‎[LITTERATURE] - RAMUZ (C.-F.)‎
‎Une Main. ‎

‎Aigre, Éditions Séquences, 1987 ; petit in-8 (115 x 170 mm), 64 pp., broché, couverture à rabats. Collection ramuzienne, dirigée par Jean-Louis PIERRE. N° 4.‎

Reference : _202303797


‎‎

€10.00
Bookseller's contact details

Librairie Alphabets
M. Philippe Henry

alphabets@wanadoo.fr

06 87 32 55 92

Contact bookseller

Payment mode
Cheque
Transfer
Others
Sale conditions

Conforme à la vente par correspondance.

Contact bookseller about this book

Enter these characters to validate your form.
*
Send

5 book(s) with the same title

‎TOURON (R. P. A.)‎

Reference : 10526

(1756)

‎La main de Dieu sur les incrédules, ou histoire abrégée des israëlites, souvent infidèles, et autant de fois punis‎

‎Paris, Babuty, 1756. 1120 g 3 volumes in-12, plein veau, dos ornés, liv-474 pp.; xvi-452 pp.; xvi-562 pp. (mal chiffrés 560). Ouvrage peu courant du dominicain Antoine Touron (1686-1775). Quérard, IX, 522. Quelques usures. . (Catégories : Hébreux, Histoire, Religion, )‎


Phone number : 06 17 93 27 81

EUR200.00

‎LA MAIN - EURASIE‎

Reference : 151234

‎LA MAIN.‎

‎Eurasie - Societe Des Etudes Euro-Asiatiques - L'Harmattan Verneuil 1993 In-8 ( 215 X 135 mm ) de 188 pages, broché sous couverture illustrée. EDITION ORIGINALE. Très bel exemplaire.Main-objet et main-image - L'approche des configurations de la main dans les langues gestuelles selon les critères articulatoires - Symbolisme de la main - La main a travers les langues latine et grecque et quelques racines indo-européennes , concernant la main ou les mains , droite et gauche - A bras ouverts : les gestes manuels de la naissance - Les gestes des mains dans le rituel et dans les danses de l'Inde - Les mains du Bouddha dans la légende et dans l'iconographie de l'Inde ancienne - La main dans la tradition des Turcs - La main Chiite - La main chez les Gnawa du Maroc - La main dans la danse européenne.‎


Phone number : 04 91 42 63 17

EUR35.00

‎Collectif. ‎

Reference : 35557

ISBN : 9782901968108

‎La Main. Album 2.‎

‎<p>Ce deuxième album des éditions L’Écarquillé, en collaboration avec La Part de l’œil à Bruxelles, prolonge et approfondit l’expérience inaugurée dans le premier opus, Silence. Il s’agit toujours de mêler librement textes et images, de la préhistoire à l’art le plus actuel, en élargissant le champ des croisements et des écarts. Comme dans un voyage où l’on glane images et réflexions, au fil des rencontres et des déplacements, nous avons rassemblé des fragments qui ne prétendent ni à l’exhaustivité ni au panorama. Le blanc – album – des pages se remplit ainsi peu à peu d’un ensemble composite dont la cohérence se joue moins dans la clôture d’un discours que dans les échos imprévus, les contrepoints, les éclats inattendus qui surgissent d’une page à l’autre.</p><p>Pourquoi « La Main » ? Au fondement de notre rapport au monde et aux autres, elle incarne un irrépressible besoin de contact : caresse, soin, saisie, résistance. La main rassemble, tisse des connexions entre les corps ; elle étend les gestes, les prolonge dans des outils, des instruments, des techniques, des affects, et les transforme en pratiques d’approche, d’étreinte, de domination ou de proprioception. Elle est à la fois ce par quoi nous touchons et ce qui, en retour, nous expose à être touchés, à tous les sens du terme.</p><p>Or, jamais sans doute la main n’a été le foyer d’autant d’inquiétude qu’aujourd’hui, au cœur d’un sentiment général de perte de contact : distance imposée entre les corps, médiations techniques démultipliées, reconfiguration des gestes quotidiens. Notre rapport à la main est ébranlé, son usage a perdu son évidence : elle devient question, désir, parfois manque. En philosophie, en poésie, en art, nous la repensons à nouveaux frais, en cherchant quelles nouvelles significations, quelles émotions inconnues, quels types de relations elle mobilise désormais.</p><p>Dans ce contexte de crise, il ne s’agit pas seulement de protéger l’héritage immémorial de l’homo faber et de définir les conditions théoriques et pratiques d’une persistance de l’artisanat manuel, mais aussi de constater et d’interroger les nouveaux usages de la main dans l’univers des technologies numériques : frappes, glissements, arabesques virtuoses inventées par nos doigts sur les écrans et les claviers. À la répétition du clic s’ajoutent des déclinaisons infinies de micro-gestes, dont nous mesurons mal encore les effets sensibles, politiques et symboliques. Que faisons-nous de nos mains quand elles semblent se réduire à ces gestes ? Et que faisons-nous, inversement, lorsque des artistes, des artisans, des techniciens tentent de déjouer ou de détourner ces automatismes ?</p><p>L’album fait la part belle aux images. On y découvre des corpus inédits d’artistes comme Henri Matisse ou le romantique visionnaire Théophile Bra. D’autres séries rassemblent des photogrammes de films expérimentaux, de Ramon Gómez de la Serna à Richard Serra, où la main apparaît comme opérateur de montage, de coupe ou de perturbation du flux des images. À ces ensembles font écho les œuvres d’artistes actuels qui ont répondu à nos commandes, en engageant leurs propres pratiques – picturales, photographiques, filmiques, chorégraphiques, numériques – dans une réflexion sur la main, ses puissances et ses impasses. La musique et la danse y occupent une grande place.</p><p>Ces images cheminent entre des textes aux formes variées : littérature et philosophie, du XIXe au XXIe siècle (Zweig, Valéry, Bachelard, Pesquès), essais historiques et théoriques, dialogues entre penseurs, artistes-artisans et techniciens. Du Paléolithique à Marcel Duchamp, de la danse occidentale aux rituels amérindiens, de la phénoménologie à l’histoire de l’art, l’album traverse des régimes de savoir et de sensibilité hétérogènes. Il ne cherche pas à en unifier la langue, mais à laisser percevoir leurs frictions, leurs passages, leurs reprises.</p><p>Par ces explorations de toutes sortes, il s’agit de nous ressaisir de nous-mêmes tout autant que d’être saisis : saisissements de la main, avec un sentiment d’urgence, pour réinventer notre affectivité et réorganiser notre action sur le monde.</p> Paris, 2026 L'écarquillé 352 p., broché 16,8 x 24‎


‎Neuf‎

Antinoë - Brest

Phone number : 02 98 80 52 48

EUR34.00

‎COLLECTIF‎

Reference : R110067813

(1996)

‎POESIE 96 N° 65 - La main - Charles Duits : main droite, L'épreuve du miroir par Christian Le Mellec, Joël des Rosiers : Boucan pour la main, les mains de Vaïna, François Cheng : main lettrée, Yves Bichet : la gestion des arrondis, Ghani Alani‎

‎MAISON DE LA POESIE. DECEMBRE 1996. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 126 pages.. . . . Classification Dewey : 841-Poésie‎


‎Sommaire : La main - Charles Duits : main droite, L'épreuve du miroir par Christian Le Mellec, Joël des Rosiers : Boucan pour la main, les mains de Vaïna, François Cheng : main lettrée, Yves Bichet : la gestion des arrondis, Ghani Alani : de la main a la ligne, Yannick Courtel : a mains nues Classification Dewey : 841-Poésie‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : 05 57 411 411

EUR19.80

‎DUMORA, Jean‎

Reference : 72079

(1858)

‎[ Ensemble de 19 lettres autographes signées datées de 1858 à 1871, rédigées par Jean Dumora, notaire à La Teste, adressées à son ami Courbin, ancien maire de Mios ; on joint un prospectus électoral de 1848 et une L.A.S du fils Dumora : ] 19 L.A.S. datées datées : 29 juillet 1858, 26 mai 1861, 31 mars 1863, 6 juillet 1863, 14 juillet 1863, 7 août 1863, 30 septembre 1863, 29 décembre 1863, 5 janvier 1864, 18 janvier 1864, 22 mai 1864, 13 novembre 1864, 31 décembre 1864, 4 janvier 1865, 14 mars 1865, 3 septembre 1865, 17 octobre 1866, 3 janvier 1871 et 14 mars 1871. Voici le détail de quelques missives remarquables : "La Teste, ce 31 Mars 1863. Confidentielle. Mon cher Courbin, J’arrive de Bordeaux où vous m’avez ménagé à votre insu une mystification des mieux caractérisées. Garning est une épée à deux tranchants. Il ne nous aime ni il ne nous estime ; il est l’instrument aveugle d’un parti qui nous est hostile et dont il subit les influences. Sa duplicité est flagrante et ce que je vais vous raconter vous donnera la mesure de sa loyauté. Il était présent ce matin à la gare de Facture pour y prendre le train et au lieu d’entrer dans la voiture où j’étais et dont j’avais la portière ouverte un agent m’avait-il vu vouloir en ouvrir une autre & son regard incertain & inquiet semblait fuir le mien. Cette attitude visiblement défiante m’étonna d’abord & m’attrista ensuite ; cependant je ne m’y arrêtai pas, mais en arrivant à Bordeaux je voulus tendre la main à mon compagnon de voyage et je le vis cherchant du regard au tour de lui quelqu’un qui n’était pas moi comme on cherche un aiguille dans un pailler.Enfin voyant qu’il cherchait à m’éviter je l’abordai carrément & je lui demandai s’il était à Bordeaux pour voir M. Bias-Laffitte avec moi ; il me répondit que oui, mais qu’il ne prenait pas l’omnibus dans lequel il croyait que j’allais monter & qu’il me joindrait chez mon beau-frère. Je lui fis remarquer que je ne prenais pas l’omnibus et que je me rendais en ville à pied & à ce moment sa figure se décomposa et en me disant qu'il avait à joindre un homme de Mios qui le précédait il disparut et me laisse au milieu de la rue avec d’autres personnes que ma présence ne faisait pas rougir. Il me prit chez mon beau-frère et nous nous rendîmes ensemble chez l'avocat comme si je ne m'étais pas aperçu de sa duplicité & là le factum remis par lui fut cherché et trouvé et l'avocat qui déjeunait voulu que Garnung le lui lut très doucement afin d’y faire des observations.Cette lecture fut faite par Garnung et rien ce que j’avais écrit ne se trouvait sur ce papier élogieux pour lui, blessant pour vous, humiliant pour moi. Cet écrit qui vous montrait comme un motif de haine pour M. Dubois par suite du procès vous concernant dit que ce M. Dubois ne devrait pas déverser sa haine contre les autres habitants de Mios.Avant de sortir du cabinet de l’avocat je fis remarquer à Garnung toute l’inconvenance et toute la déloyauté de sa conduite à mon égard & je lui dis que non seulement il n’avait tenu aucun compte des conseils qu’il était venu bénévolement me demander mais encore qu’il avait fait comme St. Pierre à Jésus-Christ qu’il m’avait renié trois fois en chemin à quoi il répondit comme un esprit faible & faux qu’il est qu’il craignait l’animosité de ses concitoyens en étant rencontré avec moi : ce qui comme vous le voyez était très flatteur pour moi. Je lui dis que ma présence n’avait jamais fait rougir personne et qu’il avait méconnu en moi une valeur que d’autres savent apprécier. M. Laffitte m’accueillit la main en me disant : M. Dumora je suis désolé d’avoir suscité ce désagrément ; c’est moi qui ai désiré vous entendre et j’en ai du regret puis que sans le vouloir j’ai été cause d’une offense à votre adresse. À nous la loyauté et la franchise des rôles, aux autres la honte & le mépris. Restons ce que nous sommes & laissons ces serpents se dévorer entre eux ; car je ne sais quel est celui qui vaut le moins. Tout à vous, Dumora" ; Autre lettre remarquable : "La Teste, ce 3 7 1865. Mon cher Courbin, Je n’ai eu aucune nouvelle de vous depuis votre retour des eaux et je vois avec regret que vous avez quitté Barèges juste au moment où le beau temps est arrivé. J’ai reçu hier le Décret impérial à la date du 26 Août dernier qui m’investit des fonctions de Maire de La Teste. Et bien que je n’aie pas ambitionné ces fonctions je dois les accepter pour ne pas contrarier celui qui me les a si gracieusement offertes. C'est donc grande besogne de plus que j’assûme sur ma tête, mais il faut quelquefois savoir obéir aux circonstances. Je suppose que votre séjour à Barèges vous aura fait du bien & j’espérais vous voir ce matin à Facture et vous serrer la main, mais j’ai été déçu dans mon espérance.Ma fille est entre la vie & la mort depuis 8 jours & il a fallu renoncer au voyage des Pyrénées que j'avais projeté. Aussitôt que j’aurai un moment j'irai vous voir dans ce beau pays de Mios que vous préférez aux Pyrénées et dont il est si loin le pauvre [ ... ]".Enfin, voici quelques extraits de cette lettre écrite dans un temps d'épreuve : "La Teste, ce 3 Janvier 1871.Mon cher Courbin, La cruelle calamité que nous traversons et les préoccupations de tout genre qu’elle donne, plus des froids abominables, m’ont privé du plaisir d’aller vous serrer la main à l’occasion du nouvel an comme j’en avais le projet, et ce que je n’ai pu faire en personne et à mon grand regret, je viens le faire par cette lettre, persuadé que je suis que vous comprendrez ma position et que vous y compatirez. Vous êtes fixé, au reste, sur mes sentiments à votre endroit et vous savez par avance que je ne peux faire pour vous que des souhaits de bonheur et de longs jours. Quant à moi, mon cher Courbin, je suis en train d’expirer dans ma carrière notariale. Mon successeur a été reçu notaire avec éloge par la chambre de discipline de Bordeaux le 31 du mois dernier et va prêter serment aussitôt que la commission lui sera venue du bureau du gouvernement. Trente-huit années de ma vie ont été consacrées au rude labeur du notariat et je n’ai pour tout partage à la fin d’une aussi longue carrière que le souvenir de mes rudes et fermes tourments, la fortune n’ayant pas favorisé mes efforts, mais ce qui me me console, c’est que mon nom reste en scène et qu’un deuxième moi-même va continuer à pousser la barque que la Providence avait mise en mes mains. Dieu avait daigné gonfler de voiles la conduite de barque au port. Cette retraite va me donner du loisir et je le consacrerai à mes propriétés, à mes amis si Dieu veut me conserver encore quelques années mes facultés physiques et morales.[ ... ]"‎

‎19 L.A.S de 2 ff. (2, 3 ou 4 pp. rédigées par lettre), datées : 29 juillet 1858, 26 mai 1861, 31 mars 1863, 6 juillet 1863, 14 juillet 1863, 7 août 1863, 30 septembre 1863, 29 décembre 1863, 5 janvier 1864, 18 janvier 1864, 22 mai 1864, 13 novembre 1864, 31 décembre 1864, 4 janvier 1865, 14 mars 1865, 3 septembre 1865, 17 octobre 1866, 3 janvier 1871 et 14 mars 1871, on joint une autre L.A.S d'Albert Dumora, et 1 prospectus électoral (format 33 x 23 cm) datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Jean Dumora (Imprimerie d'Emile Crugy, Bordeaux). Voici le détail de quelques missives remarquables : "La Teste, ce 31 Mars 1863. Confidentielle. Mon cher Courbin, J’arrive de Bordeaux où vous m’avez ménagé à votre insu une mystification des mieux caractérisées. Garning est une épée à deux tranchants. Il ne nous aime ni il ne nous estime ; il est l’instrument aveugle d’un parti qui nous est hostile et dont il subit les influences. Sa duplicité est flagrante et ce que je vais vous raconter vous donnera la mesure de sa loyauté. Il était présent ce matin à la gare de Facture pour y prendre le train et au lieu d’entrer dans la voiture où j’étais et dont j’avais la portière ouverte un agent m’avait-il vu vouloir en ouvrir une autre & son regard incertain & inquiet semblait fuir le mien. Cette attitude visiblement défiante m’étonna d’abord & m’attrista ensuite ; cependant je ne m’y arrêtai pas, mais en arrivant à Bordeaux je voulus tendre la main à mon compagnon de voyage et je le vis cherchant du regard au tour de lui quelqu’un qui n’était pas moi comme on cherche un aiguille dans un pailler.Enfin voyant qu’il cherchait à m’éviter je l’abordai carrément & je lui demandai s’il était à Bordeaux pour voir M. Bias-Laffitte avec moi ; il me répondit que oui, mais qu’il ne prenait pas l’omnibus dans lequel il croyait que j’allais monter & qu’il me joindrait chez mon beau-frère. Je lui fis remarquer que je ne prenais pas l’omnibus et que je me rendais en ville à pied & à ce moment sa figure se décomposa et en me disant qu'il avait à joindre un homme de Mios qui le précédait il disparut et me laisse au milieu de la rue avec d’autres personnes que ma présence ne faisait pas rougir. Il me prit chez mon beau-frère et nous nous rendîmes ensemble chez l'avocat comme si je ne m'étais pas aperçu de sa duplicité & là le factum remis par lui fut cherché et trouvé et l'avocat qui déjeunait voulu que Garnung le lui lut très doucement afin d’y faire des observations.Cette lecture fut faite par Garnung et rien ce que j’avais écrit ne se trouvait sur ce papier élogieux pour lui, blessant pour vous, humiliant pour moi. Cet écrit qui vous montrait comme un motif de haine pour M. Dubois par suite du procès vous concernant dit que ce M. Dubois ne devrait pas déverser sa haine contre les autres habitants de Mios.Avant de sortir du cabinet de l’avocat je fis remarquer à Garnung toute l’inconvenance et toute la déloyauté de sa conduite à mon égard & je lui dis que non seulement il n’avait tenu aucun compte des conseils qu’il était venu bénévolement me demander mais encore qu’il avait fait comme St. Pierre à Jésus-Christ qu’il m’avait renié trois fois en chemin à quoi il répondit comme un esprit faible & faux qu’il est qu’il craignait l’animosité de ses concitoyens en étant rencontré avec moi : ce qui comme vous le voyez était très flatteur pour moi. Je lui dis que ma présence n’avait jamais fait rougir personne et qu’il avait méconnu en moi une valeur que d’autres savent apprécier. M. Laffitte m’accueillit la main en me disant : M. Dumora je suis désolé d’avoir suscité ce désagrément ; c’est moi qui ai désiré vous entendre et j’en ai du regret puis que sans le vouloir j’ai été cause d’une offense à votre adresse. À nous la loyauté et la franchise des rôles, aux autres la honte & le mépris. Restons ce que nous sommes & laissons ces serpents se dévorer entre eux ; car je ne sais quel est celui qui vaut le moins. Tout à vous, Dumora" ; Autre lettre remarquable : "La Teste, ce 3 7 1865. Mon cher Courbin, Je n’ai eu aucune nouvelle de vous depuis votre retour des eaux et je vois avec regret que vous avez quitté Barèges juste au moment où le beau temps est arrivé. J’ai reçu hier le Décret impérial à la date du 26 Août dernier qui m’investit des fonctions de Maire de La Teste. Et bien que je n’aie pas ambitionné ces fonctions je dois les accepter pour ne pas contrarier celui qui me les a si gracieusement offertes. C'est donc grande besogne de plus que j’assûme sur ma tête, mais il faut quelquefois savoir obéir aux circonstances. Je suppose que votre séjour à Barèges vous aura fait du bien & j’espérais vous voir ce matin à Facture et vous serrer la main, mais j’ai été déçu dans mon espérance.Ma fille est entre la vie & la mort depuis 8 jours & il a fallu renoncer au voyage des Pyrénées que j'avais projeté. Aussitôt que j’aurai un moment j'irai vous voir dans ce beau pays de Mios que vous préférez aux Pyrénées et dont il est si loin le pauvre [ ... ]".Enfin, voici quelques extraits de cette lettre écrite dans un temps d'épreuve : "La Teste, ce 3 Janvier 1871.Mon cher Courbin, La cruelle calamité que nous traversons et les préoccupations de tout genre qu’elle donne, plus des froids abominables, m’ont privé du plaisir d’aller vous serrer la main à l’occasion du nouvel an comme j’en avais le projet, et ce que je n’ai pu faire en personne et à mon grand regret, je viens le faire par cette lettre, persuadé que je suis que vous comprendrez ma position et que vous y compatirez. Vous êtes fixé, au reste, sur mes sentiments à votre endroit et vous savez par avance que je ne peux faire pour vous que des souhaits de bonheur et de longs jours. Quant à moi, mon cher Courbin, je suis en train d’expirer dans ma carrière notariale. Mon successeur a été reçu notaire avec éloge par la chambre de discipline de Bordeaux le 31 du mois dernier et va prêter serment aussitôt que la commission lui sera venue du bureau du gouvernement. Trente-huit années de ma vie ont été consacrées au rude labeur du notariat et je n’ai pour tout partage à la fin d’une aussi longue carrière que le souvenir de mes rudes et fermes tourments, la fortune n’ayant pas favorisé mes efforts, mais ce qui me me console, c’est que mon nom reste en scène et qu’un deuxième moi-même va continuer à pousser la barque que la Providence avait mise en mes mains. Dieu avait daigné gonfler de voiles la conduite de barque au port. Cette retraite va me donner du loisir et je le consacrerai à mes propriétés, à mes amis si Dieu veut me conserver encore quelques années mes facultés physiques et morales.[ ... ]"‎


‎Remarquable ensemble réunissant 19 lettres autographes d'une importante personnalité locale, Jean Dumora, qui fut 2 fois maire de la Teste-de-Buch, de 1850 à 1852 puis de 1865 à 1870. Les lettres sont adressées à Courbin (Pierre Courbin), qui fut maire de Mios de 1841 à 1855. La correspondance est très haute en couleurs, et nous donnons de larges extraits de trois belles lettres ; on y évoque notamment un certain "Garnung", probablement Pierre Garnung, qui deviendra 2 fois maire de Mios entre 1870 et 1877. On joint une autre L.A.S. du fils, Albert Dumora, datée de 1876 et adressée au même Courbin pour lui refuser à regret une somme d'argent, ainsi qu'un prospectus électoral original, datée de La Teste, le 28 mars 1848, rédigé par Dumora : "Aux Electeurs de la Gironde, mes concitoyens, Je suis né dans les rangs du Peuple, et servir ses intérêts fait l'objet de toute mon ambition". Un superbe morceau d'histoire du Bassin d'Arcachon ! Bon ensemble (usures au prospectus, correspondance en bel état).‎

Phone number : 09 82 20 86 11

EUR550.00
Get it on Google Play Get it on AppStore
The item was added to your cart
You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !