Minuit (Les Editions de) (27/06/1998)
Reference : lc_90960
Livre à l'état de neuf, très frais sans annotations ni défauts dissmulés.
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M. Alexandre Bachmann
Passage du Rond Point 4
1205 Genève
Switzerland
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Couverture tachée, frais à l'intérieur; 51 pages
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Dossier sous chemise imprimée (La Photolith. L. Delaporte, Paris) "Exposition Internationale de New York 1939 "Le Restaurant Français", illustration imprimée signée R.P. [ Contient : ] 1 menu format plié 19.5 x 15.1 cm : "Bar-dégustation. Pavillon de la France" ; 1 L.A.S. de 4 ff., d'une personnalité non identifiée [ Pierre L'Huillier ? ] adressée à son ami [Richard Chapon : ] sur papier à en-tête du 10, rue Laurent Pichat, Paris XVIe, Tél. : Kléber 76-81 ; 1 L.S. à en-tête du service de la publicité de "La Petite Gironde", datée du 22 mai 1939, adressée à Monsieur Richard Chapon, Directeur de la Petite Gironde, 8, rue de Cheverus, Bordeaux, accompagnée de 3 copies de L.S. ; 3 documents tapuscrits de 3, 4 et 2 ff. relatifs à "La participation française à l'Exposition internationale de New York 1939" et évoquant "La section de la France d'Outre-Mer", "La Présentation thermale au Palais de France" et "Le centre de dégustation au pavillon de la France" ; 1 lettre tapuscrite signée adressée à M. Richard Chapon, s.d. ; 5 photos de presse format 20,3 x 25,7 cm ; 1 CDV de Roger Descas, Président du Syndicat National du Commerce en Gros des Vins, Cidres Spiritueux et Liqueurs de France ; 1 feuillet du journal "la Petite Gironde contenant un article sur l'inauguration du Pavillon de France".Détail du dossier : [ Dossier de documents, courriers, photos, menu relatifs au Pavillon de la France à l'Exposition Universelle de New York en 1939 et adressés à Richard Chapon, directeur de la Petite Gironde : ] L'ensemble contenu sous chemise imprimée (La Photolith. L. Delaporte, Paris) "Exposition Internationale de New York 1939 "Le Restaurant Français", illustration imprimée signée R.P. [ Contient : ] 1 menu format plié 19.5 x 15.1 cm : "Bar-dégustation. Pavillon de la France. World's fair. New-York 1939. Let us order here just as we do in France..." Some french cocktails. Some french long drinks. Open still french wines. Cognacs. Liquors. Armagnacs. Calvados. Rhums. Alsatian wines. [ Liste détaillée des vins, spiritueux et liqueurs avec prix en dollars, incluant des marques telles que Dubonnet, Saint-Raphael, Noilly Prat, Hennessy, Martell, Courvoisier, Cusenier, Marie Brizard, etc. ] ; 1 L.A.S. de 4 ff., d'une personnalité non identifiée [ Pierre L'Huillier ? ] adressée à son ami [Richard Chapon : ] 10, rue Laurent Pichat, Paris XVIe, Tél. : Kléber 76-81] Manuscrit : Le 4 août 1939] Mon cher ami, Je suis très sensible à votre aimable lettre du 25 juillet et de ce que vous voulez bien me dire au sujet de notre collaboration à l'Office français de renseignements aux États-Unis. Moi aussi, je m'en réjouis très sincèrement non seulement pour l'Office (car votre aide nous sera précieuse) mais parce que cela me vaudra le plaisir de vous voir plus souvent et de mieux vous connaître. M'attendant à collaborer, peut-être plus utilement, à la région du Sud-Ouest. En effet, je vous avais parlé en projet de présence du général Weygand le 17 juillet au congrès de l'U.H.C. à Oran car en fait c'était une chose à peu près certaine. Mais voici que je reçois une longue lettre de mon ami le général Weygand dans laquelle il m'écrit ceci : " ... et surtout, en raison des sentiments d'amitié affectueuse que je vous porte, je suis désolé de ne pouvoir pas répondre à l'appel du Président du groupe basco-béarnais de l'U.H.C. que vous appuyez si chaleureusement. Les récents décrets ministériels concernant le droit civique de parler, de présider des réunions des officiers généraux me placent dans une situation morale telle que j'ai décidé de m'abstenir de toute activité de ce genre..." Je crois, mon cher ami, inutile d'en dire davantage et vous comprendrez pourquoi je puis insister sur de tels motifs, [mot illisible] avec tant de dignité ! Tout ce que je vous demande, c'est de garder strictement pour vous les raisons du refus du général Weygand[... ] Maintenant que vous voulez bien collaborer à l'office vous me permettrez de vous donner une suggestion au cas où vous devriez écrire plusieurs articles sur votre voyage aux États-Unis [... ] c'est tout en louant (et c'est bien mérité) le pavillon français, etc. de dire qu'il serait souhaitable de notre part de faire "des manifestations et réunions" pour les américains (surtout journalistes, écrivains, artistes, publicistes, économistes, professeurs, imprimeurs etc. etc.) et de ne pas se consacrer exclusivement à nos compatriotes de passage... (ce qui fut le cas, d'où mon départ justifié... et puisque les événements m'ont donné raison... mais je ne m'en félicite pas pour cela) et enfin qu'il faut ménager les "républicains" car nous en avons et en aurons besoin. Le refus d'abroger l'acte de neutralité en est une preuve toute récente. Je crois qu'en exprimant tout cela avec tact et diplomatie (comme vous savez le faire) vous rendrez un grand service (même tardivement puisque l'Exposition ferme en octobre) [... ]... Je vais ce soir rejoindre Madame [ ... ], qui me prie de vous remercier de vos compliments et me charge de vous envoyer son amical souvenir, qui se trouve en ce moment à Lucerne [... ] Ici nous sommes favorisés par cette semaine de concerts magnifiques sous la conduite du maître Toscanini. Entre nous, même : S.A.R. la Princesse héritière de Piémont nous a honoré d'un court séjour "incognito". Quant à moi, je quitterai Lucerne le 29 ou 30 août pour aller passer quinze jours à Saint Jean de Luz au "Yacht Club Basque" (j'y ai une chambre pour assister aux régates) [ ... ] [ ... ] ; 1 L.S. à en-tête du service de la publicité de "La Petite Gironde", datée du 22 mai 1939, adressée à Monsieur Richard Chapon, Directeur de la Petite Gironde, 8, rue de Cheverus, Bordeaux, accompagnée de 3 copies de L.S. : "Cher Monsieur et ami : Le Commissariat Général de la Section Française à l'Exposition Internationale de New-York 1939 nous a demandé de publier à titre gracieux, tout ou partie d'un article intitulé : "La présentation thermale au Palais de France". Dans le but de faciliter mes négociations avec le Gouverneur Général Olivier et M. Gérard de Launay, vous m'avez confié cette correspondance que je vous retourne ci-jointe. Etant donné les résultats obtenus, je pense que nos Services Rédaction pourrait extraire de cet article un papier moins important qui serait publié dans la Petite Gironde et adressé à M. Gérard de Launay [... ] ; 3 documents tapuscrits de 3, 4 et 2 ff. relatifs à "La participation française à l'Exposition internationale de New York 1939" et évoquant "La section de la France d'Outre-Mer", "La Présentation thermale au Palais de France" et "Le centre de dégustation au pavillon de la France" : "Comme aux terrasses de Paris'... C'est la formule qui, traduite en anglais, sert de slogan à la charmante carte des consommations que l'on trouve désormais au bar-dégustation du Pavillon de la France, à la World's Fair de New-York. Et un dessin humoristique illustre ces mots. C'est une vraie terrasse de café du Boulevard ou des Champs-Elysées, avec ses tables garnies d'un public aimable, ses garçons agiles portant leur plateau, et sa tente rayée aux vives couleurs. Que de souvenirs pour ceux de nos amis américains qui viennent familièrement à Paris, et quel appel pour les autres ! Mais ce n'est là que l'agréable couverture de la carte. Le meilleur est à l'intérieur. Une page pour les apéritifs, aux noms évocateurs de fraîche amertume ou de chaleur veloutée, y compris toute une série d'attrayants mélanges bien français. Une autre page pour la gamme magnifique de nos bons vins, depuis nos Bordeaux, nos Alsace et nos Vouvrays, jusqu'aux Bourgognes, aux Côtes du Rhône, aux muscats. [ etc...]" ; 1 lettre tapuscrite signée adressée à M. Richard Chapon, s.d. : "Descas - J'ai pu enfin joindre M. Descas au téléphone. C'est d'accord, vous pouvez garder la petite carte des vins du Bar Dégustation. Je vous l'envoie sous ce pli. Voilà en outre les noms des personnalités bordelaises qui assisteront avec vous au Banquet de New-York : M. Descas, Madame Fould, M. Marquet et M. de Lur-Saluces. Comme personnalité française : jusqu'à présent, seulement le Gouverneur général Olivier. M. Descas m'a chargée de vous indiquer qu'il quitterait Paris mardi par le train de 9 h.45 (le même que vous par conséquent). Membré - Je n'aurai que ce soir une réponse de M. Membré au sujet du Pen Club. Je dois téléphoner vers 7h.45. M. Membré ne sait pas s'il sera possible de vous admettre avant votre départ; cela lui semble assez délicat et nécessite pour lui de consulter individuellement les membres du Comité. Il fera pour le mieux. Je vous donnerai sa réponse demain. Votre bien dévouée, J. Devos" [Manuscrit : P.S. 17h.15 A l'instant, le ministère des Affaires Etrangères téléphone pour indiquer qu'il vous a annoncé par télégramme à M. de St Quentin et qu'on a fait part à l'Ambassadeur de votre désir d'être présenté à M. Roosevelt.]" ; 5 photos de presse format 20,3 x 25,7 cm dont l'une précise au verso : "Dîner des Vins de Bordeaux — Restaurant du Palais de la France Le lundi 12 juin [ 1939 ] Un aspect d'une des tables d'honneur : M. Selmer Fougner, M. Roger Brocas, Lady Louis Beale, Marquis de Lur-Saluces, Madame Pierre Cartier, Gen. Gal Minier, Mme Achille Fould, M. Grover Whalen, M me Olivier, Sir Louis Beale, Mme Ritz, M. de Fontnouvelle, M. James. ; 1 CDV de Roger Descas, Président du Syndicat National du Commerce en Gros des Vins, Cidres Spiritueux et Liqueurs de France ; 1 feuillet du journal "la Petite Gironde contenant un article sur l'inauguration du Pavillon de France"
Très intéressant dossier d'archives de 1939, conservé sous une chemise illustrée de l'Exposition Universelle de New York, rassemblant la correspondance et la documentation reçues par Richard Chapon, directeur du journal La Petite Gironde. On y trouve notamment un remarquable menu « Bar-dégustation » du Pavillon Français, détaillant les prix en dollars des vins et spiritueux français, cinq photos de presse de grands dîners officiels et des documents tapuscrits vantant le pavillon tricolore et la présence thermale. Le lot inclut également divers échanges dont une demande de présentation de Richard Chapon au président Franklin D. Roosevelt, ainsi qu'une remarquable lettre autographe du 4 août 1939 d'un correspondant très informé de la haute-société. Cette dernière lettre révèle en détail les motifs du refus du général Weygand d'intervenir à Oran suite au décret encadrant les militaires, tout en analysant l'acte de neutralité américain à un mois de la Seconde Guerre mondiale et en préconisant dans cette perspective de ne pas négliger le soutien du parti Républicain. L'ensemble constitue un témoignage historique inédit sur la diplomatie du vin, l'influence de la presse et les tensions géopolitiques de l'été 1939. Bon ensemble (chemise un peu salie). IMPORTANT : Pour tout achat vers l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.
1 vol. fort in-4 reliure de l'époque demi-basane marron, dos lisse orné : Mémoire et Consultation, pour Armand-Louis Rogres de Luzignan de Champignelles ; Claude-Philippe Lavergne de La Roncière ; Armand-Jacques-François Guyon de Guercheville ; André Joseph Egrot du Lude, De l'Imprimerie Demonville et soeurs, s.d., 76 pp. [ Suivi de: ] Question de Suppression d'Etat, par le moyen d'un faux acte mortuaire. Mémoire et Consultation pour Demoiselle Lusignan de Champignelles, veuve Douhault ; contre MM. Luzignan de Champignelles, son frère, La Vergne de La Roncière, Guyon de Guercheville, et Egrot du Lude, Chez Bidault, A Paris, s.d., 118 pp. [ Suivi de : ] La soi-disant Dame de Douhault opposée à elle-même, et réfutée par des actes authentiques; pour servir de réponse au Mémoire qu'elle vient de répandre, contre MM. de Rogres de Luzignan de Champignelles, De la Vergne de La Roncière, Guyon de Guercheville & Egrot du Lude, De l'Imprimerie Demonville et soeurs, s.d., 64 pp. [ Suivi de: ] Consultation pour les Citoyens de Champignelles, De La Roncière, De Guercheville & Du Lude, De l'Imprimerie Demonville et soeurs, s.d., 24 pp. [ Suivi de : ] Observations pour Mme De Douhault, sur une réplique signifiée par MM. Rogres de Luzignan de Champignelles, Lavergne de La Roncière, Guyon de Guercheville & Egrot du Lude, s.l.n.d., 23 pp. [ Suivi de : ] Mémoire en Réplique, adressé à la Cour d'Appel de Paris, pour Dame Champignelles de Douhault ; contre Mademoiselle de Champignelles, Chez Bidault, Paris, s.d., 1 f., vii-81 pp. [ Suivi de : ] Observations de M. Huart-Duparc, Avocat, présentées à l'audience de la Cour d'Appel, du 16 prairial an 13, en Réponse aux conclusions que M. Piet s'est permis de prendre directement contre lui, C.F. Patris, s.d., 3 pp. [ Suivi de : ] Mémoire en Cassation pour Mme de Douhault. Mémoire et Pièces Justificatives pour Madame Adélaïde-Marie Rogres Lusignan de Champignelles, veuve de M. Louis-Joseph de Douhault, aux Magistrats de la Cour de Cassation, De l'Imprimerie de Baudouin, Paris, 1807, xvi-219 pp. avec portrait en frontispice [ Suivi de : ] Seconde Partie. Pièces Justificatives pour justifier du contenu au présent Mémoire, 167 pp. et 3 tableaux dépliants et une planche en couleurs [ Suivi de : ] Requête à l'Empereur et Roi pour Adélaïde-Marie Rogres Lusignan de Champignelles, veuve de M. Louis-Joseph de Douhault. Mémoire à Consulter et Consultations Relatives aux Arrêts Douhault. Et Seconde partie, Plaidoyer du Commissaire du Roi, près le tribunal de St-Fargeau ; Réquisitoire du Procureur-Général près la cour criminelle, spéciale de Bourges ; Et réfutation à mi-marge, avec trois gravures et deux tableaux, Delamare, Imprimeur, Paris, Adressé à Sa Majesté le 23 mars 1809, 2 ff., 89 pp., 1 f., iv-202 pp. et 2 ff. n. ch. (dont l'un signé par l'avocat Delorme) avec portrait en frontispice et 2 tableaux dépliants
Remarquable recueil consacré à l'extraordinaire affaire de la Veuve Douhault qui inspirera l'écrivain anglais Wilkie Collins pour son célèbre roman policier "The woman in white". Il est précisé en page de titre du second ouvrage que "Madame de Douhault, incarcérée en 1788, à la Salpétrière, par lettre de cachet, supposée morte à Orléans, pendant son emprisonnement, privée de sa fortune et de son nom par ses propres parens, ne vivant que des secours de ses amis et des personnes qui la reconnoissent, est obligée d'offrir ce Mémoire au Public, pour détruire l'impression défavorable qu'a pu produire celui de ses adversaires, répandu avec profusion, au nombre de plusieurs milliers d'exemplaires". La marquise sera reconnue par des domestiques, dont son ancienne femme de chambre, mais les témoignages seront contestés. si la Cour déchargera le comte de Champignelles de toute accusation, le procureur impérial refusera bizarrement de poursuivre la veuve pour usurpation d'identité. Celle-ci partagera ses vieux jours avec l'avocat Delorme, qui est l'auteur du dernier ouvrage de ce recueil (et dont on peut retrouver la signature autographe à l'avant-dernier feuillet) et était l’un des fils de l’ancien régisseur du Marquis de Douhault au château de Chazelet. Dans les pièces justificatives du "Mémoire en Cassation", on trouvera notamment une étonnante caricature en couleurs ainsi légendée : "Cette Caricature exposée chez les Marchands d'Estampes aux regards des passans leur rappelle le souvenir du Mélodrame de la fausse Marquise, Bouffonnerie dans laquelle on tourne en dérision les malheurs de Madame de Douhault. Si ce produit du burin n'est que le résultat de l'industrie, il n'en a pas moins concouru à propager une grande erreur. Pour détruire la prévention, ses dangereux éléments, ses funestes effets, nous livrons à la censure du public équitable cette arme perfide du ridicule" ! Très remarquable recueil en très bon état (petits mq. en coiffe sup., ex-libris en garde) dont la lecture donne tous les éléments à charge et à décharge aux détectives soucieux de démêler l'écheveau... Remarkable collection devoted to the extraordinary case of the Widow Douhault which would inspire the English writer Wilkie Collins for his famous detective novel "The woman in white". It is specified on the title page of the second work that "Madame de Douhault, imprisoned in 1788, at the Salpétrière, by lettre de cachet, supposed to have died in Orléans, during her imprisonment, deprived of her fortune and her name by her own relatives, living only on the support of her friends and people who recognize her, is obliged to offer this Memoir to the Public, to destroy the unfavorable impression that that of her adversaries, distributed profusely, in the number of several thousand copies, could have produced". The marquise will be recognized by servants, including her former maid, but the testimonies will be contested. If the Court will discharge the Count of Champignelles of all accusations, the imperial prosecutor will strangely refuse to prosecute the widow for identity theft. She will share her old age with the lawyer Delorme, who is the author of the last work in this collection (and whose autograph signature can be found on the penultimate page) and was one of the sons of the former manager of the Marquis de Douhault at the Château de Chazelet. In the supporting documents of the "Memorandum in Cassation", we will find in particular an astonishing caricature in color captioned as follows: "This Caricature exhibited at the Print Merchants to the gaze of passers-by reminds them of the memory of the Melodrama of the False Marquise, a Buffoonery in which the misfortunes of Madame de Douhault are ridiculed. If this product of the burin is only the result of industry, it has nonetheless contributed to spreading a great error. To destroy prevention, its dangerous elements, its disastrous effects, we deliver to the censorship of the fair public this perfidious weapon of ridicule"! Very remarkable collection in very good condition (small lacks on caps, bookplate on endpaper) which reading provides all the evidence for and against detectives keen to untangle the skein...
A Aix, Chez André Adibert, Imprimeur du Roi, vis-à-vis le College, 1782. Five works on one volume. 46 pp.; 46 pp.; 31, (1) pp.; 24 pp.; 9, (1) pp. Small folio. Modern boards. None of these items in Conlon. Each work has a very nice engraved head-piece, and the place, name of printer and date are printed in these head-pieces. The head-piece of the fourth work depicts a castle and a house. Deals with the right of tax collecting (tax-farming) by Chabert and the predicted amounts of money to be collected. Chabert won the right to collect the taxes among the members of the guild, and for which right he paid the guild of cobblers, but revenues fell far behind what was predicted/expected. At least one of the reasons was the emigration of vast numbers of "garçons" as a response to measures taken by the guild itself, another the departure of many cobblers after a large fleet had left Marseille. The question here is if Chabert is entitled to discounts or refunds of money he already paid to the guild and if he is to be held accountable for failing to collect the predicted/expected sums of money.The first text is preceded by a handwritten summary of the entire matter of two pages, the second piece has handwritten annotations at the end stating the Chambre de Tournelle affirmed the verdict by arret of 16 july 1782: the second piece finds the guild (the Maîtres Cordonniers) guilty.
Phone number : 31 20 698 13 75
1 placard format 26 x 20 cm, s.d. [ 1815 ]. Rappel du titre complet : Lettre des sous-officiers et soldats en congés limité et illimité de la ville d'Amiens, à son Excellence le Ministre de la Guerre. Monseigneur, La fausse interprétation de nos sentimens dans l'appel que vous venez de nous faire, exige de nous une réponse qui confonde notre imposture. Quel délire a pu vos faire dire que nous avons désiré le retour de Napoléon, lorsque, rentrés dans nos foyers par la clémence d'un bon Roi, nous n'avions d'autre but que d'y rester ? Nous sommes tous au milieude ce que nous avons de plus cher ; nous ne nous en séparerons que pour frapper, terrasser les traîtres, qui ont osé favoriser le retour du tyran usurpateur. Malheur aux vils satellites, qui oseroient porter les mains sur nous ou sur nos parens, pour les priver de la liberté ! Nous ne voulons point obéir à l'appel qui nous est fait : nous ne reconnoissons que celui du Roi, en date du 9 mars dernier ; et c'est pour sa défense que nous prendrons les armes. Dans quel avilissement les autorités sont tombées ! Naguère les premiers magistrats de cette ville nous engagoient à repousser et à anéantir le Corse, qui vient encore désoler nos familles, et apporter parmi nous tous les fléaux [... ] Braves camarades, gardons-nous de méconnoitre notre Roi légitime ; rallions-nous, et ne souffrons pas que qui que ce soit porte une main téméraire sur un seul d'entre nous, pour nous forcer de servir une cause que nous abhorrons ! (Copié sur un exemplaire envoyé par un des officiers d'Amiens à sa famille, à Paris,...... dans une lettre par la Poste)
Rare placard publié pendant les Cent Jours, et s'opposant au retour de Napoléon revenu de l'île d'Elbe.