Maurice Dreyfous et M. Dalsace | Paris 1894 | 11.50 x 17.50 cm | relié
Reference : 63862
Nouvelle édition, un des 15 exemplaires sur Hollande van Gelder numérotés à la main et paraphés par l'éditeur. Reliure en plein maroquin vert sapin, dos janséniste à cinq nerfs, premier plat incrusté d'une large et superbe plaque signée de Marguerite Lecreux de corne sculptée en camée,figurant un voilier toutes voiles dehors, sur une mer laissant apparaître des poissons d'argent ciselés enchâssés sous la plaque de corne et visibles en transparence, contreplats de soies peintes de motifs sous-marins (coraux, méduses, étoiles de mer et algues) encadrés de maroquin orné de quintuples filets dorés, gardes de tissu moiré, les suivantes de papier à la cuve,coupes soulignées de doubles filets dorés, roulette dorée sur les coiffes, toutes tranches dorées sur témoins, reliure typiquement art-déco (circa 1910-1920) signée de Noulhac avec le concours de Marguerite Lecreux. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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1 vol. in-8 reliure demi-maroquin vert à grain long, Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1908-1909. Distribution des prix sous la présidence de M. le Vice-Amiral de Percin. Samedi 31 juillet 1909. Discours de M. Humbert, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1909, 79 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1909-1910. Distribution des prix sous la présidence de M. le Général Farinaux. Samedi 30 juillet 1910. Discours de M. Denis, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1909, 78 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1910-1911. Distribution des prix sous la présidence de M. Cavalier. Samedi 29 juillet 1911. Discours de M. Denis, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1911, 87 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1911-1912. Distribution des prix sous la présidence de M. le Vice-Amiral Arago. Samedi 27 juillet 1912. Discours de M. Coville, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1912, 88 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1912-1913. Distribution des prix sous la présidence de M. Machenaud. Dimanche 13 juillet 1913. Discours de M. Leroux, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1913, 54 pp. et pp. 81-88 [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1913-1914 Distribution des prix sous la présidence de M. Paul Roquère. Dimanche 12 juillet 1914. Discours de M. Denis, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1914, 91 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1914-1915. Distribution des prix sous la présidence de M. Ad. Crémieux. Mardi 13 juillet 1915. Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1915, 87 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1915-1916. Distribution des prix sous la présidence de M. Ad. Crémieux. Jeudi 13 juillet 1916. Discours de M. Bazaillas, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1916, 93 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1916-1917. Distribution des prix sous la présidence de M. Ad. Crémieux. Jeudi 12 juillet 1917. Discours de M. Picard, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1917, 100 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1917-1918. Distribution des prix sous la présidence de M. le Vice-Amiral. Samedi 13 juillet 1918. Discours de M. Mélèse, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1918, 96 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1918-1919. Distribution des prix sous la présidence de M. le Vice-Amiral Jaurès. Samedi 12 juillet 1919. Discours de M. Picard, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1919, 89 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1919-1920. Distribution des prix sous la présidence de M. Palmade. Lundi 12 juillet 1920. Discours de M. Lacombe, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1920, 89 pp. [ Suivi de : ] Lycée de Rochefort. Année Scolaire 1920-1921. Distribution des prix sous la présidence de M. le Contre-Amiral de la Taste. Mercredi 13 juillet 1921. Discours de M. Picard, Imprimerie Colbert, Rochefort sur Mer, 1921, 86 pp.
Bon ensemble bien relié, couvrant une période très marquante (dos passé très lég. frotté, petit accroc à un plat et une coupe, très bon état par ailleurs).
Avranches, Philippes Motays, 1665. 1665 1 vol. in-12° (164 x 109 mm) de : [16] ff. (titre, epistre, préface, explications, corrections); 184 pp. (paginées par erreur 183); [4] ff. Vignette gravée sur cuivre au titre figurant 1 cube en perspective contenant un globe surmonté d'une représentation schématique du Mont Saint-Michel et de l'ilôt de Tombelaine, visant à illustrer le mouvement des marées ; lettrines gravées sur bois. Deux extraits de catalogues sur la première garde. Ex-libris manuscrit D. Virgue 1713 au dos du second plat. [Joint à l'ouvrage: article consacré au livre publié dans Ouest France en Décembre 1950 dEugène Deprez (professeur honoraire à la Faculté des Lettres de Rennes)]. Plein vélin d'époque, tranche fil traversant les coiffes, dos lisse avec titrage à l'encre estompé, tranches jaspées rouge. (Taches, griffures, et défauts d'usage aux plats avec petit manque au coin inférieur du premier plat ainsi que sur la coupe inférieure du second plat, contres-gardes tachées par un ancien collage.)
Edition originale de la plus grande rareté de cet ouvrage sur les marées composé par un moine capucin normand, Charles de Boisyvon. Imprimé dans la ville d'Avranches, proche du Mont Saint-Michel et mondialement célèbre pour l'ampleur de ses marées de plus de 14 mètres, cet ouvrage curieux est une tentative d'explication de ce phénomène. L'étonnante gravure figurant sur la page de titre vise à illustrer le mouvement des marées : elle montre la sphère terrestre inscrite dans un cube en perspective, et au-dessus, la grève et la baie, avec le Mont Saint-Michel et l'îlot de Tombelaine. Lauteur indique que sur le côté du cube se trouve lécusson des Armoireries (écu pâlé dargent et dazur) de ceux qui se ne nomment Boisyvon que Dieu veuille toujours les assister et conserver. Avant de donner son explication, lauteur réfute deux opinions communément répandues pour expliquer la cause des marées. La première expliquait les marées par un mouvement rectiligne et alternatif de la terre le long de laxe du monde dun pôle vers lautre en six heures et en autant de temps pour son retour. Et cela en raison dune vertu magnétique à chaque pôle qui, alternativement, attire la terre soixante pieds de six heures en six heures. La seconde opinion assurait que le flux et le reflux se faisaient par les rayons du soleil réfléchis de dessus le corps de la lune et quà mesure quelle croît et décroît, la mer fait de même régulièrement. De Boisyvon qualifie la première théorie de grotesque car les vertus magnétiques lui semblent impertinentes tandis quil qualifie la seconde dun conte à dormir debout. Par la suite, l'auteur livre sa propre explication pseudo-scientifique du phénomène qu'il attribue aux mouvements internes de la terre, dotée de fissures et de cavernes répondant à une mystérieuse influence lunaire. Puis, dans une deuxième partie beaucoup plus longue, l'auteur développe, au gré de sa prose sinueuse, sa représentation de la physionomie de la terre, offrant un "Portrait Géographique" composé de plusieurs chapitres: "De la Terre et des Principes de la Géographie", "Description exacte des Figures Géographiques, tant généralles que particulières, pour la correction des deffauts de celles dont on se sert habituellement", "Divisions du Globe Terrestre", "L'Europe", "L'Asie", "L'Afrique", "La Mexicane", "La Perüane", et "La Magellanique". Les 8 dernières pages, absentes de la plupart des exemplaires, contiennent des citations de Saint François d'Assise et des compositions religieuses en vers. Dans lune delles, on y apprend que de Boisyvon vint au monde dans la septième année de mariage de ses parents et quil était frère de lOrdre Saint-François, et parle ainsi de son ouvrage: "Jespère que les lieux et la Mer et la Terre Payront de leurs secrets ma curiosité, Et quaucun deformais nen fera point accroire A la stupidité. Mes écrits ne sont pas de recherches sublimes, Mais leur diversité contente le désir." Il est difficile de dire quels mobiles ont déterminé ce religieux à tenter une explication personnelle des phénomènes physiques des marées, plus difficile de connaître létendue de ses connaissances mathématiques. Il nétait certes pas au courant des découvertes de la science et ne devait pas lire le Journal des Savants qui paraissait à Paris à cette époque. L'ouvrage est dédié "à très noble et très illustre messire Pierre de Boisyvon, chevallier, seigneur, baron et patron de Boisyvon, des Essarts, de Saint-Martin, de Fontenermon, de Saint-Pierre Langer, de Coulange, de la Réauté, de Thievile et de Brecé...". La dédicace contient des informations sur la famille de Boisyvon: leurs aieux étaient aux Croisades avec Godefroy de Bouillon; dautres étaient conseillers à la cour souveraine de Rouenet ceux qui sappelaient de Boisyvon ne jouissaient pas tous des caresses de la fortune. Il y ajoute, avec humour :Si la mer avait de lintelligence comme elle montre de la régularité dans son mouvement, elle avouerait que sabaissant à vos pieds; son élévation serait dautant plus fameuse que vous ferez un plus favorable accueil à ce divertissement hydro-géographique que je vous dédie. Ouvrage rarissime: à notre connaissance seulement deux exemplaires sont répertoriés en bibliothèque dans le monde (B.N.F. et Bibliothèque Mazarine) dont un est incomplet des 4 derniers feuillets. Bel exemplaire conservé dans sa reliure en parchemin dorigine. 1 vol. 12mo of : [16] ff. ; 184 pp. ; [4] ff. Title with a vignette engraved representing 1 cube in perspective which contains a globe surmounted by a schematic representation of Mont Saint-Michel and the islet of Tombelaine, aiming to illustrate the movement of the tides; initial letters engraved on wood. Two extracts from catalogs on the first guard. Handwritten ex-libris D. Virgue 1713 on the back of the second cover. [Attached to the book: loose article devoted to the book published in Ouest France in December 1950 by Eugène Deprez (honorary professor at the Faculty of Letters of Rennes).] Full contemporary vellum. Very rare first edition of this work on the tides composed by a Norman Capuchin monk, Charles de Boisyvon. Printed in the town of Avranches, near Mont Saint-Michel, world famous for the magnitude of its tides of more than 14 meters, this curious work is an attempt to explain this phenomenon. The astonishing engraving on the title page aims to illustrate the movement of the tides: it shows the terrestrial sphere inscribed in a cube in perspective, and above, the beach and the bay, with Mont Saint-Michel and the islet of Tombelaine. The author indicates that the coat of arms of his family is located on the side of the cube: lécusson des Armoireries (écu pâlé dargent et dazur) de ceux qui se ne nomment Boisyvon que Dieu veuille toujours les assister et conserver. Before giving his explanation, the author refutes two commonly held opinions to explain the cause of the tides. The first explained the tides by a rectilinear and reciprocating motion of the earth along the axis of the world from pole to pole in six hours and in just as much time for its return. The underlying mechanism of this motion was said to be a magnetic virtue at each pole which attracts, in turns, the earth sixty feet by six hours in six hours. The second view asserted that the ebb and flow was due to the rays of the sun reflected from the moon's body and that, as it grew and fell, the sea followed its movements. De Boisyvon qualifies the first theory as grotesque because the magnetic virtues seem impertinent to him, while he calls the second a ludicrous tale. Subsequently, the author delivers his own pseudo-scientific explanation of the phenomenon that he attributes to the internal movements of the earth, endowed with cracks and caverns responding to a mysterious lunar influence. Then, in a much longer second part, the author develops, according to his sinuous prose, his representation of the physiognomy of the earth, offering a "Portrait Géographique" ("Geographical Portrait") composed of several chapters: "De la Terre et des Principes de la Géographie", "Description exacte des Figures Géographiques, tant généralles que particulières, pour la correction des deffauts de celles dont on se sert habituellement", "Divisions du Globe Terrestre", "L'Europe", "L'Asie", "L'Afrique", "La Mexicane", "La Perüane", et "La Magellanique". The last 8 pages, absent from most of the copies, contain quotes from Saint Francis of Assisi and religious compositions in verse. In one of them, we learn that de Boisyvon was born in the seventh year of his parents' marriage and that he was a brother of the Order of Saint Francis, and thus speaks of his work: "Jespère que les lieux et la Mer et la Terre payront de leurs secrets ma curiosité, et quaucun deformais nen fera point accroire à la stupidité. Mes écrits ne sont pas de recherches sublimes, mais leur diversité contente le désir." It is difficult to say what motives determined this religious to attempt a personal explanation of the physical phenomena of the tides, more difficult to know the extent of his mathematical knowledge. He was certainly not aware of the discoveries of science and was not to read the Journal des Savants which appeared in Paris at that time. The work is dedicated "à très noble et très illustre messire Pierre de Boisyvon, chevallier, seigneur, baron et patron de Boisyvon, des Essarts, de Saint-Martin, de Fontenermon, de Saint-Pierre Langer, de Coulange, de la Réauté, de Thievile et de Brecé...". The dedication contains information on the Boisyvon family: their ancestors were at the Crusades with Godefroy de Bouillon; others were advisers to the sovereign court of Rouen, and not all of those called de Boisyvon enjoyed the caresses of fortune. He adds, with humor: Si la mer avait de lintelligence comme elle montre de la régularité dans son mouvement, elle avouerait que sabaissant à vos pieds; son élévation serait dautant plus fameuse que vous ferez un plus favorable accueil à ce divertissement hydro-géographique que je vous dédie. (translated : "If the sea had intelligence as it shows regularity in its movement, it would confess that lowering itself at your feet; its elevation would be all the more famous as you will give a more favorable reception to this hydro-geographical entertainment that I dedicate to you.) Extremely rare book: to our knowledge only two copies are listed in libraries around the world (B.N.F. and Mazarine Library), one of which is incomplete from the last 4 pages. Beautiful copy preserved in its original parchment binding.
Paris, Garnery, Buisson, Desenne, Blanchon, 1792. 1792 1 vol in-8° (205 x 130 mm) de : [2] ff. (titre, table) ; 372 pp. ; 1 planche et 2 cartes dépliantes. (tache brune en partie centrale en pied sur les premiers feuillets, rares salissures). Demi-basane fauve dépoque, plats recouverts de papier marbré rose, dos lisse orné, pièce de titre noire, tranches jaunes. (petit manque à la coiffe supérieure et à la pièce de titre).
Rare édition originale française (EO anglaise, Londres, la même année) de la relation officielle du voyage de Bligh et de la fameuse révolte du "Bounty" traduite par F. Soulés. Relation complète de son voyage, qu'il publia deux ans après sa "Relation de lenlèvement du Navire le Bounty", parue dès son retour en Angleterre, pour que son témoignage soit connu avant l'arrivée des mutins. Avec la fin du commerce triangulaire, du fait de lIndépendance américaine, les Anglais se trouvèrent en difficulté pour nourrir les esclaves des plantations. Sir Joseph Banks (1743-1820), naturaliste de la première expédition de James Cook, propose alors au Roi George III dimplanter larbre à pain, espèce quil a observée lors de ce voyage avec Cook dans les îles de la Mer du Sud. William Bligh (1754-1817), ami de Banks et réputé pour ses qualités maritimes est nommé commandant du Bounty et appareille pour Tahiti le 23 décembre 1787 pour ramener cette espèce. Le voyage est long et difficile : ils ne rejoignent Tahiti qu'en octobre 1788. Les Tahitiens acceptent de leur céder des arbres à pain, mais la traversée ayant été plus longue que prévu, ils ne peuvent prendre la mer avant six mois. Latmosphère pénible en mer, ne lest pas moins dans ces îles où plusieurs incidents ont lieu, si bien que le 28 avril, une vingtaine de jours après leur départ (5 avril 1789), Christian Fletcher, enseigne de vaisseau, déclenche la mutinerie, suivie par onze des quarante-deux membres déquipage. Ils enlèvent le navire et forcent Bligh et dix-huit autres membres de léquipage à prendre la mer sur une chaloupe, pour un voyage qui na guère déquivalent dans lhistoire de la marine : dix-neuf hommes sur une chaloupe sur 4 000 miles. Bligh parvint lors de cette périlleuse traversée à cartographier et à nommer des parties inconnues des côtes Nord-est de la Nouvelle-Hollande. L'ouvrage est illustré d'une planche représentant le fruit de l'arbre à pain et deux cartes, la première donnant la route parcourue par Bligh de Tofo à Timor (Nouvelle-Guinée) et la seconde figurant une partie de la côte de Tahiti. Exemplaire bien conservé de la première traduction française de cette relation. 1 vol. 8vo (205 x 130 mm) with : [2] ff. (title, table) ; 372 pp. ; 1 plate and 2 folding maps. (central brown stain at foot of first few leaves, rare soiling). Contemporary fawn half-basane, boards covered with pink marbled paper, ornate smooth spine, black title page, yellow edges. (small loss to upper headpiece and title-piece). Rare original French edition (English EO, London, same year) of the official account of Bligh's voyage and the famous Bounty revolt, translated by F. Soulés. A complete account of his voyage, which he published two years after his Relation de l'enlèvement du Navire le Bounty, published on his return to England, so that his testimony would be known before the arrival of the mutineers. With the end of the triangular trade, American Independence left the English struggling to feed the slaves on the plantations. Sir Joseph Banks (1743-1820), a naturalist on James Cook's first expedition, proposed that King George III plant the breadfruit tree, a species he had observed on this voyage with Cook to the South Sea islands. William Bligh (1754-1817), a friend of Banks and renowned for his seafaring skills, was appointed commander of the Bounty and set sail for Tahiti on December 23, 1787 to bring back the species. The voyage was long and difficult, and they didn't reach Tahiti until October 1788. The Tahitians agreed to let them have some breadfruit trees, but the crossing took longer than expected, and they couldn't set sail for another six months. The harsh atmosphere at sea was no less so on the islands, where several incidents took place, so much so that on April 28, some twenty days after their departure (April 5, 1789), Christian Fletcher, ship's ensign, triggered a mutiny, followed by eleven of the forty-two crew members. They kidnapped the ship and forced Bligh and eighteen other crew members to take to the sea in a longboat, for a voyage that has few equals in naval history: nineteen men in a longboat for 4,000 miles. During this perilous crossing, Bligh succeeded in mapping and naming unknown parts of the northeast coast of New Holland. The work is illustrated with a plate depicting the fruit of the breadfruit tree and two maps, the first showing Bligh's route from Tofo to Timor (New Guinea) and the second depicting part of the Tahiti coast. A well-preserved copy of the first French translation of this report.
Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1872] | 18.5 x 34 cm | 5 volumes reliés en 1
Manuscrit autographe complet de 50 pages écrites au recto de chaque feuillet comportant de nombreuses ratures et corrections. Le manuscrit a été publié dans le Bulletin de la Société de Géographie de décembre 1872. Reliure en plein chagrin rouge, dos à cinq nerfs orné de fleurons et de doubles caissons dorés décorés de motifs floraux dorés, double de doubles filets dorés sur les plats, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement d'une dentelle dentelle dorée sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, coins émoussés, reliure de lépoque. Les feuillets sont numérotés de 1 à 50 dans langle supérieur gauche ; une numérotation plus ancienne, biffée, se trouve dans la marge supérieure. Trois parties composent cette étude : -Histoire de la mer des Sargasses (pp. 2 à 15). - Géographie de la mer des Sargasses (pp. 16 à 38). - Richesses de la mer des Sargasses (pp. 39 à 50). La première partie traite de lhistoire de la navigation de la mer des Sargasses depuis les Phéniciens, qui, les premiers, signalèrent lexistence de bancs dalgues flottantes dans lAtlantique. Ils furent suivis par les Carthaginois, les Arabes et les Portugais. Mais cest Christophe Colomb qui donna, en 1492, les premières observations sérieuses sur ce phénomène marin. Gaffarel mentionne ensuite les navigations de Gonneville, Jean de Léry et André Thévet, cite Humboldt, puis évoque les récentes explorations scientifiques : en 1851-1852 par la campagne du Dolphin, capitaine Lee, et en 1855 par celle du brick le Méléagre, capitaine Leps. Dans la seconde partie, lauteur étudie la géographie des Sargasses, en faisant observer que son étendue et ses limites ont toujours été incertaines. Il développe ensuite trois hypothèses sur leur origine, la plus vraisemblable étant celle selon laquelle les sargasses se développent aux alentours du Gulf Stream, dont les eaux chaudes et peu agitées leur procurent de bonnes conditions dexistence et leur permettent de se propager en grande quantité. Il est ensuite question des différentes espèces de sargasses, de leur mode de vie et de leur accumulation, donnant ainsi un aspect étrange qui effraya les premiers navigateurs. Enfin, lauteur évoque les richesses de la mer des Sargasses : par analogie avec les récoltes dalgues le long des côtes françaises, qui permettent, après les avoir réduites en cendre, dobtenir un excellent engrais, on pourrait envisager de les exploiter afin den extraire les substances minérales, mais il faudrait pour cela des bateaux spécialement équipés. Il conclut : « La mer des Sargasses est donc une véritable région promise. Tous, plus ou moins, directement ou non, agriculteurs pour nos champs, malades pour nos santés, industriels pour nos usines [] citoyens pour notre patrie, nous navons quà gagner à lexploitation des richesses inconnues de cette mer » (p. 50). Ont été Reliés à la suite : GAFFAREL (Paul). La mer des Sargasses. Paris, Ch. Delagrave et Cie, 1873, in-8 de 35 pp., couvertures conservées, annotations autographes dans les marges. Extrait du Bulletin de la Société de Géographie, décembre 1872. - MAUNOIR (Charles), géographe. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 5 pp. in-8, en-tête imprimé. A propos de la publication du mémoire de Gaffarel dans le Bulletin de la Société de Géographie, et de sa communication au commandant Leps, qui « possède des trésors au sujet de la physique des mers ». - LEPS (Maurice Edouard), capitaine. 2 lettres autographes signées [à Paul Gaffarel]. Paris, 1872, 2 pp. in-8. Remerciements pour lenvoi du mémoire et communication à Gaffarel des notes prises par Leps pendant la campagne du Méléagre en 1855. - DELAGRAVE (Maison). 6 lettres signées ou autographes signées à Paul Gaffarel. Paris, 1872-1875, 6 pp. in-8, en-têtes imprimés. Publication de « La Mer des Sargasses » dans le Bulletin de la Société de Géographie et envoi des tirés à part à lauteur. Deux lettres sont signées par léditeur Charles Delagrave. - 2 articles d
Paris, Bachelier, 1815. 1815 1 vol. in-4° (270 x 219 mm) de : [3] ff. (faux titre, titre, dédicace) ; 86 pp. (dont table). Cartonnage d'époque à la bradel recouvert de papier rouge, filet doré encadrant les plats, dos orné de filets, pièce de titre de maroquin noir.
Édition originale de cet ouvrage de référence sur l'histoire de la tactique navale dû à La Rouvraye postérieur aux guerres de la Révolution et de l'Empire. Ce type de publication traitant de sujets secrets et confidentiels était tiré à petit nombre et réservé à la marine et aux amirautés, dou sa rareté. La tactique navale est Lart de conduire des vaisseaux au combat, et de les manier les uns par rapport aux autres, soit en combat singulier, soit en escadre, est la partie de notre métier qui doit attirer toute lattention de l'officier militaire [...] (p.1). En France, cest louvrage du Père Paul Hoste (1652-1700) : L'Art des armées navales [...] (1697) qui fonde cet art militaire qui prend une importance considérable au XVIIIe siècle. Publié un siècle plus tard, le présent ouvrage qui actualise le sujet est le fruit de limportante expérience dans la marine française de Charles-Louis Victor de La Rouvraye (1783-1850). Entre 1801 et 1802, cet officier de la marine sert en tant quaspirant sur la corvette Cigogne puis embarque sur la frégate Furieuse à Saint-Domingue et sur la frégate Libre. Enseigne de vaisseau de 1803 à 1804, il est envoyé à la flottille de Boulogne comme commandant d'une section de canonniers avec laquelle il participe à des combats (notamment contre les anglais). En 1805, il embarque sur la frégate Canonnière et sert dans l'océan Indien. Fait prisonnier à False Bay en Afrique du Sud en 1806, il est ramené en Angleterre. En 1811, il est libéré pour avoir sauvé l'équipage d'un navire britannique. Promu lieutenant de vaisseau, il commande un brick à Boulogne puis sert à Cherbourg sur l' Iphigénie (1813) avant de commander un brick en 1814 à Brest. Riche de toute cette expérience à la mer et au combat, La Rouvraye publie en 1815 son présent Traité sur l'art des combats en mer. Louvrage traite de lart des batailles navales, des principes pour manoeuvrer et commander des armées navales, des escadres embossées et des signaux. Lillustration est composée de 6 planches gravées dépliantes représentant les schémas des diverses tactiques navales expliquées dans louvrage. Superbe exemplaire à toutes marges de ce texte imprimé sur papier vélin conservé dans son élégant cartonnage dorigine. Rare sur le marché. 1 vol. 4to (270 x 219 mm) of : [3] ff. (false title, title, dedication); 86 pp. (including table). Contemp. cardboard bradel-style covered with red paper, gilt filet framing the plates, spine decorated with fillets, black morocco title piece. Original edition of this reference work on the history of naval tactics due to La Rouvraye after the wars of the Revolution and the Empire. This type of publication dealing with secret and confidential subjects was printed in small numbers and reserved for the navy and the admiralties, hence its rarity. Naval tactics is "the art of leading ships into combat, and of handling them in relation to each other, either in single combat or in squadrons, is the part of our profession which must attract the full attention of the military officer [...]" [translated from French] (p.1). In France, it is the work of Father Paul Hoste (1652-1700): "L'Art des armées navales [...]" (1697) which founded this military art which took on considerable importance in the 18th century. Published a century later, the present work which updates the subject is the fruit of the important experience in the French navy of Charles-Louis Victor de La Rouvraye (1783-1850). Between 1801 and 1802, this naval officer served as a midshipman on the corvette "Cigogne" and then embarked on the frigate "Furieuse" in Santo Domingo and on the frigate "Libre". As a ship's ensign from 1803 to 1804, he was sent to the flotilla of Boulogne as commander of a section of gunners with whom he took part in battles (notably against the English). In 1805, he embarked on the frigate "Canonnière" and served in the Indian Ocean. Taken prisoner at False Bay in South Africa in 1806, he was brought back to England. In 1811, he was released for having saved the crew of a British ship. Promoted to Lieutenant, he commanded a brig in Boulogne, then served in Cherbourg on the "Iphigénie" (1813) before commanding another brig in 1814 in Brest. Rich of all this experience at sea and in combat, La Rouvraye published in 1815 his present "Traité sur l'art des combats en mer". The work deals with the art of naval battles, the principles for maneuvering and commanding naval armies, embossed squadrons and signals. The illustration is composed of 6 engraved folding plates representing the diagrams of the various naval tactics explained in the book. A superb full-margined copy of this text printed on wove paper and preserved in its original elegant cardboard box. Rare on the market.