’abbé Prunis, parmi les papiers de l’ancien château de Montaigne. Le 22 juin 1580, Montaigne quitte son château, où en neuf ans il a composé les deux premiers livres de ses essais. Il fait d'abord une pointe jusqu'à Paris, puis commence ce voyage qu'il n'a entrepris que pour connaître les bains les plus renommés contre le mal de la pierre et pour voir de nouveaux pays et de nouveaux hommes. « Il s'arrête à Plombières, où il fait une cure, puis par Mulhouse, il parvient à Bâle d'où il repart pour Baden. En suivant le Rhin, il admire les chutes de Schaffhouse, s'arrête à Constance et remonte jusqu'à Ausbourg. Il dépasse Munich, franchit le Tyrol, par Bolzano et Trente (où il entend déjà parler italien) et arrive à Vérone le jour de la Toussaint. A Venise, il s'enquiert de tout et, spécialement, des courtisanes, il visite ensuite Bologne, la Toscane, Florence, Par Sienne, Buonconvento, Viterbe, le voici à Rome, le 30 novembre. Il y demeure jusqu’au 19 avril 1581. Franchissant les Apennins, il visite Loreto, touche Ancône, Fano, oblique vers Urbino et, par Borgo-San-Sepolcro, parvient à Florence. Voici Pistole, Lucques et ses bains célèbres. Il y séjourne du 8 mai au 21 juin. Il visite alors les alentours et admire tout particulièrement Pise. Le 14 août, il s'en revient à Lucques. C'est dans cette ville qu'il apprend qu'il vient d'être élu maire de Bordeaux. Il revient alors à Rome, où il séjourne pendant les premiers quinze jours d’octobre. De là, il remonte à Sienne, Lucques, Sarzana, Plaisance, Pavie (il admire sa chartreuse) et ne fait qu'un bref séjour à Milan. Le dernier jour de novembre, il rentre chez lui. » « De septembre 1580 à novembre 1581, Montaigne voyage donc en Europe : Allemagne, Suisse, Italie pour découvrir autrui dans sa différence et sa diversité : ce qu'on mange ne l'intéresse pas moins que ce que l'on pense, et à Rome il est aussi diligent à écouter la conversation des « femmes publiques » qu'à « ouïr des disputes de théologie » ou visiter les antiquités des vignes cardinalices. « Les rois de Perse, dit-il, qui s'obligeaient de ne boire jamais autre eau que celle du fleuve de Choaspès, renonçaient par sottise à leur droit d’usage en toutes les autres eaux, et asséchaient pour leur regard tout le reste du monde » (Fausta Garavini-Gallimard). « On considère en général le « Journal de Voyage » de Montaigne dans son parcours diurétique à travers l’Europe comme un document biographique et littéraire ; à ce titre il est déjà intéressant de pénétrer dans les coulisses des Essais, de distinguer du sujet de l’œuvre de sagesse le personnage historique » (Guy Demerson). Indispensable complément des Essais, ce voyage en Italie devait profondément marquer la sensibilité de Montaigne. Son influence sera décisive sur le troisième livre des Essais. Précieux exemplaire sur grand papier de Hollande, à toutes marges.
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