Paris Hachette 1965 in 8 (24,5x16) 1 volume reliure skivertex vert ornée de l'éditeur, rhodoïd imprimé en lettres dorées, 299 pages [2], avec de nombreuses illustrations en noir et blanc et planches en couleurs contrecollées. Texte imprimé sur papier vergé. Collection ''Génies et Réalités''. Bel exemplaire
Reference : 23847
Très bon Couverture rigide
Librairie Rouchaléou
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Conformes aux usages de la librairie ancienne et moderne
Hachette, 1939, in-12, 286 pp, broché, couv. illustrée, bon état
"Un portrait de Louis Bonaparte jeune où Mme Odette Merlat-Guitard. nous décrit la vie du futur empereur « de l'exil à l'Elysée ». Après avoir posé le problème de la naissance de Napoléon III et nous avoir laissé dans le doute devant lequel il est resté lui-même à ce sujet, elle nous montre que Louis-Napoléon Bonaparte n'avait « rien de Napoléon Ier », comme osa le lui dire avec une brutale insolence le prince Napoléon, fils du roi Jérôme. Il avait au contraire de nombreux traits de ressemblance avec sa mère, la reine Hortense : superficiel, rêveur, sensible, inconséquent et changeant comme elle... (...) Ce qu'il avait de commun avec Napoléon Ier – comme d'ailleurs avec sa mère, – c'était une sensualité se satisfaisant en des amours ausst rapides que brutales. Le roi Louis, frère de Napoléon, souffrit beaucoup de l'inconduite de la reine Hortense, dont il vécut presque tout le temps séparé, et l'impératrice Eugénie, de celle de Napoléon III. Pendant les années de sa jeunesse, qu'il passa en Italie, il mena toujours de front ses aventures amoureuses et ses intrigues politiques avec les Carbonari pour renverser le gouvernement pontitical qui lui donnait asile à luil et à toute sa famille ; il fut rappelé maintes fois à l'ordre sur ces deux chapitres par son père Louis, qui n'avait d'ailleurs aucune influence sur lui. M. Merlat-Guitard décrit en plusieurs chapitres sa vie de conspirateur en Italie quand, avec son frère .Napoléon, il prit part à l'insurrection de la Romagne contre le Pape. Il y poursuivait ces rêveries politiques qui devaient lui faire commettre tant de fautes quand il fut empereur... (...) Après la vie mondaine qu'il avait menée en Angleterre, il passa plusieurs « années de recueillement » au château d'Arenenberg, près du lac de Constance, où sa mère avait fixé sa résidence. Comme Napoléon avait commencé par être officier d'artillerie, il étudia cette arme sur laquelle il écrivit un traité en môme temps qu'il publiait un livre qu'il mtitula “Rêveries politiques”. (...) Il sortit de ce recueillement reatif pour tenter de soulever contre le gouvernement de Louis-Philippe la garnison de Strasbourg et marcher à sa tête sur Paris, comme son oncle l'avait fait à son retour de l'île d'Elbe. Mme Merlat-Guitard raconte en détail la préparation de ce coup d'Etat et aussi son lamentable échec en moins de deux heures (30 octobre 1836). Toujours débonnaire envers la reine Hortense et son fils, Louis-Philippe, au lieu d'ordonner contre le prince des poursuites, le fit expédier aux Etats-Unis où son oncle, l'ancien roi d'Espagne Joseph, refusa de le recevoir. Le séjour au Nouveau Monde déplut à Louis-Napoléon, et il se retira en Angleterre, son pays de prédilection, où il mena une vie mondaine. Londres était une ville qui pour les plus ardents au plaisir (Louis-Napoléon était de ceux-là) ne manquait pas d'attraits. Les dandys et tout ce monde un peu équivoque qui évoluent autour de Gore House et de la belle lady Blessington, accueillirent de bon cœur le prince Louis qui devint un des hôtes favoris de Gore House et un ami de l'inquiétant comte d'Orsay. En même temps, le prince, devenu, depuis la mort du duc de Reichstadt, en 1832, l'héritier de Napoléon Ier, poursuivait le rétablissement de l'Empire en écrivant une suite à ses “Rêveries”, les “Idées napoléoniennes”, qui parurent en 1839. Ce volume était à la fois un violent réquisitoire contre la Monarchie de juillet et un exposé du programme que prétendait réaliser le prince en le mettant sous le patronage de son oncte. It avait pour objet de rallier à la cause de l'Empire la bourgeoisie et les républicains et de rassurer les ouvriers. L'année 1840 fut une année difflcile pour la France et son gouvernement. La politique de Thiers en Orient, l'appui qu'il y prêta à Mehemet Ali, amena avec l'Angleterre une tension qui risquait d'amener la guerre et qui provoqua une crise ministérielle. Bonaparte crut le moment favorable pour une nouvelle tentative d'insurrection. Cette fois, il s'agissait de s'emparer du port de Boulogne avec une troupe venue d'Angleterre, puis de prendre cette ville comme base d'opérations pour une marche sur Paris. L'échauffourée de Boulogne (6 août 1840) dura moins que celle de Strasbourg : trois des conjurés furent tués, d'autres blessés ; le prince fut fait prisonnier. Cette fois on ne le lâcha pas ; avec 21 autres personnes il fut traduit devant la Cour des pairs pour « crime d'attentat à la sûreté de l'Etat » et malgré l'éloquence du grand orateur royaliste Berryer auquel il avait confié sa défense, il fut condamné ; le 9 octobre 1840, et enfermé au fort de Ham avec plusieurs de ses complices. Il y vécut plus de cinq ans jusqu'à son évasion, le 29 mai 1855, déguisé avec les vêtements d'un maçon qui s'appelait Badinguet. Moins de deux ans après, éclatait la Révolution de 1848 qui, en renversant la Monarchie de juillet et la remplaçant par la République, allait faire, de l'ancien détenu de Ham, d'abord un représentant du peuple, puis le président de la République, ce qui lui donna le moyen de préparer, cette fois avec succès, un coup d'Etat qui mit le comble à toutes ses ambitions en le portant au pouvoir d'abord comme prince président de la République, puis comme empereur. La dernière partie du livre de M. Merlat-Guitard décrit cette rapide ascension qui conduisit le fils de la reine Hortense au pouvoir suprême." (Jean Guiraud, La Croix, 26 février 1939) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Grasset, 1932, in-8°, 330 pp, une photo du prince Jérôme Napoléon en couverture, broché, bon état. Edition originale, un des 31 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma (seul grand papier)
"Fils de l’ancien roi de Wesphalie, Jérôme, frère de Napoléon Ier et d’une princesse allemande, Catherine de Wurtemberg, Napoléon-Joseph-Charles-Paul était donc le neveu de l’Empereur, à qui, jeune, il ressemblait étonnamment, et le cousin du futur empereur Napoléon III, son aîné de quatorze ans, lui-même fils de Louis, roi de Hollande et d’Hortense Beauharnais. Né en exil, à Trieste, en 1822, il vécut une jeunesse allemande, puis italienne et fut même, à la mort de sa mère, alors qu’il avait 13 ans, pris en charge quelque temps par son cousin, Louis-Napoléon. En exil jusqu’en 1847, il vit, avec satisfaction, survenir la révolution de 1848, le départ de Louis-Philippe et la proclamation de la République. À l’occasion des premières élections au suffrage universel – masculin toutefois – en avril 1848, il fut élu, par le département de la Corse, représentant du peuple. Ses idées démocratiques l’entraînèrent tout naturellement à prendre place à la gauche d’une Assemblée constituante où les républicains de « la veille » étaient minoritaires. L’année suivante, il se présenta dans le département de la Sarthe, peut-être pour affirmer sa condition de Français, et fut à nouveau élu, cette fois à l’Assemblée législative. Entre-temps, il avait soutenu la candidature de son cousin, Louis-Napoléon, porté à la présidence de la République en décembre 1848. Ce soutien d’amitié, d’une amitié qui perdura sous l’Empire, ne l’empêchera pas de prendre des positions politiques personnelles parfois en désaccord avec celles adoptées par son cousin, dans ses fonctions de sénateur, de membre du Conseil d’État et, sporadiquement toutefois, du Conseil privé, de ministre, éphémère, de l’Algérie et des Colonies, enfin celle de général de division assumée durant les guerres impériales. Après l’écroulement de l’Empire, il poursuivit son combat politique, un temps conseiller général de Corse, puis député sous la Troisième République, sans renier pour autant ses opinions de démocrate..." (Bernard Hamon, Le prince Napoléon, 1822-1891, héritier de Condorcet ?) — "... Le secrétaire du prince Napoléon, M. François Berthet-Leleux, décédé il y a quelques mois, a essayé, d'après les fréquentes conversations qu'il a eues avec son patron, soit à Paris où il entra en fonction en 1874, soit dans la solitude de Prangins, après l'exil, de nous raconter la vie entière du neveu de l'Empereur. Son ouvrage constitue un panégyrique. Il est d'ailleurs bourré de portraits et d'anecdotes, composé avec un soin pieux et avec une parfaite bonne foi, et il sera impossible aux historiens de demain de ne point ouvrir ces Mémoires à l'aide desquels ils pénétreront dans l'intimité du frère de la princesse Mathilde. François Berthet-Leleux nous apporte maints éclaircissements sur la vie menée par le prince Napoléon depuis l'effondrement du Second Empire..." (Marc Varenne, Le Figaro, 1932) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
London, Arthur L. Humphreys, 1900 gr. in-8°, vi-261 pp, index, reliure percaline bordeaux de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, bon état. Edition originale. Texte en anglais
"L'ouvrage de Lord Rosebery peut assez facilement se diviser en trois parties : la première (chap. I-III) est une étude des sources que nous avons sur le séjour de Napoléon à Sainte-Hélène ; dans la seconde (chap. IV-XII), lord R., à l'aide de ces sources, nous décrit la vie que l'on menait à Sainte-Hélène de 1815 à 1821, et étudie les questions qui se rattachent à la déportation de Napoléon dans cette île ; la dernière partie enfin (chap. XIII-XVI) place Napoléon dans ce cadre, nous fait assister à ses conversations, à ses pensées, et se termine par un jugement général sur l'homme et l'oeuvre. Dans l'étude des sources dont il avait à se servir, lord R. a témoigné d'un soin et d'une conscience des plus louables. (...) Après cet ouvrage, on pourra encore tirer de la littérature de Sainte-Hélène beaucoup d'autres indications intéressantes sur Napoléon ; mais, comme description de ce petit monde si curieux que fut Sainte-Hélène de 1815 à 1821, comme peinture de la vie que Napoléon y mena, l'oeuvre de lord R. semble, dans l'état actuel de la documentation, – et il ne parait pas que cette documentation puisse à bref délai s'accroître beaucoup, – définitive." (Ph. Gonnard, Revue d'histoire moderne et contemporaine, 1902) — Philip Primrose, comte de Rosebery publie en 1900 'Napoléon, La Dernière Phase'. Très attaché à la tradition britannique, il est d'esprit ouvert. Il s'est donné pour tâche d'examiner tous les témoignages concernant la détention de Napoléon à Sainte-Hélène, ne craignant pas de critiquer le gouvernement anglais lui-même. Il trace un tableau sans concession de l'existence de Napoléon à Sainte-Hélène. Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Berger-Levrault, 1964, pt in-8°, 302 pp, 23 gravures, index des monuments et principaux artistes, reliure toile verte de l'éditeur, titres dorés au 1er plat et au dos, rhodoïd, bon état (Grand prix du Conseil général de la Seine)
Napoléon voulait une capitale majestueuse pour servir la gloire de son règne il la trouva tout naturellement dans Paris. Outre la rue de Rivoli, les deux arcs de triomphe, la colonne Vendôme, la Madeleine, la Bourse, la façade de la Chambre des députés, faut-il rappeler que nous lui devons l'achèvement de la Cour Carrée, les ponts des Arts et d'Iéna, douze fontaines, les rues de la Paix et de Castiglione, la place Saint-Sulpice, les catacombes... Cette ville que nous voyons vivre aujourd'hui, avec ses rues à trottoirs, ses quais, ses cimetières, ses marchés, son administration elle-même, est en partie sa création. Mais la personnalité de l'Empereur est telle que l'on ne peut étudier ses réalisations sans essayer de comprendre les motifs qui les ont inspirées. On rencontrera ici un Napoléon bien différent des champs de bataille : un Napoléon réfléchi, prudent et presque hésitant, écoutant les conseils, acceptant de modifier sa décision première ; un Napoléon héritier des traditions classiques de la fin du XVIIIe siècle, mais désirant également, comme Louis XIV, utiliser les monuments dans l'intérêt de l'Etat. Bien sûr, il est impossible de séparer les réalisations urbanistiques et architecturales des événements principaux de l'époque. Aussi trouvera-t-on également dans cet ouvrage de nombreux épisodes marquants de l'histoire parisienne de ce temps comme l'attentat de la rue Saint-Nicaise, le Sacre ou le mariage autrichien. A travers l'histoire, souvent pittoresque, des projets et des réalisations de l'Empereur, le lecteur découvrira l'intérêt passionné porté par Napoléon à la vie, au développement et à l'embellissement d'une cité qu'il voulait éblouissante. — "A propos d'un récent ouvrage de la comtesse Biver sur les embellissements que Napoléon 1er a apporté à la ville de Paris, nous signalions qu'aucun souverain français n'avait, au cours de son règne agrémenté ou enrichi la ville d'autant de ponts, arcs de triomphe, colonnes, fontaines, abattoirs, et autres monuments utiles. C'est également l'opinion que M. Georges Poisson vient d'exprimer, avec preuves à l'appui, dans un charmant ouvrage illustré et relié consacré à Napoléon et Paris. Sur le Paris consulaire et impérial, sur les projets et la réalisation de la voie triomphale est-ouest, sur l'âge d'or des fontaines parisiennes, les ponts, les églises rouvertes et rendues au culte, sur les marchés, le Louvre, comme sur cet éléphant de la place de la Bastille dans le ventre duquel Victor Hugo hébergera le Gavroche des Misérables, on trouve en cet élégant volume maintes preuves de l'intérêt constant porté à l'embellissement de la capitale par celui qui en fut le premier empereur." (André Gavoty, Revue des Deux Mondes, 1964) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Albin Michel, 1960, fort in-8°, 468 pp, notes bibliographiques, reliure toile éditeur, rhodoïd, bon état
Avec la Seconde Restauration, le culte napoléonien se fait clandestin et trouve d’autres moyens d’expressions (gravures ambigües, cannes séditieuses). Les survivants de la Grande Armée, démobilisés, entretiennent partout le souvenir de l’Empereur et dès 1823, Las Casas donne une image exemplaire de Napoléon dans son Mémorial de Sainte-Hélène. Cinq ans plus tard, malgré la censure, Béranger présente dans Souvenirs du peuple un empereur proche du peuple et révéré de tous à l’égal d’un saint dont on conserve les reliques... Cet ouvrage explore le phénomène du culte napoléonien en France entre 1815 et 1848, période marquée par le retour de Napoléon lors des Cent-Jours, sa défaite à Waterloo, son exil à Sainte-Hélène et la restauration de la monarchie. Jean Lucas-Dubreton analyse comment Napoléon Ier, puis sa mémoire, ont été utilisés à des fins politiques et comment ils ont influencé la culture populaire, l'art, la littérature et la politique de l'époque. L'auteur examine également les différentes perceptions de Napoléon selon les régimes successifs et les différentes classes sociales. — "J. Lucas-Dubreton vient d'écrire un ouvrage synthétique sur ce « culte de Napoléon » qui n'avait encore été l'objet que d'études partielles. Il y rattache les complots des années 1820 aussi bien que les pages consacrées à Napoléon par les grands écrivains du siècle, ou les premières tentatives du neveu pour s'emparer du pouvoir. Dans ce livre, J. Lucas-Dubreton a eu tendance à utiliser davantage les gravures ou les ouvrages de l'époque que les travaux contemporains. L'ouvrage rendra service et pourra servir de guide à des recherches régionales sur le culte de Napoléon." (Jacques Godechot, Revue Historique, 1962) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.