Editions Pierre Trémois | Paris 1944 | 18.50 x 23.50 cm | broché
Reference : 78728
Edition originale illustrée de 26 vignettes en couleurs de l'auteur. Une petite déchirure en marge du second plat. Très bel exemplaire de ce recueil de chansons humoristiques et satyriques raillant les régimes nazi et fasciste, ainsi que celui de Vichy composées pour le programme "Les français parlent aux français" diffusé par la B.B.C.. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris ; id. ; Paris ; Paris : Marchands de nouveautés ; id. ; Baudoin frères (rue de Vaugirard, n° 17) ; Perrotin (rue des Filles-Saint-Thomas, n° 1), 1821 ; 1825 ; 1828 ; 1833. UNE RÉUNION UNIQUE DE 4 PARTIES ORIGINALES DES CHANSONS AGRÉMENTÉE DE 103 VIGNETTES SOUS UNE SUPERBE RELIURE ROMANTIQUE À LA PLAQUE
4 éditions séparées réunies en 5 vol. in-18° (155 x 105 mm), 246 + 250 pp. (numérotées 3 à 252) + 215 -[1] bl. pp. + vii - [1] bl. - 132 pp. + [2] - vi - [2] - 249 - [1] bl. pp. et [103] ff. de planches sous serpente, veau blond, dos lisse orné, plats couverts d'un encadrement doré et à froid ainsi que d'une plaque à froid, roulettes aux extrémités des coupes, roulette intérieure à froid, tranches marbrées multicolores (reliure de l'époque). Cette réunion se compose de 4 des 5 parties originales des chansons de Béranger, c'est à dire de la deuxième à la cinquième et dernière, la première étant l'édition originale de 1816 mais l'on comprend que celle-ci aurait fait doublon car, hormis cinq chansons, l'ensemble des autres soit 78 se trouvent dans le recueil en 2 volumes de 1821 qui en amène, de plus, 84 nouvelles. Le troisième volume (1825), ici un des exemplaires non cartonnés, amène 53 nouvelles chansons. Les quatrième (1828) et cinquième (1833) présentent respectivement 34 et 56 chansons inédites. Soit 305 chansons. Elle est illustrée de la suite Boquet-Perrotin complète en 103 vignettes, dont un portrait de l'auteur, tirées sur papier vélin en 3 séries de 1829 à 1833, dessinées par Monnier, Delacroix, Granville, Raffet, Devéria, Fragonard, etc. et gravées par Cousin, Frilley, les frères Johannot, etc. Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), chansonnier prolifique, eut un immense succès à son époque. Vicaire - I, 397-407. Faux-titre du second volume de 1821 non relié dans l'exemplaire, coins frottés, quelques rousseurs, une coiffe arasée et petits manques à deux des autres.
S. l. : 1958. CHANTS MILITAIRES DANS L'APRÈS-GUERRE
In-12° (205 x 147 mm), [66] ff., broché (agrafes). Livret de chansons à destination de l'École d'application de l'artillerie, comprenant 49 chansons dont 45 avec musique notée, illustrées de vignettes en noir. Chansons à boire y côtoient mélodies louant la fierté d'être soldat où sont évoquées les figures du girondin, du hussard, de l'élève officier de réserve, du cuirassier, du parachutiste... on y pleure les amis tombés au combat avant de se réjouir de la beauté des jeunes files croisées sur la route. Si la plupart des chansons sont anonymes, l'hymne savoyard « Les allobroges » est attribué à Joseph Desaix, tandis que Jean Lamaze signe l'harmonisation de la chanson de bivouac scout « La Sentinelle », de même que les paroles et la musique de « Les Trois Dragons ». L'officier Jean-Edmond Lamaze (1912-1995), affecté en 1958 à l'École d'application de l'artillerie, s'efforça --sans grand succès --de développer la pratique du chant choral dans l'armée française ; il produisit toutefois plusieurs enregistrements et recueils de chansons. Les chansons réunies dans ce livret reparaîtront dan son Chants, Chansons, Choeurs de l'armée française (1961). Malgré nos recherches, nous n'avons pu trouver aucun exemplaire de l'ouvrage en bibliothèque. Couverture salie avec taches de rouille au niveau des agrafes.
Paris : Boivin, Leclerc et. al., s. d. (vers 1750). 21 RARES LIVRETS DE MUSIQUE GRAVÉE
In-8° (207 x 135 mm), [1] pl. - 413 pp. - [6] ff. manuscrits, demi-basane mouchetée, dos à 5 nerfs orné, tranches rouges (reliure de l'époque). Recueil factice de 21 livrets de musique gravée consacrés à la chanson populaire : airs de vaudeville ou de l'opéra comique, chansons d'actualité, parodies... comme fréquemment dans ces recueils, romances bluettes côtoient textes licencieux, voire obscènes -- les auteurs s'en remettant à la litote pour obtenir l'approbation du censeur. Le tirage sans doute peu élevé de ces livrets (quelques dizaines d'exemplaires) explique leur rareté. Le volume réunit plusieurs titres donnés par Elisabeth Boivin (La règle d'or) et Jean-Pantaléon Leclerc (La croix d'or), principaux éditeurs de musique de la première moitié du XVIIIe siècle. Publiés en plusieurs livraisons souvent annoncées comme mensuelles, les fascicules semblent ensuite avoir été proposés à la vente en ensembles complets. Toutefois, Jean-Paul Goujon, auteur d'un article sur Le Tribut de la Toillette, nous met en garde contre toute certitude quant au « casse-tête bibliographique » (p. 324) que constituent pareilles publications : « [I]l n'y a pas d'exemplaire type auquel on pourrait se référer de manière absolue, et [...] tous les exemplaires, tels qu'ils sont conservés de nos jours, sont à géométrie variable » (p. 326). Le recueil, à pagination continue ajoutée au tampon rouge, comprend : pp. 1-75 : La Toilette de Venus dressée par l'amour. Paris : chez Mme Boivin, Le Sr. Le Clerc, aux spectacles et à Rouen« (parties 2 et 3) / Chez Mme Boivin, le Sr. Le Clerc, le Sr. Cailleau » (parties 4 et 5), s. d. [9] ff. + [9] ff. + [9] ff. + [11] ff. 4 des 10 livrets (numéros 2-5) parus sous ce titre, avec pour chacun un titre gravé par Claude Augustin Pierre Duflos. Vignette gravée en en-tête au début de la 5e partie. pp. 75-210 : Recueils d'airs de contredances menuets et vaudeville nouveau chantée sur les théâtres de l'Académie Royalle de musique et de l'Opera comique lesquels se jouent sur toutes sortes d'instruments. Paris : chez Mme Boivin, Le Sr. Le Clerc, aux spectacles et à Rouen (parties 1, 4, 5, 7) / chez Mme Boivin, le Sr. Le Clerc, Mlle Castagnery, Cailleau Libraire (parties 2, 3, 6), s. d. [9] ff. + [9] ff. + [9] ff. + [10] ff. + [9] ff. + [11] ff. + [11] ff. 7 des 10 livrets (numéros 1-7) parus sous ce titre. pp. 212 - 256 : Amusement champetre ou les Aventures de Cythere, chansons nouvelle a danser lesquelles se jouent sur la Flute Vielle Musette Violon. Dédiée au Beau sexe. Paris : chez Mme Boivin, Le Sieur Le Clerc, et au spectacles [en pied] le Sr. Cailleau, s. d. [11] ff. + [11] ff. 2 livrets ; il semble en exister 5 parus sous ce titre. La répartition des chansons semble varier selon les exemplaires : Ici, la partie numérotée I comprend « Nouveau Récit de Basse Taille », « Compliment chanté par un Récipiendaire a la Grande Maîtresse de l'ordre de la Félicité », « Ronde de Table à la Gloire de Monsieur le Maréchal de Saxe », « Les Plaintes », « Musette nouvelle », « Menuet ». La partie numérotée II comprend uniquement « Le pas de six nouvellement parodié ». pp 257-296 : L'amusement des dames ou recueils d'Airs choisies Menuets Contredanses Vaudeville, et Ronde de Table. Lesquels se jouent sur la Flûte Violon Musette et Basse. Paris : chez Mme Boivin, M. Le Clerc, Mlle Castagnery, Cailleau Librairie, s. d. [11] ff. + [9] ff. 2 parties (numérotées 1 et 7) sur 12 annoncées au feuillet de titre. pp. 207-408 : Le Passe-temps agréable et divertissant ou le Nouveau Plaisir de l'amour. Lequel peut se jouer sur toutes sortes d'instruments. Paris : chez Mme Boivin [et, en pied] Le Sr. Le Clerc (parties 3 et 6) / chez Mme Boivin, Le Sr. Cailleau Librairie [et, en pied] Le Sr. Le Clerc. [9] ff. + [9] ff. + [9] ff. + [5] ff. + [13] ff. + [11] ff. 6 parties (numérotées 1-6) sur 10. Les pp. 211 et 409 portent chacune un catalogue des « parties » à paraître. On trouve in-fine deux chansons manuscrites : une avec le texte seul (« L'indécise » ou « l'Irrésolue », paroles de Collé), une avec texte et partition (« L'amant discret », Bernard Gentil). L'ouvrage s'achève par 6 feuillets de table alphabétique manuscrite. Le commerce de la musique gravée prend son essor au milieu du XVIIe siècle, lorsque l'introduction de nouvelles techniques permet aux imprimeurs de concurrencer le monopole typographique de l'impression musicale détenu par les Ballard. François Boivin achète en 1721 le fonds de La règle d'or, qui prospère sous sa direction. Il épouse en 1724 la deuxième fille de Ballard, Elisabeth, qui reprend la commerce à sa mort en 1733. Elle le cède en 1753 à Marc Bayard. Quant à Jean-Pantaléon Leclerc, autre grand nom de l'impression musicale au début du XVIIIe, il ouvre en 1728 le magasin La croix d'or, qu'il cède à sa fille en 1751. DEVRIES, Anik. Edition et commerce de la musique gravée à Paris dans la première moitié du XVIIIè siècle. Les Boivin. Les Leclerc. 1976 ; GOUJON, Jean-Paul. « Un chansonnier libertin sous Louis XV : Le Tribut de la toilette ». Bulletin du bibliophile, 2023/2. pp. 321 à 345. Pièce de tomaison manquante, coiffe de queue manquante, manques de cuir et épidermures à la reliure. Petite galerie de vers sans atteinte au texte en début d'ouvrage, déchirures marginales p. 138, impression pâle à la p. 229. Quelques notes au crayon en marge.
SABOURAUD (Brigitte) ; MAC ORLAN (Pierre, Préf.) [Dumarchey (Pierre)]
Reference : 1258
Paris : La nef de Paris, s. d. [1958]. « LA PLACE QUE J'OCCUPE À L'ÉCLUSE, C'EST ELLE QUI AURAIT DÛ L'AVOIR. » (BARBARA)
In-8° (204 x 132 mm), 53 pp., broché, non découronné. Édition originale. Exemplaire du service presse, après 100 exemplaires sur verger Lana, avec envoi autographe signé : « à J. Hebey / ces « chansons à dire » que j'ai pris plaisir à écrire -- / seront-elles agréables à lire ? / Brigitte Sabouraud ». Ce recueil de 43 pièces poétiques à réciter ou à chanter est illustré d'un portrait photographique de l'auteur par le studio Harcourt, agrafé au premier cahier. Avec une préface de Pierre Mac Orlan : « Brigitte Sabouraud [...] est un peu comme une image de la Seine, la Seine qui est un fleuve populaire d'une sympathique élégance. C'est aussi, selon les hasards poétiques de ses chansons et de ses poèmes, tantôt une Ophélie du groupe Guillaume Apollinaire, tantôt une rôdeuse de berges, mais de bonne famille, portant en soi la mélancolie nuancée du fleuve de Paris ». Comédienne et compositrice, Brigitte Sabouraud (1922-2002) fonde, avec Léon Noël, Marc Chevalier et André Schelesser, le cabaret l'Écluse quai des Grands-Augustins, et en prend la direction. Elle s'y produit elle-même sur scène, s'accompagnant à l'accordéon, et y interprète chansons de marins, textes de Francis Carco, ainsi que ses propres compositions ; plusieurs seront reprises par Barbara, qui comme Jacques Brel est révélée au public parisien sur les planches de l'Écluse. 2 bibliothèques françaises : BnF (Tolbiac) et Angers ; 2 bibliothèques étrangères : University of Illinois, University of Wisconsin. Petites taches et piqûres à la couverture.
Paris : chez tous les libraries (Chez les marchands de nouveautés), 1846. UN CURIEUX CHANSONNIER ILLUSTRÉ DE RÉBUS
In-12° (149 x 85 mm) de (2] ff. - 212 pp. et [13] ff. de planches, demi-veau havane, dos lisse, tranches à fines mouchetures (reliure de l'époque). Édition originale de ce rare et curieux chansonnier illustré de 13 planches sur papier fort dont un frontispice, un titre gravé, 11 rebus et un feuillet d'explication pour ces-derniers. Florilège composé d'environ 200 chansons, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque contemporaine : chansons chevaleresques, bachiques, de table, à boire, badines, galantes mais aussi, romances, vaudevilles, etc., signées ou anomynes. On retrouve parmi les auteurs : Maitre Adam, Henri IV, François Bussi d'Amboise, le président Hénault, Phillipe II, duc d'Orléans (dit le Régent), le Chev. Lablée, de La Tour, Racine fils, Coulange, Honoré Albert (de Saint-Florent-le-Vieil), feu Jenneval, Roquefort, Belle aîné, Joseph Legrand, Deschamps, Etienne Jourdan, Alexandre Tailland, d'Haguenier, Troisvallets (président de la Société des Lutins), G. Verry, Philipon de La Madeleine, Chozet, M. F. P. A. Leger, Casimir-Ménestrier, Alex. Buffi, Saint-Evrémont, Vadé, Piron, Pontdevel, Halbert d'Angers (éditeur du présent recueil), Panard, Madame de Cassini, Grécourt, le Brun, Charrin, collé, l'abbé Prévost, Madame Favart, Saurin, Madame Deshoulières, Marmontel, Fréron, Gallet, Hamilton, Rigoley de Juvigny, La Bruère, La Fare, La Condamine, de la Loupetière, l'abbé de Lattaignant, Sanadon, Moncrif, Pavillon, Fénelon, Le Sage, de la Poujade, Moreau, Dufresny, La Sablière, l'abbé Fleury, le comte de Bonneval, Masson de Morvilliers, Audinot, Cruset (Invalide), Boufflers, Girard-Raigné, Royou, Dorat, Regnard, de Saint-Laurent, Simon (de Troyes), etc. On peut citer, parmi ces nombreuses pièces, une « Marseillaise épicurienne » ou encore le « Récit pour un buveur que l'on prie de chanter, et qui n'en a pas l'habitude. Au vin qui est dans son verre ». Une curieuse note biographique est consacrée à Cruset, poète et soldat qui, ayant perdu ses deux mains lors de la bataille de Denain, fit construire pour ses moignons deux étuis de cuir fort dans lesquels il dissimulait « différentes ouvertures propres à recevoir les tiges de différents instruments, tels que rossignols, crochets, poinçons, etc. » Cet outillage lui servait à voler ses camarades de l'Hôtel des Invalides... (pp. 158-159). PROVENANCE : « Bibliothèque de M. René Amédée Choppin (de Villy) », ex-libris gravé armorié « d'azur au cerf ailé d'or passant sur un épieu d'or, issant de la pointe de l'écu » à la devise « MONSTRANT REGIBUS ASTRA VIAM ». René Amédée Choppin (1806-1886), Chef de service à la Banque de France, bibliophile. La famille Choppin d'Arnouville s'est distinguée dans la magistrature. Jean Choppin fut anobli en 1554. Son frère René Choppin, seigneur d'Arnouville, célèbre avocat au parlement de Paris, fut aussi anobli en 1578 pour avoir entre autres rédigé plusieurs ouvrages utiles à l'État (Domaine de la Couronne, Police ecclésiastique). Le prénom René s'est transmis régulièrement de génération en génération dans cette lignée. La branche de Villy descend de celle d'Arnouville. Seules 3 bibliothèques posséderaient l'ouvrage : France (BnF), Allemagne (Berlin, Staatliches Institut für Musikforschung) et USA (Middlebury College Library).