Fasquelle éditeurs, Paris, 1900. In/8 (20 x 14 cm) reliure demi-chagrin vert, dos à nerfs à décor doré, fleuron mosaïque et pièce de titre, doré sur tête, 262 pages. Usures sur les coins inférieurs.
Reference : 24170
0.
Librairie ancienne Philippe Lucas
M. Philippe Lucas
9 Quai de la Pêcherie
69001 Lyon
France
04 78 30 94 84
Pour nous commander un livre : Notez le numéro de référence. Pour 1kg 5€ en fréquenceo, 2kg 8€ RIB : Sur demande.
2026 2026. Historia N°54 mai 1951: Maurois: Le Maroc-Aubry: L'aiglon prisonnier. . Historia N°54 mai 1951: Maurois: Le Maroc-Aubry: L'aiglon prisonnier
Bon état
2026 2026. Edmond Rostand: L'Aiglon/ Bibliothèque Verte 1947 . Edmond Rostand: L'Aiglon/ Bibliothèque Verte 1947
Bon état
Le Livre de Poche 1968 1968. Edmond Rostand: L'Aiglon/ Le Livre de Poche 1968 Référence: LMA16Q. Edmond Rostand: L'Aiglon/ Le Livre de Poche 1968
Très bon état
Editions Hachette Bibliothèque Verte 1962 1962. Edmond Rostand: L'Aiglon/ Hachette Bibliothèque Verte 1962 . Edmond Rostand: L'Aiglon/ Hachette Bibliothèque Verte 1962
Bon état
Exemplaire Mirbeau sur papier vert Paris, Librairie Charpentier et Fasquelle, 1900. 1 vol. (143 x 215 mm) de 262 et [2] p. Bradel demi-maroquin vert à coins, dos lisse, titre doré, date en pied, couvertures et dos conservés (reliure de l'époque). Édition originale. Frontispice de Louise Abbéma représentant Sarah Bernhardt dans le rôle de l'Aiglon. La couverture est ornée sur le premier plat d'une composition dorée en relief par René Lalique. Un des rares exemplaires imprimés sur papier vert Empire, celui-ci nominatif pour Octave Mirbeau. Il est enrichi de 2 portraits gravés, celui de l'Aiglon, publié par Blaisot, et celui de Rostand, gravé par Desmoulin avec pour remarque le visage de Sarah Bernhardt.
L'Aiglon naquit aux Tuileries le 20 mars 1811, où cent un coups de canons annoncèrent aux Parisiens la naissance tant attendue du fils de l'empereur. Constitutionnellement muni du titre de « prince impérial », il reçoit en outre celui de « roi de Rome » : le baptême sera célébré le 9 juin en la cathédrale Notre-Dame de Paris. La défaite de Waterloo contraindra Napoléon Ier à abdiquer en sa faveur, mais le gouvernement provisoire de Fouché fera comme si de rien n'était et les chambres refuseront de proclamer celui qui se trouve, depuis 1814, en exil à la cour d'Autriche. Il restera pour l'histoire celui qui a « régné » vingt jours, du 22 juin au 7 juillet 1815. À Vienne, il reçoit une solide instruction religieuse, philosophique ou militaire, sous l'affection de son grand-père, l'Empereur François II (le perdant d'Austerlitz et de Wagram) qui, pour sceller la paix et le traité de Schönbrunn, avait offert à Napoléon sa fille aînée, Marie-Louise d'Autriche, qui deviendra la seconde épouse de Napoléon. Après l'abdication de Napoléon en 1815, François II lui donne le titre de duc de Reichstadt. Il sera élevé par sa mère et sa tante l'archiduchesse Sophie, sous la gouvernance du comte de Dietrichstein. Le prince impérial meurt le 22 juillet 1832, âgé seulement de vingt et un ans, au palais de Schönbrunn. Le diagnostic est celui d'une tuberculose foudroyante, mais la thèse de l'empoisonnement n'a jamais été écartée. Sans alliance ni postérité, sa disparition mettra quoi qu'il en soit un terme aux sentiments de fascination et de crainte des grandes cours d'Europe sur un éventuel retour aux affaires du seul descendant légitime de Napoléon Ier. Le 15 mars 1900, le public découvre pour la première fois la pièce d'Edmond Rostand et dans le rôle de l'Aiglon, une comédienne costumée en homme : Sarah Bernhardt. Le succès est immense. La pièce donnera quelques immortelles et fameuses tirades, dont celle de Séraphin Flambeau, le grognard légendaire de la Grande Armée qui s'introduit à Schönbrunn auprès de l'Aiglon : « Nous, les petits, des obscurs, des sans-grades » (Acte II, scène 9), un rôle endossé par Lucien Guitry puis par Coquelin l'Aîné. On ne connaît que quatre autres exemplaires sur ce papier : celui pour Jean Richepin (Tajan, octobre 2018, n° 161) ; celui pour Mitzy Dalty, comédienne de la Belle Époque et maîtresse de l'éditeur Fasquelle (Bibliothèque Natural, PBA, 2009, n° 567, avec l'ex-libris de la comédienne), celui offert à Louis Barthou (des bibliothèques Pierre Guérin puis Comte Emmanuel d'André) et un exemplaire, probablement d'auteur, conservé broché. Des bibliothèques Octave Mirbeau (I, 1919, n° 642) ; Raoul Simonson (II, 2013, n°627) ; J.-C.D, Giquello, 2018, n° 156).