‎Gustave BORGNIS-DESBORDES‎
‎[TONKIN] Ensemble de 59 lettres autographes signées et adressées à sa famille‎

‎Sans nom d'éditeur | Paris Sans lieu d'édition 1886-1887 | 13.7 x 21.2 cm | En feuilles‎

Reference : 89104


‎Paris, Auxerre et divers lieux, janvier 1886-août 1887. Ensemble de 59 lettres autographes signées de Gustave Borgnis-Desbordes adressées à sa famille, représentant environ 180 pages, en majorité in-8. La plupart sont écrites sur papier de deuil à bordure noire ; quelques-unes portent l'en-tête du Ministère de la Marine et des Colonies, Inspection Générale de l'Artillerie. Les lettres s'échelonnent de janvier 1886 à août 1887. Presque toutes sont écrites de Paris, quelques-unes sans indication de lieu et une d'Auxerre, le 1er juillet 1886. Quarante-sept sont adressées à sa sur Claire, épouse d'Henry Lethier, ingénieur des Ponts et Chaussées alors en poste à Auxerre ; onze à son frère Ernest Borgnis-Desbordes (1843-1925), polytechnicien, officier d'artillerie et futur général de division ; une enfin à sa belle-sur Émilie Lacille, épouse de ce dernier. Ensemble conservé dans une boîte moderne en pleine toile rouge, pièce de titre noire. Importante correspondance familiale couvrant dix-neuf mois décisifs dans la carrière de Gustave Borgnis-Desbordes, entre les séquelles de la crise du Tonkin, sa promotion au généralat et son départ pour une vaste tournée d'inspection à travers les possessions françaises de l'océan Indien et du Pacifique. * Polytechnicien de la promotion 1859 et officier d'artillerie de marine, Borgnis-Desbordes avait déjà derrière lui une carrière coloniale considérable. De 1880 à 1883, il avait conduit plusieurs campagnes françaises dans le Haut-Sénégal et le Haut-Niger, établi les postes de Kita et de Bamako et joué un rôle déterminant dans l'avancée militaire française vers le Niger. Il fut ensuite envoyé au Tonkin, où il commanda l'artillerie du corps expéditionnaire pendant la guerre franco-chinoise. C'est l'affaire de Lang Son qui forme l'arrière-plan des premières lettres. Après l'échec de Bang Bo, le général de Négrier fut grièvement blessé le 28 mars 1885 au cours des combats autour de Lang Son. Son adjoint Herbinger prit alors le commandement et ordonna une retraite précipitée qui, amplifiée à Paris par le télégramme alarmiste de Brière de l'Isle, provoqua une crise politique majeure et la chute du gouvernement Jules Ferry. Borgnis-Desbordes fut appelé dans les jours suivants à reprendre provisoirement la brigade et rédigea le 24 avril un rapport particulièrement sévère sur la conduite d'Herbinger. En 1886, l'épisode n'est pas refermé. Depuis Paris, Borgnis-Desbordes multiplie les démarches, les visites et les conversations afin de défendre ses états de service et sa position dans l'armée. Les lettres permettent de suivre presque au jour le jour ce réseau d'appuis militaires et politiques : Faidherbe, Brière de l'Isle, de Négrier, les amiraux, le ministre de la Marine, mais aussi les parlementaires et journalistes qui continuent de commenter l'affaire. À l'intimité familiale se mêle ainsi une véritable chronique des antichambres du pouvoir. La mort d'Herbinger, le 26 mai 1886, ne met pas immédiatement fin à la polémique. Quelques semaines plus tard, Borgnis-Desbordes obtient cependant la promotion qu'il attendait : en juillet, il est nommé général de brigade. Dans une lettre datée du 26, il annonce avoir enfin vu sa nomination à l'Officiel et laisse éclater son ironie contre les adversaires qui avaient tenté, selon lui, d'entraver son avancement. Cette correspondance militaire devient parallèlement une étonnante chronique du Paris politique du second septennat de Jules Grévy. Borgnis-Desbordes commente les séances de la Chambre, les ministres qu'il rencontre, Jules Ferry, Clemenceau, Rochefort ou Louise Michel, et surtout la progression spectaculaire du général Boulanger. Ministre de la Guerre depuis janvier 1886, acclamé lors de la revue du 14 juillet, Boulanger prend bientôt les dimensions d'un phénomène politique dont Borgnis-Desbordes observe avec méfiance le nationalisme et le goût de l'affrontement. L'affaire Schnæbelé, en avril 1887, donne soudain à ces inquiétudes une portée i‎

€4,500.00
Bookseller's contact details

Librairie Le Feu Follet – Edition-Originale.com
Edition-Originale.com
31 rue Henri Barbusse
75005 Paris
France

contact@edition-originale.com

01 56 08 08 85

Contact bookseller

Payment mode
Cheque
Others
Sale conditions

Nos ouvrages sont complets et en bon état, sauf indications contraires. Nos prix sont nets. A partir de 30 €, les envois se font en recommandé avec A. R. Le port est à la charge du destinataire. Les réservations par téléphone ne pourront dépasser 72 h.

Contact bookseller about this book

Enter these characters to validate your form.
*
Send
Get it on Google Play Get it on AppStore
The item was added to your cart
You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !