Emmanuel Vitte | Paris 1958 | 12 x 19 cm | broché
Reference : 57334
Edition originale sur papier courant de la traduction française établie par Benjamin Goriély et Michel Aucouturier. Envoi autographe daté et signé de Benjamin Goriély à Jean Cassou : "... ce premier Pasternak en France..." Dos et plats légèrement et marginalement insolés, exemplaire complet de sa jaquette illustrée. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Précieux et rarissime ensemble complet des quatre atlas illustrant le récit d'un des plus célèbres voyages dans le Pacifique Paris, Bertrand, 1826-1827. L’exemplaire comporte l’ensemble complet des Atlas de ce voyage, à savoir : -Historique.. atlasin-folio comportant 60 planches en couleurs dans leurs 15 livraisons d’origine. -Zoologie.. atlasin-folio contenant 157 planches en couleurs dans leurs 27 livraisons d’origine. -Botanique.. atlas in-folio contenant 106 planches (25 en couleurs) dans leurs 15 livraisons d’origine. -Hydrographie.. atlas in-folio contenant 55 cartes et tableaux relié dans le cartonnage d’origine. Soit au total 57 livraisons conservées brochées telles que parues et un volume conservé dans son cartonnage d’origine. Très bon état de conservation des couvertures de livrasions. L’ensemble est conservé dans 5 boites protectrices en demi-maroquin bleu. 565 x 375 mm.
Précieux et rarissime ensemble complet des quatre atlas illustrant le récit d'un des plus célèbres voyages dans le Pacifique, édité en livraisons de 1825 à 1835 et dont la publication ne fut jamais achevée. Borba de Moreas, p. 275-76; Ferguson, 1069; Hill, 517; Hocken, 42; Sabin, 21353; Nissen IVB, 280; Nissen BBI, 1210. Parti de Toulon le 11 août 1822 à bord de la Coquille avec Dumont d'Urville comme second, Louis-Isidore Duperrey (1786-1865) traversa l’Atlantique et se dirigea vers le Brésil, puis le Chili, où il mène une enquête ethnographique sur les Indiens Araucans. Il explora ensuite les Iles du Pacifique (Touamotou, Tahiti, Bora-Bora), la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et les Moluques. La Coquille traverse le canal d’Ombay, pour atteindre finalement Sidney en janvier. En avril 1825, l'expédition est de retour à Marseille. Sitôt revenu de son voyage, Duperrey s'attelle à sa publication dont il se réserve la partie "historique", l'hydrographie et la physique. Ce voyage qui n'a essuyé aucune perte et aucune avarie majeure, suscite l'enthousiasme. Les contemporains de Duperrey sont impressionnés par la réussite sanitaire et la portée scientifique de la campagne. Les résultats de l'expédition sont évalués par une commission d'éminents scientifiques de l'Académie des sciences : "L'académie trouvera, dans les analyses qui précèdent, la preuve que le voyage de la Coquille mérite d'occuper un rang distingué, parmi les plus brillantes expéditions scientifiques exécutées, soit par la marine française, soit par celle des autres nations." Les collections récoltées sont d'une richesse surprenante en quantité et en qualité. Les collections zoologiques s'élèvent à près de 1900 échantillons (insectes, poissons, oiseaux, reptiles) et 3000 espèces ont été recueillies en botanique. Le naturaliste Lesson a méthodologiquement dessiné ces espèces. Des témoignages sur le mode de vie des Carolins, Tahitiens, Zélandais, Papous et Alfourous ont été recueillis. Gabert a constitué des lexiques et glossaires des mots les plus utilisés par les populations visitées. Les croquis réalisés par Jules-Louis Lejeune sont remarquables et constituent un véritable témoignage ethnologique. Ses dessins (calques, croquis, dessins aquarellés) sont en grande partie gravés pour être intégrés aux albums de l'expédition. Il a réalisé 43 portraits, 40 "petits tableaux", 43 vues ou paysages, 59 dessins "représentant des armes, des ustensiles de ménage et divers autres objets". L'enseigne de vaisseau Bérard a dessiné différents types de pirogues. Des observations ont été réalisées en astronomie, en magnétisme, en météorologie, des études sont effectuées sur la zoologie, la botanique. Le voyage constitue également une source pour la médecine puisque les maladies survenues à bord et celles diagnostiquées parmi les indigènes ont été recensées. 53 cartes ont été élaborées. Elles complètent les cartes établies lors de précédents voyages par d'autres explorateurs et en corrigent les erreurs grâce aux avancées technologiques (notamment l'invention des chronomètres) permettant le calcul de la longitude. En effet, si la configuration du Pacifique est déjà connue grâce à Bougainville, Cook, Lapérouse et d'Entrecastreaux, les connaissances géographiques, ethnologiques et biologiques de certains espaces sont superficielles, lacunaires voire totalement erronées. La cartographie de l'Océanie est approximative car le calcul de la longitude est mal maîtrisé jusque-là. C'est ainsi que figurent sur certaines cartes des îles imaginaires, des écueils, des bancs de sable qui n'existent pas. Duperrey est le premier à élaborer une carte où figurent les méridiens et les parallèles magnétiques. Resté inachevé, ce récit d'un des plus célèbres voyages dans le Pacifique fut publié sous forme de livraisons de 1825 à 1835. Le nombre de volumes diffère donc suivant les exemplaires et les bibliographies; l'ouvrage est cependant le plus souvent relié en 11 volumes et comprend toujours 4 volumes d'atlas. L'atlas de Zoologie est divisé en sept parties (oiseaux, reptiles, poissons, mollusques, insectes, crustacés et zoophytes). L'Histoire du voyage est illustrée de belles planches représentant des vues de villages, des habitations, des indigènes, etc. Rare et précieux ensemble complet des quatre atlas du récit de voyage de Duperrey, conservés tels que parus sous forme de livraisons brochées.
Le voyage diplomatique de Foy de La Neuville en Russie en 1689. Superbe exemplaire relié à l’époque en maroquin rouge décoré à la Du Seuil. Paris, Pierre Aubouyn & Charles Clouzier, 1698. In-12 de (8) ff., 225 pp. mal chiffrées 231, (3) pp. Relié en plein maroquin rouge de l’époque à la Du Seuil, dos à nerfs richement orné, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. 162 x 86 mm.
Edition originale de cette très intéressante description de l’empire Russe et de sa population a la fin du XVIIe siècle. Brunet, supp. I, 774 ; Barbier, IV, 201 ; Cordier, Bibliotheca Sinica, 2465 ; Quérard, La France littéraire, 188. « Ce petit volume intéressant et rare a été reproduit l’année suivante en Hollande (La Haye, 1699, in-12) ». (Brunet). « Le ‘Moréri’ de 1759 attribue à tort cet ouvrage à Adrien Baillet. » (Barbier). « L’auteur de cet ouvrage était envoyé du roi de Pologne au tsar Pierre Ier ». (Quérard). De nombreux bibliographes ont tenté de découvrir l'identité de l'auteur de la Relation curieuse de la Moscovie, publiée sous le nom de Foy de la Neuville. Son identification avec Adrien Baillet (1649-1706) est désormais rejetée. La Neuville semble être solidement en place à la Cour de Pologne et sa présence en qualité d'envoyé de la Pologne en Angleterre et en France est attestée. Isabel de Madariaga a consacré une étude détaillée à la découverte de l’identité de cet auteur. Nous allons résumer ici les divers points qu’elle aborde dans sa thèse : Le peu d’informations concernant l’auteur sont comprises dans l’introduction de sa Relation curieuse, dans laquelle il dédie son ouvrage à Louis XIV. Isabel de Madariaga explique tout d’abord qu’il ne peut pas s’agir d’Adrien Baillet, le bibliothécaire de Lamoignon, qui ne s’est jamais rendu en Russie. La mission de La Neuville en Russie eut lieu durant l’été 1689. Au printemps 1689, le Marquis de Béthune apprend que la Suède et Brandebourg ont envoyé des émissaires à Moscou, et il décide à son tour d’envoyer quelqu’un en Russie pour découvrir le but poursuivi par ces représentants. L’émissaire qu’il choisit pour représenter la France est La Neuville, qui s’était déjà rendu en Russie auparavant. Craignant d’être pris pour un espion français, La Neuville suggère alors à Béthune que le roi de Pologne lui fournisse le statut d’envoyé polonais. Le roi de Pologne accepte, et La Neuville voyage donc en tant qu’émissaire polonais. La Neuville quitte Varsovie le 19 juillet 1689, est bien accueilli à Smolensk, puis arrive à Moscou le 20 aout, où on lui fournit aussitôt une maison et un garde. Après 8 jours, La Neuville est reçu par le prince V.V. Golitsyn, le favori de Sofia. Il rend ensuite visite aux émissaires envoyés de Suède et de Brandebourg, et découvre le but de leur visite. Leur rôle était en fait d’éveiller les soupçons de la Russie en lui faisant croire que la Pologne souhaitait conclure une paix séparée avec la Porte ottomane, afin d’attaquer la Prusse ducale. Les informations de La Neuville s’avérèrent beaucoup plus intéressantes pour la Pologne que pour la France. Ne parvenant pas à se faire recevoir par le tsar Pierre Ier, le frère de Sofia, La Neuville quitte Moscou le 18 décembre et arrive à Varsovie le 3 janvier 1690. Il est évident que La Neuville était connu à Paris et qu’il effectuait de fréquents voyages entre Varsovie et la France. La question que l’on peut se poser est de savoir de qui La Neuville était vraiment l’agent. Certains historiens affirment qu’il était un agent français envoyé par Béthune en Russie, mais d’autres pensent qu’il était en fait un « gentilhomme du roi de Pologne ». La Neuville a sans doute dédié le récit de son voyage à Louis XIV, en n’insistant pas sur sa qualité d’émissaire polonais, dans l’espoir d’une promotion. Il semble avoir rédigé son ouvrage durant l’année 1690. La dernière question abordée est celle des sources auxquelles La Neuville a puisé ses informations. C’est une question primordiale dans la mesure où son récit est l’unique source de renseignements concernant les idées de V.V. Golitsyn, et notamment sur son désir présumé d’émanciper les serfs. La Neuville a du obtenir de nombreuses informations auprès du résident polonais, Lyadzinski, qui l’a activement aidé à découvrir ce que l’émissaire de Brandebourg planifiait. La Relation curieuse révèle une combinaison d’observations clairvoyantes, d’informations justes et de nombreux préjugés. Ceux-ci sont sans doute le fruit du sentiment de supériorité occidentale ressenti par l’auteur. En effet, il décrit souvent les russes avec mépris, les traitant de : « cruels, sodomistes, avares, gueux et poltrons ». Pour résumer, La Neuville ne fut jamais un agent français. Il était au service du roi de Pologne, pour lequel il mena diverses missions. On comprend d’ailleurs à la lecture de la Relation curieuse que lors de sa seconde visite en Russie, en 1689, La Neuville servit autant les intérêts polonais que les intérêts français. Pour la France, il découvrit quels étaient les projets des envoyés de Suède et de Brandebourg. Pour la Pologne, il découvrit que l’émissaire de Brandebourg cherchait à persuader la Russie que la Pologne trahissait ses alliés. Toutes ses autres missions furent menées en tant qu’agent du roi de Pologne. Source : Isabel de Madariaga. Who was Foy de la Neuville ? Cahiers du Monde Russe et soviétique. 28/ 1. 1987. Cet ouvrage curieux a contribué à faire connaître la vie russe aux Français pendant le règne de Louis XIV. On y trouve une description de l'empire Russe, les récits des expéditions en Crimée depuis 1687 jusqu’en 1689, les causes des dernières révolutions en Russie, des remarques sur les mœurs et la religion de la population, sur le commerce des fourrures de zibeline, sur la production de caviar, etc. Le Récit d'un Voyage de Spatarus par terre à la Chine occupe les pp. 206 à 231 et relate l'ambassade à Pékin d'un Moldave, Nicolas Spatar Milescu, envoyé par le Tzar Alexis pour étendre l'influence russe en Asie. Superbe exemplaire de toute fraicheur de cette relation de voyage en Russie, relié à l’époque en maroquin rouge à la du Seuil. Aucun exemplaire de cette rare relation n’est passé sur le marché public international ces trente dernières années.
Très bel exemplaire au dos lisse de maroquin rouge finement orné d’un harmonieux décor néo-classique. Paris, André, An VII [1799]. In-8 de viii pp., 607 pp. Demi-maroquin rouge à grain long, petits coins de vélin vert, dos lisse orné de motifs et grecques dorés, pièce de titre olive, tranches jaunes. Reliure de l’époque. 192 x 118 mm.
Edition originale de ce récit de voyage en Chine à la fin du XVIIIe siècle. Exemplaire à la date de l’an VII (d’autres portent VI). Cordier, Sinica, 2105; Ryckebusch, 1600. L’auteur spécialiste de l’indigo, du café et des épices livre la relation de son voyage et apporte aussi des observations critiques du récit des voyages en Chine de Macartney et Van Braam (Boucher de la Richarderie, V, p. 288). Très bel exemplaire au dos lisse de maroquin rouge finement orné d’un harmonieux décor néo-classique.
Augustin Challamel, Paris, 1907 (1908 sur la couv.). EDITION ORIGINALE. In-4 broché (28,5 x 19,5 cm), 776 pages, ornées d'un frontispice, de 6 cartes repliées, de 24 planches hors texte et de 95 reproductions dans le texte. Contient : La route de l'Afrique Centrale -Le Haut-Oubangui - Les populations de la forêt et des hauts-plateaux - généralités sur le Haut-Chari - Le Sultan Senoussi - généralités sur le pays de Sénoussi - Le sud du Baguirmi - le Bahr et le Ghazal - Le Kanem etc . - Les mollusques terrestres et fluviatiles de l'Afrique Centrale Française - La galerie forestière - etc- Appendice par MM. Pellegrin, Germain, Courtet, Petit, Bouvier, Lesnes, du Buysson, Surcouf. Quelques plis au dos en raison de l'épaisseur du livre, petit mange en bas du dos. Exemplaire frais aux feuillets non rognés, exempt de rousseurs. Bon état.
Séduisant exemplaire conservé dans son vélin de l’époque. Paris, Antonio Bertier, 1670. In-12 de (6) ff. dont 1 frontispice gravé, 388 pp. Pte. mouillure dans l’angle inf. des pp. 113 à 133. Relié en plein vélin de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit en tête, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 170 x 113 mm.
Édition originale de ce récit de la conquête de la Chine par les Mandchous donné par Palafox y Mendoza. Chadenat, I, 1946; R. J. Howgego, Encyclopedia of explorations, to 1800, P9. « Ouvrage peu commun, orné d’une planche gravée sur cuivre. » (Chadenat). Le récit s’ouvre en 1640 sur les rebellions civiles chinoises. Ces dernières déclenchèrent de très grands affrontements, notamment à Pékin, et conduisirent à la mort du dernier empereur Ming, Chongzen, puis à l’invasion progressive mandchoue de la Chine. L’ouvrage aborde l’art de la guerre, les mœurs et coutumes des Chinois, leurs religions, … On y trouve également un intéressant chapitre (XXIV) traitant des relations entre le Japon et la Chine où l’auteur souligne que, malgré leur grande force, les Japonais craignent avec raison les Tartares. Le présent ouvrage fut publié après la mort de l’auteur à partir d’un manuscrit trouvé dans ses papiers. Pendant son séjour de 9 ans au Mexique, il avait entretenu une correspondance avec la Chine d’où il recevait des nouvelles deux fois par an par le biais des vaisseaux en provenance de Macao ou de Manille. Son ouvrage fut traduit en français et en anglais dès 1671 et comptera de nombreuses réimpressions au cours du XVIIe siècle. «Que historia tan rara y tan extraordinaria bien merece estar impresa en todas lenguas, para que el mundo entero esté informado de un sucesso, y una revoluçion tal que no ay exemplo de tan grande en el mundo.» (Avertissement). “Spanish bishop and historian (1600-59). Born in Fítero to a noble Spanish family, he received his education at Huesca and the universities of Alcalá and Salamanca. In 1627 he was appointed as Fiscal del Consejo de Guerra, but his first ecclesiastical position was a treasurer of the Santa Iglesia de Tarazona. Ordained a priest at Salamanca in 1629, he was in 1639 consecrated bishop of Puebla de los Angeles and appointed visitor-general to Mexico. During his term in Mexico, 1640-49, Palafox was in charge of the dispatch of vessels to the Philippines, placing him in an ideal position to collect letters and memorials sent from China to Mexico by way of Macao and Manila. When he returned to Spain in 1649, Palafox started to collate these materials into a ‘Historia de la conquista de la China por el Tartaro’. This was published in Paris in 1670 and is widely regarded as a companion volume to that of Martino Martini. His work is based entirely on letters he received and in no way borrows from Martini, whom he possibly had never read. Palafox was promoted to the bishopric of Osma in 1659 but died the same year.” (Encyclopedia of explorations, to 1800). L’édition est ornée d’un superbe frontispice gravé sur cuivre sur lequel figure une carte de la Chine et des pays frontaliers (le Japon, Macao, la Corée...), ainsi qu’une scène montrant trois cavaliers armés et conquérants et un homme agenouillé devant eux, sans doute le dernier empereur Ming, Chongzhen, s’avouant vaincu et tendant sa couronne aux guerriers. Précieux volume conservé dans sa première reliure en vélin de l’époque.