Le dilettante | Paris 2005 | 14 x 21 cm | broché
Reference : 75333
Edition originale, un des 33 exemplaires numérotés sur vélin pur chiffon, seuls grands papiers. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Librairie Le Feu Follet – Edition-Originale.com
Edition-Originale.com
31 rue Henri Barbusse
75005 Paris
France
01 56 08 08 85
Nos ouvrages sont complets et en bon état, sauf indications contraires. Nos prix sont nets. A partir de 30 €, les envois se font en recommandé avec A. R. Le port est à la charge du destinataire. Les réservations par téléphone ne pourront dépasser 72 h.
Ensemble de 84 lettres manuscrites, la plupart sous forme de carte-lettre militaire, retraçant une partie de la correspondance de la famille Georges Canard durant la grande guerre.
12 lettres sont de Georges, commandant chef d’escadron, et 72 de son fils Jean, affecté au 56ème régiment d’aérostiers en tant qu’adjudant observateur. Elles sont pour la plupart adressées à leur femme/mère Jeanne, gravement malade, et à leur fille/sœur Suzanne.Cette correspondance est exceptionnelle par le nombre et la régularité des envois de Jean, placé en première ligne durant 4 ans, mais également par les relations très tendres et très proches qui les lient tous les 4 et qui permettent des échanges emprunts d’une grande sincérité.Elles contiennent assez peu de renseignements sur les événements militaires, censure oblige, mais beaucoup plus sur les détails du quotidien. Malgré des conditions très pénibles, Jean demande très souvent des nouvelles de la famille et des amis, et particulièrement de sa mère malade, pour qui il s’inquiète beaucoup. Il parle du temps qu’il fait : la chaleur parfois écrasante, le froid glaçant, la pluie… la difficulté à pouvoir dormir et manger à sa faim. Quand il dispose de peu de temps, il écrit juste un billet pour leur dire que tout va bien, qu’il est en vie.Il raconte ses sorties en ballon, l’attaque d’une escadrille allemande à laquelle il échappe de justesse.Il demande à ce qu’on lui envoie des cigarettes, des produits d’hygiène qui manquent cruellement, des livres…A sa sœur et à son père, il confie sa demande de mutation dans l’artillerie faite très rapidement (il se plaint d’une ambiance exécrable dans sa compagnie avec de nombreuses dénonciations et lettres anonymes…) mais jamais honorée: il doute que son lieutenant l’ai transmise ainsi que sa demande de stage en vue de passer officier. C’est ce qui semble le plus atteindre son état moral avec l’ennui : « je m’ennuie affreusement mais je dois accepter les événements… j’ai un terrible cafard… vivant au jour le jour sans but, sans goût dans une fadeur inexprimable. »Il confiera à sa sœur (à qui il adresse au total 42 lettres en l’appelant « ma chérie »), lui demandant de garder cette confidence pour elle, son évacuation en ambulance en décembre 1917 suite à une fatigue intense et à la perte totale de ses cheveux, mais « rien de grave » qui mérite qu’elle s’en inquiète…Emouvante correspondance d'un poilu.
1920 Largentière. Imprimerie Mazel & Plancher. [vers 1920]. 1 volume grand in-8, demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, couvertures et dos conservés. Reliure signée Klein.238 pp.; portrait de Ducos en frontispice.
Edition originale.Envoi autographe signé de l'auteur à Jean Inghessi.Roger Ducos est né à Dax en 1747 et c’est là que l’historien et libraire Maurice Dussarp eut accès à ses papiers. Rédacteur du cahier de doléances de la Sénéchaussée des Landes, Ducos fut élu pour le département en 1792 et vota la mort de Louis XVI, ce qui lui valut l’exil à la Restauration. De mars à août 1795, il effectua une mission de reconnaissance dans la ville belge de Landrecies, suite à son occupation par les troupes autrichiennes en 1794. Correspondance fort intéressante, donnant un aperçu de l’administration quotidienne lors de la Révolution.
1798 Hambourg et Brunswick. P. F. Fauche et Cie. 1798. 2 volumes in-12, demi-chagrin rouge XIXème, dos à nerfs titré doré. (1) f. ; 332 pp. - (1) f. ; 330 pp.
« …mort victime de la Tyrannie décemvirale, le 7 thermidor, an 2 de la République Française. »Emouvant témoignage posthume illustré d’1 portrait frontispice légèrement rehaussé, sur les prisons révolutionnaires dans lesquelles le poète, cet « ennemi du peuple » dénonçant les violences de la terreur, sera enfermé avant d’être guillotiné en Juillet 1794. Constitué de poèmes et de correspondances avec ses proches, il écrit sur la liberté, la mort qui les attend, le temps qui passe, et son affection indéfectible pour sa femme et ses enfants.Ex-libris Borelli. Rares rousseurs.
1789 1789 A Paris. Chez Cuchet. 1789. 1 volume in-8, brochage orange de l'époque, fatigué et non coupé. XXVIII pp. ; 292 pp.,
Première édition française traduite par Pinel.Très important document sur l'industrie lainière anglaise et son rôle économique à la fin du XVIIIème siècle.Peu courant.
1789 1789 Londres. 1789. 1 volume in-8, plein-maroquin brun XIXème, dos à nerfs, tranches dorées, dentelle intérieure dorée. Reliure signée A. Helot Fils. IV pp. ; 156 pp.
Recueil de lettres échangées entre 1782 et 1788 par le Marquis de L*** (Lauragais) et le Chevalier de B***, comprenant de nombreux commentaires sur la politique, l'état des arts ou la vie mondaine de tout l'Occident, durant leurs voyages dans les grandes cités d'Europe : Londres, Venise, Pise...La lettre VI est intitulée L'histoire du Masque de fer dévoilée, et on y ressent fortement l'emballement autour de ce mystère dans les cours du XVIIIème. Bel exemplaire. Ex-libris De Cayrol sur la page de titre.