In-4, 4 volumes reliés plein cuir de l'éditeur, sur vélin chiffon de Renage, illustrations noir et blanc et couleur, in et hors texte Edy Legrand. Édité par Maurice Robert pour le club du livre ; Marseille. Parfait état des 4 volumes.
Reference : YRG-120
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Amsterdam : Michel Charles Le Cène, 1741. UNE TRADUCTION PROTESTANTE DE LA BIBLE DÉCLARÉE HÉRÉTIQUE
In-f° (423 x 272 mm), [1] f. - 5 pp. - 4 pp. - 110 pp. - [3] ff. - 82 pp. - [1] f. - [2] ff. - XIV pp. - 698 pp. - [2] ff. - [1] f. - 137 pp. - [2] ff. - 235 pp., veau brun marbré, dos à 6 nerfs orné, roulette sur les mors et coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Édition originale posthume de cette traduction française de la Bible établie par Charles le Cene, théologien huguenot. Vignettes de titre gravées par Peter Yver. Il existe des exemplaires ornés d'un portrait frontispice du traducteur par François-Morellon de La Cave. Émigré aux Provinces-Unies puis en Angleterre suite à la révocation de l'édit de Nantes, Charles Le Cène fait paraître à Rotterdam, en 1696, son Projet d'une nouvelle version françoise de la Bible (correspondant à la première partie du présent volume); critique des traductions existantes, et notamment de la Geneva Bible, Le Cène propose plusieurs interprétations alternatives fortement marquées par le socinianisme. Jacques Gousset en fait paraître une violente réfutation sous le titre Considérations théologiques et critiques sur le Projet d'une nouvelle version françoise de la Bible (Amsterdam, 1698), mais l'ouvrage suscite malgré tout l'intérêt: une traduction anglaise (quelque peu infidèle) paraît en 1701, et versions anglaise comme française sont réimprimées.. Il faudra toutefois attendre 1741 - soit 38 ans après la mort de Le Cène - pour voir paraître sa traduction dans son intégralité. Elle est publiée par son fils, Michel-Charles Le Cène, imprimeur établi à Amsterdam. Dénoncé par l'église d'Utrecht, l'ouvrage fut, au bout de deux jours de délibérations, déclaré hérétique par le synode des églises wallonnes de La Brille. Bibliographie : Delaveau et Hillard, n°547. Manque aux coins dont un rogné et coiffes, mors partiellement fendus. Feuillets du premier cahier G inversés.
Paris : chez J. Smith, imprimeur-libraire, rue Montmorency, n°16, 1827. BIBLE FRANÇAISE HOLLANDAISE AVEC LES CORRECTIONS SUISSES
In-8° (217 x 136 mm), [2] ff., 680 pp., 212 pp., veau brun marbré, dos lisse orné de filets, tranches marbrées (reliure de l'époque). Bible protestante dite « Bible Martin », ici une réimpression de l'édition parue à la même adresse en 1820. Texte sur deux colonnes, avec paginations séparées pour l'Ancien et le Nouveau Testament. Le pasteur réformé David Martin, réfugié en Hollande, exerça comme ministre de l'église wallonne qui lui commanda une version révisée de la Bible de Genève. Son Nouveau Testament parut en 1696; la Sainte Bible complète suivit en 1707. S'appuyant sur le textus receptus, Martin s'efforça de moderniser la langue Biblique et enrichit son travail d'un important appareil critique comportant notes et préface (absent de la présente édition). La Bible Martin fut adoptée par les églises françaises réformées de Hollande, de Suisse et d'Angleterre. La présente édition comporte les corrections et modernisations apportés par Pierre Roques à l'édition bâloise de 1736. Les livres apocryphes en sont absents. Darlow & Moule n°3855. CCFR (21/10/2026) : BnF: 1 exemplaire de ce tirage in-8° (Tolbiac). Le CCFr n'a que d'autres tirages. Mouillures marginales.
LEMAISTRE DE SACY (Louis-Isaac, trad.) ; BIDA (Alexandre, ill.)
Reference : 1319
(1882)
Paris : Librairie Hachette, 1882. 12 EAUX-FORTES ORIENTALISTES EN PREMIER TIRAGE, UN DES 20 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE HOLLANDE
In-f° (61.5 x 43 cm), [2] ff. bl. - [2] ff. - 38 pp. - [12] pl. - [3] ff. bl., en feuilles sous chemise éditeur imprimée fermée par des rubans. Édition originale de l'illustration d'Alexandre Bida. Un des 20 exemplaires sur Hollande, après 10 exemplaires sur Chine et 20 exemplaires sur Whatman. L'ouvrage est illustré de bandeaux, vignettes et culs-de-lampe ainsi que de 12 eaux fortes sous serpentes légendées, le tout d'après Alexandre Bida. Ce volume est le dernier d'une série de publications issue de la collaboration entre Hachette et Bida: aux monumentales Saintes Évangiles illustrées de 128 eaux-fortes (1873) s'ajoutent Le Livre de Ruth (1876), L'Histoire de Joseph (1878) et L'Histoire de Tobie (1880). 21e livre de la Bible hébraïque, le livre d'Esther est compris dans la tradition chrétienne parmi les « livres historiques » de l'Ancien Testament. Esther, épouse du roi de Perse Assuérus, parvient à obtenir de lui qu'il mette fin aux intrigues du vizir Haman qui projette d'exterminer la population juive. Élève de l'atelier d'Eugène Delacroix, Alexandre Bida (1813-1895) affine son trait orientaliste au cours de plusieurs voyages qui le mènent en Turquie, en Syrie, au Liban, en Grèce, en Égypte... les dessins à caractère quasi-ethnographique qu'il en rapporte intriguent à Paris: il est notamment le premier européen à représenter des personnes juives en prière devant le mur des Lamentations (Le Mur de Salomon, 1857). Exposé aux Salons de Paris puis aux expositions universelles de 1855 et 1867, il y figure curieusement parmi les peintres, bien qu'il travaille exclusivement au crayon, au fusain et au lavis de gris. Théophile Gautier comment à ce sujet: "M. Bida ne fait pas de peinture; il est vrai qu'il n'en a pas besoin. Ces dessins sont colorés comme des Descamps et des Marilhat. Avec du noir et du blanc, il est parvenu à rendre la lumière, la chaleur ardente et l'éclat de ces belles contrées animées de soleil." (Les Beaux-Arts en Europe, 1855, p. 151). Son choix du noir et blanc, rare parmi les orientalistes, rend son travail particulièrement propice à la reproduction par la gravure. Le fait n'échappe pas à Hachette, et Bida passe contrat avec la maison d'édition pour l'illustration d'une Bible. En 1861, il part pour la Palestine, accompagné de Georges Hachette et d'un photographe, afin de réunir la documentation iconographique nécessaire au projet (le récit d'une partie de son voyage, "Excursion au Mont-Sinaï", paraît en 1864 dans la revue Le Tour du Monde dont il est l'un des illustrateurs).. Ce Grand oeuvre occupera vingt années de sa carrière, s'achevant en 1882 avec la parution de L'Histoire d'Esther. La critique est unanimement positive: mêlant réalités contemporaines de l'orient à une riche documentation archéologique, Bida contribue avec sa Bible au développement d'une nouvelle iconographie sacrée. Jean de l'Hers, dans un article nécrologique de L'Art méridional, estime ainsi: "Il fut, dans tous les cas, le premier à rendre aux personnages de l'Histoire sainte les caractères de leur race, les moeurs de leur pays, leurs costumes traditionnels, en outre qu'il les replaça dans leur milieu, comme paysage et comme habitations. Il a ainsi restitué aux scènes de l'ancien et du nouveau Testament, la réalité orientale et leur a donné toute la vérité probable [...]" (15 janvier 1895, p. 11). Bibliographie : Malembits Michèle. "Alexandre Bida: un Orient en noir et blanc." In Histoire de l'art, N°51, 2002. pp. 101-113. Petits effrangements. Quelques rousseurs en partie haute de certains feuillets. Défaut à la chemise.
Bruxelles : Librairie Kiessling & Cie, P. imbreghts, successeur, 46-48, coudenberg, 1925.
In-8° (244 x 170 mm), [1] f., 932 pp., [1] f., cartonnage à la Bradel, demi-toile rouge à coins, titre au dos, tranches mouchetées de rouge. Seconde édition, illustrée de 12 planches dépliantes et augmentée de quelques notes par rapport à l'originale (parue en 1900), de curieux traité mêlant mathématiques, histoire et théologie protestante. Charles Lagrange résume dans une première partie un ouvrage consacré à la pyramide de Khéops qu'il avait fait paraître en 1898 : la Grande pyramide, monument hébreu et non égyptien, constituerait une représentation symbolique de la chronologie biblique. Lagrange lie ses conclusions aux théories d'Adolphe Quetelet et Nicolas-Rémi Brück (professeur de Lagrange à l'école militaire) sur la mathématique de l'histoire : après avoir établi géométriquement les « mouvements de l'histoire », il affirme qu'ils seraient réglés sur un canevas mathématique révélé dans la chronologie de la Bible. Lagrange conclut en prédisant que le peuple Anglo-saxon (qu'il considère comme descendant des dix tribus perdues d'Israël) règnera sur le monde jusqu'à la grande tribulation. Astronome-adjoint à l'Observatoire royal de Bruxelles, Charles Henri Lagrange quitte son poste en 1901 pour se consacrer au développement de sa mathématique théologique. Il fait encore paraître Leçons sur la parole de Dieu (1912), dans lequel il développe son approche numérologique de la Bible. Les théories de Lagrange, par l'intermédiaire de son élève Emile Galet (futur conseiller militaire du roi), eurent une certaine influence sur le roi des belges Albert Ier, déterminant notamment une partie sa position stratégique lors de la Première guerre mondiale. Charles Henri Lagrange (1851-1932), astronome belge, fut astronome-adjoint à l'Observatoire royal de Bruxelles avant de quitter son poste en 1901. Il se consacra ensuite à une mathématique théologique mêlant chronologie biblique, géométrie de l'histoire et étude de la Grande Pyramide, dans le sillage des théories de Quetelet et de Brück. CCFR (21/10/2026) : CCFr: 1 exemplaire (Paris). Frottements à la reliure, tache sur les tranches. Déchirure à une planche, fixée au papier collant. Quelques mots soulignés à l'encre.
LEMAISTRE DE SACY (Louis-Isaac, trad.) ; BIDA (Alexandre, ill.)
Reference : 1320
(1880)
Paris : Librairie Hachette, 1880. 14 EAUX-FORTES ORIENTALISTES EN PREMIER TIRAGE, UN DES 50 EXEMPLAIRES SUR WHATMAN
In-f° (58 x 40.5 cm), [1] f. bl. - [2] ff. - 48 pp. - [14] pl. - [1] f. bl., en feuilles sous chemise éditeur imprimée fermée par des rubans. Premier tirage de l'illustration d'Alexandre Bida. Un des 50 exemplaires sur Whatman, après 10 exemplaires sur Chine. Suivent 150 exemplaires sur Hollande. L'ouvrage est illustré d'une quarantaine de bandeaux, vignettes et culs-de-lampe ainsi que de 14 eaux fortes sous serpentes légendées, le tout d'après Alexandre Bida. Ce volume est l'avant dernier d'une série de publications issue de la collaboration entre Hachette et Bida: aux monumentales Saintes Évangiles illustrées de 128 eaux-fortes (1873) s'ajoutent Le Livre de Ruth (1876) et L'Histoire de Joseph (1878). L'Histoire d'Esther suivra en 1882. Livre du canon catholique et orthodoxe, le livre de Tobie est l'unique à citer l'archange Raphaël: il y intervient pour aider Tobie, jeune israëlite de la tribu de Nephthali, à guérir son père aveugle et délivrer sa future épouse de l'influence du démon Asmodée. Élève de l'atelier d'Eugène Delacroix, Alexandre Bida (1813-1895) affine son trait orientaliste au cours de plusieurs voyages qui le mènent en Turquie, en Syrie, au Liban, en Grèce, en Égypte... les dessins à caractère quasi-ethnographique qu'il en rapporte intriguent à Paris: il est notamment le premier européen à représenter des personnes juives en prière devant le mur des Lamentations (Le Mur de Salomon, 1857). Exposé aux Salons de Paris puis aux expositions universelles de 1855 et 1867, il y figure curieusement parmi les peintres, bien qu'il travaille exclusivement au crayon, au fusain et au lavis de gris. Théophile Gautier commente à ce sujet: "M. Bida ne fait pas de peinture; il est vrai qu'il n'en a pas besoin. Ces dessins sont colorés comme des Descamps et des Marilhat. Avec du noir et du blanc, il est parvenu à rendre la lumière, la chaleur ardente et l'éclat de ces belles contrées animées de soleil." (Les Beaux-Arts en Europe, 1855, p. 151). Son choix du noir et blanc, rare parmi les orientalistes, rend son travail particulièrement propice à la reproduction par la gravure. Le fait n'échappe pas à Hachette, et Bida passe contrat avec la maison d'édition pour l'illustration d'une Bible. En 1861, il part pour la Palestine, accompagné de Georges Hachette et d'un photographe, afin de réunir la documentation iconographique nécessaire au projet (le récit d'une partie de son voyage, "Excursion au Mont-Sinaï", paraît en 1864 dans la revue Le Tour du Monde dont il est l'un des illustrateurs).. Ce Grand oeuvre occupera vingt années de sa carrière, s'achevant en 1882 avec la parution de L'Histoire d'Esther. La critique est unanimement positive: mêlant réalités contemporaines de l'orient à une riche documentation archéologique, Bida contribue avec sa Bible au développement d'une nouvelle iconographie sacrée. Jean de l'Hers, dans un article nécrologique de L'Art méridional, estime ainsi: "Il fut, dans tous les cas, le premier à rendre aux personnages de l'Histoire sainte les caractères de leur race, les moeurs de leur pays, leurs costumes traditionnels, en outre qu'il les replaça dans leur milieu, comme paysage et comme habitations. Il a ainsi restitué aux scènes de l'ancien et du nouveau Testament, la réalité orientale et leur a donné toute la vérité probable [...]" (15 janvier 1895, p. 11). Bibliographie : Malembits Michèle. "Alexandre Bida: un Orient en noir et blanc." In Histoire de l'art, N°51, 2002. pp. 101-113. Vicaire IV, 146. Petits effrangements. Défaut à la chemise.