Albin Michel 1982 248 pages collection L'ART DANS LE MONDE. 21x16x1cm. 1982. broché. 248 pages.
Reference : 20155
ISBN : 2226015787
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Paris : Imprimerie Royale, 1766. LA PREMIÈRE CARTOGRAPHIE EXACTE DE L'ÉGYPTE
In-4° (284 x 222 mm), xvi - 277 pp. - [1] p. bl. - xxiii - [1] - [1] f. bl. et [7] ff. de pl., demi-parchemin à coins, dos lisse, entièrement non rogné, couvertures d'attente muettes de papier bleu de l'époque conservées (reliure moderne). Édition originale présentant 7 cartes et plans hors-texte, dont 6 dépliants. L'ouvrage est « établi sur la critique des auteurs anciens et des voyageurs modernes, surtout préoccupé de fixer les distances entre les villes et les curiosités archéologiques, d'établir les mesures des pyramides et les dimensions des monuments, d'une précision et d'une objectivité nues, sans le moindre ornement ni le moindre pittoresque. Prodigieux travail de cabinet - car l'auteur n'est jamais venu en Égypte - construite sur une vaste documentation et sur une interprétation serrée des textes anciens et modernes, l'étude d'Anville a utilisé les volumes, planches et cartes de Pocoke et de Norden, mais surtout les observations du Père Sicard et sa carte de 1722. Elle marque un progrès décisif sur l'Atlas historique de Gueudeville, publié à Amsterdam en 1720-1721. » L'ouvrage introduit pour la première fois la cartographie exacte de l'Égypte, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Les 7 cartes présentent l'Égypte antique, la ville d'Alexandrie, les environs de Memphis, l'Égypte « moderne » (en deux cartes), le Golfe Arabique et enfin l'Abyssinie et le Yémen. Elles servirent à Volney puis à Napoléon pour son Expédition d'Égypte. Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (1697-1782) fut nommé géographe du roi en 1718 et produisit 211 cartes qui sont considérées comme les meilleures de son époque ainsi que 78 traités de géographie. Leur précision, basée sur les découvertes les plus récentes, révolutionna la cartographie. Bibliographie : Carré, Voyageurs et écrivains français en Égypte. Trou de vers à l'extrémité de la marge basse traversant la moitié de l'ouvrage.
Égypte : 7-16 novembre 1887. « LES PYRAMIDES ME FONT TRÈS PEU D'IMPRESSION, QU'ONT-ELLES DE SI ADMIRABLE ? »
(210 x 135 mm) 19 pp., [1] f. bl. Manuscrit autographe inédit, journal de voyage en Égypte rédigé par la princesse Marguerite d'Orléans (1869-1940). Partie avec son père, le Duc de Chartres Robert d'Orléans (1840-1910), la Princesse retrouve à Alexandrie son frère Henri d'Orléans (1867-1901). Le journal, adressé à sa mère demeurée en France, couvre une période allant du 7 au 16 novembre 1887. Arrivés par mer à Alexandrie le 7 novembre, les voyageurs rejoignent aussitôt le Caire aux environs duquel ils demeurent jusqu'au 16 novembre ; une excursion à Suez est prévue, mais le Duc de Chartres souffrant de fièvre (M. de Mussy, médecin de la famille d'Orléans, diagnostique la dengue) le voyage semble avoir été écourté. Henri d'Orléans, qui s'illustrera comme explorateur, photographe et naturaliste, est à cette période engagé dans un premier voyage qui le mène de Grèce en Égypte puis en Inde - où il se consacre à la chasse au tigre - avant de revenir par le Japon et l'Amérique. Il rapporte de ce périple un ouvrage, Six mois aux Indes, dans lequel il choisit explicitement de ne pas évoquer son séjour en Égypte : « Ce ne sont pas là les moins bons souvenirs de mon voyage, mais la Grèce et l'Égypte ont été parcourues et décrites par un trop grand nombre d'hommes éminents [...] pour que je m'aventure à revenir sur leurs traces. Les impressions individuelles n'ont d'intérêt pour autrui que lorsqu'elles correspondent à des faits qui sortent un peu de l'ordinaire. Or, à Athènes comme au Caire, je n'ai vu et fait que ce que tant d'autres ont fait et vu avant moi. » (p. 6) Le récit de la Princesse Marguerite complète ainsi notre connaissance du premier tour du monde de celui qui deviendra l'un des grands explorateurs de la fin du XIXe siècle, tout en nous informant sur un aspect plus « touristique » de la pratique du voyage absent des ouvrages de son frère. Centré sur les visites des sites historiques et hauts lieux culturels - Memphis, Héliopolis, l'université al-Azhar, le musée Boulaq (« Sésostris vivant et Sésostris en momie, c'est absolument un raisin frais et un raisin sec ») - le journal comporte également quelques portraits des dignitaires venus accueillir le père de l'auteur : « pour en revenir au khédive, il a l'air d'un bon bourgeois, ce n'est pas un aigle [...] On le dit dominé par sa femme (il n'en a qu'une, à laquelle il est très uni) et par les anglais. Ces derniers sont détestés ici, mais où ne le sont-ils pas ? avec cette arrogance et ce sans gêne qui les caractérisent. » La Princesse évoque également quelques scènes de chasse, activité qui motivera nombre des voyages d'Henri d'Orléans : « en approchant du terme de notre excursion, nous apercevons une énorme troupe de pélicans, non loin de la route. Henri qui a sa carabine ne peut résister à la tentation et se précipite à la poursuite des ces oiseaux gigantesques ; il en abat cinq, des nègres se jettent à la nage pour les lui rapporter. Les pyramides me font très peu d'impression, qu'ont-elles de si admirable ? »
s. l. [Mouceaux] : Chez Levachez Père et fils, s. d. [vers 1801]. PORTRAIT DE KLÉBER GRAVÉ ET MIS EN COULEURS
Support : 262 x 170 mm ; cuvette : 185 x 132 mm. Portrait médaillon de Jean-Baptiste Kléber gravé à l'aquatinte par Levachez fils et mis en couleurs. Jean-Baptiste Kléber débute sa carrière militaire dans l'armée d'Autriche dont il peine toutefois à gravir les échelons. Après avoir exercé comme architecte et paysagiste de jardins « anglo-chinois », il reprend du service dans l'armée des Vosges et s'illustre lors de la guerre de Vendée et de la campagne d'Égypte : il participe à la prise d'Alexandrie (au cours de laquelle il est blessé par une balle), puis aux batailles d'El-Arich, du Mont-Thabpr et au dernier assaut de la forteresse Saint-Jean-d'Acre. Napoléon, repartant pour la France, confie le commandement de l'armée à Kléber, qui négocie avec l'amiral britannique Sidney Smith une évacuation honorable de l'armée française ; mais la convention n'est pas ratifiée par les autorités anglaises, et bientôt les hostilités reprennent : Kléber parvient à reconquérir une partie de la Haute-Égypte et mate une révolte au Caire. Il est assassiné le 14 juin 1800 d'un coup de poignard dans le coeur par un étudiant syrien. Levachez père (Charles François Gabriel) donne dans les mêmes années un portrait de « Kléber général de division à l'armée du Rhin ensuite général en chef par interim [...] ». CCFR : Un exemplaire en collection publique : BnF Richelieu. 2 petits trous en marge laissés par des punaises d'affichage.
4 volumes in-8 (192 x 122 mm), demi-veau moucheté, dos lisses ornés de compartiments cloisonnés d'une grecque en places des nerfs, pièces de titre et de tomaison de veau noire et havane, palette en pied, plats de papier raciné, tranches citron (reliure romantique de l'époque), (4), xvi, 384 p., (4), 419 p., (4), 399 p. et (4), 391 p. Paris, Chez Ladvocat, 1831.
Edition originale. Le récit a été poursuivi par deux volumes consacrés à Malte et Alger.Aventurière et courtisane d'origine belge née à Gand, Ida Saint-Elme, pseudonyme d'Élise Tolstoï, née Elzélina Van Aylde Jonghe (1776-1845), suivit les armées napoléoniennes et fréquenta les milieux militaires et politiques de son temps; elle faillit épouser le général Jean-Victor Moreau, fut la maîtresse du maréchal Michel Ney et aurait servi dans la police secrète du Premier Empire.Quelques rousseurs éparses.Bon exemplaire, très bien relié à l'époque.
2 volumes in-12, brochés (petits accrocs à la couv.), XXXV, 361 p. et XLIV, 640 p. Paris, P.U.F., 1938.
Bibliographie. Index. Bon exemplaire.