Chez Pierre Gaillard | à Cologne 1736 | 9.50 x 15.50 cm | relié
Reference : 49994
Nouvelle édition des Cent Nouvelles nouvelles, publiée en 1736 sous l'adresse fictive de Cologne, chez Pierre Gaillard, probablement imprimée à Amsterdam, et reprenant la célèbre illustration de Romain de Hooghe parue pour la première fois en 1701. L'ouvrage est orné d'un frontispice allégorique gravé par Gilliam van der Gouwen d'après Romain de Hooghe et de cent figures à mi-page gravées en taille-douce sur les dessins de l'artiste, dont 45 au premier tome et 55 au second. Plusieurs portent la signature de Jan van Vianen ou de Laurens Scherm. Pour cette nouvelle édition, les cuivres ont été retouchés par Bernard Picart (1673-1733), mort trois ans avant sa publication, ce qui explique la mention « retouchées par feu B. Picart le Romain » figurant au titre. Titres imprimés en rouge et noir, ornés d'un fleuron représentant un vase de fleurs. Bon tirage des gravures. Élégante et peu commune reliure en plein cuir rouge, probablement de la fin du XVIIIe siècle, peut-être légèrement postérieure. Dos à nerfs ornés de caissons décorés de fers à la tulipe, titre et tomaison dorés, roulettes en tête et en queue, frises dorées encadrant les plats, gardes de papier marbré, toutes tranches dorées. Une ancienne signature à l'encre au pied de chacun des titres. Coiffe supérieure du second tome partiellement élimée, coins émoussés et petit accroc au mors inférieur du même volume. Bel ensemble, demeuré frais malgré ces menus défauts. * Les Cent Nouvelles nouvelles sont généralement considérées comme le premier recueil de nouvelles de la littérature française. Composé dans l'entourage de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, auquel il est dédié, le texte aurait été réuni entre 1456 et 1467, dans le milieu brillant et volontiers licencieux de la cour bourguignonne. Cent contes, attribués à trente-six narrateurs appartenant à l'entourage du duc ou à celui du dauphin Louis, alors réfugié auprès de lui, y mettent en scène les ruses de l'amour, les déconvenues conjugales, les tromperies et les faiblesses humaines.Les femmes et les religieux y sont particulièrement exposés à une satire dont la liberté de ton ne s'embarrasse guère de bienséance. Si le titre et le dispositif narratif renvoient ouvertement au Décaméron de Boccace, les Facéties du Pogge et la tradition française des fabliaux semblent avoir nourri plus directement la matière des récits. Leur saveur tient moins à une recherche de raffinement littéraire qu'à la vivacité des situations, à l'art du dialogue et à cette malice volontiers cruelle qui caractérise une grande partie de la littérature facétieuse de la fin du Moyen Âge. L'identité de l'auteur, ou plutôt des auteurs, demeure discutée. Longtemps attribué à Louis XI, puis à Antoine de La Sale, lui-même désigné comme conteur de la cinquantième nouvelle, le recueil fut rapporté par Pierre Champion à Philippe Pot (1428-1493), auquel quinze nouvelles sont prêtées. Filleul de Philippe le Bon, chevalier de la Toison d'or et futur grand sénéchal de Bourgogne, Philippe Pot est également connu pour son célèbre tombeau sculpté, aujourd'hui conservé au musée du Louvre. Cette attribution, comme les précédentes, reste cependant hypothétique ; le caractère collectif de l'uvre ne saurait être écarté. Le texte fut imprimé pour la première fois à Paris en 1486 par Antoine Vérard, avant de connaître une longue fortune éditoriale. Cette fortune prend un tour nouveau avec l'édition hollandaise de 1701, pour laquelle Romain de Hooghe (1645-1708) conçoit une suite de cent compositions qui comptent parmi les illustrations les plus spirituelles du livre français ancien. Graveur et dessinateur hollandais, célèbre notamment pour la vigueur de ses satires politiques contre Louis XIV, Hooghe avait déjà illustré en 1685 les Contes de La Fontaine. Il retrouve dans les Cent Nouvelles nouvelles un univers particulièrement accordé à son tempérament : personnages saisis dans le mouvement, gestes expressifs, intérieurs animés, rencontres clandestines et situatio
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CENT NOUVELLES NOUVELLES (Les) - [LA SALE (Antoine de) et POT (Philippe) ?]
Reference : 39251
Cologne [i.e. Amsterdam], Pierre Gaillard, 1701 2 volumes petit in-8 (152 x 94 mm), maroquin rouge, dos à cinq nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, roulettes en tête et pied, triple filets d'encadrements sur les plats et les coupes, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrures (reliure XIXe), (30), 397, (1) pages, planche frontispice et (24), 389, (1) pages bl, (3) feuillets blancs.
Belle édition richement illustrée d’un remarquable ensemble gravé en premier tirage. L'illustration comprend un frontispice de Romeyn de Hooghe (1645–1708), gravé par G. Vander Gouwen, une vignette de titre et un cul-de-lampe non signés mais attribués au même, ainsi que 100 figures hors texte dues également à Romeyn de Hooghe, dont 10 sont signées : 2 par L. Scherm et 8 par Jan van Vianen.Attribué parfois à Antoine de La Sale (ca 1386-1462), cet ouvrage a été composé vers 1465 dans le cercle raffiné de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Les cent contes y sont fictivement rapportés par trente-six narrateurs issus de la cour bourguignonne, chargés de divertir le dauphin Louis (le futur Louis XI) alors en exil auprès du duc (1456–1461), en rupture avec son père le roi Charles VII.Premier recueil de contes en prose de la littérature française, cet ouvrage inaugure une longue tradition de narration brève. Il puise son inspiration dans le 'Décaméron' de Boccace, mais s’en distingue par une verve plus libre et un imaginaire nourri des fabliaux médiévaux, peuplés de moines paillards, de clercs retors, de bourgeoises effrontées et de situations cocasses."Une oeuvre qui marque, dans le goût de l’époque, le passage de la satire médiévale à la nouvelle moderne" (J.-C. Faucon, in "Littératures", n° 27, 1992, p. 237-238).(Cohen, 'Livres à gravures', col. 658. Landwehr, 'Romeyn de Hooghe', n° 94).Petit manque de papier et de texte restaurés en coin inférieur du premier feuillet de table (vol. I). Légère fente de papier sans perte, vol. III, p. 303). De la bibliothèque du comte Rohan-Chabot, avec ex-libris gravé armorié.Très bel exemplaire, très frais, imprimé sur papier vergé fort, très bien relié en maroquin rouge, sans doute par Belz-Niédrée, identifiable à la roulette intérieure caractéristique de son atelier.
Cologne, Pierre Gaillard, 1701. 2 volumes in-12 de [32]-397-[3] et [24]-389-[3] pages, plein maroquin rouge, dos lisses ornés de filets, fleurons et cercles dorés, guirlande dorée bordée de double filets dorés, grecque dorée intérieure, tranches dorées. Reliure signée Motet.
Frontispice gravé par G. Vander Gouwen, 1 vignette à l'avertissement, 1 cul-de-lampe au t.2, et 100 vignettes par Romain de Hooghe, en premier tirage (45 au t.1, 55 au t.2) la plupart non signées, quelques-unes portent la signature du graveur, L. Scherm ou J. v. Vianen. Exemplaire très bien établi par Mottet, relieur parisien actif au tout début du XIXème siècle (Fletty, p. 133; Ramsden, p. 143). Brunet et Cohen signalent qu'il existe deux éditions à la même date, l'une avec les gravures tirées à part et l'autre dans le texte, à mi-page, comme dans notre exemplaire: les deux bibliographes s'entendent pour dire que les épreuves dans le texte sont meilleures. Il est toutefois curieux de constater des variantes quant à la pagination. Pour le premier volume, Cohen donne 397 pages et 325 pour le second volume. Hors, notre second volume a 389 pages. Et la plupart des exemplaires que l'on rencontre ont 349 pages au premier volume... Nous n'avons pas su éclaircir ce mystère. L'exemplaire provient de la bibliothèque Marie Anne de Billy et Charles Antoine de Billy, seigneur d'Anthilly, avec leurs noms aux pages de titre et répétés au verso; des bibliothèques du marquis de Biencourt (4ème du nom), et du Dr. R. Koenig, avec les ex-libris. Au second volume, cahier Y bruni et travail d'insecte aux 36 ff. finaux (sans perte de texte). Brunet, I, 1735; Cohen, 658.
Cologne Pierre Gaillard 1736 In12 - pleins veaux d'époque dos à nerfs - coiffes des 2 volumes arasées , mors et coins frottés - Attention : il manque un feuillet dans le tome 1 et donc il manque la gravure de la soixante et unième nouvelle - 397 et 389 pages - Contient 1 frontispice et 99 gravures en tète de chaque nouvelle . Certainement la meilleur production de Romain de Hooge .
Satisfaisant
Cologne. Pierre Gaillard. 1803. 1 volume in-8, relié demi-basane à coins avec filés dorés, dos à 5 nerfs, caissons dorés. Volume regroupant 2 tomes de 151 pages chacun.
Bel exemplaire en excellent état. Coins très légèrement enfoncés. Quelques petites rousseurs à l'intérieur (peu signifiant), sinon très agréable.