Par S. Millanges | à Bourdeaus 1595 | 10.50 x 16 cm | relié
Reference : 71963
Troisième édition après l'originale parue à Bordeaux en 1593 et une seconde parisienne en 1594. L'exemplaire porte une mention de seconde édition car elle est la deuxième à paraître à Bordeaux. Rarissime envoi autographe signé de l'auteur en page de garde?: «?Pour Monsieur de Rives en memoire de moy. A Caors ce iiij [4] may 1595. Charron.?» Il s'agit certainement de Jean III du Rieu, seigneur de Rives, qui appartenait à la famille d'Antoine Hébrard de Saint-Sulpice, évêque de Cahors. Pierre Charron avait été appelé par ce même évêque à Cahors comme théologal, et devint son vicaire durant six ans. Reliure en plein vélin à rabats d'époque, dos lisse muet. Large jaunissure de la page de garde jusqu'à la page 30, puis moindre, en milieu de page sur toute la première partie et jusque vers la page 120 de la seconde partie. Cette jaunissure reprend de la page 760 à la fin. Premier écrit de Pierre Charron, qui développe dans cet ouvrage polémique à l'égard du protestantisme trois grandes «?vérités?»?: la religion est nécessaire, le christianisme est révélé et seule l'Église romaine est la véritable Église. C'est particulièrement ce dernier point que l'auteur s'efforce de démontrer. Cette troisième partie est si importante qu'elle possède sa propre page de titre et occupe les deux tiers du livre. À Bordeaux, Pierre Charron rencontra Montaigne dont les idées imprégnèrent ses uvres et sa pensée. Il se lièrent d'une si profonde amitié que Montaigne désigna Charron comme héritier du blason de sa maison. Les ex-dono ou envois autographes de grands humanistes du XVIèsiècle sont d'une excessive rareté. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Bordeaux, Simon Millanges, 1593. In-8 (94 x 61 mm),16 pp. n. ch., 533 pp., 3 pp. n. ch. Maroquin janséniste noir, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes et les coiffes, tranches dorées, dentelle intérieure (L. Bauser).
Edition originale.Important traité d’apologétique catholique, c’est le premier livre de Pierre Charron (1541-1603), théologien et philosophe parisien, disciple de Montaigne. Il séjourna comme théologal auprès de nombreux évêques du Sud-Ouest. En 1595 il futéludéputéà l'assembléeduclergéqui devait se tenir àParisen 1596. Cette première édition a paru anonymement chez Simon Millanges, l'imprimeur des Essais de Montaigne, comme Charron s'en explique dans l'avertissement de la deuxième édition: “L'an passé je mis au jour mon livre desTrois veritez,sans m'y nommer, me tenant couvert et caché, comme le bon Apelles derrière son ouvrage, pour entendre ce qu'en diroyent les passans, et amender sa besoigne selon qu'il en prendroit avis du jugement d'autrui”. Tout le tirage de cette édition fut écoulé en six mois. On a conservé un intéressant contrat liant Millanges et Charron pour une réédition de cet ouvrage en 1598 (G. Loirette, “Simon Millangesou la profession de maître Imprimeur en 1598”, Bulletin de la Société des bibliophiles de Guyenne, VI, 1936, 182). Un autre contrat entre eux, pour De la Sagesse en 1601, précise que l’imprimeur était tenu de donner à l’auteur 50 exemplaires moitié en blanc, moitié reliés, et 30 exemplaires de chaque réimpression (Dast de Boisville, Simon Millanges, imprimeur à Bordeaux de 1572 à 1623, 1896). Dans cet ouvrage, Charron établit trois principes pour lui irrévocables: que la religion est nécessaire, que le christianisme est révélé, et que l'Église romaine est la véritable Église.La troisième partie, très développée, est une réfutation Traité de l’Eglise de Duplessis-Mornay. Celui-ci, en réponse, laissa publier une violente diatribe émanant du milieu protestant : le cœur des griefs concernait le premier plan à donner l'Ecriture Sainte, selon les protestants, tandis que Charron, catholique, préfère insister sur la prééminence desdéfinitionsdes conciles (L. Desgraves, “Aspects des controverses entre catholiques et protestants dans le Sud-Ouest, entre 1580 et 1630”, Annales du Midi, 1964, pp. 153-187). Le XVIIe siècle se méfiera des ouvrages de Charron en tant que sectateur des sceptiques; Mersenne demandait de l’exclure comme particulièrement dangereux (L’impiété des déistes, athées, 1624) tandis que des rationalistes comme Guy Patin l’incluait dans une liste de livres “capables de prendre le monde par le nez” au côté de Rabelais, Montaigne, Bodin et Lipse (lettre du 27 mars 1665 à M. de Salins de Beaune). L’édition, extrêmement recherchée, a été collectionnée par les plus grands amateurs. Elle figurait dans les collections Bouhier (armes Chartraine de Bourbonne à la BM de Troyes), Mac-Carthy Reagh (Cat. 1815, I, n°839, en vélin), Pixerécourt (Cat. 1838, n° 2268, en vélin). L’exemplaire de Gilbert de Botton a été légué à Cambridge, UB. Bel exemplaire en maroquin de Bauser, de la bibliothèque de Ferdinand Brunetière, professeur de Sorbonne et académicien (vignette ex-libris contrecollée). C. Bauser était relieur à Paris rue de Nesle et exerçait dans le dernier quart du XIXe siècle. Note de possession manuscrite au titre “Cornieli Riemens”, peut-être Cornelis Riemens (1751-1827). Tchemerzine, Bibliographie d'éditions originales et rares, II, 244. Brunet, Manuel de l’amateur, I, 1809-1810.
A Paris, chez la veufve Pierre Bertault, 1620. 3 parties in-8 de (20)-168-(16)-762 pp.CHARRON (Pierre). La Réplique de Maistre Jean Le Charron, sur la Response faite à la troisième Verité, cy devant imprimée à La Rochelle. A Paris, chez la veufve Pierre Bertault, 1620. In-8 de (14)-377-(15) pp. Les 2 titres reliés en 1 vol. in-8, vélin souple de l'époque.
Édition parisienne rassemblant les deux textes de Pierre Charron.« Contre ses nombreux adversaires [Charron] établit trois principes : que la religion est nécessaire, que le christianisme est révélé, que l'Église romaine est la véritable Église. C'est le dernier point surtout que Charron s'efforce de mettre en lumière. Il a publié son livre l'année même où la Réforme a perdu par l'abjuration de Henri IV, son protecteur le plus puissant et il s'est appliqué à réfuter le Traité de l'Église de Duplessis-Mornay » (M. Dreano).Très bon exemplaire. Très petites galeries de vers marginales.Tchemerzine-Scheler II, 246c, 248d.