Paris Editions du Panthéon 1948 in 8 (19x14) 1 volume broché, couverture illustrée rempliée, 280 pages [3], avec 10 illustrations en couleurs de Maurice Pouzet. Edition numérotée, celui- ci un des exemplaires numérotés sur vélin Johannot d'Annonay. Collection " Pastels ". Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Reference : 27060
Très bon Ed. numérotée
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« “Candide” se détache comme le chef-d’œuvre voltairien : bref, attractif, expression accomplie d’une pensée et d’un art, par quoi Voltaire, auteur de dizaines de volumes aujourd’hui peu fréquentés, assure sa présence auprès de la postérité » (René Pomeau). S.l. [Genève, Cramer], 1759. [Amsterdam, Marc Michel Rey]. In-12 de 299 pages. Quelques taches, demi-basane brune, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaunes. Reliure de l’époque. 163 x 97 mm.
Edition originale mythique de Candide découverte par la critique internationale moderne ces toutes dernières décennies. Connue à quelques exemplaires, elle est désormais classée en tête et porte le n°1 parmi les 17 éditions de Candide de l’année 1759 sur le site de la B.n.F. (Catalogue général). Cette édition est décrite par Morize, n°13. « La première édition scientifique de Candide, préparée par André Morize, a paru chez Hachette il y a un siècle environ en 1913. Morize était l’élève de Gustave Lanson, qui venait de publier en 1909 une édition critique des ‘Lettres philosophiques’, laquelle a inauguré l’ère des éditions scientifiques de textes modernes. Morize présente le texte avec une longue introduction et un apparat critique exemplaire. Cette édition, mise à jour en 1931 et en 1957, a connu, à juste titre, une longue vie, et dans plusieurs domaines ce travail reste inégalé. Elle est à la base, plus ou moins directement, de toutes celles qui ont suivi. » Pour Morize notre présente édition présente un texte antérieur à celui de l’édition Cramer que Voltaire aurait modifié au cours de l’impression de celle-ci. Cette édition originale est également étudiée et décrite par Ira. O. Wade « A manuscript of Voltaire’s Candide », n°2, 1957 ; ce qui permet à la B.n.F. d’écrire : « Wade, de son côté, a conclu qu’il s’agissait de l’originale véritable et qu’elle était due à l’éditeur hollandais Marc Michel Rey en raison de sa conformité, pour les fleurons et la typographie, avec une édition de la « Nouvelle Héloïse » de 1761, ayant les mêmes fleurons et portant, comme l’originale de cet ouvrage, l’adresse de M. M. Rey. Il est en effet évident que ces deux éditions sont d’un même éditeur, mais l’adresse est apocryphe… » (B.n.F.). Dès 1957, Ira Wade avait attiré l’attention sur le manuscrit de Candide (dit de La Vallière, du nom du duc à qui Voltaire l’envoya avant même la publication) qui se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal, et il publia une étude importante concernant ce manuscrit. René Pomeau est le premier à avoir exploité pleinement cette découverte dans une édition critique, et, sur les traces de Wade, il décrit le manuscrit, qui présente un état du texte qui précède la première publication. (Ref : Reviewed Work : Voltaire and Candide. A Study in the Fusion of History, Art, and Philosophy. With the Text of The La Vallière Manuscript of Candide by Ira O. Wade Review by : William F. Bottiglia, Modern Language Notes - Vol. 76, N° 2 (Fev. 1961), pp. 171-174., Published by The Johns Hopkins University Press.) « “Candide” est un livre de polémique. Voltaire y réfute, en effet, la doctrine de l’optimisme dont le philosophe Leibniz s’était fait le champion : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », chaque chose étant déterminée par le principe de « raison suffisante » et conduite à ses fins dernières par la « fatalité en bien ». Voltaire proteste là contre. De ce que Dieu ait fait le monde le plus parfait possible, il ne suit nullement que ce monde soit exempt de défauts, ni que tout mal concourt au bien universel. Qu’on le veuille ou non, un tel système tend forcément à engourdir l’intelligence. La simple observation des faits nous montre que tout s’inscrit en faux contre l’optimisme en question. Dans toute la chronique de son siècle, Voltaire ne voit guère que le théâtre des pires abominations. Il dénonce l’hypocrisie et la méchanceté des hommes, sans oublier leur sottise, en même temps que le désordre des événements et l’absurdité des institutions. Chemin faisant, il dit leur fait à quelques aberrations de l’esprit humain qu’il haïssait plus que tout : le goût de la guerre, le dogmatisme et l’intolérance religieuse. Candide est donc un abrégé de l’univers, où l’auteur tourne en dérision tout le système de Leibniz. L’idée de notre précarité nous est rendue partout sensible. D’autant plus que Voltaire demeure assez distinct de ses personnages. Hormis peut-être Gulliver, il n’est pas d’ironie plus âcre, plus recuite et plus continue que celle de Candide. Certes, il nous indique, à la fin, un recours contre ce pessimisme : le jardin, ce nirvâna. Mais comment y croire sans réserve ? Ce n’est là qu’un pis-aller, et le problème du mal reste entier. De tous les romans que Voltaire écrivit à partir de 1759, Candide est sûrement le plus philosophique, bien que son auteur l’appelât une « petite coïennerie ». Voltaire atteint tout ce qu’il vise. Si radical, en effet, que soit son pessimisme, il est toujours tonifiant. Il est certain que Voltaire est le maître du pessimisme ironique. Eugène Marsan observe à cet égard : « De toutes ses veines, c’est celle-là qui a le moins souffert du temps. Ce qu’il avait de caduc dans sa poésie, de sec dans son histoire, de court dans sa philosophie a fini par rebuter, au lieu que le pessimisme de Candide a de plus en plus séduit. » Ajoutons que Voltaire s’y révèle grand styliste : exempt de toute rhétorique, il atteint le naturel, la clarté, la correction, la finesse et l’équilibre. » L’édition Cramer de Candide considérée jusqu’à ces toutes dernières années (et ce depuis la bibliographie de Bengesco) comme l’originale était peu courante. 100 000 € était le prix affiché au Salon de Paris de mai 2001 par des libraires anglo-saxons pour cette édition Cramer reliée en veau usagé. La présente véritable édition originale dont le texte fut revu et modifié par Voltaire, connue à quelques exemplaires seulement, est si rare qu’elle ne figurait que dans les additifs de Bengesco. (Ref. Bengesco, II, Add. au tome I, p. XVII.)
L’édition originale de Candide en reliure de l’époque. In-12 de 299 pp. Veau marbré, dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre en maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches marbrées. Reliure de l’époque. 163 x 95 mm. Voltaire. Candide, ou l’optimisme, traduit de l’allemand de Mr. Le Docteur Ralph. S.l. (Genève, Gabriel Cramer), 1759. Édition originale « très rare et très recherchée » du « chef d’œuvre voltairien » (En Français dans le texte). Bengesco, 1434 ; Le Petit, pp.548-550 ; Barber, 299G ; Morize, 59a ; Wade, 1 ; Quérard, X, 323 ; L’œuvre imprimée de Voltaire à la B.n.f, n°2611 ; En Français dans le texte, n°160 ; PMM, 204. « Il existe de Candide huit éditions différentes, publiées en 1759, sans nom de ville ni d’imprimeur, toutes tirées dans le même format, et ayant toutes un titre identique. De ces huit éditions, celle-ci est la première. » (Bengesco). Dès le 2 mars 1759, Candide fut dénoncé au Conseil de Genève qui ordonna la destruction du livre. « Ce roman philosophique et licencieux fut condamné en France. Voltaire en avait envoyé le manuscrit à la duchesse de La Vallière, qui lui fit répondre qu’il aurait pu se passer d’y mettre tant d’indécences ; beaucoup d’autres personnes furent scandalisées de « Candide » » (Quérard). Elevé dans un château d’un baron, un certain jeune homme appelé Candide mène la vie la plus agréable en compagnie de son précepteur, le Dr. Pangloss. Et pour cause, il tient de ce dernier que le monde est absolument bon, vu que toute cause amène la meilleure fin d’une manière inéluctable. Jusqu’au jour où le châtelain trouble cette quiétude : ayant surpris le cher Candide sur le sein de sa fille, Cunégonde, il l’envoie sur l’heure à tous les diables d’un grand coup de pied au derrière. Réduit à rouler sa bosse, le jeune homme parcourt divers pays qui se chargeront de lui que ce monde répond fort peu au mirifique enseignement du bonhomme Pangloss. Plus il avance, plus il déchante. « Candide est un livre de polémique. Voltaire y réfute la doctrine de l’optimisme dont le philosophe Leibnitz s’était fait le champion : « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. » Dans toute la chronique de son siècle, Voltaire ne voit guère que le théâtre des pires abominations. Il dénonce l’hypocrisie et la méchanceté des hommes, sans oublier leur sottise, en même temps que le désordre des évènements et l’absurdité des institutions. Chemin faisant, il dit leur fait à quelques aberrations de l’esprit humain qu’il haïssait plus que tout : le goût de la guerre, le dogmatisme et l’intolérance religieuse. « Candide » est donc un abrégé de l’univers où l’auteur où Voltaire tourne en dérision tout le système de Leibnitz. Dans « Candide », Voltaire atteint tout ce qu’il vise. Voltaire s’y révèle grand styliste : exempt de toute rhétorique, il atteint le naturel, la clarté, la correction, la finesse et l’équilibre » (Dictionnaire des Œuvres). « Ce conte se détache comme le chef d’œuvre voltairien : l’ouvrage bref, attractif, expression accomplie d’une pensée et d’un art, par quoi Voltaire assure sa présence auprès de la postérité. On ne se lasse pas de lire et relire Candide » (En Français dans le texte). Cette édition originale de Candide est rare et particulièrement recherchée en reliure de l’époque. Exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
édition_originale
Rombaldi Éditeur 1939 in8. 1939. Broché. Candide ou l'Optimisme est un conte philosophique de Voltaire publié en 1759 considéré comme l'un de ses titres les plus célèbres et un chef-d'œuvre de la littérature française. À travers une critique satirique et pleine d'esprit Voltaire remet en question l'optimisme philosophique de son époque
Bon état exemplaire num 3096 intérieur propre
1 vol. in-12 reliure fin XVIIIe, plats recouverts de papier peigné, s.n., s.l. [ Londres ?], 1759 et 1761, 299-132 pp.
Les nombreuses éditions de Candide parues en 1759 suscitèrent pendant près de deux siècles de nombreux débats chez les bibliographes quand à l'établissement de la véritable édition originale. Les travaux de Bernard Gagnebin apportèrent en 1952 la preuve de l'antériorité de l'édition genevoise de Cramer en 299 pages. Notre exemplaire du premier titre est l'une des 4 éditions en 299 pages parues en 1759 : il correspond au n° 1435 de Bengesco, "imprimée page par page, ligne pour ligne, sur l'édition des Cramer (excepté pp. 3 et 295 à 299). Les caractères et le papier sont plus forts. Le fleuron du titre 'deux E entrelacés surmontés d'une couronne) est répété, pp. 34 et 279". Bengesco conclut que "cette édition, sous le rapport typographique, est plus soignée et plus belle que l'édition princeps de Candide". L'exemplaire correspond à la n°3 de Wade et à la 59b de Morize. On a joint à la suite une "Seconde Partie" datée de 1761, anonyme et parfois attribuée à Thorel de Campigneulles, mais celui-ci en désavoua la paternité (cf Bengesco, p. 448 note 2). Une attribution plus récente en donne la paternité à l'abbé Dulaurens. Bon état (reliure un peu frottée avec qq. usures, très bon état intérieur, 2 étiquettes de catalogue en anglais contrecollées en garde). Bengesco, 1435 et pp. 448 note 2 ; Wade, Voltaire and Candide. A study in the fusion of history, art and philosophy, p. 198.
Larousse 2010 175 pages poche. 2010. Broché. 175 pages. Que signifie ce nom " Candide " innocence de celui qui ne connaît pas le mal ou illusion du naïf qui n'a pas fait l'expérience du monde ? Voltaire joue en 1759 après le tremblement de terre de Lisbonne sur ce double sens. II nous fait partager les épreuves fictives d'un jeune homme simple confronté aux leurres de l'optimisme mais qui n'entend pas désespérer et qui en vient à une sagesse finale mesurée et mystérieuse. Candide n'en a pas fini de nous inviter au gai savoir et à la réflexion. Avant d'aborder l'œuvre : fiche d'identité de l'auteur ; repères chronologiques ; fiche d'identité de l'œuvre ; l'œuvre dans son siècle ; lire Candide aujourd'hui. Pour approfondir : clefs de lecture ; genre action personnages ; l'œuvre : origines et prolongements ; l'œuvre : son courant ses tendances ; vers le bac : écrit oral ; outils de lecture ; bibliographie et filmographie
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