Librairie internationale Lacroix, Verboeckhoven & Cie | Paris 1865 | 14.50 x 23 cm | 2 volumes reliés
Reference : 66930
Edition originale imprimée anonymement. Bel exemplaire en dépit de deux légers accrocs sur la coiffe inférieure et en tête du premier plat qui comporte aussi une petite tache de décoloration en pied. Reliures en demi chagrin bordeaux, dos légèrement décolorés à cinq nerfs ornés de fleurons dorés et de doubles caissons à froid, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve marginalement salies, reliures de l'époque. Quelques petites rousseurs sans gravité affectant principalement les tranches, coiffe supérieure du premier volume légèrement frottée. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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, , 1731. 42 pièces reliées en 2 vol. in-folio, précédées pour chaque tome d'un feuillet de titre général et d'un feuillet de table, veau brun, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque).
Bel exemplaire, grand de marges. Réunion de pièces relatives au procès du Père Girard, de la compagnie de Jésus, accusé devant le Parlement d’Aix de séduction et de magie ; mais soutenu par les jésuites, d'accusé il devint accusateur, et le parlement d'Aix qui voulait sa mort le renvoya aux juges ecclésiastiques, qui se hâtèrent de l'absoudre. « Ce procès qui retint l'attention de toute l'Europe scandalisée, se termina par l'acquittement de Girard, accusé "d'enchantement, rapt, inceste spirituel, avortement et subornation de témoins". Voici ce que semblent avoir été les faits, ce qu'attestèrent de nombreux témoins, dans un procès fort confus et que le père compliqua à souhait, dans une défense toute jésuitique. A dix-huit ans, Catherine Cadière prend comme directeur de conscience le père Girard, qui un jour, se penche sur sa bouche et lui jette un souffle. Dès lors, elle se sent transportée d'amour pour lui, elle est possédée. Elle a des extases, des visions, des crises convulsives où elle crie et blasphème. Certaines sont si violentes qu'elle doit garder le lit, ce qui permet au père de s'enfermer avec sa pénitente dans sa chambre. il profite de la violence d'un "accident d'obsession" qui la met hors de l'usage de ses sens pour se livrer à tous les attraits de la volupté et pour commettre les "crimes les plus infâmes". Elle fut enceinte, il la fit avorter. Il la fit enfin enfermer dans un couvent où il continua de la rencontrer jusqu'au jour où elle raconta tout à un autre confesseur » (Dictionnaire des oeuvres érotiques, 418). Tome I. [GASSAUD]. Justification de Mademoiselle Catherine Cadière. 1731. In-folio de (2)-10 pp. Réponses du Père Girard. S.l.n.d. 12 pp. [Chaudon]. Mémoire Instructif Pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon ; apelante comme d’abus de la procédure faite par l’Official en l’Évêché de la même ville, à la Requête du Promoteur & par apel simple de la procédure faite contr’elle par Messieurs les commissaires du Parlements, du Décret d’Ajournement, personnel contr’elle laxé, & à manimâ du Décret d’Assigné par eux rendu; demanderesse en Lettre Royaux incidentes de restitution, du 19. Mai 1731. & au principal querellante en Enchantement, Rapt, Inceste Spirituel, Avortement & Subornation de témoins. Contre le Père Jean-Baptiste Girard Jésuite et le procureur général du roi Aix, David,1731. In-folio de 57 pp. [Pazery Thorame]. Mémoire Instructif pour le Père Jean-Baptiste Girard Jésuite, Recteur du Séminaire Royal de la Marine de la ville de Toulon. Contre Marie-Catherine Cadière, & encore Monsiuer le Procureur Général du Roy, Querellant. A Paris, Gissey, Bordelet,1731. In-folio de (4)-58 pp. Recueil Des Lettres du Père Girard et de la Demoiselle Cadière dont les originaux ont été produits au procés. Réflexions générales sur ces lettres. Gissey, 1731. In-folio de 44 pp. Yves-Plessis 1454. [Chaudon]. Mémoire Instructif, Pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, querelante & Décrétée. Contre le Père Jean-Baptiste Girard, Jésuite, Querellé; & encore M. le Procureur Général du Roy. A Aix, de l’Imprimerie de la Veuve de Joseph Senez, 1731. In-folio de 18 pp. Yves-Plessis 1412. [Chaudon]. Réponse Au Mémoire Instructif du Père Jean-Baptiste Girard, Jésuite, Pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, Querelante & Decretée. Contre le Père Jean-Baptiste Girard, Jésuite. S.l.n.d. (Aix, Senez, 1731). In-folio de (2)-84 pp. Mémoire du Père Girard, Jésuite. Réponse de la Demoiselle Cadière. Aix, David, 1731. In-folio de 4 pp. [Bougarel]. Mémoire Instructif Pour Messire Francois Cadière, prêtre de la ville de Toulon, appelant du décret d’assigné contre lui rendu le 23 février dernier, et de ce qui s’en est ensuivi… Contre M…e Procureur du Roy, intimé & défenseur. A Aix, de l’Imprimerie de la Veuve de Joseph Senez, 1731. In-folio de 60 pp. Y.-P.1413. Observations sur le Mémoire manuscrit distribué par le P. Girard dans le cours de la plaidoierie. Aix, David, 1731. In-folio de 14 pp. [Fouque]. Reflexions Sur La Récrimination en prétendu complot imputé au P. Estienne Thomas Cadière. Par le Père Jean- Baptiste Girard. A Aix, de l’Imprimerie de René Adibert, s.d. (1731). In-folio de 52 pp. Y.-P. 1428. Premiers actes et contrat protestatifs de la Demoiselle Cadière. In-folio de 8 pp. Acte signifié le 9 avril à M. le Procureur Général du Parlement d'Aix. In-folio de 3 pp. Recueil des premières requêtes de la demoiselle Cadière, du Père Estienne-Thomas Cadière, Jacobin, et du Père Nicolas. In-folio à pagination multiple. [Chaudon]. Observations Sur Les Réponses personnelles du P. Girard, Jésuite, et de la Demoiselle Cadière. A Aix, Chez Joseph David, 1731. In-folio de 45 pp. [Chaudon]. Recollement de la Demoiselle Cadière. Aix, Adibert. In-folio de 6 pp. Lettre d'un Magistrat désinterressé à un de ses amis, au sujet d'un procès intenté contre le P. Girard. A La Haye, chez Dhondt, 1731. In-folio de 19 pp. Y.-P. 1448. Requestes incidentes de la Demoiselle Cadière et du Père Cadière, Jacobin, sur lesquels ils ont obtenu la permission de parler à leurs parens & à leurs Conseils. Aix, Adibert. A Noss. de Parlement. In-folio de 5 pp. [BOUGEANT]. Réflexions sur les Mémoires du P. Jean Bap. Girard Jésuite et de Catherine cadière, et ses co-accusez. 1731. In-folio de 8 pp. CHAUDON. Réflexions sur les prétendues contradictions que le Père Girard oppose à la demoiselle Cadière, in-folio de 14 pp..[CAVEIRAC]. Copie de la lettre de Mlle Agnès Pensionnaire au Couvent d'Ollioules. In-folio de 7 pp. Acte protestatif et interpellatif fait par la Demoiselle Cadière à la Dame supérieure du second Monastère. 11 pp. Tome II…Pascal]. Mémoire Instructif Pour Le Père Nicolas De S. Joseph, prieur des Carmes déchaussez du couvent de la ville de Toulon, décrété d’ajournement, personnel à l’occasion de la plainte formé par la Demoiselle Cadière , contre le Père Jean-Baptiste Girard… Contre Monsieur le…ocureur Général du Roy. A Aix chez Joseph David, 1731. In-folio de (2)-107 pp. Y.-P. 1429. [Chaudon]. Précis Des Charges, Pour Demoiselle Catherine Cadière, de la ville de Toulon, Querellante en Inceste Spirituel, & autres Crimes. Contre le Père Jean-Baptiste Girard, Jésuite, Querellé. A Aix, de l’Imprimerie de la Veuve de Joseph Senez 1731. In-folio de (2)-25 pp. [Chaudon]. Analyse Des Témoins produits par le Promoteur en l’Officialité de Toulon. Pour Demoiselle Catherine Cadière. Contre le Père Jean-Baptiste Girard Jésuite. A Aix, chez René Adibert, s.d (1731). In-folio de (2)-39 pp. [CHIRON]. Résultat des Mémoires de la Demoiselle cadière, et Adhérants contre le P. Girard. In-folio de 67 pp. Y.-P. 1433. [LOUIS, évêque de Toulon]. Mémoire Des Faits qui se sont passez, sous les yeux de M. l’évêque de Toulon, lors de l’origine de l’affaire du P. Girard, Jésuite & de la Cadière. A Toulon, chez Jean- Antoine Mallard, s.d. (1731). In-folio de (2)-9 pp. Y.-P. 1423. [Chaudon]. Réponse À L’Écrit, qui a pour titre: Mémoire des Faits qui se sont passez sous les yeux de M. l’Évêque de Toulon, lors de l’origine de l’affaire du P. Girard, Jésuite, & de la Cadière. A Aix, chez Joseph David, 1731. In-folio de (2)-18 pp. Y.-P.1424. [Pazery Thorame]. Second Mémoire pour le Père Girard Jésuite, servant de réponse au nouveau mémoire de la Cadière & à ceux de ses frères. A Marseille, chez Dominique Sibié, 1731. In-folio de (2)-68 pp. Y.-P. 1416. [Chaudon]. Réponse Au Second Mémoire Instructif du Père Jean-Baptiste Girard Jésuite. Pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, Querellante en Crime d’Enchantement, de Quiétisme, d’Inceste Spirituel, d’Avortement, & de Subordination de Témoins. Contre le dit Père Girard, Querellé. A Aix, de l’Imprimerie de René Adibert, s.d. (1731). In-folio de (2)-40 pp. Y.-P. 1417. [Chaudon]. Réponse De La Demoiselle Cadière, à la second partie du second Mémoire du Père Girard. A Aix, chez Joseph David,1731. In-folio (2)-40 pp. Y.-P. 1418. [Bougarel]. Second Mémoire Pour Messire Cadière, Prêtre, servant de réponse à ce qui le concerne dans le nouveau Mémoire du Père Girard, Jésuite. A Aix, de l’Imprimerie de la Veuve de Joseph Senez, 1731. In-folio de (2)-36 pp. Y.-P. 1420. [Fouque]. Réponse Au Second Mémoire imprimé sous le nom du Père Girard Jésuite. Pour le P. Estienne Thomas Cadière, Prêtre, religieux de l’Ordre de Saint- Dominique. A Aix, de l’Imprimerie de René Adibert, s.d. (1731). In-folio de (2)-21 pp. Y.-P. 1419. [CHIRON DE BOISMORANT]. Démonstration des impostures sacrilèges des accusateurs du P. Girard… et de l'innocence de… Père tirée uniquement du Mémoire des Visions & autres prétendues faveurs.. Aix, Adibert. (2)-8 pp. Réflexions sur les mémoires du P. Jean-Bap. Girard, Jesuite, et de Catherine Cadière, et ses co-accusez. In-folio de 8 pp. [Pazery Thorame]. Réponse à tous les Factums faits contre le Père Girard. In-folio de 12 pp. [Pascal]. Observations Sur L’Écrit intitulé, Briéve réponse aux divers Mémoires faits contre le P. Girard. Pour le P. Nicolas de Saint Joseph. A Aix, chez Joseph David, 1731. In-folio de (2)-9 pp. Y.-P.1430. [Chaudon]. Observations pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, querellante en inceste spirituel, & autres crimes. Contre, le Père Girard, Jésuite, querellé. A Aix, chez Joseph David, 1731. In-folio de 9 pp. [Chaudon]. Parallèle Des Sentiments du P. Girard avec ceux de Molinos, justifié par les lettres qu’il écrivoit à la Demoiselle Cadière, par ce qu’il lui enseignoit, de même qu’à ses autre Pénitentes, & par ce qu’il pratiquoit lui-même. A Aix, chez René Adibert, s.d. (1731). In-folio de (2)-12 pp. Y.-P. 1425. [CAVEIRAC]. Les Véritables sentiments de Mademoiselle Cadière tels qu'elle les a donnez à son Confesseur. In-folio de 4 pp. Copie du prononcé de l'Arrest de la Cour du Parlement de Provence au sujet de l'affaire du Père Jean-Baptiste Girard, & de Catherine cadière. In-folio de 4 pp. Jugement du procez criminel entre le Père Girard et la demoiselle Cadière, In-folio de 1 p.
Paris, Jacques Josse, 1701. - [Avec] : Copie d’une lettre de Monsieur Maigrot à Monsieur Charmot, du II Janvier 1699 reçue à Paris en Août 1700. Elle montre la fausseté de ce que le Père le Comte a écrit touchant la Religion ancienne des Chinois. 1700. - [Avec] : Suite du journal historique des assemblées tenues en Sorbonne, pour condamner les Mémoires de la Chine. In-12 de (2) ff., 100 pp. ; II/ 88 pp., déchirure p. 25 ; III/ 45 pp. Veau brun granité, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 157 x 87 mm.
Edition originale de cette étude de la religion des Chinois par le successeur de Matteo Ricci à la tête de la mission jésuite en Chine. De Backer & Sommervogel IV, 1932; Quérard V, p. 347. « Les Directeurs du Séminaire des Missions Etrangères ont obtenu privilège de faire imprimer d’anciens Traités de divers Auteurs sur les cérémonies de la Chine. Le premier qu’ils font paraitre est celui du P. Longobardi, Jésuite, qui à son entrée dans ce Royaume-là lût les quatre Livres de Confucius, & remarqua que l’idée que divers Commentateurs donnaient de Xangti était opposée à la nature divine. Mais parce que les Pères de sa Compagnie, qui depuis longtemps faisaient la Mission dans ces Pays-là, lui avaient dit que Xangri était notre Dieu, il rejeta ses scrupules, s’imagina que la différence qui se trouvait entre le texte ainsi entendu, & les commentaires Chinois, ne venait que de l’erreur de quelque inerprete, & demeura treize ans dans cette pensée. Après la mort du P. Mathieu Ricci, il fut chargé de tout le poids de cette Mission, & reçut une lettre du P. François Passio Visiteur du Japon, qui l’avertissait qu’en des Livres composés en Chinois par quelques-uns de leurs confrères, il y avait des erreurs semblables à celles des Gentils. Cet avis du P. Passio augmenta les doutes dont son esprit avait été autrefois partagé, & le porta à s’instruire de telle sorte qu’il pût découvrir la vérité. Les fonctions de sa Charge l’ayant obligé depuis à aller à Pékin, il trouva le P. Sabathino de Urbis dans les mêmes scrupules, & s’en entretint avec lui. Pendant le cours de ces disputes le P. Jean Ruiz retourna du Japon, & arriva à la Chine avec un grand défi de voir ces difficultés éclaircies, & ces questions décidées […]. Les trois Jesuites travaillerent selon l’intention du P. Visiteur. Les Peres Pantoya, & Banoni prirent l’affirmative, & tâchèrent de prouver que les anciens Chinois avaient eu quelque connaissance de Dieu, de l’ame, & des Anges. Le P. Sabathino prit la négative, & soutint que les Chinois n’ont point connu de substance spirituelle, distincte de la matière, & que par conséquent ils n’ont connu ni Dieu, ni Anges, ni ame raisonnable. Le P. Sabatino prit la négative, & soutint que les Chinois n’ont point connu de substance spirituelle, distincte de la matière, & que par conséquent ils n’ont connu ni Dieu, ni Anges, ni ame raisonnable. Le P. Sabathino envoya ces deux traités au P. Longobardi & aux autres Jésuites de la Chine, pour les examiner & pour en conférer avec les Létrés Chrétiens & avec les Gentils. Au même temps le P. Ruiz en composa un entierement conforme au sentiment du P. Sabathino. Le P. Longobardi reçut dans la suite ces quatre traités, les lut, en confera avec ses confreres de la Chine, & avec les Mandarins Chrétiens, & jugea toujours que le sentiment des Peres Sabathino & Ruiz était le plus sur. Il en conféra encore depuis avec les Docteurs Gentils, & se trouvant parfaitement instruit, composa le traité dont je fais l’extrait. Il y explique avant toutes choses la doctrine des Livres authentiques de la Chine, & après un examen exact du détail de ce qu’ils contiennent, il en conclut qu’il est évident que les Chinois n’ont jamais connu de substance spirituelle, distincte de la matière, comme sont Dieu, les anges, & l’ame raisonnable, & qu’ils ont connu seulement une substance universelle, immense, & infinie, d’où est émané l’air primitif, qui prenant différentes qualités, tantôt par le mouvement, & tantôt par le repos, devient matiere immediate de toutes choses. Tout ceci montre clairement quels sont les esprits que les Chinois regardent comme des Dieux. Selon eux tout ce qui est & tout ce qui peut être vient du Taikie, qui renferme en soi la Li, qui est la matière premiere, ou la substance universelle de toutes choses ; & l’air primitif, qui en est la matiere prochaine. De la Li, en tant que Li, émanent la piété, la justice, la religion, la prudence, & la foi. De la Li qualifiée & unie avec l’air primitif, émanent les cinq élemens avec touts les figures corporelles ; de sorte que suivant la Philosophie Chinoise, toutes choses, phisiques et morales, sortent de la même source. Les Chinois dès le commencement de leur Empire ont adoré les Esprits & leur ont offert quatre sortes de sacrifices. Le premier se faisait au Ciel ; le second à l’esprit des six principales causes, c’est-à-dire des quatre saisons, du chaud, du froid, du soleil et de la Lune, des étoiles, de la pluie & de la sècheresse. Le troisième aux esprits des montagnes & des rivieres, le quatrième aux esprits des Hommes illustres. Les consequences que le P. Longobardi tire de ces principes, sont que tous les esprits que les Chinois adorent sont une même substance avec les choses auxquelles ils sont unis ; que tous ces esprits ont un principe ; qu’ils finiront avec le monde, que ces Esprits, ou Dieux, sont par rapport à leur être d’une égale perfection ; & enfin qu’ils sont sans vie, sans science, & sans liberté. Le P. Longobardi, pour convaincre tout le monde que c’est là au vrai la doctrine des Chinois, rapporte les témoignages de leurs plus fameux Docteurs, qui enseignent qu’il n’y a point d’autres esprits que les choses naturelles. Il prouve dans la 16e Section que les Lettrés sont Athées, qu’ils se persuadent que le monde a été fait par hazard, que le destin y regle tout, & que les hommes après leur mort rentrent dans le vide du premier principe, sans qu’il y ait auncune récompense pour les bons, ni aucun chatiment pour les méchants ; ce qu’il confirme par ce qui lui a été avoué ingenuement par plusieurs Lettrés Payens, & par plusieurs Chrétiens, dans les conferences qu’il a eues avec eux sur ce sujet. » (Le Journal des Savans, 1701, 147-149). Nicolo Longobardi was Ricci's successor as superior general of the mission in China. He raised objections to the use of the Confucianist terms 'Tian' (Heaven) and 'Shangdi' (Sovereign on High) which had been favoured by Ricci as valid terminology for preaching to the Chinese. Longobardi's followers were concerned that the Catholic catechism would be diluted by a Confucianist interpretation, as well as by the ongoing veneration of ancestors. The debate was resolved in 1628 at a convention in Jiading, where it was decided that the veneration of ancestors would be permitted (i.e. it was not a pagan superstition), and the use of Confucian terms was banned. 'Cet ouvrage fut traduit et imprimé par les soins des directeurs des Missions étrangères. La Bibliothèque du Roi en possède un exemplaire avec des notes manuscrites de Leibnitz' (Quérard).
Rare édition originale de cette relation importante pour la connaissance de la Cochinchine rédigée par le missionnaire Metelle Saccano. Paris, Sébastien et Gabriel Cramoisy, 1653.In-12 de (1) f. de titre, (5) ff. pour l’épître et la table, 139 pp., (1) p. Relié en plein veau granité de l’époque, dos à nerfs orné de fleurons dorés, coupes décorées, tranches rouges. Reliure de l’époque. 154 x 99 mm.
Première et unique édition, de la plus grande rareté, de cette importante relation du jésuite Metelle Saccano. Sommervogel, VII, 360 ; Cordier, Indosinica, 1922. La relation du missionnaire jésuite italien Metelle Saccano (Messine, 1612 - Japon, 1662) concerne la période trouble qui suivit l’expulsion, en 1645, du père Alexandre de Rhodes, premier évangélisateur et figure emblématique des missions chrétiennes en Cochinchine et au Tonkin (actuel Vietnam). Saccano lui succède avant de se rendre au Japon. Le récit du père Saccano révèle les difficultés rencontrées par les jésuites dans leur combat pour évangéliser les populations de la Cochinchine au milieu du XVIIe siècle, et les persécutions qu’ils subissent: « Cependant qu’on rasait, & qu’on fouettait les quatre qui n’étaient pas condamnés à mort, Augustin avec des paroles toutes de feu, exhortait les Chrétiens, qu’il laissait en vie, à l’observance fidelle, & constante de la Loy de Dieu, & puis se tournant vers Alexis, qui devait être exécuté avec lui : ‘Redoublons, lui dit-il, notre courage, mon cher frère…’ Leurs têtes furent élevées en haut sur de grands pieux selon l’ordre exprès du Roy, ainsi qu’il se pratique ici envers les malfaiteurs. Les images et les livres de dévotion furent ensuite mis au feu… » L’ouvrage comporte une épître dédicatoire signée du père Jacques de Machault et adressée à l’abbé de Sainte Croix, Evêque de Bayeux. Bel exemplaire de cette rare relation de voyage à la Cochinchine conservé dans sa reliure de l’époque. Localisation des exemplaires parmi les Institutions publiques françaises : Toulouse, Reims, Troyes et B.n.F. Provenance : étiquette de bibliothèque en queue du dos, ex libris gravé J.A. Dezauche au contreplat.
Paris, chez François Barois, 1730-1731, in-4, 2 vol, XXVIII-482-[59]-7 pl. + XIV-506-[60]-11 pl, Veau moucheté brun de l'époque, double filet à froid en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre rouge, pièce de tomaison verte, tranches mouchetées, Première édition de cette histoire de Saint-Domingue, rédigée par le père jésuite de Charlevoix (1682-1761) à partir des notes du père Jean-Baptiste Le Pers, également jésuite, missionnaire à Saint-Domingue. Elle est ornée de 18 planches au total, la plupart des cartes repliées, dessinées par le seigneur d'Anville ( entre avril 1730 et mars 1731) et gravées par Delahaye, deux d'entre elles tirées par d'Heulant ainsi qu'une vignette d'Humblot, gravée par Baquoy. Ex-libris bibliothèque du Château de Lignières aux deux volumes, l'un avec mention manuscrite: Le Baron Ev. de Septenville, ex-libris manuscrit Me de Vuy aux titres. Reliures restaurées, bel exemplaire de cet ouvrage. Backer, II, 1076, 3. Sabin, III, 518. Couverture rigide
Bon 2 vol., XXVIII-482-[59]-7 pl.
, , 1731. 23 pièces reliées en 1 vol. in-folio, veau brun, dos orné à nerfs, tranches rouges (reliure de l'époque).
Réunion de pièces relatives au procès du Père Girard, de la compagnie de Jésus, accusé devant le Parlement d’Aix de séduction et de magie ; mais soutenu par les jésuites, d'accusé il devint accusateur, et le parlement d'Aix qui voulait sa mort le renvoya aux juges ecclésiastiques, qui se hâtèrent de l'absoudre. « Ce procès qui retint l'attention de toute l'Europe scandalisée, se termina par l'acquittement de Girard, accusé "d'enchantement, rapt, inceste spirituel, avorement et subornation de témoins".1- Lettre d'un magistrat désintéressé à un de ses amis au sujet du procès intenté contre le Père Girard, jésuite La Haye, chez Dhonet, 1731, 10 pp. 2- Dénonciation des factums de Maître Chaudon, avocat de la Demoiselle Cadière, à Messieurs les avocats du Parlement de Provence. Nancy, chez Nicolas Barbier, 1731, 13 pp. 3 bis- Seconde et troisième parties du mémoire du Procès Demoiselle cadière contre le Père Girard. La Haye, 1731 pages 23 à 50. 3- Résultat des mémoires de la Demoiselle Cadière et adhérans contre le Père Girard : Première partie, 21 pp. Le texte 3 est le début du texte 3 bis et devrait précéder le 3 bis ; il y a eu inversion lors de la reliure. 4 - Mémoire instructif pour Messire François Cadière, Prêtre de la ville de Toulon, appellant du Décret d'assigné contre lui rendu le 23 février dernieret de ce qui s'en suivi... Signé François Cadière/ Bourgarel, Avocat/ Simon, Procureur. 60 pp. s.l.n.d. 5- Réflexions sur la récrimination en prétendu complot imputé au Père Estienne Thomas Cadière, Prêtre religieux de l'Ordre de Saint Dominique par le Père Jean-Baptiste Girard, jésuite , Recteur du séminaire royal de la Marine de la ville de Toulon. Toulouse, Imprimerie J. Desclassan, 1731, 52 pp. 6- Mémoire instructif pour le Père Nicolas de Saint Joseph, prieur des Carmes déchaussés du Couvent de la ville de Toulon, décrété d'ajournement personnel ... Toulouse, Desclacçan, imprimerie-Librairie Rue de la Poterie, 1731, 52 pp. 7 à 13 : Suppliques de Catherine Cadière à NOSSEIGNEURS DU PARLEMENT : chaque supplique comporte 4 pp. s.l. 1731. 14 - Acte protestatif et interpellatif fait par la demoiselle Cadière à la Dame supérieure de second monastère de la Visitation de la ville d'Aix. 2 pp non datées signées Catherine Cadière/ Chaudon avocat/ Aubin , Procureur. Marseille, chez Sibié, Imprimerie du Roi sur le port, s.d. 15- Parallèle des sentiments du Père Girard avec ceux de Molinos, justifié par les lettres qu'il écrivait à la Dame Catherine, par ce qu'il lui enseignait, de même qu'à ses autres pénitentes et par ce qu'il pratiquait lui-même. 12 pp non datées, signées Monsieur le Conseiller de Villeneuve d'Ansouis/ Chaudon , avocat/ Aubin, Procureur Aix, chez Imbert , s.d. 16 - Réponse à l'écrit qui a pour titre Mémoire des faits qui se sont passés sous les yeux de Mr Evêque de Toulon lors de l'origine de l'affaire du Père Girard, jésuite et de Demoiselle Cadière . Signé Catherine Cadière/ Chaudon/ Aubin Aix, Joseph David, 18 pp. 17- Réflexions sur les prétendues contradictions que le Père Girard oppose à la Demoiselle Cadière dans ses réponses par devant l'Official. Signé Chaudon, avocat/ Aubin , Procureur. s.l.n.d. 14 pp 18- Réponse de la Demoiselle Cadière à la seconde partie du second mémoire du Père Girard 40 pp. s.l.n.d. 19- .Réponse au second mémoire instructif du Père Jean-Baptiste Girard , jésuite par Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, querellanteen crimes d'enchantement, de Quiétisme, d'inceste spirituel, d'avortement, de subornations de témoins contre le dit Père Girard querellé. Fin de la première partie. Signé Catherine Cadière, Chaudon avocat, Aubin; Procureur, Monsieur le Conseiller de Villeneuve d'Ansouis, rapporteur. Aix, Imprimerie René Adibert, imprimeur du Roi, s.d., 40 pp. 20- Observations sur les réponses personnelles du Père Girard jésuite et de la demoiselle Cadière . Toulouse, Imprimerie de Joseph Desclassan, imprimeur près le Collège de Paix, s.d., 48 pp 21- Analyse des témoins produits par le Promoteur en l'Officialité de Toulon pour Demoiselle Catherine Cadière contre le Père Jean Baptiste Girard, jésuite. Aix, chez René Adibert, 39 pp. 22- Précis des charges pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, querellante en inceste spirituel et autres crimes contre le Père Jean Baptiste Girard, jésuite. Aix, Imprimerie Veuve de Joseph Senez, 1731, 24 pp.23- Réponses au mémoire instructif du Père Jean Baptiste Girard, jésuite pour Demoiselle Catherine Cadière de la ville de Toulon, appelante à minima du Décret d'assigné rendu par Monsieur le Commissaire du Parlement le 23 Février dernier et en principal querellante en inceste spirituel et autres crimes. Aix, Imprimerie de la veuve Joseph Senez, 1731, 84 pp.Manques de cuir aux coiffes et au bas du mors supérieur, mors fatigués, frottements, coins arrondis, mouillures claires importantes par endroits et quelques pages brunies.