GLM | Paris 1939 | 14.2 x 19.2 cm | Broché
Reference : 90940
Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur vélin bleu, tirage de tête. Dos et plats marginalement décolorés comme généralement, sinon agréable exemplaire. Ouvrage illustré de 8 photolithographies en noir et blanc de collages réalisés par Max Ernst. Rare exemplaire de ce recueil de contes surréalistes de Leonora Carrington,qui "rappellent par leur humour très "anglais" certaines aventures d'Alice au pays des merveilles, mélangés à un imaginaire plus macabre qui rappelle de temps en temps l'ironie cruelle de Maldoror"(Susan Rubin Suleiman). * Illustré de collages de Max Ernst, avec qui elle partage sa vie, ce recueil sera l'une de leurs dernières collaborations européennes avant que la montée du nazisme ne les contraigne à chercher refuge au Mexique. Le conte éponyme met en scène Lucrecia, dont le destin se mêle à celui d'un cheval de bois à bascule qui s'anime, la possède (ou qu'elle possède), avant d'être détruit par le père. Cette association traverse toute l'uvre de Carrington, qui s'identifiait profondément au cheval comme animal totémique. Contrairement aux belles princesses des contes traditionnels, l'héroïne de Carrington va se transformer en cheval. Ce retournement qui inverse la logique du conte merveilleux classique et en déjoue toutes les promesses de normalisation. Carrington rédige directement en français, sa langue d'adoption qui confère à sa prose une étrangeté supplémentaire. Parmi les autres contes du recueil, "La Débutante" est resté célèbre : pour fuir une soirée mondaine organisée par sa mère, l'héroïne se fait remplacer par une hyène, à qui elle fait enfiler le visage de sa bonne. La malheureuse devant être mangée pour permettre le travestissement. Scène que Suleiman qualifie d'"inoubliable", et qui concentre à elle seule l'art de Carrington : mondanité, transgression, violence déguisée en humour, et une logique implacable dans l'absurde. Avec Ernst à l'image, les contes viennent s'enrichir de son univers iconographique élaboré depuis les années 1920 : "Ainsi, le poulpe et les serpents du collage du frontispice, par exemple, renvoient directement à un collage de La Femme 100 têtes qui, de son côté, incite le regardant à revenir vers le huitième collage de La Dame ovale, notamment à cause de la moustache du faciès masculin qui figure dans les deux collages" (Doris G. Eibl). Mais parfois, collage, récit et même oeuvre peint de Carrington se fusionnent : on a remarqué les similitudes entre un collage d'Ernst pourLa Dame ovale et une peinture contemporaine de Carrington, Femme et Oiseau (vers 1937). Dans le collage, une pie est adjointe à la crinière du cheval, écho direct au passage du récit où une pie nommée Mathilde entre par une fenêtre brisée pour se percher sur la tête d'un cheval à bascule nommé Tartar. Ernst, qui assimile les oiseaux comme symboles personnels, et Carrington, qui s'identifiait au cheval, construisent ainsi ensemble une image androgyne, "symbole des connexions créatrices entre les deux artistes" (M. E. Warlick, Max Ernst and Alchemy. A Magician in Search of Myth). "Retenons que vouloir sapprocher de La Dame ovale, revient à saventurer dans lorbite dun vrai mythe, celui du couple Carrington-Ernst, ménage surréaliste par excellence, uvre dart vivante totale ou presque, où les limites entre art et vie semblent suspendus dans une bulle détrangeté radicale que seule la Deuxième Guerre mondiale saura faire éclater." (Doris G. Eibl, "Se répondre ou ne pas répondre : du dialogisme dans La Dame ovale de Leonora Carrington et Max Ernst"). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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LA DAME OVALE. Illustré de sept collages de Max Ernst. Éditions GLM, Paris, 1939, (11,8 x 19,6 cm), 96 pages. Mis en pages et imprimé par Guy Lévis Mano.Illustrée de 8 collages hors-texte, et non 7 comme l'indique le titre. Edition tirée à 535 exemplaires, 1/500 exemplaires numérotés sur vélin blanc (après 35 exemplaires sur vélin bleu). Rare édition originale en excellent état, hormis le dos un peu passé, et les plats légèrement passés en partie. La Dame ovale, publié à Paris en mai 1939 aux éditions GLM, sinscrit dans la tradition dune pratique esthétique particulièrement chère aux surréalistes, à savoir la collaboration interartistique, notamment entre peintres et poètes. Les cinq contes de Leonora Carrington, rédigés en français, revus par Henri Parisot et publiés pour la première fois dans ce même volume, y sont accompagnés de huit photolithographies en noir et blanc de collages réalisés par Max Ernst, son compagnon des années 1937 à 1940.
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Paris, GLM, 1939. In-8°, non paginé. Broché.
Edition originale. Un des 500 exemplaires numérotés sur vélin blanc (après 35 exemplaires sur vélin bleu). Illustrée de sept collages de Max Ernst à pleine page. Charmant ouvrage écrit par celle qui fut la compagne de Max Ernst. En parfaite condition.
Guy Lévis Mano, 1939. Broché, couverture bleu pâle imprimée. 19,2 x 14,2 cm.
Illustré de huit collages de Max Ernst reproduits au trait, dont un en frontispice. Edition originale. Tirage à 535 exemplaires, n°6 des 35 de tête sur vélin bleu. [208].
Société française d’archéologie 1976, in-4 broché, 90pp; illustré - très bon état
SOCIETE FRANCAISE D'ARCHEOLOGIE. 1976. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 1 à 91. Nombreuses photos en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 930.1-Archéologie
Publication trimestrielle. Classification Dewey : 930.1-Archéologie