‎TRUDEAU‎
‎OUVRAGE -L-‎

‎MECANIQUE GENERALE‎

Reference : SLIVCN-9782925125372


‎LIVRE A L’ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9782925125372‎

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M. Alexandre Bachmann
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‎REGIS, Professeur Emmanuel ; TAMBURINI, Augusto ; HACK TUKE, Daniel ; LASCHI, Rodolfo ; COUTAGNE, Henry ; MONTORGUEIL, Georges‎

Reference : 72004

(1889)

‎[ Remarquable dossier de travail d'Emmanuel Régis sur la Psychiatrie des Régicides : manuscrits autographes et correspondance scientifique internationale (Tamburini, Hack Tuke, Laschi, Coutagne…), 1889-1904 : ] Important lot d'archives comprenant plus de 336 feuillets manuscrits, souvent autographes, du Professeur et aliéniste Emmanuel Régis (brouillons, notes de travail, relevés de notes sur les assassins politiques pour son ouvrage sur les "Régicides"), divers documents imprimés joints et de nombreux lettres autographes signées (L.A.S.) d'intervenants majeurs parmi lesquels Augusto Tamburini (1 L.A.S.), Daniel Hack Tuke (2 L.A.S. et un document autographe signé), Rodolfo Laschi (1 L.A.S.), Henry Coutagnes (1 L.A.S.), le journaliste Georges Montorgueil (4 L.A.S.), 2 journaux américains (Gilliams Press Syndicate & The Associated news) : - Augusto Tamburini: lettre en italien rédigée depuis l'asile d'aliénés de Reggio Emilia par le célèbre psychiatre italien Augusto Tamburini, adressée au Dr Emmanuel Régis au sujet du cas de Giovanni Passannante (l'anarchiste ayant tenté d'assassiner le roi Humbert I d'Italie en 1878). LAS de 2 pp. sur 2 ff. à en-tête «FRENOCOMIO DI REGGIO NELL’EMILIA - IL MEDICO DIRETTORE» «S. Maurizio il 21. 2. 1890 Egregio Collega Nel suo bel lavoro sui Regicidi pubblicato nel fascicolo di Gennajo degli Archives d’Anthropologie Criminelle, trovo asserito che « il Passannante dà tuttora dalla sua prigione lo spettacolo di un forzato giunto all’ultimo grado della degradazione e della demenza ». L’uomo ora ciò più non soffre, così mi preme di avvertirla che fino dal Maggio dello scorso anno 1889, in seguito a giudizio pronunciato dal Mr Biffi e da me, incaricati dal Ministero dell’Interno, di visitarlo, il Passannante come affetto da delirio sistematizzato persecutivo e ambizioso allucinatorio, è stato dal Bagno di Portoferrajo trasferito al Manicomio Criminale dell’Ambrogiana, instituito dallo stesso Ministero dell’Interno, dove trovasi sotto cura e custodia psichiatrica. Poiché veggo ch’Ella sta per pubblicare un volume sullo stesso argomento, io Le ho scritto perché, s’Ella crede, voglia rettificare l’asserto, tenuto conto che il voto da Lei emesso era già stato soddisfatto. Gradisca, Egregio Collega, con perfetta stima e considerazione». [ Traduction: «Dans votre bel ouvrage sur les Régicides publié dans le fascicule de janvier des Archives d’Anthropologie criminelle, je trouve affirmé que « Passannante offre encore depuis sa prison le spectacle d'un forçat arrivé au dernier degré de la dégradation et de la démence ». Cet homme ne souffre plus de cela désormais, aussi tenais-je à vous avertir que dès le mois de mai de l'année dernière 1889, à la suite du jugement rendu par le Biffi et moi-même, chargés par le ministère de l'Intérieur de l'examiner, Passannante — atteint d'un délire systématique de persécution et d'ambition allucinatoire — a été transféré du bagne de Portoferraio vers l'asile d'aliénés criminels de Montelupo (L'Ambrogiana), créé par ce même ministère de l'Intérieur, où il se trouve actuellement sous soins et garde psychiatriques. Voyant que vous êtes sur le point de publier un ouvrage sur ce même sujet, je vous écris afin que vous puissiez, si vous le jugez bon, rectifier cette affirmation en tenant compte du fait que le vœu que vous aviez émis avait déjà été exaucé…]En 1878, Passannante avait tenté de poignarder le roi Humbert I . Condamné à mort, sa peine fut commuée en prison à vie. Enfermé dans la prison de Portoferraio (île d'Elbe) dans des conditions inhumaines (cellule sous le niveau de la mer, sans lumière, enchaîné), ce régime provoqua sa folie complète. Face au scandale public, le gouvernement italien chargea Augusto Tamburini et Serafino Biffi d'examiner le détenu. Ils conclurent à sa folie (délire de persécution et d'ambition) et obtinrent son transfert à l'asile d'aliénés criminels de Montelupo Fiorentino (Villa L'Ambrogiana). Tamburini rectifie ici l'information auprès d'Emmanuel Régis pour la mise à jour de son futur livre Les Régicides.- Daniel Hack Tuke (2 L.A.S. et un document autographe signé): Daniel Hack Tuke (1827–1895), célèbre médecin et aliéniste anglais, inventeur du mot»psychothérapie», coauteur d'ouvrages majeurs de référence en psychiatrie au XIX siècle et éditeur du Journal of Mental Science. Première C.P.: “Lyndon Lodge Hanwell, London April 5, 1889 I am very sorry to have been so long in sending you the note on Régicide &c., but you will receive the M.S. in a few days (probably Wednesday). I have found it very difficult to obtain the particular information you require. There is no book in which the information is given, so that I have referred to many”. Yours, Hack Tuke [ Traduction: Je suis très désolé d'avoir tardé à vous envoyer la note sur le régicide, etc., mais vous recevrez le manuscrit dans quelques jours (probablement mercredi). J'ai trouvé très difficile d'obtenir les informations particulières dont vous avez besoin. Il n'existe aucun livre contenant ces informations, si bien que j'ai dû me référer à beaucoup». Deuxième C.P. « Apr 29th / 89 My dear Doctor, I send you the Journal of Mental Science for July 1882 containing a report of the trial of Maclean for shooting at the Queen, & a few remarks by myself upon the trial, in the same number. It is very difficult to obtain for you the information you desire. If I can send you notices of more cases of Regina-cide I will do so with pleasure. In reply to your question, I do not think our judges are more averse to the plea of insanity in Royal cases than in others. The fact is, they are opposed to it in all cases. I think that now, as much justice would be done in cases of attempted Regina-cide as in ordinary attempts to murder. Yours faithfully Hack Tuke» [ Traduction: Mon cher Docteur, Je vous envoie le Journal of Mental Science de juillet 1882 contenant un compte-rendu du procès de Maclean pour avoir tiré sur la Reine, ainsi que quelques remarques de ma part sur ce procès dans le même numéro. Il est très difficile d'obtenir pour vous les informations que vous désirez. Si je peux vous envoyer des notices sur d'autres cas de régicide ("Regina-cide"), je le ferai avec plaisir. En réponse à votre question, je ne pense pas que nos juges soient plus opposés au plaidoyer de folie dans les cas royaux que dans les autres. Le fait est qu'ils y sont opposés dans TOUS les cas. Je pense qu'aujourd'hui, autant de justice serait rendue dans les cas de tentative de régicide que dans les tentatives ordinaires de meurtre ]. 9 feuillets tapuscrits en anglais, attribuable à Daniel Hack Tuke (avec son nom et adresse au crayon sur l’un des feuillets), relatifs à plusieurs régicides, sont présents dans le dossier (Mc’Naughten , Hadfield, Bellingham, Margaret Nicholson, Oxford and Francis)Le procès de Roderick Maclean (1882) concerne la tentative d'assassinat de la reine Victoria à Windsor. Maclean fut déclaré « non coupable pour cause de démence » (Not guilty by reason of insanity), ce qui incita la reine à faire modifier la loi anglaise via le Trial of Lunatics Act de 1883 (« guilty, but insane »). - Rodolfo Laschi 1 L.A.S. de 2 pp.: « Avv. RODOLFO LASCHI PIAZZA S. NICOLÒ, 1 VERONA Verona, Monsieur, J’ai reçu Votre aimable lettre du e je Vous remercie pour avoir bien voulu vous mettre d’accord avec moi au sujet de la question posée sous mon nom au prochain Congrès d’Anthropologie Criminelle. La communication que j’avais l’honneur de présenter au Congrès, aura pour but d’exposer le résultat d’une étude faite sur le mouvement réactionnaire en France, dans ses rapports avec la race, le génie, la densité de la population, l’alimentation, etc... Cet étude n’est qu’un petit extrait d’un gros ouvrage qui paraîtra prochainement à Turin, pour le quel j’ai l’honneur d’avoir collaborateur M. le prof. Cesare Lombroso et qui traite précisément du Crime politique au point de vue anthropologique, juridique et sociologique ; naturellement un des chapitres s’occupe aussi des fanatiques politiques (fous, mattoïdes, passionnés) étudiés en rapport de leur état mental. - Mais de cette partie j’ai déjà donné comunication au premier Congrès de Rome e Vous pouvez la voir resumée dans les Actes du Congrès même pubbliés en ; c’est pour cela que Votre comunication, loin de faire double emploi avec la mienne, ne pourra que donner des nouveaux et certainement précieux matériaux aux recherches déjà faites dans l’argument et en confirmer les résultats. En attendant le plaisir de faire votre personnelle connaissance au Congrès, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués. Avv. Rodolfo Laschi»Juriste et avocat véronais, disciple proche de Cesare Lombroso et figure clé de l'École italienne de criminologie, Rodolfo Laschi évoque ici le célèbre traité « Le Crime politique et les révolutions par rapport au droit, à l'anthropologie criminelle et à la science du gouvernement » (Il delitto politico e le rivoluzioni), coécrit par Cesare Lombroso et Rodolfo Laschi et qui sera publié à Turin (Fratelli Bocca) en 1890. Dans son courrier, Laschi emploie le terme « mattoïdes » (mattoidi), un néologisme typiquement lombrosien désignant des individus à la frontière entre le génie, l'excentricité et la folie morale, très fréquemment associés dans leurs théories aux illuminés politiques et aux auteurs d'attentats.- Henry Coutagne (1846-1895), médecin légiste et collaborateur d’Alexandre Lacassagne aux «Archives de l’anthropologie criminelle et des sciences pénales», 1 L.A.S. de 2 pp.: «Archives de l’anthropologie criminelle et des sciences pénales. Rédaction au laboratoire de médecine légale de la Faculté de médecine de Lyon Lyon, le 20 mai 1889 Mon cher confrère, J’ai transmis votre lettre au Dr Magitot, secrétaire général du congrès, 8 rue des Saints-Pères à Paris, qui s’empressera certainement de vous inscrire comme membre et vous enverra le programme avec un bulletin d’adhésion que vous n’aurez qu’à lui renvoyer avec 20 francs. Votre communication est d’autant mieux en situation que Laschi, avocat italien, est déjà inscrit pour un travail sur le crime politique. Je vous prie de vouloir bien tenir votre promesse relativement à « L’Encéphale », et nous serions heureux de recevoir de vous soit dans ce journal, soit ailleurs, les critiques que vous jugerez méritées par nos Archives. Nous faisons de notre mieux et en somme de « mauvaises », dont l’application de l’adage : « nul n’est prophète en son pays ». Je crois que nous avons plus d’abonnés à Buenos-Ayres qu’à Paris ! La publication du congrès nouspoussera, je crois, en avant. En attendant le plaisir de vous voir à Paris, je vous prie de me croire votre tout dévoué confrère Henry Coutagne»La lettre fait le lien avec le document de Rodolfo Laschi présenté précédemment : l'expéditeur confirme à Régis que l'avocat italien Laschi est déjà inscrit pour présenter ses recherches sur le crime politique au congrès de Paris. Les «Archives de l’Anthropologie Criminelle » : Revue scientifique phare fondée à Lyon en 1886 par Lacassagne, rivale directe de la revue italienne de Lombroso (Archivio di psichiatria).- Georges Montorgueil 4 L.A.S. «: L’Éclair Journal Politique Quotidien Indépendant. Rédaction 10 Rue du Faubourg Montmartre Paris. Monsieur, Je me trouve empêché d’avoir une entrevue avec Lebrun. J’ai fait demander à M. de Valles, juge d’instruction, de vous autoriser à un titre scientifique quelconque à voir cet anarchiste. J’ignore encore ce qu’il décidera. Dès que j’aurai sa réponse, je vous la transmettrai. Votre interview a produit une très grande et très heureuse impression. Agréez, monsieur, l’assurance de mes sentiments dévoués. Georges Montorgueil» / «Cher Monsieur, M. de Valles a qui j’ai fait part de votre désir serait très heureux de vous voir. Je ne songe pas [… ], mais vos travaux l’ont frappé. Écrivez-lui, dites-lui que vous devez avoir un entretien avec lui, M. de Valles, il vous donnera certainement audience. Alors, une fois là, vous le convaincrez de faire plus. Agréez, monsieur et cher Docteur, de mes sentiments dévoués. G. M.» / «Cher maître, On publie un peu partout une opinion de Lombroso en contradiction avec la vôtre, au moins sur un point essentiel. Sur une contradiction, votre avis serait précieux. Je le sollicite [… ] de votre ordinaire bienveillance. Ce serait grand profit pour le public qui vous a prêté dans cet important débat une oreille [… ] Veuillez agréer, cher maître, l'expression de mes sentiments dévoués et respectueux. Georges Montorgueil» / Cher docteur, J’ai tellement songé à vous que mon article est resté sur le marbre [ … ] Nous serions très heureux d’avoir une impression de vous à ce sujet. N’êtes vous pas très qualifié pour parler comme il sied de la mentalité de ces fanatiques? [… ] je me tiendrai à votre disposition si vous me prenez un rendez-vous […] Georges Montorgueil»Nom de plume d'Octave Lebesgue, grand reporter, chef des informations puis rédacteur en chef au journal L'Éclair, Georges Montorgueil était célèbre pour ses grands dossiers d'actualité et ses ouvrages illustrés. Il évoque ici Ernest de Valles, juge d'instruction parisien réputé, chargé de grands dossiers criminels et d'attentats anarchistes à la fin des années 1890 et au début des années 1900. Pour contourner les règles administratives strictes du dépôt ou de la prison de la Santé, Montorgueil suggère de faire valoir le profil de chercheur et d'universitaire du Dr Régis (« à un titre scientifique quelconque »), afin que la visite ne passe pas pour une simple démarche journalistique ou de curiosité sensationnaliste, mais tout en même temps manifeste l’influence de la grande presse sur la justice et sa prise en compte de la psychiatrie moderne.- 2 courriers tapuscrits datés du 20 et 22 août 1900 de deux agences de presses américaines. L'été 1900 a été marqué par l'assassinat du roi d'Italie Humbert Ier, le 29 juillet 1900, par l'anarchiste Gaetano Bresci après une série de régicides anarchistes en Europe (notamment la mort de l'impératrice Sissi en 1898 ou du président Sadi Carnot en 1894). Le XIIIe Congrès international de médecine s’est tenu à Paris du 2 au 9 août 1900. Emmanuel Régis y a présenté des travaux majeurs sur les régicides, la régicidomanie et la psychologie des criminels politiques/anarchistes et les deux lettres d'agences de presse américaines de Philadelphie et New York montrent la vitesse à laquelle les débats psychiatriques européens sur le régicide ont suscité la curiosité des médias aux États-Unis, inquiets des montées anarchistes (le président américain McKinley sera d'ailleurs assassiné un an plus tard, en septembre 1901, par l'anarchiste Leon Czolgosz).- Charpentier (probablement le docteur Eugène Charpentier, célèbre alieniste français du XIX siècle, médecin-chef à l'asile de Bicêtre«Mon cher ami J’ai égaré l’observation que j’avais prise de Gasnier et que je vous avais apportée au congrès ; mais vous aviez disparu. Vous recevrez en même temps que ce mot, copie de tout ce que j’ai pu faire réunir par [… ] Michel. Je viens de faire photographier Gasnier, Je vous l’enverrai après. Gasnier a réalisé par une attaque d’apoplexie une hémiplégie gauche consécutive. Le diagnostic est cérébral. Cette attaque remonte à un mois à peu près. Dans l’intervalle entre les quinze jours consécutifs à son entrée dans mon service et son apoplexie, un médecin ignorant les motifs de sa séquestration l’eût mis en liberté tant était grand son calme, sa possession de lui-même, tant était nette sa lucidité d’esprit. Il avait refusé absolument toute visite de famille pour éviter toute émotion. A vous. Charpentier»Autres courriers reçus du Dr Ferrus, ami et aliéniste parisien, de Debrit, correspondant suisse le remerciant en 1904 au nom de M. Bouvier et de la Société Jean-Jacques Rousseau pour son article sur Jean-Jacques, de E. Graves, érudit de Mantes lui fournissant des détails sur Louvel, plusieurs lettres d’un confrère bordelais le renseignant sur les régicides dans les pays de langue germanique, d’un collègue palois critique, etc…- A la suite de cette correspondance, on trouve un dossier de 56 ff. autographes format in-8 et in-4 contenant de nombreuses notes et brouillons pour son ouvrage et ses articles sur les régicides, dont un brouillon de lettres datée du 8 septembre 1901 adressée au rédacteur en chef de la Petite Gironde et prenant pour argument l’attentat tout récent contre le Président Mac Kinley. Dans un autre brouillon, probable compte-rendu manuscrit d’un tiers, on évoque son ouvrage sur les Régicides: «Cet ouvrage, qui fait partie de la bibliothèque de Criminologie, a pour objet l’étude psychologique et médico-légale des Régicides, plus exactement les individus qui, en dehors de toute secte et de toute conjuration, ont assassiné ou tenté d’assassiner un monarque ou un puissant du jour. Il est basé sur l’observation comparative de plus de 80 fanatiques célèbres, passés ou présents, dont l’histoire pathologique jusqu’ici mal connue, a été établie aux sources les plus sûres et les plus établies». On y explique que l’auteur plaidant pour le placement en asile d’aliénés pour ces assassins, les derniers coupables de ce type de crime «ont été unanimement déclarés irresponsables et internés. L’auteur pense que son mémoire n’est pas resté absolument étranger à ce résultat et que, désormais, les régicides, types mieux connus, seront traités non plus en criminels mais en malades».- Dossier d’environ 280 ff. et divers documents imprimés joints recueillant les sous-dossiers consacrés aux régicides:- MacLean attentat contre la Reine Victoria 2 mars 1882 ( 9ff.)- Mariotti (c. Freycinet 1885) (6 ff. dont 2 ms.)- Passanante (agression du Roi Humbert 17 novembre 1878) (24 ff. in-8 «Considérations sur le procès de Passanante por le Professeur Cesar Lombroso directeur du Cabinet de Psichiatrie (sic) et de médecine légale dans la Royale Université de Turin», 3 ff. in-4, 13 ff. in-4 (Expertise médico-légale des professeurs ThomasVerga, Biffi, Buonomo, Tamburini, secrétaire Tamburini) manifestement traduits par un scripteur de langue italienne native- Guillaume Parry (att. contre la reine Elizabeth d’Angleterre 1584), 3 ff.- Balthazar Gérard (att. De Guillaume le Taciturne 10 juillet 1584) 4 ff.- Jacques Clément (att. De Henri III 1er août 1589) 13 ff. in-4 et in-8- Nicole Mignon Jean de Lille 1600-1605: 1 f.- De Paris l’Aîné att. De Lepelletier de St Fargeau 20 janvier 1793: 2 ff.- Charlotte Carlemigelli att. du député Féraud 1er prairial an III: 1 f.- John Wilkes Booth ass. du Président Lincoln 1865 : 4 ff.- Guiteau ass. du Président Garfield 2 juillet 1881: 17 ff.- Aubertinass. De Jules Ferry(11 ff. et une coupure de presse)- Santiago Salvador (anarchiste) att. Du Liceo 7 nov. 1893 : Journal Le petit Parisien du 29 juillet 1894- Angiolello (Espagne): 2 ff.- Affaire Baffier: Rapport de MM. Les Docteurs Brouardel et Motet Experts Commis 1887 (rapport lithographié de 19 pp.)- W. Channing. L’etat mental de Czolgosz: 16 ff.- Procédure de Soleyman El-Khaleby, assassin de Kléber: 9 ff.- Mariotti: 2 ff.- Perrin att. contre M. Carnot 5 mai 1889: recueil de coupures de presse dont «L’Intransigeant»du 9 mai 1889- Lucas, attentat contre Louise Michel janvier 1888: 2 ff. de journaux- Galeoti assassin de l’archevêque Martinez Izquierdo 18 avril 1886 (4 ff. avec forte déchirure à la liasse)- Cocher Moore att. contre Edouard Lockroy 14 août 1893 (coupures de presse)- Gasnier septembre 1888 (8 ff. avec forte déchirure à la liasse)- Staps et Schulz : 130 ff. manuscrits, dont traduction française au moins partielle et inédite d'un ouvrage allemand paru à Berlin en 1843 (Berlin 1843, Librairie du Cabinet de lecture berlinois), et extraits d'ouvrage divers (Savary, Bourienne...) consacré à deux cas célèbres de régicides/attentats politiques sous la période napoléonienne Frédéric Staps (Friedrich Staps), jeune illuminé protestant qui tenta d'assassiner Napoléon Ier avec un couteau à Schönbrunn en octobre 1809. Déclaré sain d'esprit à l'époque par le médecin de Napoléon (Corvisart) malgré son fanatisme mystique, il fut fusillé et Charles Jean Frédéric Schulz (Carl Johann Friedrich Schultz)fusillé à Kyritz en septembre 1807 sur ordre du gouvernement français‎

‎Ensemble sous 3 chemises cartonnées: Premier dossier réunissant les courriers (18 L.A.S., 2 lettres tapuscrites signées, 9 feuillets tapuscrits en anglais, attribuable à Daniel Hack Tuke et qq. prospectus) ; Second dossier de 56 ff. autographes format in-8 et in-4 contenant de nombreuses notes et brouillons pour son ouvrage et ses articles sur les régicides : Troisième dossier d’environ 280 ff. manuscrits (autographes du docteur Emmanuel Régis ou d'autres mains de divers scripteurs, copistes ou traducteurs) et divers documents imprimés joints recueillant les sous-dossiers consacrés aux régicides. Détail du contenu : ] Important lot d'archives comprenant plus de 336 feuillets manuscrits, souvent autographes, du Professeur et aliéniste Emmanuel Régis (brouillons, notes de travail, relevés de notes sur les assassins politiques pour son ouvrage sur les "Régicides"), divers documents imprimés joints et de nombreux lettres autographes signées (L.A.S.) d'intervenants majeurs parmi lesquels Augusto Tamburini (1 L.A.S.), Daniel Hack Tuke (2 L.A.S. et un document autographe signé), Rodolfo Laschi (1 L.A.S.), Henry Coutagne (1 L.A.S.), le journaliste Georges Montorgueil (4 L.A.S.), 2 journaux américains (Gilliams Press Syndicate & The Associated news) : - Augusto Tamburini: lettre en italien rédigée depuis l'asile d'aliénés de Reggio Emilia par le célèbre psychiatre italien Augusto Tamburini, adressée au Dr Emmanuel Régis au sujet du cas de Giovanni Passannante (l'anarchiste ayant tenté d'assassiner le roi Humbert I d'Italie en 1878). LAS de 2 pp. sur 2 ff. à en-tête «FRENOCOMIO DI REGGIO NELL’EMILIA - IL MEDICO DIRETTORE» «S. Maurizio il 21. 2. 1890 Egregio Collega Nel suo bel lavoro sui Regicidi pubblicato nel fascicolo di Gennajo degli Archives d’Anthropologie Criminelle, trovo asserito che « il Passannante dà tuttora dalla sua prigione lo spettacolo di un forzato giunto all’ultimo grado della degradazione e della demenza ». L’uomo ora ciò più non soffre, così mi preme di avvertirla che fino dal Maggio dello scorso anno 1889, in seguito a giudizio pronunciato dal Mr Biffi e da me, incaricati dal Ministero dell’Interno, di visitarlo, il Passannante come affetto da delirio sistematizzato persecutivo e ambizioso allucinatorio, è stato dal Bagno di Portoferrajo trasferito al Manicomio Criminale dell’Ambrogiana, instituito dallo stesso Ministero dell’Interno, dove trovasi sotto cura e custodia psichiatrica. Poiché veggo ch’Ella sta per pubblicare un volume sullo stesso argomento, io Le ho scritto perché, s’Ella crede, voglia rettificare l’asserto, tenuto conto che il voto da Lei emesso era già stato soddisfatto. Gradisca, Egregio Collega, con perfetta stima e considerazione». [ Traduction: «Dans votre bel ouvrage sur les Régicides publié dans le fascicule de janvier des Archives d’Anthropologie criminelle, je trouve affirmé que « Passannante offre encore depuis sa prison le spectacle d'un forçat arrivé au dernier degré de la dégradation et de la démence ». Cet homme ne souffre plus de cela désormais, aussi tenais-je à vous avertir que dès le mois de mai de l'année dernière 1889, à la suite du jugement rendu par le Biffi et moi-même, chargés par le ministère de l'Intérieur de l'examiner, Passannante — atteint d'un délire systématique de persécution et d'ambition allucinatoire — a été transféré du bagne de Portoferraio vers l'asile d'aliénés criminels de Montelupo (L'Ambrogiana), créé par ce même ministère de l'Intérieur, où il se trouve actuellement sous soins et garde psychiatriques. Voyant que vous êtes sur le point de publier un ouvrage sur ce même sujet, je vous écris afin que vous puissiez, si vous le jugez bon, rectifier cette affirmation en tenant compte du fait que le vœu que vous aviez émis avait déjà été exaucé…]En 1878, Passannante avait tenté de poignarder le roi Humbert I . Condamné à mort, sa peine fut commuée en prison à vie. Enfermé dans la prison de Portoferraio (île d'Elbe) dans des conditions inhumaines (cellule sous le niveau de la mer, sans lumière, enchaîné), ce régime provoqua sa folie complète. Face au scandale public, le gouvernement italien chargea Augusto Tamburini et Serafino Biffi d'examiner le détenu. Ils conclurent à sa folie (délire de persécution et d'ambition) et obtinrent son transfert à l'asile d'aliénés criminels de Montelupo Fiorentino (Villa L'Ambrogiana). Tamburini rectifie ici l'information auprès d'Emmanuel Régis pour la mise à jour de son futur livre Les Régicides.- Daniel Hack Tuke (2 L.A.S. et un document autographe signé): Daniel Hack Tuke (1827–1895), célèbre médecin et aliéniste anglais, inventeur du mot»psychothérapie», coauteur d'ouvrages majeurs de référence en psychiatrie au XIX siècle et éditeur du Journal of Mental Science. Première C.P.: “Lyndon Lodge Hanwell, London April 5, 1889 I am very sorry to have been so long in sending you the note on Régicide &c., but you will receive the M.S. in a few days (probably Wednesday). I have found it very difficult to obtain the particular information you require. There is no book in which the information is given, so that I have referred to many”. Yours, Hack Tuke [ Traduction: Je suis très désolé d'avoir tardé à vous envoyer la note sur le régicide, etc., mais vous recevrez le manuscrit dans quelques jours (probablement mercredi). J'ai trouvé très difficile d'obtenir les informations particulières dont vous avez besoin. Il n'existe aucun livre contenant ces informations, si bien que j'ai dû me référer à beaucoup». Deuxième C.P. « Apr 29th / 89 My dear Doctor, I send you the Journal of Mental Science for July 1882 containing a report of the trial of Maclean for shooting at the Queen, & a few remarks by myself upon the trial, in the same number. It is very difficult to obtain for you the information you desire. If I can send you notices of more cases of Regina-cide I will do so with pleasure. In reply to your question, I do not think our judges are more averse to the plea of insanity in Royal cases than in others. The fact is, they are opposed to it in all cases. I think that now, as much justice would be done in cases of attempted Regina-cide as in ordinary attempts to murder. Yours faithfully Hack Tuke» [ Traduction: Mon cher Docteur, Je vous envoie le Journal of Mental Science de juillet 1882 contenant un compte-rendu du procès de Maclean pour avoir tiré sur la Reine, ainsi que quelques remarques de ma part sur ce procès dans le même numéro. Il est très difficile d'obtenir pour vous les informations que vous désirez. Si je peux vous envoyer des notices sur d'autres cas de régicide ("Regina-cide"), je le ferai avec plaisir. En réponse à votre question, je ne pense pas que nos juges soient plus opposés au plaidoyer de folie dans les cas royaux que dans les autres. Le fait est qu'ils y sont opposés dans TOUS les cas. Je pense qu'aujourd'hui, autant de justice serait rendue dans les cas de tentative de régicide que dans les tentatives ordinaires de meurtre ]. 9 feuillets tapuscrits en anglais, attribuable à Daniel Hack Tuke (avec son nom et adresse au crayon sur l’un des feuillets), relatifs à plusieurs régicides, sont présents dans le dossier (Mc’Naughten , Hadfield, Bellingham, Margaret Nicholson, Oxford and Francis)Le procès de Roderick Maclean (1882) concerne la tentative d'assassinat de la reine Victoria à Windsor. Maclean fut déclaré « non coupable pour cause de démence » (Not guilty by reason of insanity), ce qui incita la reine à faire modifier la loi anglaise via le Trial of Lunatics Act de 1883 (« guilty, but insane »). - Rodolfo Laschi 1 L.A.S. de 2 pp.: « Avv. RODOLFO LASCHI PIAZZA S. NICOLÒ, 1 VERONA Verona, Monsieur, J’ai reçu Votre aimable lettre du e je Vous remercie pour avoir bien voulu vous mettre d’accord avec moi au sujet de la question posée sous mon nom au prochain Congrès d’Anthropologie Criminelle. La communication que j’avais l’honneur de présenter au Congrès, aura pour but d’exposer le résultat d’une étude faite sur le mouvement réactionnaire en France, dans ses rapports avec la race, le génie, la densité de la population, l’alimentation, etc... Cet étude n’est qu’un petit extrait d’un gros ouvrage qui paraîtra prochainement à Turin, pour le quel j’ai l’honneur d’avoir collaborateur M. le prof. Cesare Lombroso et qui traite précisément du Crime politique au point de vue anthropologique, juridique et sociologique ; naturellement un des chapitres s’occupe aussi des fanatiques politiques (fous, mattoïdes, passionnés) étudiés en rapport de leur état mental. - Mais de cette partie j’ai déjà donné comunication au premier Congrès de Rome e Vous pouvez la voir resumée dans les Actes du Congrès même pubbliés en ; c’est pour cela que Votre comunication, loin de faire double emploi avec la mienne, ne pourra que donner des nouveaux et certainement précieux matériaux aux recherches déjà faites dans l’argument et en confirmer les résultats. En attendant le plaisir de faire votre personnelle connaissance au Congrès, veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués. Avv. Rodolfo Laschi»Juriste et avocat véronais, disciple proche de Cesare Lombroso et figure clé de l'École italienne de criminologie, Rodolfo Laschi évoque ici le célèbre traité « Le Crime politique et les révolutions par rapport au droit, à l'anthropologie criminelle et à la science du gouvernement » (Il delitto politico e le rivoluzioni), coécrit par Cesare Lombroso et Rodolfo Laschi et qui sera publié à Turin (Fratelli Bocca) en 1890. Dans son courrier, Laschi emploie le terme « mattoïdes » (mattoidi), un néologisme typiquement lombrosien désignant des individus à la frontière entre le génie, l'excentricité et la folie morale, très fréquemment associés dans leurs théories aux illuminés politiques et aux auteurs d'attentats.- Henry Coutagne (1846-1895), médecin légiste et collaborateur d’Alexandre Lacassagne aux «Archives de l’anthropologie criminelle et des sciences pénales», 1 L.A.S. de 2 pp.: «Archives de l’anthropologie criminelle et des sciences pénales. Rédaction au laboratoire de médecine légale de la Faculté de médecine de Lyon Lyon, le 20 mai 1889 Mon cher confrère, J’ai transmis votre lettre au Dr Magitot, secrétaire général du congrès, 8 rue des Saints-Pères à Paris, qui s’empressera certainement de vous inscrire comme membre et vous enverra le programme avec un bulletin d’adhésion que vous n’aurez qu’à lui renvoyer avec 20 francs. Votre communication est d’autant mieux en situation que Laschi, avocat italien, est déjà inscrit pour un travail sur le crime politique. Je vous prie de vouloir bien tenir votre promesse relativement à « L’Encéphale », et nous serions heureux de recevoir de vous soit dans ce journal, soit ailleurs, les critiques que vous jugerez méritées par nos Archives. Nous faisons de notre mieux et en somme de « mauvaises », dont l’application de l’adage : « nul n’est prophète en son pays ». Je crois que nous avons plus d’abonnés à Buenos-Ayres qu’à Paris ! La publication du congrès nouspoussera, je crois, en avant. En attendant le plaisir de vous voir à Paris, je vous prie de me croire votre tout dévoué confrère Henry Coutagne»La lettre fait le lien avec le document de Rodolfo Laschi présenté précédemment : l'expéditeur confirme à Régis que l'avocat italien Laschi est déjà inscrit pour présenter ses recherches sur le crime politique au congrès de Paris. Les «Archives de l’Anthropologie Criminelle » : Revue scientifique phare fondée à Lyon en 1886 par Lacassagne, rivale directe de la revue italienne de Lombroso (Archivio di psichiatria).- Georges Montorgueil 4 L.A.S. «: L’Éclair Journal Politique Quotidien Indépendant. Rédaction 10 Rue du Faubourg Montmartre Paris. Monsieur, Je me trouve empêché d’avoir une entrevue avec Lebrun. J’ai fait demander à M. de Valles, juge d’instruction, de vous autoriser à un titre scientifique quelconque à voir cet anarchiste. J’ignore encore ce qu’il décidera. Dès que j’aurai sa réponse, je vous la transmettrai. Votre interview a produit une très grande et très heureuse impression. Agréez, monsieur, l’assurance de mes sentiments dévoués. Georges Montorgueil» / «Cher Monsieur, M. de Valles a qui j’ai fait part de votre désir serait très heureux de vous voir. Je ne songe pas [… ], mais vos travaux l’ont frappé. Écrivez-lui, dites-lui que vous devez avoir un entretien avec lui, M. de Valles, il vous donnera certainement audience. Alors, une fois là, vous le convaincrez de faire plus. Agréez, monsieur et cher Docteur, de mes sentiments dévoués. G. M.» / «Cher maître, On publie un peu partout une opinion de Lombroso en contradiction avec la vôtre, au moins sur un point essentiel. Sur une contradiction, votre avis serait précieux. Je le sollicite [… ] de votre ordinaire bienveillance. Ce serait grand profit pour le public qui vous a prêté dans cet important débat une oreille [… ] Veuillez agréer, cher maître, l'expression de mes sentiments dévoués et respectueux. Georges Montorgueil» / Cher docteur, J’ai tellement songé à vous que mon article est resté sur le marbre [ … ] Nous serions très heureux d’avoir une impression de vous à ce sujet. N’êtes vous pas très qualifié pour parler comme il sied de la mentalité de ces fanatiques? [… ] je me tiendrai à votre disposition si vous me prenez un rendez-vous […] Georges Montorgueil»Nom de plume d'Octave Lebesgue, grand reporter, chef des informations puis rédacteur en chef au journal L'Éclair, Georges Montorgueil était célèbre pour ses grands dossiers d'actualité et ses ouvrages illustrés. Il évoque ici Ernest de Valles, juge d'instruction parisien réputé, chargé de grands dossiers criminels et d'attentats anarchistes à la fin des années 1890 et au début des années 1900. Pour contourner les règles administratives strictes du dépôt ou de la prison de la Santé, Montorgueil suggère de faire valoir le profil de chercheur et d'universitaire du Dr Régis (« à un titre scientifique quelconque »), afin que la visite ne passe pas pour une simple démarche journalistique ou de curiosité sensationnaliste, mais tout en même temps manifeste l’influence de la grande presse sur la justice et sa prise en compte de la psychiatrie moderne.- 2 courriers tapuscrits datés du 20 et 22 août 1900 de deux agences de presses américaines. L'été 1900 a été marqué par l'assassinat du roi d'Italie Humbert Ier, le 29 juillet 1900, par l'anarchiste Gaetano Bresci après une série de régicides anarchistes en Europe (notamment la mort de l'impératrice Sissi en 1898 ou du président Sadi Carnot en 1894). Le XIIIe Congrès international de médecine s’est tenu à Paris du 2 au 9 août 1900. Emmanuel Régis y a présenté des travaux majeurs sur les régicides, la régicidomanie et la psychologie des criminels politiques/anarchistes et les deux lettres d'agences de presse américaines de Philadelphie et New York montrent la vitesse à laquelle les débats psychiatriques européens sur le régicide ont suscité la curiosité des médias aux États-Unis, inquiets des montées anarchistes (le président américain McKinley sera d'ailleurs assassiné un an plus tard, en septembre 1901, par l'anarchiste Leon Czolgosz).- Charpentier (probablement le docteur Auguste Charpentier, célèbre alieniste français du XIX siècle, médecin-chef à l'asile de Bicêtre«Mon cher ami J’ai égaré l’observation que j’avais prise de Gasnier et que je vous avais apportée au congrès ; mais vous aviez disparu. Vous recevrez en même temps que ce mot, copie de tout ce que j’ai pu faire réunir par [… ] Michel. Je viens de faire photographier Gasnier, Je vous l’enverrai après. Gasnier a réalisé par une attaque d’apoplexie une hémiplégie gauche consécutive. Le diagnostic est cérébral. Cette attaque remonte à un mois à peu près. Dans l’intervalle entre les quinze jours consécutifs à son entrée dans mon service et son apoplexie, un médecin ignorant les motifs de sa séquestration l’eût mis en liberté tant était grand son calme, sa possession de lui-même, tant était nette sa lucidité d’esprit. Il avait refusé absolument toute visite de famille pour éviter toute émotion. A vous. Charpentier»Autres courriers reçus du Dr Ferrus, ami et aliéniste parisien, de Debrit, correspondant suisse le remerciant en 1904 au nom de M. Bouvier et de la Société Jean-Jacques Rousseau pour son article sur Jean-Jacques, de E. Graves, érudit de Mantes lui fournissant des détails sur Louvel, plusieurs lettres d’un confrère bordelais le renseignant sur les régicides dans les pays de langue germanique, d’un collègue palois critique, etc…- A la suite de cette correspondance, on trouve un dossier de 56 ff. autographes format in-8 et in-4 contenant de nombreuses notes et brouillons pour son ouvrage et ses articles sur les régicides, dont un brouillon de lettres datée du 8 septembre 1901 adressée au rédacteur en chef de la Petite Gironde et prenant pour argument l’attentat tout récent contre le Président Mac Kinley. Dans un autre brouillon, probable compte-rendu manuscrit d’un tiers, on évoque son ouvrage sur les Régicides: «Cet ouvrage, qui fait partie de la bibliothèque de Criminologie, a pour objet l’étude psychologique et médico-légale des Régicides, plus exactement les individus qui, en dehors de toute secte et de toute conjuration, ont assassiné ou tenté d’assassiner un monarque ou un puissant du jour. Il est basé sur l’observation comparative de plus de 80 fanatiques célèbres, passés ou présents, dont l’histoire pathologique jusqu’ici mal connue, a été établie aux sources les plus sûres et les plus établies». On y explique que l’auteur plaidant pour le placement en asile d’aliénés pour ces assassins, les derniers coupables de ce type de crime «ont été unanimement déclarés irresponsables et internés. L’auteur pense que son mémoire n’est pas resté absolument étranger à ce résultat et que, désormais, les régicides, types mieux connus, seront traités non plus en criminels mais en malades».- Dossier d’environ 280 ff. et divers documents imprimés joints recueillant les sous-dossiers consacrés aux régicides:- MacLean attentat contre la Reine Victoria 2 mars 1882 ( 9ff.)- Mariotti (c. Freycinet 1885) (6 ff. dont 2 ms.)- Passanante (agression du Roi Humbert 17 novembre 1878) (24 ff. in-8 «Considérations sur le procès de Passanante por le Professeur Cesar Lombroso directeur du Cabinet de Psichiatrie (sic) et de médecine légale dans la Royale Université de Turin», 3 ff. in-4, 13 ff. in-4 (Expertise médico-légale des professeurs ThomasVerga, Biffi, Buonomo, Tamburini, secrétaire Tamburini) manifestement traduits par un scripteur de langue italienne native- Guillaume Parry (att. contre la reine Elizabeth d’Angleterre 1584), 3 ff.- Balthazar Gérard (att. De Guillaume le Taciturne 10 juillet 1584) 4 ff.- Jacques Clément (att. De Henri III 1er août 1589) 13 ff. in-4 et in-8- Nicole Mignon Jean de Lille 1600-1605: 1 f.- De Paris l’Aîné att. De Lepelletier de St Fargeau 20 janvier 1793: 2 ff.- Charlotte Carlemigellix att. du député Féraud 1er prairial an III: 1 f.- John Wilkes Booth ass. du Président Lincoln 1865 : 4 ff.- Guiteau ass. du Président Garfield 2 juillet 1881: 17 ff.- Aubertinass. De Jules Ferry(11 ff. et une coupure de presse)- Santiago Salvador (anarchiste) att. Du Liceo 7 nov. 1893 : Journal Le petit Parisien du 29 juillet 1894- Angiolello (Espagne): 2 ff.- Affaire Baffier: Rapport de MM. Les Docteurs Brouardel et Motet Experts Commis 1887 (rapport lithographié de 19 pp.)- W. Channing. L’etat mental de Czolgosz: 16 ff.- Procédure de Soleyman El-Khaleby, assassin de Kléber: 9 ff.- Mariotti: 2 ff.- Perrin att. contre M. Carnot 5 mai 1889: recueil de coupures de presse dont «L’Intransigeant»du 9 mai 1889- Lucas, attentat contre Louise Michel janvier 1888: 2 ff. de journaux- Galeoti assassin de l’archevêque Martinez Izquierdo 18 avril 1886 (4 ff. avec forte déchirure à la liasse)- Cocher Moore att. contre Edouard Lockroy 14 août 1893 (coupures de presse)- Gasnier septembre 1888 (8 ff. avec forte déchirure à la liasse)- Staps et Schulz : 130 ff. manuscrits, dont traduction française au moins partielle et inédite d'un ouvrage allemand paru à Berlin en 1843 (Berlin 1843, Librairie du Cabinet de lecture berlinois), et extraits d'ouvrage divers (Savary, Bourienne...) consacré à deux cas célèbres de régicides/attentats politiques sous la période napoléonienne Frédéric Staps (Friedrich Staps), jeune illuminé protestant qui tenta d'assassiner Napoléon Ier avec un couteau à Schönbrunn en octobre 1809. Déclaré sain d'esprit à l'époque par le médecin de Napoléon (Corvisart) malgré son fanatisme mystique, il fut fusillé et Charles Jean Frédéric Schulz (Carl Johann Friedrich Schultz)fusillé à Kyritz en septembre 1807 sur ordre du gouvernement français‎


‎Très remarquable réunion d'archives privées du célèbre psychiatre et professeur bordelais Emmanuel Régis (1855-1918), auteur d'un important ouvrage, paru en 1890 sur les "Les Régicides dans l'histoire et dans le présent. Étude médico-psychologique". Professeur écouté, Emmanuel Régis attirera à son cours libre de psychiatrie donné à l'hôpital Saint-André de Bordeaux des élèves célèbres tels Saint-John Perse ou Victor Segalen, et son "Manuel pratique de maladie mentale" devenu "Précis de Psychiatrie" à partir de 1906 a marqué son temps. Rédigés entre 1889 et 1904, ces présents documents et cette correspondance internationale dessinent le laboratoire où s'est élaborée la psychiatrie du crime politique à la fin du XIXe siècle : ils reviennent sur l'attentat de Passannante contre Humbert Ier (1878) et sur la tentative de Maclean contre la reine Victoria (1882), et se prolongent jusqu'aux dépêches américaines de 1901, intéressées par les conclusions de l'auteur relatives au traitement des régicides et développées lors du Congrès Médical de Paris. Emmanuel Régis a constitué ici, avec le concours des grandes écoles italienne (Tamburini, Laschi, dans l'orbite de Lombroso), anglaise (Hack Tuke) et française (Coutagne, Charpentier), le socle documentaire de son ouvrage sur "Les Régicides", plaidoyer pionnier pour que le régicide cesse d'être jugé comme un crime et soit enfin traité comme une maladie. La correspondance des principaux aliénistes de l'époque, les brouillons autographes de l'auteur et l'écho pris par ses travaux dans la grande presse composent un ensemble tout à fait remarquable, à la croisée de l'histoire de la psychiatrie, du droit pénal et de l'anarchisme fin-de-siècle. IMPORTANT : Pour tout achat à l'étranger (hors France), une demande d'autorisation d'export doit être demandée, ce qui peut entraîner des délais supplémentaire d'un à deux mois (voire plus) avant expédition.‎

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EUR7,500.00

‎GAU, Francisque-Christian.‎

Reference : LCS-17637

‎Antiquités de la Nubie, ou Monumens inédits des bords du Nil, situés entre la première et la seconde cataracte. Dessinés et mesurés en 1819, par F.C. Gau, architecte. Ouvrage faisant suite au grand ouvrage de la commission d’Egypte dédié au roi. Première et unique édition de cet impressionnant « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil ».‎

‎Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine. Stuttgart, Paris, imprimerie et librairie de Firmin Didot, 1822-1827. In-plano de viii pp., 20 pp., 13 ff. d’explication des planches, 64 planches numérotées à pleine page dont 5 en couleurs, 29 pp. de texte, 14 planches à pleine page. Cartonnage vert d’éditeur, dos lisse avec une pièce de titre en maroquin rouge, non rogné. Reliure de l’époque. 710 x 517 mm.‎


‎Première et unique édition de cet « ouvrage de référence sur l’art, la culture et l’architecture antiques de la vallée du Nil » selon le catalogue du Royal Institute of British Architects. Graesse, Trésor de livres rares, 34 ; Blackmer 656 (avec 4 planches en couleurs seulement). Cet ouvrage aux dimensions impressionnantes, proposant « le relevé le plus complet de son temps des antiquités nubiennes », parut en treize livraisons entre 1822 et 1827. « Ce bel ouvrage a été publié en 13 livrais., dont la dernière est double : chaque livrais. coûtait 18 fr. – Pap. vél. 36 fr. » (Brunet, II, 1501). « The standard work on the ancient art, culture and architecture of the Nile Valley, and the most complete pictorial record of Nubian antiquities of its day'; 'most of the engravers whose work is seen here also worked on Description de l'Egypte, to which the present work was intended to be an informal adjunct” (RIBA 1180). « Le principal mérite de cet ouvrage - la suite de la ‘Description de l’Egypte’ – c’est d’être le complément nécessaire de toutes les études sur les anciens habitants de la vallée du Nil ; le second, c’est d’indiquer, avec une précision toute nouvelle, le lien qui unit les évolutions du goût en architecture et la marche de la civilisation chez un peuple ; joignez à cela la reproduction de dessins fidèles, accompagnés d’un texte rédigé par deux grands érudits, Letronne et Niebuhr. Né à Cologne le 14 juin 1790, Francisque-Christian Gau vint à Paris en 1809, pour y étudier l’architecture. Ses maîtres furent Debret et Lebas. En 1817, il saisit l’occasion qui lui était offerte d’aller en Egypte, et, grâce à la protection d’un médecin allemand et de notre consul Drovetti, il trouva moyen de pénétrer en Nubie ; là, il put mettre à exécution le projet, conçu depuis longtemps, de donner une continuation aux travaux archéologiques de la commission d’Egypte, en dessinant les monuments qui bordent le Nil au-dessus de la seconde cataracte. De retour en France, et après avoir terminé les deux derniers volumes du grand ouvrage de Mazois sur Pompéi, il abandonna la théorie et l’histoire pour la pratique, et, s’étant fait naturaliser, il obtint de la ville de Paris d’importants travaux,. Nous ne citerons que l’église Sainte-Clotilde, dans le faubourg Saint-Germain... Gau est mort à Paris en 1853. » (Vinet, 215). « Prix de la livraison : 16 fr. papier fin, et 36 fr. papier vélin. L’existence de monumens égyptiens dans la Nubie était connue depuis longtemps : quelques relations de voyages, principalement celle de Norden, n’avaient laissé aucun doute à cet égard. Lors de l’expédition d’Egypte, des circonstances impérieuses empêchèrent les savans français de s’avancer au-delà de Philé, et de compléter ainsi leur belle et inestimable collection des monumens égyptiens, en fournissant des moyens précieux de comparaison entre ceux de l’Egypte et ceux de la Nubie. Depuis, quelques voyageurs se sont avancés plus ou moins dans la vallée supérieure du Nil ; mais ils se sont contentés de décrire les monumens sans les reproduire par le dessin ; or, un monument qui n’est que décrit est connu bien imparfaitement... M. Gau, architecte habile, élève de l’école française, plein d’ardeur et de courage, conçut le projet de remplir l’importante lacune que la commission d’Egypte avait été contrainte de laisser dans son travail. Après s’être bien familiarisé, par l’étude des monumens de la haute Egypte, avec le caractère de l’architecture égyptienne, il remonta le Nil jusqu’à la seconde cataracte ; et c’est en descendant ce fleuve qu’il dessina et mesura vingt-un monumens du plus haut intérêt. Les trois premières livraisons de cet ouvrage ont paru, et justifient pleinement l’opinion qu’en avaient conçue tous ceux auxquels M. Gau avait montré ses beaux dessins, faits avec un choix, un goût remarquables, touchés avec une finesse singulière, et, par-dessus tout, offrant ce caractère de naïveté qui garantit une fidélité parfaite. Il était facile de voir que l’auteur, habitué à rendre exactement ce qu’il a sous les yeux, n’avait point mis des formes de convention à la place de celles des figures originales. Sous son crayon, les sculptures égyptiennes ne ressemblaient point à des sculptures grecques ; c’étaient bien là ces profils, souvent hardis, presque toujours incorrects, cette roideur, cette uniformité constante, cette absence totale de formes justes et gracieuses, caractères auxquels on reconnait sur-le-champ les découpures monotones qu’on appelle ‘bas-reliefs égyptiens’. La perfection des dessins de M. Gau a passé dans les gravures que contiennent les trois premières livraisons de son ouvrage ; les artistes distingués auxquels il en a confié l’exécution, ont répondu à son attente. Les planches ombrées sont d’un effet harmonieux ; le burin en est ferme et sûr : les vues pittoresques, si bien choisies par M. Gau, sont rendues avec goût et esprit ; et les dessins d’architecture et de sculpture offrent une précision et un fini qu’on ne saurait trop louer. Voilà pour la partie matérielle ; si le reste de l’ouvrage se continue comme il est commencé, ce sera un des mieux exécutés qui existent en ce genre... M. Gau a pris Philé pour point de départ, et il remonte le Nil du nord au sud ; ainsi les derniers dessins de son ouvrage seront des vues de la seconde cataracte... Le texte de cet ouvrage sera en grande partie rédigé par M. Niebuhr, qui doit donner l’explication des inscriptions nombreuses que M. Gau a recueillies dans son voyage. L’échantillon que ce savant distingué a donné de son travail dans ses ‘Inscriptions nubienses’, fait désirer vivement d’en voir la totalité. D’après un prospectus récemment publié, M. Gau annonce qu’il développera dans son texte plusieurs propositions importantes pour l’histoire de la philosophie des arts ; il croit pouvoir établir que toute l’architecture d’Egypte a ses types dans les monumens de la Nubie, depuis les premières ébauches grossièrement taillées dans le roc, jusqu’aux derniers édifices construits sous les Ptolémées... M. Gau annonce son ouvrage comme ‘pouvant faire suite’ à la grande description de l’Egypte : nous ne craignons pas d’affirmer qu’il en est une ‘suite indispensable’. Sans prétendre établir aucun parallèle entre deux ouvrages, dont l’un a été publié avec tous les moyens et toute la magnificence qu’un gouvernement seul pouvait déployer, l’autre entrepris par un seul homme, et avec les simples ressources de particuliers amis des arts, nous pouvons assurer que celui de M. Gau, parfaitement bien conçu, disposé dans des proportions plus petites et commodes, réduit aux objets essentiels et d’un intérêt véritable, présente, avec plus d’unité dans le plan, une exécution non moins parfaite et jusqu’ici beaucoup plus égale ». (Letronne, Journal des Savans, Janvier 1822, pp. 285 à 293). Le présent ouvrage renferme 64 planches à pleine page montrant plus de 180 vues, plans, coupes, élévations, détails architecturaux, dont 5 coloriées, ainsi que 14 planches d'inscriptions accompagnées d'une étude épigraphique de Niebuhr complétée par Letronne, et 13 belles vignettes placées en tête de l'explication des planches, dont 2 en couleurs. La plupart des artistes qui gravèrent ces dessins, réputés très fideles, participèrent également à l'illustration de la Description de l'Egypte, dont le présent volume constitue une suite officieuse. Précieux exemplaire sur papier vélin, très grand de marges car non rogné, conservé dans son cartonnage d’origine.‎

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EUR15,000.00

‎KRAFFT J. Ch.‎

Reference : 52042

‎RECUEIL DES PLUS JOLIES MAISONS DE PARIS ET DE SES ENVIRONS. Ce recueil comprend les élévations intérieures et extérieures de chaque maison, les détails des croisées, balcons, entablemens, et leurs décors, ainsi que le profil ou coupe pour indiquer la hauteur des planchers; dessinés et mesurés par J. Ch. KRAFFT Architecte Dessinateur. Ouvrage trilingue avec les titres suivants en anglais et en allemand: COLLECTION OF DRAUGHTS OF THE PRETTIEST HOUSES IN PARIS AND THE ENVIRONS et SAMMLUNG DER SCHÖNSTEN HAUSËR VON PARIS UND DEN UMLIEGENDEN GEGENDEN‎

‎Imprimerie de J. L. SCHERFF, Paris, 1809.‎


‎Un ouvrage in-4°, oblong (34 x 25 cm), cartonné et couvert d'un papier marbré d'époque , avec un dos lisse présentant de faux caissons dorés et une pièce de titre en cuir noir avec lettres dorées. L'ouvrage n'est pas paginé mais il comprend 96 planches gravées au trait, numérotées, dont la plupart sont dépliantes. Ce nombre est précisé dans un Avant-Propos trilingue de deux pages. Le titre RECUEIL DES PLUS JOLIES MAISONS DE PARIS ET DE SES ENVIRONS COMPRENANT LES ELEVATIONS INTÉRIEURES ET EXTÉRIEURES etc... porte la mention « Deuxième partie", ce qui semble indiquer l'intention très probable de l'auteur de compléter un de ses ouvrage antérieurs paru vers 1801, mais non daté : Plans, coupes, élévations des plus belles maisons et des hôtels construits à Paris et dans les environs. Il s'agissait d'un grand in- folio de 130 planches. Signalons cependant qu'entre notre RECUEIL et ce premier ouvrage se sont écoulés presque 10 ans. Signalons aussi qu'entre- temps J. Ch. KRAFFT a publié son deuxième ouvrage important , publié en 1805 : Plans, coupes et élévations de diverses productions de l'art de la charpente exécutées tant en France que dans les pays étrangers. Or , dans l' Avant-Propos de son RECUEIL, KRAFFT écrit «Encouragé par les suffrages que Messieurs les ingénieurs et architectes ont accordé à mon ouvrage de charpente etc" . Il serait donc possible, mais improbable, d'envisager que la Première Partie du RECUEIL soit cet ouvrage sur les Charpentes Toutefois ni ce dernier ouvrage ni celui de 1801 ni aucun des autres livres figurant dans la bibliographie de J. CH KRAFFT ne se présente comme étant une Première Partie. Quoi qu'il en soit J.Ch. KRAFFT est un architecte français d'origine bavaroise né en 1764 et mort en 1833 à Paris. Son installation en France semble avoir été rendue possible par l'occupation française de la Bavière en 1800 et l'alliance de paix conclue par la suite entre les deux pays. Il écrivit divers livres importants sur l'Architecture de son temps, dont les deux premiers mentionnés plus haut en 1801 et 1805. Quant au 3ème, le RECUEIL DES PLUS JOLIES MAISONS que nous présentons ici, il nous faut absolument citer les mots suivants extraits de son Avant-Propos : «Ces maisons ont été pour la plupart construites depuis 20 ans ». Ce RECUEIL constitue donc un document fondamental et complémentaire de l'ouvrage de 1801 mentionné plus haut ( Plans, coupes, élévations des plus belles maisons et des hôtels construits à Paris et dans les environs , un grand in folio de 130 planches, un grand in-folio), sur l'Architecture des maisons construites au début de XIX ème siècle à Paris et dans les environs. Ouvrage imprimé sur papier ordinaire avec évidemment quelques rousseurs dispersées ici et à, mais ouvrage rare. [52042].‎

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‎Collectif‎

Reference : sm990

(1938)

‎Mon ouvrage n°371‎

‎Montsouris Mon ouvrage Revue 1938 Revue in-4 (29x36 cm), broché, Mon ouvrage n°371, revue d'ouvrages de dame, couverture illustrée, complet du modèle, bel état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.‎


Abraxas-Libris - Bécherel
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‎CHAPISEAU, Félix‎

Reference : 63971

(1901)

‎[ Contrat d'édition, documents d'édition et correspondance de Félix Chapiseau avec son éditeur J. Maisonneuve à propos de ses ouvrages : "Le Folklore de la Beauce et du Perche" et "Au Pays de l'Esclavage" ] Contrat d'édition de 2 pages daté du 19 décembre 1901 signé entre Félix Chapiseau et J. Maisonneuve : "Entre Monsieur F. Chapiseau attaché au cabinet du Minsitre de l'Instruction Publique, demeurant à Paris 35 rue Dutot [ ... ] cède à Monsieur Maisonneuve la propriété d'un ouvrage inédit intitulé "Le Folklore de la Beauce et du Perche" dont il est l'auteur. Cet ouvrage formera deux volumes in 8 écu qui seront [... ] de la collection "Les Littératures Populaires de toutes les Nations" [ ... ] L'ouvrage sera tiré à 1000/1100 exemplaires passes comprises [etc...] ; [ On joint : ] Factures d'impression pour "Au Pays de l'Esclavage", facture d'achat de 43 exemplaires, plusieurs reçus pour règlement de compte ; [On joint : ] L.A.S. de Félix Chapiseau pour revalorisation de ses droits d'auteurs.‎

‎17 pièces relatifs à un contrat d'édition, documents d'édition et correspondance de Félix Chapiseau avec son éditeur J. Maisonneuve à propos de ses ouvrages : "Le Folklore de la Beauce et du Perche" et "Au Pays de l'Esclavage", sous 10 chemises transparentes, à savoir : Contrat d'édition de 2 pages daté du 19 décembre 1901 signé entre Félix Chapiseau et J. Maisonneuve : "Entre Monsieur F. Chapiseau attaché au cabinet du Ministre de l'Instruction Publique, demeurant à Paris 35 rue Dutot [ ... ] cède à Monsieur Maisonneuve la propriété d'un ouvrage inédit intitulé "Le Folklore de la Beauce et du Perche" dont il est l'auteur. Cet ouvrage formera deux volumes in 8 écu qui seront [... ] de la collection "Les Littératures Populaires de toutes les Nations" [ ... ] L'ouvrage sera tiré à 1000/1100 exemplaires passes comprises [etc...] ; [ On joint : ] Factures d'impression pour "Au Pays de l'Esclavage", facture d'achat de 43 exemplaires, plusieurs reçus pour règlement de compte ; [On joint : ] 1 L.A.S. de Félix Chapiseau pour revalorisation de ses droits d'auteurs, contrecollée en charnière sur carton fort‎


‎Très intéressant lot de documents et autographes, dont le contrat d'édition original signé par Félix Chapiseau (1857-1927) de son ouvrage majeur, "Folklore de la Beauce et du Perche", paru en 1902. On y trouvera quelques documents relatifs à son autre ouvrage : "Au Pays de l'Esclavage, moeurs et coutumes de l'Afrique Centrale", qui fut rédigé d'après les notes recueillies par Ferdinand de Béhagle.‎

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