1760 Paris, Didot l'Ainé, 1760; In-12 de XXIV-372pp. ; plein veau blond de l'époque, dos à nerfs orné de petits fers dorés, filet pointillé doré sur les nerfs, titre doré sur étiquette de maroquin vert ex-libris doré poussé dans l'avant dernier caisson, tranches rouges. Inscriptions manuscrites anciennes sur l'auteur sur la 1ère garde blanche. Reliure légèrement frottée avec petite manque à la coiffe supérieure. Bon exemplaire.
Reference : 12509
L'auteur était Chapelain de la cathédrale d'Amiens, historiographe du comte d'Artois, membre honoraire des académies d'Arras, Rouen et Metz et Prieur de Louvigny. Intéressante provenance pour cet ouvrage, avecl l'ex-libris au dos de l'ouvrage du bibliophile Adrien Joseph Havé, né le 4 septembre 1739 à Romain, près de Reims. Adrien Havé avait fait des études de Droit à l'Université de Reims. Avocat, en 1762, au Parlement de Paris il remplit, de 1768 à 1771, la fonction de secrétaire du lieutenant général de police de Paris. Rentré à Reims en 1771 il y rédigera pendant plus de trente ans les Affiches de Reims. (CO2)
Livres Anciens N. Rousseau
Nadine Rousseau
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BAUDELAIRE (Charles). DE QUELQUES PRÉJUGÉS CONTEMPORAINS. Une page au recto d’un feuillet, 27,5 × 22,3 cm. Sans date [ca. 1850]. Brouillon autographe, d’un format remarquablement grand, d’un projet de texte évoquant plusieurs figures capitales et sujets de première importance dans l’œuvre de Baudelaire. Les brouillons de Baudelaire sont rares en mains privées. Ils fournissent l’aperçu le plus direct de sa façon de travailler. Ce projet de texte, avant-goût de Mon cœur mis à nu et de Fusées, mêle les intérêts littéraires du poète à la forme pamphlétaire qu’il emploie à la fin de sa vie. Il constitue un condensé allusif de la pensée de Baudelaire. Transcription (ATTENTION : dans cette notice, du fait du formatage des notices sur le site, les caractères barrés n'apparaissent pas comme tels dans la transcription ; se référer aux photos pour cela) : De la Poes [Centré] De quelques préjugés contemporains De M. de Béranger — poete — et patriote Qu’est-ce qu’un préjugé — Une mode de penser — De M. de Béranger — poete et patriote — De la Patrie au dix neuvième siècle — De M. Victor Hugo. Romantique — et penseur. De Mr de Lamartine — auteur Religieux. De la Religion au dix neuvième siècle — De la Religion aimable — Mr Lacordaire De M. Victor Hugo. Romantique et Penseur De Dieu au dix neuvième siècle — De quelques idées fausses de la Renaissance Romantique — Des filles Publiques et de la Philanthropie — [Rajouté dans un interligne, légèrement en retrait] (Des Réhabilitations en général). De Jean Jacques — auteur sentimental et infâme — De la République au dix neuvième siècle — et des Républicains. (G. Pagès — et D. Cormenin jugés par Robespierre). Des Fausses Aurores — Epilogue ou Consolations. Il est difficile de déterminer dans quelle mesure Baudelaire reprend à son compte ou combat les préjugés qu’il évoque ou que l’on devine à travers ce style lapidaire, et ce que le texte projeté devait révéler de l’évolution de la réflexion de Baudelaire depuis 1848. Cette étude du préjugé peut se rapprocher d’éloges ultérieurs du poncif et du lieu commun sous sa plume. Dans Fusées (Pléiade, I, 662) : Créer un poncif, c’est le génie. Je dois créer un poncif. Et plus loin (Fusées, Pléiade, I, 670), cette concise poétique de l’énoncé du lieu commun : Sois toujours poète, même en prose. Grand style (rien de plus beau que le lieu commun). Quant au terme de « préjugé », on le retrouve dans deux lettres capitales de Baudelaire : la lettre à Mme Sabatier du 31 août 1857 ( « Vous voyez, ma bien belle chérie, que j’ai d’odieux préjugés à l’endroit des femmes ») et l’unique lettre connue adressée à Wagner, le 17 février 1860 (« La première fois que je suis allé aux Italiens pour entendre vos ouvrages, j’étais […] plein de mauvais préjugés »). La présence de ce document dans la collection d’autographes de Champfleury permet d’en situer la rédaction durant la période 1848-1852, pendant laquelle Baudelaire et l’auteur de Chien-Caillou furent particulièrement proches — ils fondèrent ensemble l’éphémère Salut public en 1848. Notes au verso, d’une autre main : dans la partie supérieure, au centre : « N 4. » Puis, un peu plus bas : « 9 » — en rapport peut-être avec l’adjudication au prix marteau de 9 francs lors de la vente Champfleury ? Dans le coin inférieur droit : « XX ». Catalogue des autographes composant la collection Champfleury, 1891, numéro 24 ; ancienne collection Armand Godoy, reproduit en fac-similé dans Le Manuscrit autographe, numéro spécial consacré à Charles Baudelaire, 1927, page 76 ; Pléiade, II, page 54. Traces de pliures, légères restaurations marginales, papier bruni ; très beau toutefois. Nous exprimons notre vive reconnaissance à Andrea Schellino pour les explications précieuses qu’il nous a apportées dans le cadre de la rédaction de cette notice.
Paris, Pierre-François Giffart, 1747 2 vol. in-12, xxiv-412 pp. ; [2] ff. n. ch., 468 pp., veau fauve marbré, dos à nerfs cloisonnés et fleuronnés, pièces de titre et de tomaison cerise, encadrement de simple filet à froid sur les plats, tranches rouges (reliure de l'époque). Un coin abîmé.
Denesle, dont on ne sait quasiment rien en-dehors de la date de sa mort (2 novembre 1767) est l'auteur d'une série de trois textes intitulés Préjugés : Les Préjugés du public (1747 - notre titre, qui porte sur les gens de lettres, les savants et leurs productions) ; Les Préjugés des anciens et des modernes sur la nature de l'âme humaine (1765) ; Les Préjugés du public sur l'honneur (1747 et 1766). Les bibliographes ont tendance à s'emmêler sur ces trois préjugés différents ...Quérard II, 475. Curieusement absent de Cioranescu. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
(HOLBACH, Paul Henri Dietrich, Baron, & NAIGEON, Jacques-André):
Reference : 131175aaf
Londres (= Amsterdam, Rey), MDCCLXX., (1770), in-8vo, 2 ff. + 394 p. + 1 f. de table, qqs légères rousseurs sur les premières 3 ff., sinon ex. frais, reliure en veau d’époque, dos richement orné or, gardes d’origine, tranches rouges. Bel exemplaire.
Première édition, bel exemplaire de cette publication anonyme d’Holbach. Fameux manifeste matérialiste qui indigna jusqu'à Frédéric II. Matérialiste athée, l'auteur s'attaque à tous les préjugés, la religion en étant le principal. Le roi Frédéric II réfuta ses thèses dans un Examen de l'Essai sur les préjugés. Le baron d'Holbach prétend que "l'ignorance, les erreurs & les préjugés des hommes sont les sources de leurs maux : la vérité en est le remède". Les notes sont de Naigeon et le texte est bien du baron d'Holbach, comme le montre son bibliographe Vercruysse, et non de Du Marsais comme l'affirme la mention imprimée sur le titre. Printing and the Mind of Man ; Tchemerzine, p. 242; Vercruysse, 1770/A2; Caillet, 5318, pour les éditions de 1770 à Londres et 1822 à Paris). Image disp.
Phone number : 41 (0)26 3223808
F.S.J.U. 1966. In-4. Broché. Bon état, Tâchée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 71 pages. Quelques photos et illustrations en noir et blanc, dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
SOMMAIRE : La politique étrangère d'Israël, par Anne Eban / Préjugés français et préjugés allemands, par Yvon Bourdet / Opération bonne conscience : la propagande arabe et la gauche française,etc Classification Dewey : 70.49-Presse illustrée, magazines, revues
Paris de Hansy 1766 1 Trois volumes in-12 (167 x 98 mm), 2 ff. n. ch., XVI pp., 412 pp. mal ch. 400; IV pp., 462 pp.; IV pp., 464 pp., 2 ff. n. ch. (catalogue). Maroquin à long grain rouge, chaînette dorée en encadrement sur les plats, dos lisses ornés de roulettes et petits fers dorés, pièces de titre et de tomaison en maroquin noir, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées, légers frottements aux coiffes et aux coins, rares petites rousseurs (reliure du temps).
Troisième édition de ce rare traité de l’honneur dédiée au lieutenant général de Police de la ville de Paris, Antoine de Sartine. L’ouvrage avait paru pour la première fois en 1747, sans la dédicace. «Peut-être le lecteur verra-t-il […] que la plupart de ceux qui croyent regorger d’honneur, n’en ont souvent point du tout, & que ceux qu’on regarde comme en étant entièrement dénués, en ont souvent plus que les autres» (avant-propos). Après avoir distingué le véritable honneur du faux honneur, l’auteur traite de celui des princes et des hommes d’État, avec un chapitre consacré aux conséquences des principes de Machiavel, mais aussi du commerce, de l’honnêteté et des causes de sa disparition, du mariage, de l’infidélité, avec des considérations toujours conventionnelles. Les deux derniers chapitres sont consacrés à la vengeance et au suicide. Connu sous le seul nom de Denesle, l’auteur composa de nombreux autres textes de circonstance, presque toujours empreints de morale, dans des genres aussi variés que la poésie allégorique, l’ode ou la prose. Il s’est également attaqué aux Préjugés du public en littérature (1747) et aux Préjugés des anciens et nouveaux philosophes sur la nature de l’âme humaine, ou Examen du matérialisme (1765). Très bel exemplaire en maroquin rouge du temps. Quérard, La France littéraire, II, 475.