L. Chailley | Paris 1894 | 13 x 20 cm | relié
Reference : 12538
Edition originale. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage souris, dos bruni. Envoi autographe signé de Charles Benoist. Quelques petites rousseurs, exemplaire complet de son prière d'insérer et du catalogue de l'éditeur sur feuille volante. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Lausanne, Jules Henri Pott , 1773 In-12 de XLIV, 359 pp., (2) ff. de table, basane marbré, filet à froid en encadrement sur les plats, dos lisse orné de caissons de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
"Édition originale de la traduction française. Pietro Verri (1728-1797) fut un membre actif de la Società del Caffè aux cotés notamment son frère Alessandro et de Beccaria. Économiste, membre puis président de la chambre des comptes du duché de Milan, il contribua à la mise en place d'importantes réformes comme l'abolition du fermage des impôts. Publiées en 1771, ses Meditazioni sulla economia politica, et traduites en français dès 1773 - par George Mingard -, demeurent sa contribution essentielle à la théorie économique. Elles constituent un jalon essentiel pour l'élaboration de la pensée de J.-B. Say : "" Le Comte Verri est à ma connaissance le premier qui ait dit en quoi consistait le principe et le fondement du commerce. Jusqu'à lui et depuis, on a sans cesse répété que le commerce était un échange de l'excédent de denrées dont chaque peuple pouvait disposer. On a pris le moyen pour le principe. Le Comte de Verri a dit en 1772 : Le commerce n'est réellement autre chose que le transport des marchandises d'un lieu à un autre."" (Say, Traité d'Économie Politique, cité par A. Tiran). Bel exemplaire en reliure de l'époque. André Tiran, ""Pietro Verri, aux origines de la théorie de la valeur et de la loi des débouchés de Jean-Baptiste Say"", Revue d'Economie Politique, 1993, pp.445-471."
[Sans lieu ni nom], 1759 2 tomes en un volume in-12 de XL, 270 pp., veau havane raciné, dos lisse orné de caissons de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
"Seconde édition, la seule conservée et diffusée. Elle fut précédée d'une première en 1752 , que l'auteur fit détruire pour n'en conserver que 30 exemplaires. Plus connu comme antiquaire et pour ses publications du cabinet Hamilton et de pierres gravées romaines, le ""baron"" Pierre-François Hugues d'Hancarville (1719-1805), a auparavant donné cet essai d'arithmétique politique. Il y analyse la distribution des richesses dans la société et établit un lien entre augmentation de la population et répartition des richesses. ""La division des moyens est une suite de la multiplication des hommes qui composent la société"". S'efforçant de mesurer le degré idéal de luxe (d'aisance) dans un état, il se range, aux côtés de Malthus, parmi les penseurs anti-populationnistes du XVIIIe siècle. La deuxième partie de son ouvrage est consacrée à l'examen du pouvoir despotique. Très bel exemplaire en reliure de l'époque. I.N.E.D., Économie et Population. Les doctrines françaises avant 1800, 2225."
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Genève, J. J. Paschoud, An XI (1803) 2 volumes in-8 de (2) ff., LXXXV, 348 pp. - (2) ff., 448 pp., demi-basane havane à coins, dos lisses orné de filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin caramel, tranches paille (reliure de l'époque).
"Édition originale de cette profession de foi libérale. C'est par cet ouvrage dans lequel il s'affirme comme un disciple fervent d'Adam Smith, que l'économiste et historien genevois, Jean Charles Léonard Simonde de Sismondi (1773-1842) se fait connaître et s'ouvre le salon de Mme de Staël et de son cercle. Dans De la Richesse commerciale, Sismondi aborde la question des capitaux, au sein desquels il considère le travail comme la première source. Il traite de la circulation des capitaux, des importations et exportations, du capital immatériel, etc. Dans une deuxième partie, l'auteur s'intéresse au prix - numéraire et réel -, ainsi qu'aux effets de l'impôt sur lui. Enfin, Sismondi se prononce contre tous les monopoles, dénonce les maux causés par les douanes en France, l'apprentissage, les maîtrises professionnelles, ou les compagnies commerciales. Après avoir été un zélateur de la ""secte libérale"", le publiciste genevois se convertira en 1819, dans ses Nouveaux Principes d'Économie politique, à interventionnisme de l'État, protecteur du faible contre le fort. Très bel exemplaire en demi-reliures de l'époque. De la bibliothèque du château de Sergy avec ex-libris du docteur A. Beauvois. I.N.E.D., 4221- Kress, B 4734."
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Londres, 1773 2 tomes en un volume in-8 de VII, (1), 232 pp. - (2) ff., 280 pp., veau havane raciné, dos lisse orné de caissons de fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
"Édition originale. En IX Discours - Société ; Gouvernement ; Souveraineté ; Liberté, etc. - le baron d'Holbach brosse un panorama des idées politiques passées au crible des Lumières d'une raison matérialiste. Influence de la Religion sur la Politique ""On demandera peut-être à quels signes l’on peut reconnoître si une superstition est nuisible à la société & doit être contenue. Je réponds qu’elle ne peut être que funeste lorsqu’elle mettra des obstacles à la population, lorsque son culte suspendra trop fréquemment les travaux de la Société, lorsqu’elle fera un mérite de l’inutilité, lorsqu’elle excitera des animosités & des querelles, lorsqu’elle donnera au nom de Dieu le signal de la révolte, […] , lorsque ses ministres voudront se soustraire aux lois et refuseront d’obéir à l’autorité des hommes sous prétexte d’obéir à l’autorité divine"". Des vrais signes du Despotisme ""Les hommes sont des esclaves partout où la volonté de l’homme est supérieure à la Loi. Les hommes sont esclaves partout où l’on a besoin de pouvoir, de crédit, de richesses pour obtenir la justice. Les hommes sont esclaves partout où le puissant, exempt de se conformer à la Loi, peut étouffer les cris de l’innocent qu’il opprime. Les hommes sont esclaves partout où la loi peut être interprétée, alors elle devient toujours partiale pour celui qui a du pouvoir, & destructive pour le malheureux."" ""Ainsi ne nous y trompons pas, la véritable liberté n’est le partage exclusif d’aucun gouvernement. Dans la Démocratie, le Peuple, Souverain en apparence, n’est que trop souvent l’esclave des Démagogues pervers qui le flattent & qui allument ses passions, & devient un tyran."" Bel exemplaire en veau de l'époque. Tchemerzine, III, 729 - Vercruysse, Bibliographie descriptive des écrits du baron d'Holbach, 1773 A3 - Kress, 6940 - I.N.E.D., 2288 - Jammes, Bûcher bibliographique, 752."