Hambourg, s.e., 1782 ; in-8, XIV-368-238 pp., reliure demi-cuir brun, dos lisse (mors fendu, état moyen). Édition originale, complète des deux parties qui la composent. Ce texte est attribué au comte de Mirabeau par Barbier. En effet, le contenu très sévère pour Richelieu et Louis XIV, dont Mirabeau niait l'autorité absolue, nécessita de publier ce texte sous l'anonymat. A cette date, l'auteur sortait à peine de Vincennes, où il avait rédigé les Lettres à Sophie. Néanmoins le titre «Ouvrage posthume» montre une volonté de brouiller les pistes. On peut aussi considérer que ce texte fut publié dans la lignée de son essai sur le despotisme et mérite donc qu'on s'y attarde. État moyen.
Reference : G0753
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Edition originale de ce «virulent libelle cotre l’arbitraire de la justice de son temps» écrit par Mirabeau au donjon de Vincennes. Hambourg, 1782. 2 tomes en 1 volume in-8 de xiv pp., (1) f., 366, (2) pp., 237 pp., mouillure dans la marge sup. des pp. 1 à 17 de la seconde partie. Plein veau marbré, filet à froid autour des plats, dos lisse orné, tranches rouges. Reliure de l’époque, mors et coiffes frottées. 195 x 125 mm.
Edition originale du virulent ouvrage de Mirabeau écrit pendant sa détention au donjon de Vincennes et s’élevant contre le despotisme. Graesse, IV, 535; Einaudi 3932; Cioranescu 45191; Conlon 82; Bûcher 573. Mirabeau (1749-1791) est le fils de l’économiste Victor Riquetti de Mirabeau. Homme politique français, il est l’un des personnages les plus marquants de la Révolution et l’orateur de plus brillant de l’assemblée constituante. Il a des relations très difficiles avec son père et mène une vie de débauche où il accumule de nombreuses dettes. Pour le soustraire à ces dernières, il sera enfermé par lettres de cachet en prison sur demande de son père à plusieurs reprises. Après avoir interpelé son père et le Roi sur son sort de détenu, tous deux restés muets, Mirabeau rédigea cet essai qui analyse l'iniquité et dénonce le pouvoir arbitraire. Il fustige dans la seconde partie «le bon plaisir» et instruit les procès de Richelieu et de Louis XIV, en qui il voyait les fossoyeurs de la monarchie. L’ouvrage eut un grand retentissement à l'époque. L’ouvrage composé durant les 4 années d'incarcération de Mirabeau à Vincennes, est un réquisitoire contre la justice arbitraire et le pouvoir. Il débute par une histoire du droit pénal français, et poursuit sur l'organisation de l'administration pénitentiaire à la fin de l'Ancien Régime, qu'il dénonce violemment. Mirabeau est donc emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Il y rencontre Sade, qui y est enfermé à la même époque. Il y écrit beaucoup: des lettres, notamment à Sophie de Monnier, publiées en 1792 sous le titre de Lettres à Sophie, chef-d’œuvre de la littérature passionnée, ainsi qu’un virulent libelle contre l’arbitraire de la justice de son temps, Les Lettres de cachet et des prisons d’Etat, mais aussi une œuvre érotique particulièrement crue. Des Lettres de cachet et des prisons d'État sera publiée en 1782. «‘Des Lettres de cachet’ n’est pas seulement une éloquente protestation contre le despotisme, un plaidoyer chaleureux en faveur de la liberté individuelle, mais encore un véritable travail d’érudition rempli d’exemples historiques, et qui suppose d’immenses lectures». (Barbier). « C'est par l'histoire et par la raison que Mirabeau combat les détentions arbitraires ». (P Negrin) « Des Lettres de cachet mérite de grands éloges. Les principes du droit naturel, base de toute société et de toute civilisation, y sont exposés et développés avec autant de force que de netteté. Mirabeau s'y montre déjà grand publiciste et l'écrivain y fait pressentir l’orateur. » (A. de Montor). « Cet ouvrage, nouvelle dénonciation du pouvoir arbitraire, plaidoyer en faveur de la liberté individuelle, défense de la justice et de l'humanité contre le despotisme, eut un tel retentissement à l'époque, que Vergennes demanda à la Prusse d'arrêter la publication de cet écrit licencieux, de le saisir et de détruire le manuscrit... » (H. Auréole, Bibliographie sur Mirabeau).
Honoré Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau, Des lettres de cachet et des prisons d'Etat. Ouvrage posthume, composé en 1778. Hambourg, s.n., 1782. 2 volumes in-8, XIV-[2]-366-[1]p & 237p. Edition originale complète en deux volumes, le deuxième, quoiqu'assez courant, est réputé avoir été détruit. Intéressante provenance : Pierre Chollet-Beaufort (1762-1803), avocat, homme politique, administrateur du département du Puy de Dôme, député au Conseil des Cinq-Cents. Reliure pleine basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre et tomaison, tranches marbrées. Une coiffe arasée, premier cahier du tome 1 jauni, mouillure au tome 2 (coin extérieur du bas) avec atteinte au texte, souvent assez claire, parfois très visible. Agréable exemplaire toutefois.
S. n. | A Hambourg 1782 | 12 x 20 cm (In-8) | relié
Edition originale. La seconde partie est considérée comme rare, puisqu'il fut demandé à la Prusse de saisir le manuscrit et de brûler les exemplaires , on constate pourtant que la seconde partie est présente dans de nombreux exemplaires. Reliure en plein veau brun marbré d'époque. Dos à nerfs richement orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Coiffe de queue en partie arrachée. Epidermure sur le plat inférieur avec un manque le long du mors. 2 coins émoussés. Une tache brune en marge haute de la p. 49, sur 2 cm. Manque en marge au coin de la p. 144, sans atteinte au texte. Page de garde marbrée portant une découpe en marge externe. Quelques cahiers jaunis. Bon exemplaire. * L'ouvrage, composé durant et après l'arrestation et l'incarcération de Mirabeau à Vincennes, est un plaidoyer et un réquisitoire contre la justice arbitraire et le pouvoir. « J'entreprends de parler des emprisonnements arbitraires et des prisons d'état. » On trouvera dans l'ouvrage de nombreux commentaires historiques et une importante documentation sur le pouvoir arbitraire et l'exercice judiciaire. Dans la seconde partie, Mirabeau traite plus étroitement de la vie carcérale et des prisons. Mirabeau s'attarde également sur la constitution anglaise et tend à prouver que notre propre histoire condamne l'utilisation des lettres de cachet, tout comme elle fait des rois les seuls mandataires du peuple. Riche documentation sur les prisons et l'incarcération. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
A Hambourg (Neuchâtel), 1782 2 tomes en 1 vol. in-8, XIV-366-[1] pp. et 237 pp., veau fauve, dos lisse orné, tranches rouges (reliure de l'époque). Coiffe supérieure arrasée.
Édition originale.H. Aureille, Bibliographie sur Mirabeau : "Cet ouvrage, nouvelle dénonciation du pouvoir arbitraire, plaidoyer en faveur de la liberté individuelle, défense de la justice et de l'humanité contre le despotisme, eut un tel retentissement à l'époque, que Vergennes demanda à la Prusse (dont dépendait Neuchâtel) d'arrêter la publication de cet écrit licencieux, de le saisir et de détruire le manuscrit.Dans la deuxième partie, Mirabeau expose des idées générales, met en cause Louis XIV et termine par une page éloquente et émouvante à son fils, véritable profession de foi de citoyen. La deuxième partie traite du régime des prisons et se termine par des "Preuves et éclaircissements" dans lesquels Mirabeau disserte sur le roi mandataire d'un peuple libre et sur la constitution anglaise."Ex-libris Hervé de Rocquigny. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.