Gallimard Pléiade 1968
Reference : lc_77656
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M. Alexandre Bachmann
Passage du Rond Point 4
1205 Genève
Switzerland
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Paris, Gissey, Bordelet, Ganeau, 1739 [suivi de:] Paris, F. Mérigot, 1739 [suivi de:] S.l., s.n., s.d. In-12, 157 pp. + [4] pp. + 47 pp., veau havane, filet à froid en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de caissons dorés, pièce de titre rouge, tranches rouges (petites épidermures, 2 coins émoussés, coiffe supérieure manquante, manques de papier à la 1ère doublure, quelques petites taches ou rousseurs éparses).
Édition originale de ce petit traité sur le langage des bêtes. Elle est suivit de l'édition originale de la lettre de l'auteur à l'abbé Savalette en réponse aux critiques qui lui furent faites sur le précédent ouvrage. Enfin, édition probablement originale de cette lettre attribuée à l'abbé Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois qui critique l'ouvrage principal. Tampon ex-libris Derroud [?] à Compiègne au titre. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
A Paris, Par Robert Estienne, 1569. In-8 de (36)-171 pp. (sign. *8, *10, a-k , l ), maroquin La Vallière, dos orné à nerfs, encadrement de trois filets à froid sur les plats, ornement central et fleurons dorés, dentelle intérieure, tranches dorées (Capé).
Deuxième édition, première publiée en France (l'originale avait paru à Genève en 1565) dont les frais furent partagés entre Robert Estienne et Jacques du Puis ; certains passages acerbes de l'édition genevoise, dirigés notamment contre l'Église, en ont été supprimés. Premier ouvrage composé en français par Henri II Estienne (Paris, ca 1528 – Lyon, 1598), imprimeur-helléniste et auteur du Thesaurus graecae linguae (1572), « le premier et le plus national de nos prosateurs du XVIe siècle, après Rabelais et Montaigne » (Charles Nodier). L'ouvrage s'inscrit dans le courant initié par Geoffroy Tory (Champfleury, 1529), poursuivi par l'Édit de Villers-Cotterêts (1539) et la Défense et illustration de Du Bellay (1549) : « dans le Traicté de la conformité du langage français avec le grec, Estienne fonde l'excellence du français sur les correspondances, tant grammaticales que lexicales, avec la langue ancienne, mais s'évertue également à fixer raisonnablement l'usage, condamnant ce "français bigarré qui change tous les jours de livrée selon les modes et les fantaisies" ».La démonstration d'Estienne repose sur un syllogisme rigoureux : (1) il n'y a pas eu et n'y aura jamais de plus belle langue que le grec ; (2) or, le français est de toutes les autres langues celle qui se rapproche le plus du grec ; (3) donc, le français est supérieur à toutes les langues modernes — latin inclus. L'ouvrage se termine par un dictionnaire de plus de quatre cents mots français d'étymologie grecque. La Conformité constitue le premier volet du triptyque philologique d'Henri Estienne, poursuivi avec les Deux dialogues du nouveau langage français italianizé (1578) et la Précellence du langage français (1579).Provenance : Ambroise Firmin-Didot, Catalogue des livres précieux de Ambroise Firmin-Didot, 1883, n° 212 : « Très bel exemplaire » ; ex-libris Raoul Baguenault de Puchesse (1876-1945).Brunet, II, 1075 ; Renouard, 171/4 ; En français dans le texte, 62 (éd. originale) ; Schreiber, 240 ; Kecskeméti, Boudou & Cazes, Henri II Estienne, éditeur et écrivain.
Paris, Mamert Patisson, 1579. In-8 de (32)-295 pp. 1 f.bl., basane marbrée, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées (reliure du XVIIIe siècle).
Édition originale sortie des presses de Mamert Patisson, qui utilisait la marque typographique de Robert Estienne sur le titre depuis qu'il avait épousé sa veuve cinq ans auparavant.Henri II Estienne ( ca 1528 – 1598), imprimeur-philologue humaniste, helléniste et auteur du Thesaurus graecae linguae (1572-1573), passa à la cour d'Henri III une année entière à Paris en 1578-1579, « le roi lui accordant une gratification de 3 000 livres pour cet ouvrage et une pension pour l'encourager à la recherche des manuscrits », avant de rentrer à Genève. C'est à la demande expresse d'Henri III, « indigné que par un esprit servile d'imitation les Français introduisissent une foule de mots et d'idiomes italiens dans leur langue de cour », que fut composé le présent ouvrage.Le Project du livre De la Precellence du langage François constitue le troisième et dernier volet du tryptique philologique d'Estienne en faveur de la langue française, après la Conformité du langage français avec le grec (1565) et les Deux dialogues du nouveau langage français italianisé (1578). « Son amour pour l'antiquité gréco-latine ne l'empêche d'ailleurs nullement de se jeter dans la bataille pour la défense de la langue vulgaire. S'il démontre dans la Conformité que le français possède les qualités indispensables pour devenir une langue savante et littéraire, et exerce sa verve polémique dans les Deux dialogues contre les courtisans qui prennent plaisir à parler italien en français, le Projet s'adresse en premier lieu aux Italiens qui proclament la supériorité de leur langue et de leur littérature, tout en s'en prenant aux latinistes qui condamnaient la langue vulgaire comme inapte à la fonction de la langue littéraire » (En français dans le texte). L'aspect polémique de cet ouvrage, « une paradoxale alliance d'ouverture d'esprit et de chauvinisme culturel », valut à son auteur d'être mis en prison par les autorités de Genève à son retour. L'ouvrage est précédé d'une épître au roi Henri III et d'une préface au lecteur, « l'une et l'autre fort longues » (Renouard). Reliure discrètement restaurée ; feuillets liminaires dont le titre réparés en marge.Renouard, 181, 3 ; Schreiber, 250 ; En français dans le texte, 62 ; J. Kecskeméti, B. Boudou & H. Cazes, Henri II Estienne, éditeur et écrivain.
ANONYME (Guillaume-Hyacinthe BOUGEANT) (François Alexandre Aubert de la Chesnaye-Desbois)
Reference : 15851
Amsterdam, Aux dépens de la compagnie, 1747. In-12, XLVI-(2)-134-50-46 pp., plein veau raciné de l'époque, dos lisse orné, pièce de titre, tranches carmin (quelques frottements et rousseurs).
"Lettre à Madame la comtesse D*** pour servir de supplément à l'Amusement philosophique sur le langage des bestes" en double, la dernière étant probablement l'édition originale (Paris, Gissey, 1739). Pour le supplément : CG, XVII, 199. - Barbier. - Sommervogel. * Voir photographie(s) / See the picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Firmin Didot frères, 1850. In-4 de (8)-360 pp., index, 61 planches gravées hors-texte dont 2 en couleurs, 35 pp. de Lexeologie grecque, veau poli sable, dos orné à quatre nerfs, pièce de titre en maroquin noir, frise et plaque Restauration à froid dans un encadrement de filets et guirlande dorés, signet de soie verte, tranches dorées (reliure de l'époque signée A. Arnold).
Édition originale sur grand papier de Hollande, illustrée de 61 planches lithographiées par Maxime Lalanne, imprimées par Lemercier dont 1 sur double-page et 2 chromolithographies.Première étude publiée en 1850 par le linguiste Joseph Barrois (1785-1855) qui inaugura avec ce traité une série d'exposés scientifiques sur les origines du langage issus des travaux de Court de Gebelin, Brown, Montfaucon, Walton, Alexandre Lenoir, Kircher, du Chevalier Drach, J.B. Porta sous l'autorité de Brière et son Essai sur le symbolisme antique d'Orient. Chapitres sur le Langage primitif, Langue patriarcale, Dactylologie, Assyrie, Egypte, Mythologie, Graphie, Mnémonique, Labiales, Dentales, Gutturales, Protophonie et Mnémonie, Iliade mnémonique, Térence et Virgile, Chancsns françaises etc. En 1853 paraissait l'Application de la Doctrine Dactylologique En dépit d'une production de qualité, le nom de Joseph Barrois (1785-1855) reste associé depuis la Restauration aux activités frauduleuses de Guillaume Libri dont la collection de manuscrits fut en grande partie formée de pièces volées dans des bibliothèques d'Europe maquillées par Barrois qui revendit sa propre collection à Lord Ashburnham en 1849. Plusieurs de ces manuscrits seront rachetés par la Bibliothèque nationale en 1888.Très bel exemplaire à grandes marges dans une reliure Restauration en veau poli signées André Arnold, relieur lillois qui exerçait dès 1824 rue Royale, puis rue de la Barre. Quelques petites rousseurs.Brunet, VI, 640 ; Caillet, I, 770 : « Ouvrage fort documenté et très rare » ; Fléty, 13.