FRERON (Elie Catherine). Lettres sur quelques écrits de ce tems. Genève [Amsterdam, Nancy, et se trouvent à Paris, chez Pierre Mortier, chez la veuve Cailleau, chez Duchesne] 1749 [-1753]. 11 volumes de 360, 360, 360-IV-IV-III, 360, 360, 368, 357-[1], 360, 360-360-360 pages, reliures en basane marbrée, dos lisses ornés, pièces de titre de maroquin rouge. Le nom de Fréron figure au titre à partir du tome VI. Les collaborateurs incluent l'abbé Joseph de La Porte, Duport, Dutertre, Déon de Beaumont, Roy, le baron Charles Frédéric Scheffer, Desormes, Daquin. Le journal de Fréron veut servir « le dieu du goût » contre les Philosophes affichant une ambition encyclopédique et un goût pour l'histoire, les sciences et les problèmes de la vie courante. Les principaux auteurs étudiés sont Buffon (t. III, IV et XII), La Mettrie (t. X), Marmontel (t. I et II), Maupertuis (t. VIII), Montesquieu (t. IV), Prévost (t. VIII, X, XI, XII, XIII), Voltaire (t. I, II, III, VI, X). « C'est précisément en 1752 que Fréron va trouver le clan qui le protégera : celui de Stanislas de Pologne, de la Reine, du Dauphin. Désormais, Fréron s'efforcera de ménager Voltaire (lequel, du reste, intervient pour que les feuilles reparaissent) pour concentrer ses attaques sur les Philosophes qui commencent à s'organiser en un parti dangereux. Il exploitera donc à merveille l'affaire des Bouffons pour en faire une campagne de presse contre cette cabale d'étrangers menée par Grimm et Jean-Jacques Rousseau. Les Lettres sur quelques écrits se gardent pourtant de tout cléricalisme. Ce qui compte, en effet, pour leur directeur, c'est la vie intellectuelle et artistique de son temps. Formé par les grands maîtres, ouvert sur le monde, il se présente comme un homme d'ordre et un esthète bourgeois. C'est pourquoi il est le premier à prôner le grand sérieux au théâtre. Et il ne s'en prend guère à l'Encyclopédie puisqu'il aspire au même but. D'où maints articles sur les voyages et l'histoire, les sciences et les arts, les découvertes et les curiosités du jour. Cet ensemble de Lettres dirigé par un voltairien qui déteste Voltaire est, du point de vue chronologique, esthétique et politique, la nécessaire introduction à L'Année littéraire. » (Jean Balcou). Reliures usées avec nombreux manques de cuir, sur les plats et les coiffes. Les deux premiers volumes ont été rognés un peu court et sont donc légèrement plus petits. Intérieurs très frais. Sans la dernière année 1754 (tomes 12 et 13). Envoi par Mondial Relay
Reference : GMF-763
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