1669 A Cologne, chez Pierre du Marteau. M. DC. LXIX ( 1669); in-12 de (8) -166pp. Pleinvelin de l'époque , titre calligraphié au dos. Inscriptions manuscrites anciennes d'appartenance à l'intérieur du 1er plat et petit cachet rond plus moderne.
Reference : 12622
Ouvrage de Paul Hay Marquis Du Chastelet. A l'adresse de Pierre du Marteau, "pseudonyme qui dissimule de nombreuses impressions, d'abord néerlandaises (Johannes Elzevier à Leyde), puis françaises, belges, allemandes, italiennes, etc. Emprunte également l'adresse de Liège (1756) et des foires de Francfort et Leipzig, etc.." Tache rousse au velin, et déchirure le long de la gouttière au 1er plat.( Reu-Bur)
Livres Anciens N. Rousseau
Nadine Rousseau
livresanciens-rousseau.n@orange.fr
33 (0)2 54 49 05 62
Frais de port et d'assurance à la charge du destinataire, emballage gratuit. Paiement à la commande:tarif suivi à partir de 20 EUR. Envoi des livres dès réception du règlement soit par : Cartes bancaires ( CB, Visa, Eurocard-Mastercard acceptées), Chèque (majoré de 14 euros pour les chèques étrangers, virement en euros (Banque CREDIT MUTUEL: IBAN FR76 1027 8371 7500 0106 3030 174 - BIC : CMCIFR2A) et Mandat.
A Cologne, chez Pierre du Marteau, 1669, petit in-12, 264 pp, reliure plein veau, dos à 4 nerfs et caissons ornés (rel. de l'époque), coiffe sup. absente, plats lég. frottés, état correct
Une des quatre éditions publiées à la date de l'édition originale. Ce petit traité, assez bien écrit, n'embrasse pas toutes les branches de la politique. L'auteur, quoique homme d'esprit, n'a pu se défendre des préjugés de son temps sur les plus importants objets de législation. Il fait pourtant preuve d'un esprit critique. En particulier, il s'élève contre les persécutions des protestants, propose des moyens pour diminuer le nombre excessif des moines et religieuses, des mesures pour remédier à la vénalité des charges, à l'injustice et au crime. Il s'élève en outre contre le célibat civil, source de moeurs dissolues. « L'esprit libéral et critique qui inspira cet ouvrage déplut fortement à Louis XIV. L'auteur en est qualifié par Bourgeois et André (n°2969) de précurseur de Vauban et de l'abbé de Saint-Pierre. Il est généralement admis que cet écrit valut à Hay du Chastelet quinze jours d'emprisonnement à la Bastille ». (Sauvy, Livres saisis à Paris, 5 ; INED, 1073) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
, , [1670]. Manuscrit petit in-folio de (10)-301 pp., vélin de l'époque.
Copie manuscrite de l'époque du célèbre Traité de la politique de France de Paul Hay du Chastelet, dont l'édition originale parut en 1669 sous l'adresse fictive de Cologne, chez Pierre du Marteau. L'ouvrage connut dès son apparition un important retentissement et plusieurs éditions, notamment une seconde édition publiée à Utrecht en 1670, revue, corrigée et augmentée d'une seconde partie.Le présent manuscrit peut être rattaché avec précision à cette édition de 1670. Il en reprend plusieurs particularités textuelles caractéristiques : la mention « dédié et présenté au Roy » au titre ; l'adjonction de deux chapitres consacrés respectivement au « vrai bien et bonheur des États » et à la « Monarchie française », absents de l'édition originale ; ainsi que, partiellement, la seconde partie introduite en 1670. Le copiste donne notamment les Additions, auxquelles il fait immédiatement succéder la Conclusion qui termine habituellement la première partie. Cette composition témoigne ainsi d'une copie réalisée à partir de la version augmentée de l'ouvrage, et non de l'édition originale de 1669.Le Traitté de la politique de France occupe une place singulière dans la littérature politique du règne de Louis XIV. Maître des requêtes, Paul Hay du Chastelet y examine les principaux ressorts de la puissance monarchique tout en développant des vues originales sur l'économie et l'administration du royaume : il critique notamment certains aspects de la fiscalité, s'intéresse au peuplement et à la richesse du royaume, et prend position contre les persécutions religieuses et la vénalité des charges. L'ouvrage fut considéré comme suffisamment critique pour attirer les poursuites du pouvoir royal ; la tradition bibliographique rapporte qu'il valut à son auteur quinze jours d'emprisonnement à la Bastille.Reliure usagée ; mouillure avec petit manque de vélin sur le deuxième plat ; traces de mouillure sur les premiers feuillets.Sauvy, Livres saisis à Paris, n° 5 ; INED, n° 1073 ; Guy Thuillier, « Hay du Chastelet et la suppression des gabelles (1669) », Études et documents, XI, 1999, p. 547-551.