Poulet Malassis & De Broise | Paris 1859 | 12.50 x 19 cm | relié
Reference : 42718
Edition originale sur papier courant. Reliure en demi chagrin noir, dos à cinq nerfs sertis de filets dorés, initiales frappées à froid en pied du dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées, tête dorée. Précieux envoi autographe signé de Charles Monselet à son photographe et caricaturiste Etienne Carjat. Ouvrage illustré d'un portrait de l'auteur par F. Bracquemond en frontispice. Bel exemplaire. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1859 ; in-12, broché, couverture beige imprimée 2 ff. (faux-titre, titre en rouge et noir), 268 pp., 1 f. table, 1 f. avec la marque au caducée). - Frontispice. - [Imprimé à Alençon]EDITION ORIGINALE tirée à 1500 exemplaires, plus 10 exemplaires sur Hollande (dont Launay ne parle pas).Ce recueil de 14 chroniques et pantomines mettant en scène des personnalités (grandes et petites) du Tout-Paris littéraire de l’époque est sans doute le plus représentatif du grand talent de Monselet. Il y jette, pour reprendre les éloges de Sainte-Beuve - “d’heureux dons, de l’imagination, de la fantaisie, de l’esprit sans jargon, de la malice souvent fort leste, mais sans fiel” (Nouveaux lundis X, 70-89).Dans une lettre adressée à Malassis le 12 août 1859 Monselet mettait au point le titre définitif de ce livre et lui donnait quelques précisions pour le frontispice de Bracquemond : “Mais surtout, oh! surtout point de Monselet, ni en paillase ni en grand d’Espagne. Je veux bien être directeur de trétaux, mais à la condition de ne point monter dessus. Attendons ma mort pour ces plaisantes pourtraictures, mâles et femelles, des serpents de mer, des kilo, des alcides, des amours, des banderolles, etc. Ce sera bien. Laissez faire Bracquemond, donnez-lui carte blanche, croyez-moi...”Cette planche de Bracquemond qui fut à l’origine gravée sur le même cuivre que celle du frontispice des Amis de La Nature de Champfleury marque les vrais débuts d la collaboration du graveur et de Poulet-Malassis. Ce dernier n’avait pas rencontré Bracquemond en 1857 au moment du frontispice des Odes funambulesques. Tout le monde fut satisfait : Monselet qui dans une lettre du 1er novembre 1859 complimentait l’artiste et Malassis qui lui adressait à la fin de l’année sa conclusion : “Le suffrage de Monselet est d’autant plus à considérer qu’il s’entend à peu près en art autant qu’en cuisine, je veux dire pas du tout. Mais le fait est que votre eau-forte et très spirituelle. Il n’y a qu’une voix là-dessus. Ajoutez donc une feuille de laurier de plus à un de vos ragoûts” (cité par J.P. Bouillon p. 221).“Pour Bracquemond - précise ce dernier - l’oeuvre est importante dans la mesure où elle marque le retour à une forme “d’art industrielle” cette fois librement assumé. Dans le sujet particulier des Tréteaux... il faut sans doute voir aussi une version personnelle du thème de l’artiste “clown” dont Bracquemond avait pu prendre connaissance dans les deux poèmes-manifestes des Odes funambulesques de Banville. La présence, sur la toile de fond, d’un cannar (sic) étonnant” pourrait faire référence à un des motifs favoris de l’oeuvre du graveur et indiquer la part qu’il prend lui-même à cette exhibition devant le public bourgeois, soigneusement groupé dans le registre “inférieur”. L’eau-forte de Bracquemond se trouve en noir, en bistre et en sanguine.Bouillon 221 - Béraldi 373 - Fonds français 123.Si Monselet se déclara satisfait du graveur, il le fut moins des prestations de Malassis. Dans une lettre du 19 novembre 1859 il lui dit : “... Voici pourquoi le titre de mon dernier volume ne m’a satisfait qu’à moitié:1° parce qu’il est intitulé : Les Tréteaux de Charles Monselet, et que j’aurais désiré un M (Monsieur)2° parce que vous avez oublié le sous-titre : farces et dialogues3° parce qu’on a écrit Trétaux sur le dos du livre.Mais comme typographie, c’est charmant (avec toutefois pas mal de fautes à l’intérieur...)Le titre Tréteaux, correctement orthographié sur la page de titre et le plat de la couverture est, en effet, orthographié Trétaux au dos. Peu après la publications des Tréteaux un accrochage “financier” faillit brouiller Monselet et son éditeur.2 feuillets de cet ouvrage sont des cartons. Il s’agit des pages 131-132 et 133-134. Nous n’avons pu découvrir les raisons de cette particularité car tous les exemplaires que nous avons consultés possédaient ces cartons et la correspondance Monselet-Malassis n’en parle pas.Launay 93 - A. Monselet 33 - Talvart et Place 23 - Vicaire V 1041 - Clouzot 120 - Carteret II 176.Bel exemplaire broché avec le frontispice en bistre sur papier mince; à la fin Catalogue Malassis du 15 octobre 1859; 12 pp. n. ch.
Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1859 ; in-12, demi-chagrin vert, coins, filets dorés aux bords, dos à nerfs, filets et fleurons dorés, tête dorée, non rogné (reliure de l’époque) 2 ff. (faux-titre, titre en rouge et noir), 268 pp., 1 f. table, 1 f. avec la marque au caducée). - Frontispice. - [Imprimé à Alençon]EDITION ORIGINALE tirée à 1500 exemplaires, plus 10 exemplaires sur Hollande (dont Launay ne parle pas).Ce recueil de 14 chroniques et pantomines mettant en scène des personnalités (grandes et petites) du Tout-Paris littéraire de l’époque est sans doute le plus représentatif du grand talent de Monselet. Il y jette, pour reprendre les éloges de Sainte-Beuve - “d’heureux dons, de l’imagination, de la fantaisie, de l’esprit sans jargon, de la malice souvent fort leste, mais sans fiel” (Nouveaux lundis X, 70-89).Dans une lettre adressée à Malassis le 12 août 1859 Monselet mettait au point le titre définitif de ce livre et lui donnait quelques précisions pour le frontispice de Bracquemond : “Mais surtout, oh! surtout point de Monselet, ni en paillase ni en grand d’Espagne. Je veux bien être directeur de trétaux, mais à la condition de ne point monter dessus. Attendons ma mort pour ces plaisantes pourtraictures, mâles et femelles, des serpents de mer, des kilo, des alcides, des amours, des banderolles, etc. Ce sera bien. Laissez faire Bracquemond, donnez-lui carte blanche, croyez-moi...”Cette planche de Bracquemond qui fut à l’origine gravée sur le même cuivre que celle du frontispice des Amis de La Nature de Champfleury marque les vrais débuts d la collaboration du graveur et de Poulet-Malassis. Ce dernier n’avait pas rencontré Bracquemond en 1857 au moment du frontispice des Odes funambulesques. Tout le monde fut satisfait : Monselet qui dans une lettre du 1er novembre 1859 complimentait l’artiste et Malassis qui lui adressait à la fin de l’année sa conclusion : “Le suffrage de Monselet est d’autant plus à considérer qu’il s’entend à peu près en art autant qu’en cuisine, je veux dire pas du tout. Mais le fait est que votre eau-forte et très spirituelle. Il n’y a qu’une voix là-dessus. Ajoutez donc une feuille de laurier de plus à un de vos ragoûts” (cité par J.P. Bouillon p. 221).“Pour Bracquemond - précise ce dernier - l’oeuvre est importante dans la mesure où elle marque le retour à une forme “d’art industrielle” cette fois librement assumé. Dans le sujet particulier des Tréteaux... il faut sans doute voir aussi une version personnelle du thème de l’artiste “clown” dont Bracquemond avait pu prendre connaissance dans les deux poèmes-manifestes des Odes funambulesques de Banville. La présence, sur la toile de fond, d’un cannar (sic) étonnant” pourrait faire référence à un des motifs favoris de l’oeuvre du graveur et indiquer la part qu’il prend lui-même à cette exhibition devant le public bourgeois, soigneusement groupé dans le registre “inférieur”. L’eau-forte de Bracquemond se trouve en noir, en bistre et en sanguine.Bouillon 221 - Béraldi 373 - Fonds français 123.Si Monselet se déclara satisfait du graveur, il le fut moins des prestations de Malassis. Dans une lettre du 19 novembre 1859 il lui dit : “... Voici pourquoi le titre de mon dernier volume ne m’a satisfait qu’à moitié:1° parce qu’il est intitulé : Les Tréteaux de Charles Monselet, et que j’aurais désiré un M (Monsieur)2° parce que vous avez oublié le sous-titre : farces et dialogues3° parce qu’on a écrit Trétaux sur le dos du livre.Mais comme typographie, c’est charmant (avec toutefois pas mal de fautes à l’intérieur...)Le titre Tréteaux, correctement orthographié sur la page de titre et le plat de la couverture est, en effet, orthographié Trétaux au dos. Peu après la publications des Tréteaux un accrochage “financier” faillit brouiller Monselet et son éditeur.2 feuillets de cet ouvrage sont des cartons. Il s’agit des pages 131-132 et 133-134. Nous n’avons pu découvrir les raisons de cette particularité car tous les exemplaires que nous avons consultés possédaient ces cartons et la correspondance Monselet-Malassis n’en parle pas.Frontispice en bistre sur vélin.Ex-libris illustré (rats dévorants des livres dans une mansarde), avec un quatrain.Launay 93 - A. Monselet 33 - Talvart et Place 23 - Vicaire V 1041 - Clouzot 120 - Carteret II 176.
Paris, Poulet-Malassis et de Broise, 1859 ; in-12, broché. 2 ff. (faux-titre, titre en rouge et noir), 268 pp., 1 f. table, 1 f. avec la marque au caducée). - Frontispice. - [Imprimé à Alençon]EDITION ORIGINALE tirée à 1500 exemplaires, plus 10 exemplaires sur Hollande (dont Launay ne parle pas).Ce recueil de 14 chroniques et pantomines mettant en scène des personnalités (grandes et petites) du Tout-Paris littéraire de l’époque est sans doute le plus représentatif du grand talent de Monselet. Il y jette, pour reprendre les éloges de Sainte-Beuve - “d’heureux dons, de l’imagination, de la fantaisie, de l’esprit sans jargon, de la malice souvent fort leste, mais sans fiel” (Nouveaux lundis X, 70-89).Dans une lettre adressée à Malassis le 12 août 1859 Monselet mettait au point le titre définitif de ce livre et lui donnait quelques précisions pour le frontispice de Bracquemond : “Mais surtout, oh! surtout point de Monselet, ni en paillase ni en grand d’Espagne. Je veux bien être directeur de trétaux, mais à la condition de ne point monter dessus. Attendons ma mort pour ces plaisantes pourtraictures, mâles et femelles, des serpents de mer, des kilo, des alcides, des amours, des banderolles, etc. Ce sera bien. Laissez faire Bracquemond, donnez-lui carte blanche, croyez-moi...”Cette planche de Bracquemond qui fut à l’origine gravée sur le même cuivre que celle du frontispice des Amis de La Nature de Champfleury marque les vrais débuts d la collaboration du graveur et de Poulet-Malassis. Ce dernier n’avait pas rencontré Bracquemond en 1857 au moment du frontispice des Odes funambulesques. Tout le monde fut satisfait : Monselet qui dans une lettre du 1er novembre 1859 complimentait l’artiste et Malassis qui lui adressait à la fin de l’année sa conclusion : “Le suffrage de Monselet est d’autant plus à considérer qu’il s’entend à peu près en art autant qu’en cuisine, je veux dire pas du tout. Mais le fait est que votre eau-forte et très spirituelle. Il n’y a qu’une voix là-dessus. Ajoutez donc une feuille de laurier de plus à un de vos ragoûts” (cité par J.P. Bouillon p. 221).“Pour Bracquemond - précise ce dernier - l’oeuvre est importante dans la mesure où elle marque le retour à une forme “d’art industrielle” cette fois librement assumé. Dans le sujet particulier des Tréteaux... il faut sans doute voir aussi une version personnelle du thème de l’artiste “clown” dont Bracquemond avait pu prendre connaissance dans les deux poèmes-manifestes des Odes funambulesques de Banville. La présence, sur la toile de fond, d’un cannar (sic) étonnant” pourrait faire référence à un des motifs favoris de l’oeuvre du graveur et indiquer la part qu’il prend lui-même à cette exhibition devant le public bourgeois, soigneusement groupé dans le registre “inférieur”. L’eau-forte de Bracquemond se trouve en noir, en bistre et en sanguine.Bouillon 221 - Béraldi 373 - Fonds français 123.Si Monselet se déclara satisfait du graveur, il le fut moins des prestations de Malassis. Dans une lettre du 19 novembre 1859 il lui dit : “... Voici pourquoi le titre de mon dernier volume ne m’a satisfait qu’à moitié:1° parce qu’il est intitulé : Les Tréteaux de Charles Monselet, et que j’aurais désiré un M (Monsieur)2° parce que vous avez oublié le sous-titre : farces et dialogues3° parce qu’on a écrit Trétaux sur le dos du livre.Mais comme typographie, c’est charmant (avec toutefois pas mal de fautes à l’intérieur...)Le titre Tréteaux, correctement orthographié sur la page de titre et le plat de la couverture est, en effet, orthographié Trétaux au dos. Peu après la publications des Tréteaux un accrochage “financier” faillit brouiller Monselet et son éditeur.2 feuillets de cet ouvrage sont des cartons. Il s’agit des pages 131-132 et 133-134. Nous n’avons pu découvrir les raisons de cette particularité car tous les exemplaires que nous avons consultés possédaient ces cartons et la correspondance Monselet-Malassis n’en parle pas.Ici le carton 131-132 est broché deux fois, donc incomplet du feuillet 133-134, défaut fréquent. Le frontispice est ici en 2 états : bistre sur papier mince, et noir sur vélin un peu plus fort.Launay 93 - A. Monselet 33 - Talvart et Place 23 - Vicaire V 1041 - Clouzot 120 - Carteret II 176.
s. l. 9 mars 1928 | 13.50 x 18.50 cm | une feuille recto-verso
Lettre autographe signée de Berthold Mann, rédigée à l'encre noire (28 lignes) réclamant l'intervention de son ami afin de dénicher, pour sa jeune belle-soeur de l'Opéra Comique, une place dans une prochaine pièce de théâtre: "Cher ami, puis-je vous demander de bien vouloir pistonner auprès du critique musical de Paris midi - ou d'ailleurs - une artiste de l'Opéra comique ? - voilà direz-vous une singulière demande - c'est qu'il s'agit de la soeur de ma femme, mademoiselle Kamienska (j'espère qu'elle aura ainsi que toute la famille le plaisir de faire votre connaissance bientôt). Elle crée en ce moment le rôle de Truchement ( en espagnol : Trujaman) dans les "Tréteaux de maître Pierre" de Manuel de Falla" dont la répétition générale était cet après-midi. Elle a eu beaucoup de succès dans ce rôle important et difficile à tenir. Par ailleurs elle est très artiste, très musicienne mais très effacée et ne demande jamais rien pour elle-même. J'ai pensé que si vous touchiez de près à quelque critique théâtral vous pourriez lui faire obtenir une mention favorable. Je n'ai pas de nouvelles de Claude, qui mdit me maudire par ce que je lui en donne pas des miennes. et je suis débordé par un tas de travaux qui n'avancent pas. Excusez encore mon importunité, j'spère avoir le plaisir de vous voir bientôt et vou serre amicalement les mains. Berthold Mann." Trace de pliure centrale inhérente à la mise sous pli, petites pliures en marge droite de la lettre sans atteinte au texte. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Epreuve réimposée sur Japon 1859. 1 f. (190 x 280 mm) avec cuvette et marge, gravure (95 x 150 mm). Epreuve originale réimposée sur papier japon. Elle présente le frontispice utilisé pour les Tréteaux de Monselet
Ce fameux recueil, dans lequel Sainte-Beuve trouvait « d'heureux dons, de l'imagination, de la fantaisise, de l'esprit sans jargon, de la malice souvent fort leste, mais sans fiel » (in Nouveaux lundis), marque la première collaboration de Poulet-Malassis avec Bracquemond. La mise en relation s'est faite par l'intermédiaire de Monselet, qui donnait à Poulet-Malassis les directives suivantes : « je veux bien être directeur de Tréteaux, mais à la condition de ne point monter dessus. Attendons ma mort pour les plaisantes pourtraitctures, et attendons la longtemps. Le reste va de soi : un public, des saltimbanques, mâles et femelles, des serpents de mer, des alcides etc... Ce sera bien. Laissez faire Bracquemond, donnez-lui carte blanche, croyez-moi...» (lettre à Malassis du 12 août 1859). Tout le monde fut satisfait, y compris l'éditeur qui remercia le graveur pour cette eau-forte que Malassis jugea « très spirituelle. Il n'y a qu'une voix là-dessus. Ajoutez donc une feuilles de laurier de plus à un de vos ragoûts ». Oberlé 699, Clouzot, 211 (pour le texte).