‎Jean Ray‎
‎Le Japon‎

‎Librairie Plon 1941 242 pages in8. 1941. broché. 242 pages.‎

Reference : 8345


‎Bon état‎

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‎NAGAKUBO SEKISUI‎

Reference : LCS-17476

‎Kaisei Chikyu Bankoku Zenzu 改正地球万国全図 (= Carte géographique complète et améliorée de tous les pays du monde). La carte du monde « vue du Japon » en 1785, entièrement coloriée à la main à l’époque.‎

‎Première édition de cette superbe et rare carte du Monde publiée au Japon en 1785, qui montre l’état d’avancement des connaissances géographiques et cartographiques japonaises à la fin du XVIIIe siècle. Yamazaki Kinbe, Edo et Asana Yahei, Osaka, 5e année de la période Tenmei (1785).Grande carte de 165 x 91 cm gravée sur bois, entièrement coloriée à la main à l’époque. Tampon à l’encre rouge dans le bas. Repliée et préservée dans un étui de protection de toile bleu moderne. Très bon état de conservation.‎


‎Première édition de cette superbe et rare carte du Monde publiée au Japon en 1785, qui montre l’état d’avancement des connaissances géographiques et cartographiques japonaises à la fin du XVIIIe siècle.Nagakubo Sekisui 長久保赤水 (1717-1801) est le plus célèbre cartographe japonais de la fin du XVIIIe siècle.La présente carte contient une multitude d’informations : en haut à droite, un cartouche comporte un texte en chinois classique de Katsuragawa Hoshu (1751-1809), médecin célèbre à la cour de Shogun, connaissant le hollandais et passionné par les sciences et la cartographie européennes.En haut à gauche, un autre cartouche présente 70 lignes de texte en japonais écrites par l’auteur de la carte, avec des explications quant à la contribution de la science hollandaise à la théorie de l’illustration géographique de la terre sphérique. En bas à gauche, dans un troisième cartouche, apparaissent le nom de l’auteur : Nagakubo Sekisui et les noms des éditeurs de la carte : Yamazaki Kinbe, Edo et Asana Yahei, Osaka.· A première vue, la carte apparait comme une copie simplifiée de la très célèbre carte du monde que Matteo Ricci (1552-1610) avait présentée en 1602 à l’empereur Ming, Shenzong. A la suite du triomphe du protestantisme au milieu du XVIe siècle, l’église catholique tente de réagir et envoie des missionnaires, d’abord jésuites, en Extrême-Orient, afin de convertir les habitants de ces empires au christianisme. Ricci quitte Rome en 1577 et, en passant par Lisbonne, arrive en Chine en 1583. L’idée lui vient que la conversion doit s’effectuer par une démonstration de la supériorité des sciences européennes.Les Chinois se considèrent alors au milieu de la terre (Chine = empire du milieu), de forme carrée. Ricci apprend rapidement le chinois et à l’aide des premiers convertis, publie deux éditions de cartes du monde : en 1584 et en 1600. Aucun exemplaire de ces cartes n’a survécu. Il se base sur des sources européennes : Clavius, Ortelius, Ramusio, Piccolomini, Ptolémée, etc. Il bouleverse les conventions de l’époque. Afin d’éviter la déception, il illustre la Chine et le Japon au milieu de ses cartes et rejette le continent américain à l’extrême est. Cependant, même cette astuce mécontente les mandarins chinois qui croient encore que leur pays représente 75 % de la terre. En 1601 Ricci arrive à Pékin et dessine une troisième édition améliorée, qu’il présente à l’empereur. De cette édition, 7 copies imprimées à Pékin en 1602 ont survécu.Les jésuites avaient aussi envoyé quelques copies de cette carte au Japon où les religieux portugais effectuaient leur activité de missionnaires. Jusqu’aux premiers contacts avec les européens, les japonais étaient tributaires des connaissances importées de Chine.La carte de Matteo Ricci a eu une influence considérable au Japon. Notre exemplaire prouve que Nagakubo Sekisui s’en est largement inspiré.· Commentaire sur la présente carte du monde, de Nagakubo Sekisui :Nagakubo dessine sa carte, comme Ricci, sous une forme ovale.Il utilise des couleurs différentes pour les continents et copie les détails de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie Centrale et des deux Amérique. Cependant, par rapport à Ricci, il améliore considérablement l’illustration du Japon et de l’Asie du Sud-est. Selon les habitudes chinoises, la carte de Ricci était couverte de longs commentaires explicatifs. Nagakubo en supprime la plupart et n’en conserve que quelques-uns. Il divise l’équateur en 72 unités, chacune représentant 5° de longitude mais ne dessine que 12 arcs, chacun correspondant à 30°. L’illustration des longitudes, correspondant à une Terre sphérique, était encore une nouveauté au Japon.La présente carte comporte un détail très intéressant : elle illustre deux iles imaginaires : Kinshima (金島 l’île d’or), à l’est dans le Pacifique, à la même latitude que Kyoto, et Ginshama (銀島 l’île d’argent), assez loin d’Ezo (aujourd’hui Hokkaido). Ces îles imaginaires ont joué un rôle important car les Espagnols d’abord, et les Hollandais ensuite, ont vainement navigué pendant tout le XVIIe siècle dans le Pacifique à leur recherche. Ces îles ne sont pas illustrées sur la carte de Ricci mais elles sont présentes sur d’anciennes cartes représentant le Japon.Textes imprimés sur la carte :La carte garde en général les caractères chinois inventés par Ricci en 1602 mais Nagakubo les transforme souvent en caractères japonais. Comme la prononciation des caractères chinois s’effectue de façon différente en Chine et au Japon, beaucoup de noms sont difficiles à interpréter aujourd’hui et nécessitent de l’imagination. Texte n°1 (situé juste au sud de l’équateur à la longitude de la Californie, 95 caractères en chinois : « Cette ligne médiane divise la Terre en deux parties de dimensions identiques. Tout ce qui se trouve au-dessus de cette ligne s’appelle Région Boréale et à l’inverse tout ce qui se trouve au-dessous de cette ligne s’appelle Région Australe. Les régions limitrophes de cette zone ont des saisons qui durent un mois et demi. Donc autour de l’équateur chaque année il y a huit saisons : deux printemps, deux étés, deux automnes et deux hivers. Les quatre saisons au nord et au sud de cette ligne sont toujours le contraire. Lorsqu’au nord c’est le printemps, au sud c’est l’automne. La raison de ce phénomène s’explique par la proximité ou l’éloignement de la lumière solaire. »Texte n°2 (situé à des latitudes différentes) : 1. +65° et -65° zone froide ; 2. +40° et -40° zone froide ; 3. Sur l’équateur zone torride.Texte n°3 (tropique du Capricorne et tropique du Cancer : route jaune 道黄, équateur : route rouge道赤).Texte n°4 (le Brésil sur la carte) : « Les habitants de ce pays ne construisent pas des maisons. Ils creusent la terre et habitent dans des cavernes. Ils aiment manger de la chaire humaine. Cependant, ils ne mangent que les hommes et pas les femmes. Leurs vêtements sont fabriqués à partir de plumes d’oiseaux. »Texte n°5 (les inscriptions sur le territoire de la France) : Nahara (Navarre), Marusenia (Marseille), Goariya (la Gaule). La France est désignée phonétiquement par les trois caractères拂郎察 (Fu Lang Cha).Très belle carte du Monde, d’une grande rareté, publiée en 1785, entièrement coloriée à la main à l’époque dans l’atelier de l’éditeur, dans un très bon état de conservation.Références : Nanba, M., Muroga, N. et Unno, K., Old maps in Japan, 1976, p.15 ; Cortazzi, H., Isles of Gold : Antique Maps of Japan, 1984, p. 35.‎

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‎RENAN, Ernest (1823-1892).‎

Reference : LCS-A33

‎Histoire du peuple d’Israël, Tome 1er, Tome V. Somptueux exemplaire de tête, l’un des 30 tirés sur papier impérial du Japon portant le n° 15, relié par Pierre Lucien Martin, « l’un des plus remarquables relieurs du XXe siècle ».‎

‎«Pour un esprit philosophique, c’est-à-dire un esprit préoccupé des origines, il n’y a vraiment dans le passé de l’humanité que trois histoires de premier intérêt : l’histoire grecque, l’histoire d’Israël, l’histoire romaine. Ces trois histoires réunies constituent ce qu’on peut appeler l’histoire de la civilisation». (E. Renan) Paris, Calmann Lévy, 1887-1893. 5 volumes in-8 : I/ (1) f.bl., (2) ff., xxix pp., 455 pp. ; II/ (2) ff., iv pp., 545 pp., (3) pp. bl. ; III/ vii pp., 527 pp. ; IV/ (2) ff., 411 pp. ; V/ (2) ff., 427 pp., grand papier japon, demi-maroquin bleu à coins, têtes dorées, couvertures oranges et dos conservés. Reliure signée P. L. Martin. 242 x 153 mm.‎


‎Edition originale «importante. Recherchée sur grand papier» (M. Clouzot). Précieux et superbe exemplaire de tête, l’un des 30 tirés sur papier impérial du Japon, portant le n° 15. «Histoire du peuple d'Israël de M. Renan n'a pas déçu l'attente des amis de la belle littérature. Jamais l'admirable écrivain, auquel nous devons tant de pages charmantes, ne s'est montré plus pleinement maître de toutes les ressources de notre langue, jamais sujet, sauf la Vie de Jésus, ne lui a permis de déployer plus librement les dons si divers d'artiste et de poêle qui, dans cette nature privilégiée, font presque oublier le savant et le penseur. On retrouve ici M. Renan tout entier, - avec ses défauts, sans doute, c'est-à-dire l'abus de l'ironie inutile dans la pensée et de l'anachronisme inutile dans l'expression, çà et là des traits que réprouverait un goût sévère, et des boutades qui ressemblent à des gageures - mais aussi avec ses qualités, toujours jeunes, de souplesse, de verve, de lumière, avec sa profondeur sans pédantisme et sa grâce sans afféterie, par-dessus tout, avec ce je ne sais quoi «de léger et d’ailé», qui fait involontairement songer à Platon. On peut ne pas ouvrir l’Histoire d’Israël, mais, une fois ouverte, je défie quiconque de la fermer sans l’avoir lue jusqu'au bout. On est parfois agacé ou choqué, plus souvent ému, - entraîné et séduit presque toujours. Et que de pages laissent dans la mémoire une empreinte ineffaçable, depuis ces premiers chapitres où l'existence des nomades du désert syrien ressuscite dans la fraîcheur d'une idylle peinte d’après nature, jusqu'aux portraits si vivants de Saül, de David et de leurs rudes compagnons, - depuis cette vision presque troublante du massif du Sinaï, jusqu'au parallèle, en somme, aussi juste qu'éloquent, entre la langue grecque « luth a sept cordes, qui sait vibrer à l'unisson de tout ce qui est humain », et l'hébreu « carquois de flèches d'acier, câble aux torsions puissantes, trombone d'airain brisant l'air avec deux ou trois notes aiguës! » Le secret du style de M. Renan paraît être dans l’alliance d'un vocabulaire romantique par la force, la richesse et le coloris, avec un tour de phrase classique, c'est-à-dire noble, simple et français. Quelle bonne fortune qu'un pareil livre dans un siècle où l'érudition met sa coquetterie à tourner le dos à la littérature, pendant que la littérature met la sienne à s'affubler d'un jargon scientifique ou naturaliste ! » «‘L’Histoire du Peuple d’Israël’ n’est, à proprement parler, qu’une longue préface à la grande œuvre qui assure à M. Renan une place unique dans l’histoire religieuse moderne et dans notre littérature française. Montrer le développement religieux du peuple d’Israël, dégager les principes qui se sont combinés pour former l’âme d’Israël, assigner à ce peuple étonnant sa véritable place dans l’œuvre collective de la civilisation humaine, tel est le but véritable poursuivi par M. Renan et qu’il ne faut pas perdre de vue en jugeant son œuvre […] Il importe singulièrement plus de dégager l’histoire humaine en Israël que de relier péniblement une série de monographies sur des sujets d’ordre secondaire. A chaque page, pour ainsi dire, le lecteur érudit rencontre des assertions qui, pour lui, homme du métier, sont beaucoup moins assurées que ne le suppose le récit de M. Renan. Mais on aurait tort d’en faire un reproche au savant historien. S’il les énonce, c’est qu’elles expriment la conclusion à laquelle ses longues recherches sur ces matières ont abouti. Et si parfois on est en droit de trouver trop grande la part qu’il fait à l’intuition ou à une sorte de divination dans l’appréciation des dates ou des textes, il pourrait encore nous répondre qu’en pareille matière l’instinct littéraire, le goût, je dirais volontiers le flair de l’homme qui joint une grande délicatesse artistique à une très forte culture scientifique, sont parfois de meilleurs guides que la sèche raison du critique qui dissèque des textes dont il est incapable de saisir la vie. Dans le volume qui nous occupe, il y a trois éléments bien distincts, fondus par l’auteur en un récit harmonieux et continu: une histoire profane des Israélites depuis l’avènement de David jusqu’à la destruction du royaume du nord par les Assyriens; une histoire littéraire des plus anciens documents retrouvés par l’analyse dans l’Ancien Testament, tels que le livre des Légendes patriarcales, œuvre d’un conteur de Béthel ou de Sichem, le livre des Guerres de Jahvé et celui du Iasar, composés de chants populaires et de traditions héroïques vers le Xe siècle, dans le royaume d’Israël; une double historie sainte, celle du nord, dite jéhoviste, avec le ‘Livre de l’Alliance’ et celle de Jérusalem, dite élohiste avec le ‘Décalogue’ et enfin les plus anciens écrits prophétiques; troisièmement une histoire du développement religieux d’Israël que l’on peut ne pas admettre, mais dont il est impossible de contester l’exécution magistrale. Et tout cela se pénètre réciproquement avec une abondance d’observations fines, de vues générales, reflétant une connaissance approfondie du pays et une vive intuition de la vie orientale […] Il est un fait qu’il faut noter, c’est que le tact littéraire exquis de l’auteur lui permet de sentir et de faire sentir à son lecteur la spontanéité et la fraicheur de rédaction de certains fragments qui trahissent par là même leur origine antique et leur authenticité relative. Quand on a une fois ressenti cette impression, les plus beaux raisonnements du monde ne vous feront pas admettre que ces fragments soient des compositions tardives de quelque scribe, désireux de soutenir une thèse sacerdotale aux dépens de personnages et de peuples ayant disparu depuis longtemps du théâtre de l’histoire […] (Maurice Vernes, Revue de l’histoire des religions, 1889, vol. 19, p. 230). Somptueux exemplaire de tête de cet ouvrage recherché, relié en demi-maroquin bleu à coins par Pierre-Lucien Martin.‎

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‎[JAPON – INDES ORIENTALES].‎

Reference : LCS-13899

‎Recueil des plus fraisches lettres, escrittes des Indes Orientales, par ceux de la Compagnie du nom de Iesus, qui y font residence, & envoiées l’an 1568. 69 & 70. à ceux de ladicte Compagnie en Europe, sur la grande conversion des indifèles à Iesuschrist. Traduites d’Italien en François. Rarissime édition originale française du XVIe siècle sur les découvertes des missionnaires jésuites au Japon et aux Indes orientales‎

‎ Paris, Michel Sonnius, en la rue sainct Jacques, 1571. Avec privilège. In-8 de 131 pp., (1) p. d’avis au lecteur, ancien travail de vers dans la marge blanche inférieure des pp. 20 à 60 sans atteinte au texte. Vélin souple de l’époque, traces de liens, dos lisse avec titre manuscrit, étiquette en pied. Petit manque au plat supérieur. Reliure de l’époque. 163 x 100 mm.‎


‎Édition originale française de la plus grande rareté. Elle manque notamment à Chadenat et n’est répertoriée que par Cordier (Bibliotheca Japonica, p. 61), et Carayon (Bibliographie historique de la Compagnie de Jésus, pp. 71 et 72). Elle est très importante car elle relate les voyages des missionnaires en Extrême-Orient au XVIe siècle. Cette relation s’ouvre par une dédicace : « A très hault et tres puissant prince Monseigneur Loys de Bourbon, Duc de Montpensier, Pair de France, Souverain de Dombes, Prince de la Roche-surion, Dauphin d’Auvergne, Gouverneur & Lieutenant general pour le Roy en Bretaigne. » et contient : Une lettre du P. Organtin de Bresce, escritte à Goa le 28 de Decembre 1568, aux frères du College de Rome, p. 8. Une lettre du P. Christophe d’Acohta, escritte à Malacca le 11 Janvier 1569, au père Général de la Compagnie., p. 32. Une lettre de maistre Loys de Gouea, du college du Sauveur à Colan le 1. Janvier 1569, p. 37. Une lettre du P. Emanuel Tesseira, au Père General, escritte à Goa le 2 de Janvier 1569, p. 42. Une lettre du P. Nicole Nuguez de Tarnate du 10 de février 1569, p. 46. Une lettre du P. Pierre Mascaregnas escrite à Ternate, le 6 mars 1569, p. 52. Une lettre de Goa des choses de l’an 1569, escritte du P. Sebastien Fernandes au P. François Borgia General de la Compagnie de Jesus, p. 62. Le Sommaire d’une lettre escritte du P. Martin de Sylua, au P. Gonsaluo Aluaretz, demeurant aussi aux Indes, le 26 de Novembre, 1569. De la forteresse d’Onor, & depuis envoyée en Europe, p. 103. Une lettre de Cocin escrite le 15 de Janvier 1570 par le P. Hierome Ruiz au Pere Général, p. 106. Une lettre escritte de l’isle de la Madera, au 17 d’Aoust, 1570 du P. Pierre Diaz, au P. Provincial de la Compagnie de J. en Portugal, sur les 40 occis pour la Religion Catholique, p. 124. Cette relation de voyage est si précieuse qu’il y eut une traduction anglaise (à la Bibliothèque de Bourgogne, n°513), une traduction en tchèque en 1573 et Juan Iniguez de Lequerica traduisit l’ouvrage en espagnol (Alcala, 1575, in-4) (Sommervogel). Précieux exemplaire conservé dans son vélin souple de l’époque. Aucun exemplaire de cette édition originale française n’a été répertorié sur le marché public au cours des trente-cinq dernières années.‎

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‎ROSTAND, Edmond.‎

Reference : LCS-18581

‎Cyrano de Bergerac. Comédie héroïque en cinq actes en vers. Représentée à Paris, sur le Théâtre de la Porte Saint-Martin, le 28 décembre 1897. L’édition originale de Cyrano, l’un des 50 exemplaires de tête imprimés sur papier du Japon.‎

‎C’est l’œuvre la plus populaire du théâtre français de la fin du XIXe siècle. Paris, Charpentier et Fasquelle, 1898. In-8 de 225 pp. et (3) pp. bl. Bradel soie brodée verte à recouvrements, dos lisse, pièces de titre de maroquin havane, tête dorée (P. Goy & C. Vilaine). 193 x 134 mm.‎


‎Edition originale du chef d’œuvre de Rostand. Rahir, La Bibliothèque de l’amateur, 621; Bibliothèque de Backer, n°2502. «Comédie héroïque en cinq actes en vers, représentée à Paris, au Théâtre de la Porte Saint-Martin, le 28 décembre 1897». Précieux exemplaire, l’un des 50 de tête imprimés sur papier du Japon, non justifié. Le 28 décembre 1897, la comédie héroïque de Rostand devient le plus grand succès théâtral depuis Hernani. Un succès sans précédent : quarante rappels! La pièce sera jouée 400 fois jusqu’en 1900 et Coquelin, présenté à l’auteur l’année précédente par Sarah Bernhardt, reprendra le rôle jusqu’à sa mort, soit 950 fois. Rostand fut élu à l’Académie française en 1901 : il y est reçu à trente-trois ans, soit le plus jeune académicien d’alors. «C’est l’œuvre la plus populaire du théâtre français de la fin du XIXe siècle […] Du point de vue lyrique et dramatique, cette comédie est parfaite […] on ne peut qu’admirer sa qualité poétique, souple et étincelante, à travers laquelle se cristallise toute une tradition littéraire française qui va d’Honoré d’Urfé jusqu’à Dumas père et Richepin, en passant par Scarron et Regnard. Cyrano, le héros au grand nez et au cœur d’enfant, terrible spadassin et amant ingénu, est un personnage cher à l’esprit français et que chaque siècle a représenté sous une forme ou sous une autre. Il incarne ici, dans sa plénitude, le héros romantique du XIXè siècle». (Dictionnaire des Œuvres, II, p. 190). Très bel exemplaire de cette originale littéraire, conservé dans une jolie soie brodée à motif floral. Ex-dono manuscrit d'un conservateur du Musée de la Légion d'honneur daté 1926 sur une garde, annotation au crayon p. 135, tache sur 2 ff. de texte et 2 ff. de garde.‎

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‎MONTANUS Arnoldus Van Bergen ou Van den Berg, dit‎

Reference : 10841

(1680)

‎AMBASSADES MÉMORABLES DE LA COMPAGNIE DES INDES ORIENTALES DES PROVINCES UNIES VERS LES EMPEREURS DU JAPON. Contenant plusieurs choses remarquables arrivées pendant le voyage des ambassadeurs; et de plus, la description des villes, bourgs, châteaux, forteresses, temples & autres bâtimens : des animaux, des plantes, montagnes, riviéres, fonteines; des moeurs, coutumes, religions & habillemens des Japonois : comme aussi de leurs exploits de guerre, & les révolutions tant anciennes que modernes que ces peuples ont essuyées. Le tout enrichi de figures dessinées sur les lieux, & tiré des mémoires des ambassadeurs de la Compagnie‎

‎Amsterdam Jacob de Meurs 1680 -in-folio plein-veau 2 parties reliées en un volume, reliure plein veau havane (binding full calfskin) in-folio (359 x 240mm), dos à nerfs (spine with raised bands) décoré or (gilt decoration) filets or (gilt line) et filets à froid (blind-stamping line decoration), entre-nerfs à compartiments or à fleuron central dans un encadrement d'un filet or et un filet perlé or avec rinceaux aux angles, titre frappé or (gilt title), pièce de titre sur fond rouge-foncé (label of title) avec filet or (label of title with gilt line), coiffes anciennement restaurées mais proprement (head and tail of the spine restored), dos frotté avec manques de dorure, plats décorés à froid (cover blind-stamping) d'un double filet à froid en encadrement, angles et charnières anciennement restaurées (corners and joints renovated), toutes tranches lisses (all edges smoothes), orné d'un Titre frontispice gravé (with 1 engraved frontispiece) papier restauré en marge + une gravure en bas de la page de titre + 25 gravures hors-texte (full page engraving) en noir sur 26 (manque la gravure page 222/223 "le temple de Dayro" dont j'ai mis une photocopie à la place) et 70 gravures in-texte en noir + lettrines et fronts de chapitres gravés sur bois en noir (engraved initials and head-pieces), la gravure : "Le Chateau d'Osacca" qui devait se trouver initialement page 220/221 à été reliée page 120/121 avec la gravure du "palais de Dayro à Miaco", autre erreur : le relieur à inséré la gravure : " Entrée des Ambassadeurs à Mia" page 138/139 alors qu'il aurait du la placer page 138/139 de la 2ème partie ou c'était sa place, présence d'une tache brune claire n'empéchant a aucun moment la compréhension du texte de la page 63 à la page 70 sur une surface de 3 centimètres carrés environ, réparation ancienne du bas de la page 79/80 une partie du texte de la page 80 est manuscrit à l'encre brune, quelques reparations anciennes en bas de page n'atteignant pas le texte ou au dos de certaines gravures mais n'atteignant jamais la gravure, très rares et légères rousseurs (rares and lights redness marks), (4 p. de préface + 227 + 8 pages de tables + un page blanche) + (146 + 6 pages de tables) Pages avec Approbation & Privilège du Roy, 1680 Amsterdam Jacob de Meurs Editeur, ‎


‎Autre auteur : Van Meurs, Jacob. Éditeur scientifique ..... Note : Titre front. : "Ambassades vers les empereurs du Japon". Titre de départ de la 1re partie : "Ambassade memorable de la compagnie des Indes Orientales des Provinces Unies a l'empereur du Japon". Titre de départ de la 2e partie : "Ambassade memorable de Batavia a la cour de l'empereur du Japon". Titre courant : "Ambassade memorable a l'empereur du Japon". - Par Arnoldus Van Bergen. Épître dédicatoire à Louis XIV du libraire Jacob Van Meurs. - Même ill. que dans l'éd. originale parue avec nom d'auteur, Amsterdam, Jacob Van Meurs, 1669 ...... Le Japon était le plus difficile d'accés des pays de la Terre. Peu d'Européens, aprés François-Xavier, y avaient été admis; mais les ambassades hollandaises dont il s'agit ici ont accédé à de nombreuses informations qui étaient encore inconnues de tous à cette époque. MEURS, Jacob de : traducteur. Cet abondant ouvrage est une compilation faite à partir des carnets des ambassadeurs qui eurent l'honneur d'être admis dans l'Empire japonais. Boucher de la Richarderie voit dans cet ouvrage un mélange d'écrits issus des jésuites et d'illustrateurs fantaisistes. Cependant, la richesse de cet ouvrage est sa polyvalence d'intérêt : les Japonais y sont décrits de manière détaillée quant à leur culture, leur religions, leurs moeurs. Les villes du pays sont décrites et l'histoire récente de cet Empire est évoquée.........Édition originale en francais, dédiée à Louis XIV de ce livre remarquable sur le Japon du XVIIème siècle. Le texte a été compilé par Arnoldus Montanus d'aprés les journaux de bord et récits des Ambassadeurs. Référence(s) : CG, CXVII, 1080. - Brunet Anonymes......Cordier. Bibl. Japonica, p. 385; Alt-Japan-Katalog 1053; Landwehr, 'VOC', 525.......Ce travail est une riche compilation de descriptions de émissaires de la Compagnie des Indes orientales néerlandaises et leurs rencontres avec les autochtones et les Portugais, consacrées strictement au Japon, sa terre et ses habitants. Les grandes gravures montrent des vues spectaculaires sur les villes d'Edo (Tokyo), Osaka, Kyoto et le règlement commercial néerlandais Deshima. Cette uvre monumentale très détaillée et illustrée sur le Japon a été compilé par le ministre néerlandais Arnold Montanus. Il a basé son travail sur les revues de l'ambassade Compagnie hollandaise des Indes de 1649 qui avait fait semblant d'être "une ambassade officielle du gouvernement néerlandais plutôt que de la VOC" ......Le livre décrit a.o. deux missions de COV. Andr. Frisius à l'empereur du Japon en 1649 et 1661 Arnoldus Montanus (1625-1683) était un missionnaire et éditeur du présent livre néerlandais. Le travail décrit «l'histoire du Japon ... de la hausse de Oda Nobunaga pour les premières années de l'Tokugawa Bakufu comme on le voit à travers les yeux des visiteurs européens dans le pays, et de fournir un aperçu des murs et les coutumes des différentes régions .. . Matériel proviennent de sources allant des registres de la Compagnie hollandaise des Indes à la rédaction de missionnaires espagnols et portugais »(Nipponalia, VIII). De toute rareté...!!!...en bon état malgré les petits défauts signalés (very good condition in spite of the smalls defects indicated). bon état ‎

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