Paris Payot 1938 in 8 (23x14,5) 1 fort volume reliure pleine basane racinée havane, dos à nerfs orné, pièce de titre de cuir marron, couverture illustrée conservée, 631 pages [1], avec 74 gravures. Préface de M. Joseph Hackin, Conservateur du Musée Guimet. Collection ''Bibliothèque historique''. Bel exemplaire, bien relié ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Reference : 39220
Très bon Reliure
Librairie Rouchaléou
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Première édition de cette superbe et rare carte du Monde publiée au Japon en 1785, qui montre l’état d’avancement des connaissances géographiques et cartographiques japonaises à la fin du XVIIIe siècle. Yamazaki Kinbe, Edo et Asana Yahei, Osaka, 5e année de la période Tenmei (1785).Grande carte de 165 x 91 cm gravée sur bois, entièrement coloriée à la main à l’époque. Tampon à l’encre rouge dans le bas. Repliée et préservée dans un étui de protection de toile bleu moderne. Très bon état de conservation.
Première édition de cette superbe et rare carte du Monde publiée au Japon en 1785, qui montre l’état d’avancement des connaissances géographiques et cartographiques japonaises à la fin du XVIIIe siècle.Nagakubo Sekisui 長久保赤水 (1717-1801) est le plus célèbre cartographe japonais de la fin du XVIIIe siècle.La présente carte contient une multitude d’informations : en haut à droite, un cartouche comporte un texte en chinois classique de Katsuragawa Hoshu (1751-1809), médecin célèbre à la cour de Shogun, connaissant le hollandais et passionné par les sciences et la cartographie européennes.En haut à gauche, un autre cartouche présente 70 lignes de texte en japonais écrites par l’auteur de la carte, avec des explications quant à la contribution de la science hollandaise à la théorie de l’illustration géographique de la terre sphérique. En bas à gauche, dans un troisième cartouche, apparaissent le nom de l’auteur : Nagakubo Sekisui et les noms des éditeurs de la carte : Yamazaki Kinbe, Edo et Asana Yahei, Osaka.· A première vue, la carte apparait comme une copie simplifiée de la très célèbre carte du monde que Matteo Ricci (1552-1610) avait présentée en 1602 à l’empereur Ming, Shenzong. A la suite du triomphe du protestantisme au milieu du XVIe siècle, l’église catholique tente de réagir et envoie des missionnaires, d’abord jésuites, en Extrême-Orient, afin de convertir les habitants de ces empires au christianisme. Ricci quitte Rome en 1577 et, en passant par Lisbonne, arrive en Chine en 1583. L’idée lui vient que la conversion doit s’effectuer par une démonstration de la supériorité des sciences européennes.Les Chinois se considèrent alors au milieu de la terre (Chine = empire du milieu), de forme carrée. Ricci apprend rapidement le chinois et à l’aide des premiers convertis, publie deux éditions de cartes du monde : en 1584 et en 1600. Aucun exemplaire de ces cartes n’a survécu. Il se base sur des sources européennes : Clavius, Ortelius, Ramusio, Piccolomini, Ptolémée, etc. Il bouleverse les conventions de l’époque. Afin d’éviter la déception, il illustre la Chine et le Japon au milieu de ses cartes et rejette le continent américain à l’extrême est. Cependant, même cette astuce mécontente les mandarins chinois qui croient encore que leur pays représente 75 % de la terre. En 1601 Ricci arrive à Pékin et dessine une troisième édition améliorée, qu’il présente à l’empereur. De cette édition, 7 copies imprimées à Pékin en 1602 ont survécu.Les jésuites avaient aussi envoyé quelques copies de cette carte au Japon où les religieux portugais effectuaient leur activité de missionnaires. Jusqu’aux premiers contacts avec les européens, les japonais étaient tributaires des connaissances importées de Chine.La carte de Matteo Ricci a eu une influence considérable au Japon. Notre exemplaire prouve que Nagakubo Sekisui s’en est largement inspiré.· Commentaire sur la présente carte du monde, de Nagakubo Sekisui :Nagakubo dessine sa carte, comme Ricci, sous une forme ovale.Il utilise des couleurs différentes pour les continents et copie les détails de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie Centrale et des deux Amérique. Cependant, par rapport à Ricci, il améliore considérablement l’illustration du Japon et de l’Asie du Sud-est. Selon les habitudes chinoises, la carte de Ricci était couverte de longs commentaires explicatifs. Nagakubo en supprime la plupart et n’en conserve que quelques-uns. Il divise l’équateur en 72 unités, chacune représentant 5° de longitude mais ne dessine que 12 arcs, chacun correspondant à 30°. L’illustration des longitudes, correspondant à une Terre sphérique, était encore une nouveauté au Japon.La présente carte comporte un détail très intéressant : elle illustre deux iles imaginaires : Kinshima (金島 l’île d’or), à l’est dans le Pacifique, à la même latitude que Kyoto, et Ginshama (銀島 l’île d’argent), assez loin d’Ezo (aujourd’hui Hokkaido). Ces îles imaginaires ont joué un rôle important car les Espagnols d’abord, et les Hollandais ensuite, ont vainement navigué pendant tout le XVIIe siècle dans le Pacifique à leur recherche. Ces îles ne sont pas illustrées sur la carte de Ricci mais elles sont présentes sur d’anciennes cartes représentant le Japon.Textes imprimés sur la carte :La carte garde en général les caractères chinois inventés par Ricci en 1602 mais Nagakubo les transforme souvent en caractères japonais. Comme la prononciation des caractères chinois s’effectue de façon différente en Chine et au Japon, beaucoup de noms sont difficiles à interpréter aujourd’hui et nécessitent de l’imagination. Texte n°1 (situé juste au sud de l’équateur à la longitude de la Californie, 95 caractères en chinois : « Cette ligne médiane divise la Terre en deux parties de dimensions identiques. Tout ce qui se trouve au-dessus de cette ligne s’appelle Région Boréale et à l’inverse tout ce qui se trouve au-dessous de cette ligne s’appelle Région Australe. Les régions limitrophes de cette zone ont des saisons qui durent un mois et demi. Donc autour de l’équateur chaque année il y a huit saisons : deux printemps, deux étés, deux automnes et deux hivers. Les quatre saisons au nord et au sud de cette ligne sont toujours le contraire. Lorsqu’au nord c’est le printemps, au sud c’est l’automne. La raison de ce phénomène s’explique par la proximité ou l’éloignement de la lumière solaire. »Texte n°2 (situé à des latitudes différentes) : 1. +65° et -65° zone froide ; 2. +40° et -40° zone froide ; 3. Sur l’équateur zone torride.Texte n°3 (tropique du Capricorne et tropique du Cancer : route jaune 道黄, équateur : route rouge道赤).Texte n°4 (le Brésil sur la carte) : « Les habitants de ce pays ne construisent pas des maisons. Ils creusent la terre et habitent dans des cavernes. Ils aiment manger de la chaire humaine. Cependant, ils ne mangent que les hommes et pas les femmes. Leurs vêtements sont fabriqués à partir de plumes d’oiseaux. »Texte n°5 (les inscriptions sur le territoire de la France) : Nahara (Navarre), Marusenia (Marseille), Goariya (la Gaule). La France est désignée phonétiquement par les trois caractères拂郎察 (Fu Lang Cha).Très belle carte du Monde, d’une grande rareté, publiée en 1785, entièrement coloriée à la main à l’époque dans l’atelier de l’éditeur, dans un très bon état de conservation.Références : Nanba, M., Muroga, N. et Unno, K., Old maps in Japan, 1976, p.15 ; Cortazzi, H., Isles of Gold : Antique Maps of Japan, 1984, p. 35.
LAIR-DUBREUIL F, BAUDOIN H. (commissaire-priseur), KOECHLIN Raymond (introduction)
Reference : 1360663
Paris: F. Lair-Dubreuil, H. Baudoin, 1912 in-4, 123 pages, 887 lots, nombreuses illustrations. Broché, couv. poussiéreuse et tachée, dos fendu, très bon état intérieur, non coupé.
Paris, Hôtel Drouot (salle n° 7). 14-15-17-18 mai 1912 [14-15-17-18/05/1912]. Collections Jean Dollfus. Objets d'art de l'Extrême Orient. Catalogue des objets d'art Chinois et Japonais. Porcelaines et grès. Emaux cloisonnés. Bronzes et objets variés de la Chine. Boîtes-écritoires, Inros et boîtes à parfums en laque du Japon. Netsukés, bois sculptés, bronzes et céramiques du Japon. Gardes de sabres. Bronzes du Thibet. Objets d'art orientaux. Dépendant des collections de M. Jean Dollfus. Experts MM Mannheim et M. A.Porrier. Introduction par Raymond Koechlin. (Paris: F. Lair-Dubreuil, H. Baudoin, 1912) [M.C.: catalogue de vente / auction catalogue, art asiatique, Japon, Chine, Tibet]
Paris, Vuibert et Nony, 1908. In-4, demie toile, 198p. En frontispice un portrait de Holland et nombreuses autres photographies de scènes japonaises. Table : Le Japon enchanteur - A bâton rompu - La vie de famille au Japon - La vie champêtre au Japon - La vie des villes au Japon - Les fêtes japonaises. L'avenir du Japon.
Paris : Librairie Stock, 1930. RÉCIT DE VOYAGE D'UNE « JAPOLYONNAISE »
In-12° (186 x 125 mm), 201 pp. - [3] ff., cartonnage à la Bradel, pleine toile beige, dos lisse, tête dorée, couvertures et dos conservés (reliure de l'époque). Édition originale de ce récit d'un séjour au Japon, entre voyage par le transsibérien (avec escale en Russie communiste), dancings de Tokyo, fêtes saisonnières, base-ball, théâtre de nô, cérémonies religieuses étatiques et studios de cinéma. Exemplaire du S. P. sur papier alfa, comme les 475 exemplaires du tirage courant après 8 exemplaires sur Japon ancien à la forme, 30 sur Japon impérial, 60 sur pur fil du marais (tirage total de 573 exemplaires). Envoi autographe signé à Madeleine Trémois : « Pour Mad. Trémois / la toute charmante / en affectueuse offrande / Kikou Yamata [signature en idéogrammes] ». Madeleine Trémois fonda, avec son époux Pierre, la maison d'édition parisienne M. P. Trémois, qui publia en 1929 le roman historique de Kikou Yamata Shizouka illustré par Foujita. Née à Lyon d'un père japonais et d'une mère française, Kikou Yamata quitte cette ville pour Tokyo à l'âge de 12 ans. Éduquée en français par les soeurs du « Sacré Coeur », elle rejoint Paris en 1923, et y fréquente le Salon d'Edmée de la Rochefoucauld : là, se rappelle la duchesse, la « japolyonnaise », vêtue tantôt d'un kimono, tantôt d'un sobre tailleur beige, intrigue les habitués, qui pour la plupart ne connaissent guère du Japon que ce qu'en rapporte Pierre Loti. Encouragée par Paul Valéry, André Gide puis Jacques Chardonne, Kikou Yamata se consacre à l'écriture : ses recueils de contes japonais, traductions de poèmes, récits de voyage, ses romans, surtout, lui attirent la notoriété. Elle donne également plusieurs conférences sur la culture japonaise et en particulier sur l'ikebana, dont elle est l'une des pionnières en France. Toile légèrement piquée.
Tokyo: , 1972 in-4, 204 pages, 89 illustrations en n/b. Texte néerlandais, japonais, anglais. Broché, jaquette, bon état. Photographies de statues en pierre bouddhiques. L'auteur est prêtre catholique de la Société de Don Bosco, et professeur à la Faculté de Design Industriel à l'I.T.C. à Tokyo.
Visages [en japonais] [photographies de statues en pierre bouddhiques du Japon]. (Tokyo: 1972). [M.C.: Japon, sculptures, photographies]