Eglise réformée évangélique du canton de Berne, Arrondissement du Jura, s. d., vers 1970, in-8vo, 21 p., brochure originale.
Reference : 132549aaf
Harteveld Rare Books Ltd.
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, Imprimé à Paris, 1609. 28 pp. 4 parties reliées en 1 vol. in-12, maroquin rouge, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, dentelle et filets intérieurs, tranches dorées sur marbrure (Trautz-Bauzonnet).
Troisième édition des fameuses satires poétiques de Sonnet de Courval contre le mariage, publiées une première fois en 1608. Exemplaire réglé.Cette édition contient Thiméthélie ou Censure des femmes, Défense apologétique du Sieur de Courval contre les censeurs de sa Satyre du mariage, et Response à la Contre-satyre. Chaque oeuvre a sa propre page de titre à l’adresse de Jean Millot avec un titre général. Pièces liminaires : portrait de l'auteur « âgé de 31 ans » daté 1608 et gravé par Léonard Gaultier, dédicace à Gilles de Gouvet, stances, sonnets, quatrain, sizain, ode, Au lecteur, À ma satyre sur la troisième édition, Aux envieux Poetastres de Vire.Issu du groupe des Satiriques normands qui rénovèrent le genre de la satire,Thomas Sonnet de Courval (Vire, 1577 - Paris, 1627) était un imitateur de Régnier, et bien qu’il n’ait pas eu son talent, ses satires sont pleines de verve et ont la grande qualité de renfermer de nombreux détails sur les mœurs de l’époque. Il dut quitter Vire sa ville natale à la suite des problèmes que lui avait attirés la publication de la satire sur le mariage pour aller se fixer à Paris, où malgré l’horreur qu’il professa pour le mariage, il épousa une demoiselle de la maison d’Amfrie de Clermont, qui lui donna plusieurs enfants, et exerça la médecine tout en composant des vers.Très bel exemplaire relié par Trautz-Bauzonnet. Ex-libris manuscrit ancien au titre : « Legrand 1740 ».Brunet, V, 443 ; Gay III, 1072 ; Frère II, 538 : « rarissime poète normand, original jusqu’au cynisme ».
, , 1649. Gravure sur vélin polychrome (32 x 38 cm), frise florale d’encadrement, inscription manuscrite, encadrement double face.
Acte de mariage enluminé de Claude Vandel et Claudine Girard. en l’église Notre Dame de la Platière en 1649, orné de figures saintes dans plusieurs cartouches.Le document est signé des mariés et du curé au bas de la gravure et au dos.Ces chartes de mariage lyonnaises, utilisées du XVe au XVIIIe siècle, étaient remises par l’époux à son épouse après la bénédiction nuptiale. À la fois acte de mariage et charte de dotation, elles combinaient un texte imprimé — ensuite complété à la main avec les noms, la date et le lieu — et une riche iconographie religieuse.Leur formule, proche des attestations de pèlerinage, rappelait le caractère sacramentel de l’union : « Ce que Dieu joint par le mariage, l’homme ne séparera ». Très répandues dans la région lyonnaise, elles servaient également de preuve officielle auprès des Hospices de Lyon, notamment pour les procédures d’adoption des orphelins de la Charité.Leur décor évolua avec le temps : motifs Renaissance (guirlandes, cornes d’abondance) puis figures des Apôtres, Évangélistes et scènes du mariage de la Vierge. Ces documents constituent aujourd’hui de précieux témoignages des usages matrimoniaux lyonnais et des rapports entre pratique religieuse, administration et société sous l’Ancien Régime.Le règlement des Hospices prévoyait que les orphelins pouvaient être adoptés par l’hôpital de la Charité à condition qu’ils soient issus de mariages légitimes : la présentation de la charte de mariage des parents devait donc accompagner tout demande. Bel exemplaire.
, , 1664. Gravure sur vélin polychrome (34,5 x 26,5 cm), inscriptions manuscrite et peinte, encadrée sous verre.
Acte de mariage enluminé de Pierre Pastorel et Marguerite Clerc à Lyon en 1664, placé dans un large décor de figures saintes, et royales.Ces chartes de mariage lyonnaises, utilisées du XVe au XVIIIe siècle, étaient remises par l’époux à son épouse après la bénédiction nuptiale. À la fois acte de mariage et charte de dotation, elles combinaient un texte imprimé — ensuite complété à la main avec les noms, la date et le lieu — et une riche iconographie religieuse.Leur formule, proche des attestations de pèlerinage, rappelait le caractère sacramentel de l’union : « Ce que Dieu joint par le mariage, l’homme ne séparera ». Très répandues dans la région lyonnaise, elles servaient également de preuve officielle auprès des Hospices de Lyon, notamment pour les procédures d’adoption des orphelins de la Charité.Leur décor évolua avec le temps : motifs Renaissance (guirlandes, cornes d’abondance) puis figures des Apôtres, Évangélistes et scènes du mariage de la Vierge. Ces documents constituent aujourd’hui de précieux témoignages des usages matrimoniaux lyonnais et des rapports entre pratique religieuse, administration et société sous l’Ancien Régime.Le règlement des Hospices prévoyait que les orphelins pouvaient être adoptés par l’hôpital de la Charité à condition qu’ils soient issus de mariages légitimes : la présentation de la charte de mariage des parents devait donc accompagner tout demande. Bel exemplaire.
PEINTURE CHINOISE EN ROULEAU REPRÉSENTANT UN CORTÈGE DE MARIAGE.
Reference : LCS-14866
Superbe peinture chinoise en rouleau horizontal représentant le cortège d’un mariage luxueux. Chine, dynastie Qing, seconde moitié du XIXe siècle. S.l.n.d. [Chine, dynastie Qing, seconde moitié du XIXe siècle].Rouleau horizontal peint sur soie et papier traditionnel chinois. Encre de Chine et lavis coloriés. Baguette d’enroulement en bois sombre ornée d’une bande de soie bleue. L’axe central du rouleau a un diamètre de 2 cm environ. Couverture décorée de soie multicolore. Dimensions du rouleau : environ 3,85 m de longueur x 0,36 m de largeur.
Superbe peinture chinoise en rouleau horizontal représentant le cortège d’un mariage luxueux. Le rouleau offre une palette de couleurs très variée, et en particulier de superbes violets, roses et verts traditionnels. La scène est également rythmée par l’emploi du rouge qui occupe une place importante dans ce thème festif. Il est intéressant de noter que les couleurs de peau sont codifiées selon les types de personnages. De nombreux rehauts d’or et d’argent ponctuent la scène et lui donnent du relief.On peut déduire du caractère luxueux de la peinture qu’elle fut commandée par une famille noble, puissante et aisée, comme en témoignent les inscriptions visibles sur la peinture, les somptueux trousseaux de la mariée, contenus dans un coffre d’une grande richesse décoré d’un dragon, symbole de puissance... Les nombreux détails du rouleau : les palanquins élégants, les magnifiques lanternes et boites de cadeaux, les bannières, soulignent l’importance et la richesse de la famille, sans jamais révéler son identité. La peinture porte trois inscriptions : 1. Sur une bannière : Deng Ke, 登科, signifiant qu'un membre de la famille (probablement le père déjà décédé) a été reçu aux examens impériaux, au niveau le plus élevé, ouvrant la voie à une haute fonction dans le gouvernement impérial, 2. sur une boîte: 登科, la même inscription que sur la bannière, mais en caractères stylisés, 3. sur une autre bannière (le deuxième caractère est à moitié caché): Shi Jia, せ家, signifiant qu'il s'agit d'une famille de “Mandarins” (les personnes de la famille, de génération en génération et depuis des temps anciens, ont toujours été des hauts fonctionnaires du gouvernement impérial). 76 personnages sont représentées sur la peinture. Le cortège se compose essentiellement de six groupes, définis selon des règles strictes de l'époque: a. la mère de la mariée, portée sur un palanquin, (le père, probablement décédé, n'est pas représenté sur le rouleau), b. un premier groupe de musiciens, c. un groupe de personnages porteurs de cadeaux, d. un deuxième groupe de musiciens, e. la mariée en tête d'un groupe de jeunes femmes, membres de la famille ou amies proches de la mariée, f. les porteurs du magnifique trousseau. Les deux groupes de musiciens, se composant de 8 et de 12 instrumentistes, accentuent l'atmosphère festive. Les instruments de musique représentés sont d'un grand intérêt pour les historiens de la musique chinoise: une cithare, plusieurs cornets, cymbales, flûtes, tambours ou tambourins, un lute et deux instruments dont on ne connaît pas l'équivalent en Europe et qui pourraient être des instruments de percussion. Les visages des 76 personnages sont expressifs et, contrairement à de nombreuses peintures chinoises, sont individualisés et peints avec une grande minutie. Les vêtements, aux couleurs particulièrement vives, sont élégants, en conformité avec la fête. Superbe peinture chinoise sur rouleau, mettant en scène le cortège de mariage d’une famille aisée sous la dynastie Qing, somptueusement mis en couleurs dans des tons vifs et chatoyants avec de nombreux rehauts d’or et d’argent.
Edition originale «rare et recherchée» Paris, Levavasseur - Urbain Canel, 1830. 2 volumes in-8de: (2) ff., pp. (vij)-xxxv, (2) ff., 328 pp. mal chiffrées 332; 352 pp. Demi-veau vert foncé à coins, dos à nerfs ornés de motifs dorés et à froid, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 203 x 126 mm.
Edition originale «rare et recherchée» (M. Clouzot) de ce livre lucide et cruel qui peut être considéré comme la première œuvre personnelle de Balzac. Carteret, I, p.58 ; Destailleur, 1363. Exemplaire de tout premier tirage avec l'erreur de pagination au tome I (p. 332 au lieu de 328). Édition originale, parue sans nom d'auteur, avec une introduction signée H. B ... c. Elle porte en exergue, sur la page de titre, cette phrase : Le bonheur est la fin que doivent se proposer toutes les sociétés. Partant de quelques réflexions que Napoléon confiait au Conseil d'État lors de la discussion du Code civil, Balzac voit dans le mariage une aventure charnelle, nécessairement décevante, une affaire d'intérêts financiers, dont le gros problème est l'adultère. Proche, par ses anecdotes, du vaudeville, l'ouvrage apparaît comme une des clefs de la Comédie humaine, où la morale du mariage est l'objet d'une observation sociale et politique non exempte de féminisme. Parmi les nombreuses anecdotes relatives aux ingéniosités et aux artifices des amants, Balzac rapporte, comme sienne, celle de la méditation XXIV du Point de lendemain de Vivant Denon, dont il rappelle, à la page 204, le récit imprimé à vingt-cinq exemplaires par Pierre Didot. C'est sur l'exemplaire n° 24 que l'auteur a pris des éléments de cette narration qui a le mérite de présenter à la fois de hautes instructions aux maris ; et aux célibataires la peinture des mœurs du siècle dernier. En tête de l'errata du second volume, Balzac raille : Pour bien comprendre le sens de ces pages, un lecteur honnête homme doit en relire plusieurs fois les principaux passages ; car l'auteur y a mis toute sa pensée. Se remémorant sa pratique d'imprimeur, l'écrivain s'est diverti en remplissant les pages (207)-210 d'un galimatias de lettres en partie sens dessus-dessous, ne formant aucune phrase ni mot intelligibles et abondamment caviardées de signes dénués de signification ; elles sont disposées sous un intitulé de chapitre portant Des religions et de la confession considérées dans leur rapport avec le mariage ; à la suite est rappelée la boutade de La Bruyère : C'est trop contre un mari que la dévotion et la galanterie : une femme devrait opter. Cette édition a la particularité de posséder 4 pages en grande partie illisibles, en l’occurrence le chapitre I de la 15è méditation, traitant des «Religions et de la confession considérées dans leur rapport avec le mariage» (pages 207 à 210 du tome 2), fait de lettres à l’endroit et à l’envers, de blocs, tirets, parenthèses, etc. «On trouve au tome II, Méditation XXV, chapitre 1er, à la cinquième ligne, pages 207 à 210, une composition typographique incohérente, énigmatique, sorte de fantaisie dans le genre de Sterne, et dont Balzac donne, tome II, page 347, une explication pleine d’humour.» (Carteret, I, p.58) Bel exemplaire en reliure de l’époque, provenant des prestigieuses bibliothèques Bourbon de Rouvre et d’Henri Beraldi. Il fut relié sans le feuillet d’avertissement aux Lecteurs. A la vente Beraldi (III – 1934, n°9) sa reliure était reproduite hors texte et il était sobrement décrit: «Rare et bel exemplaire dans sa reliure de l’époque».