S. n. | à Amsterdam 1763 | 10 x 16.50 cm | relié
Reference : 60926
Seconde édition, parue la même année que l'originale, et à l'instar de celle-ci à l'adresse seule d'Amsterdam. Reliure en plein veau blond marbré. Dos lisse orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Coiffe de tête élimée. Mors supérieur fendu en tête. Un coin émoussé. Frottements. Bon exemplaire. Il s'agit sans aucun doute du meilleur ouvrage de Mably (1709-1785), historien, philosophe moral et politique, qui fut plus tard considéré comme l'un des premiers théoriciens communistes. Se présentant comme une traduction du grec et d'entretiens entre Phocion, chef d'Athène et Aristias, jeune citoyen. Mably développe longuement les rapport entre la morale et la politique et aboutit à l'idée que la propriété privée est au fondement de l'injustice sociale. Il en reconnait toutefois le caractère irréversible, tout en déplorant la concentration de l'argent. Mably fut cependant méfiant envers tout système politique, sa vraie croyance portait sur l'homme de la nature tel que l'a exposé Rousseau. Ses travaux révèlent la proximité de sa pensée politique avec celles de Condillac, Platon et Locke. Tampon bleu : Bibliothèque Bonne Presse. A.R.T. (sur le faux-titre et le titre). - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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De l'imprimerie de Didot le jeune | Paris 1794 (An III) | 23.50 x 32.30 cm | relié
Nouvelle édition des Entretiens de Phocion, imprimée par Didot le jeune en lan III [1795], sur papier vélin au format grand in-4. Elle est illustrée de deux figures hors texte daprès Jean-Michel Moreau le Jeune, gravées à leau-forte par Giraud et terminées lune par Dambrun, lautre par Dupréel. Le texte est suivi des Remarques de Mably et accompagné de la Vie de Phocion de Plutarque dans la traduction dAmyot. Exemplaire au chiffre couronné de Louis-Philippe. Reliure postérieure, exécutée sous la monarchie de Juillet, en plein maroquin rouge à long grain, attribuable à latelier Simier. Dos lisse orné de deux grands fers rocaille disposés en long, pièce de titre de maroquin noir. Plats frappés au centre du chiffre LP en lettres gothiques, sommé de la couronne royale fermée et entouré dune couronne de laurier et de chêne nouée dun ruban, dans une grande composition ornementale rocaille ; fers aux écoinçons et jeux de filets entrelacés. Tranches dorées, riche frise intérieure, gardes de soie moirée bleutée. Coiffes de tête et de queue en partie râpées, frottements, un coin émoussé, rousseurs éparses. * Publiée en lan III avec deux compositions de Moreau le Jeune, lédition change complètement de statut quelques décennies plus tard : le volume entre dans la bibliothèque de Louis-Philippe et reçoit une reliure de maroquin rouge à son chiffre couronné. Les Entretiens de Phocion avaient paru pour la première fois à Amsterdam en 1763. Mably y feint de traduire un texte grec attribué à Nicoclès, dans lequel le vieux stratège athénien Phocion sentretient avec le jeune Aristias. Lépigraphe dHorace, « Quid leges sine moribus vanae proficiunt ? », donne le ton : sans les murs, les lois ne suffisent pas. À travers le décor antique, Mably défend une politique fondée sur la vertu civique, critique le luxe et linégalité des fortunes, et oppose volontiers lexemple de Sparte aux sociétés de cour de son temps. En 1795, Didot donne à Mably le luxe du vélin et des figures de Moreau le Jeune. Quelques décennies plus tard, le même volume change complètement de visage : maroquin rouge, chiffre couronné de Louis-Philippe, ors et soie moirée. Relié pour Louis-Philippe, ce traité de vertu civique prend ainsi une portée inattendue : le texte par lequel Mably opposait les murs aux lois et la vertu au luxe entre finalement dans la bibliothèque dun roi. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Kell, s.n., 1789, 1 plein veau marbré, tranches marbrées, manques au dos, coins et coupes émoussés, coiffes manquantes. in-8 de XXXVI-169 et (4)-139 pp. ;
"On ne peut comprendre l'oeuvre de Mably "dans l'abstrait". Frappé par la crise qui ébranle la monarchie française, Mably voua un véritable culte à la République parfaite de Platon et réva du civisme à l'antique.Les "entretiens de Phocion" publiés en 1763 un an aprés le "Contrat social" de Rousseau, se présentent comme un dialogue socratique: le vieux sage de Lacédémone y explique au jeune Aristias en quoi la politique et l'éthique sont solidaires: sagesse et vertu requièrent toujours, en effet un amour de la patrie qui s'élargit en amour de l'humanité. Selon Mably, une politique sans éthique porte en elle les germes du malheur."
Joly.1793.In-12,reliure d'époque.Traduction de Mably.Brunissures.
Paris, de l'imprimerie de Didot le jeune, an troisieme (1795). Grand in-4o de XXIV, 265 p., (1) f., 2 pl. h.t. Frere aine uterin de Condillac, il a influence profondement les idees de la Revolution et fut une reference pour Marat, Babeuf et autres pour l'egalite des citoyens et la repartition de richesses. La description de l'homme politique integre du Phocion fut telle qu'on a surnomme Necker 'le juste Phocion'. Nicocles est un personnage imaginaire, c'est Socrate et ses idees pour la Republique ideale ou la politique et l'ethique doivent aller de pair. "Une politique sans ethique porte les germes de malheur" Livre prime par la Societe litteraire de Berne, reedite 12 fois avant la revolution et traduit dans plusieures langues. Un de peres de socialisme moderne mais qu'il acceptait l'idee du Roi juste. Rel. demi-chagrin havane a coins, dos a nerfs, tete doree, non rogne. Querard V, 405, Rahir 519.
Amsterdam 1788, in-12, XL-248 pages.. Basane marbrée époque, dos lisse orné, tranches marbrées en accord avec le papier des gardes; coiffes inférieure arasée, coins usés, petite fente à un mors, papier uniformément jauni.
Se présentant comme une traduction du grec et d'entretiens entre Phocion, chef d'Athène et Aristias, jeune citoyen.Mably voua un véritable culte à la République parfaite de Platon et rêva du civisme à l’antique.Selon Mably, une politique sans éthique porte en elle les germes du malheur. L’intérêt politique dominant de Mably était de réformer radicalement la monarchie bourbonienne absolutiste, voire la dépasser ou au moins la remplacer par une « monarchie constitutionnelle