L'Iconoclaste, 2017, grand in/8 broché, 247 pages. Illustrations en couleur.
Reference : 33436
ISBN : 9791095438472
"Du crépuscule à l’aube, une traversée scientifique, poétique, métaphysique et artistique de la nuit par l’un des plus grands astrophysiciens. L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan nous invite à un grand voyage scientifique et artistique dans la nuit et les étoiles, en tenant compte des dernières découvertes. Il nous livre un récit accessible, un livre d’émerveillement et d’engagement qui s’appuie sur des photos scientifiques, des poèmes et des tableaux."
Librairie ancienne Philippe Lucas
M. Philippe Lucas
9 Quai de la Pêcherie
69001 Lyon
France
04 78 30 94 84
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Paris, Hachette / Gallimard, coll. "Le Rayon fantastique" n°84-85, 1961, in-12, br., 394 p., couverture illustrée par Jean-Claude Forest.
Rousseurs éparses sur la gouttière et pages de garde, bords très légèrement frottés. Bon exemplaire.
Paris, Éditions OPTA, coll. Club du livre d'anticipation n°5, 1966, in-8, cartonnage éditeur, pleine toile marron au premier plat décoré par une comète argentée, sous rhodoïd, signet, XXX-371 pp. Illustrations intérieures de Joop Van Couwelaar. Introduction par Sam Moskowitz ; bibliographie établie par Pierre Versins ; traduction de Michel Deutsch et Frank Straschitz. Tirage limité à 4000 exemplaires numérotés de 1 à 4000 (celui-ci justifié n°1498) et à 150 exemplaires hors-commerce de collaborateurs marqués H.C.
Petite déchirure du rhodoïd sans manque ; infimes piqûres sur la tranche de tête ; discret ex-libris en page de garde. Pour le reste, très bel exemplaire à l'intérieur propre et frais.
Auto-édition, 1958, in-8° cousu, 21 pages, édition originale, l'un des 100 exemplaires hors-commerces et signés par l'auteur, envoi de l'auteur au poète Jean Vagne.
Couverture passée par endroits, autrement bon exemplaire.
Paris, Édition de la Revue des Indépendants, 1918, in-12, br., 135 p., envoi autographe de l’auteur au quotidien La Croix. Ex-libris et classification bibliographique Collection Claude Parent. Manque important de papier au dos, ombre et tampon de bilbiothèque sur les plats, intérieur propre, exemplaire ferme. Rare.
Édition originale du « Voyage au bout de la nuit » de Céline, très élégamment reliée par J.P. Miguet. « À peine a-t-on commencé le livre qu’on est empoigné. Plus que la perfection, la puissance impressionne ». Paris, 1932. Paris, Denoël et Steel, 1932. In-8 de 623 pp. et (1) p., restauration p. 133 d’une petite déchirure dans la marge latérale. Maroquin bleu nuit, plats ornés en marge d’une large composition géométrique de box mosaïqué parallèle aubergine, bordeaux, vieux rouge, vermillon, grège, blanc cassé et blanc, dos lisse orné de même, doublures et gardes de daim vermillon inséré dans des listels de box gris clair, tranches dorées, couvertures et dos conservés, étui. Reliure signée J. P. Miguet et datée 1975. 184 x 113 mm.
Édition originale. En Français dans le texte, 366 ; Dauphin & Fouche 32A1. L’un des 100 exemplaires numérotés sur alfa, celui-ci portant le n°42, second papier après 10 sur vergé d’Arches. C’est en 1932 que se place l’irruption de Céline dans la vie littéraire avec ce roman sans exemple, et d’une violence volcanique « Le Voyage au bout de la nuit », somme d’expériences de tout ordre, exhalée comme un cri, dans un style parfois ordurier, parfois bouleversant, qui exprime une profonde compassion pour les faibles et les victimes de la vie sociale, et d’une sensibilité presque morbide aux accents de révolte et de désespoir. A peine paru le roman fait l’effet d’une bombe. Il manque de peu le Goncourt et obtient le Renaudot. « Voyage au bout de la nuit échoua au prix Goncourt bien qu’ayant été donné favori et obtint le prix Renaudot. Cet échec contribua à alimenter une vive polémique entre des inconditionnels discernant le génie de l’écrivain et des détracteurs effrayés par la nouveauté du style et le caractère nihiliste de l’œuvre. A mi-chemin entre l’autobiographie et le roman, Voyage au bout de la nuit raconte l’errance d’un héros devenu mythique, Bardamu, à travers quatre étapes principales : la Première Guerre Mondiale, dont Céline nous fait partager tout l’horreur qu’il a lui-même vécue, puis l’ambiance de l’hôpital ; un voyage en Afrique, où Bardamu, colon dirige une factorie ; une séjour aux Etats-Unis qui donne un aperçu de la vie américaine telle qu’il la perçoit et l’expérience du médecin de banlieue confronté à la misère. Avec une hargne qui a surpris, Céline a dressé un constat féroce d’une époque dans laquelle il entraîne son lecteur. L’originalité de son ton tient beaucoup à la déformation volontaire qu’il pratique dans la langue d’abord, à travers une écriture très parlée, et dans le style dont le rythme constant participe au lyrisme général de l’œuvre. Avec ce réalisme mythique et cette construction romanesque véritablement novateurs, Céline arrive à une poétique qui lui est propre et qu’il s’emploiera à dépasser tout au long de son œuvre. » (En Français dans le texte, n°366). « Céline se fait le contempteur acharné d’une vie vouée à la dégradation au sein d’un univers halluciné où les marionnettes humaines se disloquent peu à peu dans une agitation convulsive ». Telle est la préface livrée au lecteur : « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire, voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais. Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » Superbe exemplaire, relié sur témoins, avec couvertures conservées, avec une élégance toute particulière par J.P. Miguet qui a su associer une opposition raffinée de tons dans des mosaïques géométriques qui se répondent avec bonheur sur les plats et le large dos du volume.