L. Chailley | Paris 1894 | 13 x 20 cm | relié
Reference : 12538
Edition originale. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage souris, dos bruni. Envoi autographe signé de Charles Benoist. Quelques petites rousseurs, exemplaire complet de son prière d'insérer et du catalogue de l'éditeur sur feuille volante. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris : La Compagnie des Libraires 1697 1 In-folio, 382 x 246 Basane fauve, dos à nerfs orné, tranches mouchetées (reliure pastiche du XIXe ou XXe siècle). (16 ff.), 1059 pp.
Édition originale posthume, dédiée au roi et préfacée par l’orientaliste Antoine Galland (1646–1715), cet ouvrage est un véritable monument de l’érudition. Il constitue un dictionnaire exhaustif, mêlant dimensions historique, géographique, bibliographique, religieuse et culturelle des civilisations orientales.Reconnu comme l’un des plus grands jalons de l’orientalisme en France, il est, selon Caillet, « le plus remarquable des ouvrages anciens sur l’orientalisme ».Barthélemy d’Herbelot (1625–1695) est à juste titre considéré comme l’un des précurseurs de l’orientalisme, ayant grandement contribué à la connaissance des civilisations orientales. Après avoir étudié à l’université et ayant étant brièvement jésuite à Lyon, il se consacra à l’étude de l’hébreu, syriaque, chaldéen, arabe, turc et persan. Il voyagea en Italie pour perfectionner ses connaissances et rencontra des figures comme Jean Thévenot et Lucas Holstein. À Paris, il fut soutenu par Fouquet. Nommé secrétaire-interprète du roi pour les langues orientales, il s’installa à Florence, où il travailla à la bibliothèque palatine, puis fut rappelé en France par Colbert. En 1692, il fut nommé professeur de syriaque au Collège royal, poste qu’il occupa jusqu’à sa mort en 1695.« La Bibliothèque orientale ou dictionnaire universel contenant généralement tout ce qui regarde la connaissance des peuples de l’Orient est exclusivement fondée sur des sources orientales - arabes, persanes et turques -, nombreuses et le plus souvent d’époque tardive. À côté des brèves notices bibliographiques tirées du dictionnaire de Hâjjî Khalîfa, les articles les plus importants sont consacrés à la religion et à l’histoire dynastique. L’espace embrassé par l’ouvrage est celui de l’Orient arabo-musulman, duquel les chrétiens ne sont d’ailleurs pas exclus. Basée sur des traductions originales, la Bibliothèque suit le point de vue de ses sources, sauf quand il est question de l’islam et de son Prophète, systématiquement qualifié de « faux » et d’« imposteur ». L’orientaliste conserve aussi nombre d’anecdotes, qui donnent à cette « première Encyclopédie de l’Islam » le caractère plaisant des contes. Le mérite de d’Herbelot est de fournir une somme de connaissances de première main sur l’Orient arabo-musulman, tant dans sa dimension profane que religieuse » (Sylvette Larzul, in : Dictionnaire des orientalistes de la langue française).L’ouvrage sera de nombreuses fois réédité et traduit dans plusieurs langues. Son intérêt perdura jusqu’au XIXe siècle, supplanté alors par les travaux de l’école orientaliste fondée par Silvestre de Sacy.Exemplaire en reliure pastiche, très bien exécutée. Il provient de la bibliothèque de Coste de Champéron, abbé de l’abbaye de Saint-Martin de Chore dans l’Yonne au début du XVIIIe siècle.Quelques épidermures et taches à la reliure. Déchirure sans manque au feuillet Qqqqqq2. Quelques légères piqûres et rousseurs.Provenance : abbé Coste de Champéron, avec ex-libris manuscrit sur le titre.Bibliographie : Caillet, II, 5082.
VERDIER / CNL CENTRE NATIONAL DU LIVRE. 2011. In-8. Broché. Etat d'usage, Coins frottés, Dos satisfaisant, Quelques rousseurs. 91 PAGES. . . . Classification Dewey : 320-Science politique
"3Pour qu'il y ait politique, il faut que les êtres parlants parlent politique. À partir de là, on peut soulever diverses questions : depuis quand, comment, pourquoi parle-t-on politique ? Premier élément de réponse : la politique commence avec la découverte qu'un être parlant peut en asservir d'autres sans avoir besoin de les mettre à mort. Le langage peut suffire. Deuxième élément de réponse : la politique permet à des êtres parlants de vivre dans le même espace, sans avoir à s'entretuer. Mais vivre, mourir, tuer, cela concerne le corps. Parler politique, c'est donc aussi une technique du corps. Cette technique n'existe pas partout et, là où elle existe, elle n'use pas partout des mêmes procédés. En Europe, de nos jours, parler politique, c'est discuter politique. La discussion politique est une coutume locale, dont il convient de restituer le système. Elle repose d'abord sur une croyance : il faut que celui qui ne décide pas fasse semblant de se mettre dans la position de quelqu'un qui décide. De là un rapport essentiel au théâtre et à la mimétique. Toutefois, il serait insupportable à ceux qui discutent d'admettre qu'ils sont uniquement des mimes. Par chance, certains événements historiques semblent attester que ceux qui ne décident pas peuvent matériellement prendre la place de ceux qui décident. On parle alors de révolution. Prise entre mimétique et révolution, la discussion politique entre au labyrinthe. Un mot historique peut servir de fil d'Ariane. On l'attribue à Napoléon, s'entretenant avec Goethe: "" Que nous importe aujourd'hui le destin ? Le destin, c'est la politique. "" Analyser ce mot, vocable par vocable, cela permet de construire une grille de déchiffrement. On peut alors sortir des mirages et commencer d'affronter, en être parlant, le réel de la politique.3 Classification Dewey : 320-Science politique"
Editions du Cerf, 1998, in-8°, 308 pp, broché, couv. illustrée, bon état (Coll. Passages), envoi a.s.
La démocratie ne peut pas vivre sans démocrates. Devant le constat courant d'une politique devenue « politicienne » et de l'abstentionnisme des citoyens, voici un livre qui se propose de repolitiser la politique et d'élaborer une véritable politique du jugement. La politique se réduit-elle à une éthique ? La gauche, française ou américaine, existe-t-elle encore ? N'y a-t-il place que pour une politique de la volonté ? Frayant des passages entre la philosophie, l'histoire et la politique ; entre la Révolution américaine et la Révolution française ; entre l'école de Francfort et la pensée politique française tout en analysant l'actualité politique – européenne ou américaine –, l'auteur donne corps à une théorie politique confrontée à la diversité de pensées allant de Kant, Marx ou Rosa Luxemburg à celles de contemporains tels Habermas ou Gadamer, et ancrée dans le débat actuel entre libéraux et républicains. La politique du jugement mise en avant par l'auteur part de la forme libérale de la démocratie (contrat entre deux volontés indépendantes) pour aboutir à une politique de la responsabilité et de la solidarité. Elle propose ainsi d'articuler les conditions de possibilité de la fraternité, fondement de la république moderne. — "À quelles conditions peut-on opérer une pratique effective de politique démocratique ? Dick Howard, professeur de philosophie politique à l'université de Stony Brook (État de New York), tente de répondre à cette question. Il s'agit, pour lui, de repolitiser le jeu démocratique en passant d'une politique de la volonté à une politique du jugement. La troisième Critique de Kant (Critique du jugement) s'inscrit derrière cet essai, avec, dans la tentative d'actualisation, les pensées de Cornelius Castoriadis et de Claude Lefort. Servent aussi, comme appui à la démonstration, l'histoire des Révolutions américaine et française ainsi que la théorie critique de l'école de Francfort ou les théoriciens de la philosophie politique américaine contemporaine..." (Rémy Hebding, Autres Temps, 1998)