Milan éditions (5/2013)
Reference : SLIVCN-9782745961815
LIVRE A L’ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9782745961815
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M. Alexandre Bachmann
Passage du Rond Point 4
1205 Genève
Switzerland
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«Le premier livre de cuisine imprimé des temps modernes.» (G. Oberlé). (1528). (4) ff: page de titre imprimée en rouge et noir dans un encadrement, table, cxi ff., (1) f. de marque d’Antoine du Ry; impression en caractères gothiques sur deux colonnes, nombreuses lettrines décorées de motifs végétaux ou historiées. Peau de truie ivoire sur ais de bois, dos à nerfs, pièce de titre en maroquin brun, tranches mouchetées. Reliure ancienne. 238 x 167 mm.
Superbe exemplaire de la plus rare édition de Platine imprimée au XVIe siècle. «Edition que nous n’avons pas vue» mentionne Vicaire (col. 694). L’exemplaire cité et décrit de la bibliothèque de l’Arsenal de Toulouse est incomplet de la remarquable page de titre en rouge et noir. «Nous devons à Platine (1421-1481) le plus important traité de cuisine du XVe siècle.» (G.Oberlé). Le livre de Platine connaîtra une diffusion internationale et sera traduit en plusieurs langues. Grâce à cela, il va renouveler la cuisine européenne, en l'italianisant. Le souci primordial qui doit guider, selon lui, les cuisiniers est de distribuer de la joie, de la santé et du bien-être. Il se réclame d'Épicure, de Columelle et d'Apicius. Au XVème siècle, si le succès de certains manuscrits culinaires médiévaux est indéniable, c'est avec l'invention de l'imprimerie que les recettes de cuisine sont diffusées à plus grande échelle en Italie, en Allemagne et en France. Le premier livre de cuisine à bénéficier de cette technologie est De honesta voluptate et voletudine de Platine de Crémone dit « Il Platina », pseudonyme de Bartolomeo Sacchi (1421-1481). Rédigé en latin et imprimé à Rome en 1473, ce traité de gastronomie très original mêle souvenirs littéraires de l'Antiquité, recettes de cuisine et médecine médiévale. Plus qu'un livre de cuisine, De honesta voluptate et valetudine servira de "manuel de bien vivre" dans l'Europe humaniste du XVIèmesiècle. Platine est né à Piàdena, région de Crémone, en Italie en 1421. Après une courte carrière militaire et des études de lettres, il se rend à Florence où il devient précepteur chez les Médicis et se lie avec les humanistes de la ville. En 1461, il s’installe à Rome où il est secrétaire du Cardinal Francesco Gonzague, puis abréviateur des papes Pie II et Paul II. En 1475 il est nommé à la tête de la Bibliothèque du Vatican nouvellement créée. Il écrit alors le Liber de vita Christi ac pontificum omnium et Historia urbis Mantuae. Mais son œuvre majeure est le De honesta voluptate et valetudine, rédigé avant 1467 et dont il confie l’impression, en 1473, à Ulrich Han (1425-147.), l’un des tous premiers imprimeurs de Rome. Publié sans nom d’auteur, l’ouvrage rencontre sans doute un certain succès puisqu’une nouvelle édition paraît en 1475 à Venise (chez Laurentius de Aquila & Sibyllinus Umber) avec, cette fois-ci, la mention de l’auteur. Une vingtaine d’éditions se succèdent ensuite jusqu’au milieu du 16ème siècle à Venise, Bologne, Cologne, Bâle et Strasbourg. Mais c’est en France que l’ouvrage connut sa plus large diffusion grâce à la traduction de Didier Christol (14..-15..), prieur de Saint-Maurice près de Montpellier, qui augmenta le texte de nombreux commentaires. La première édition française de 1505 fut imprimée à Lyon. Une seconde édition lyonnaise, celle-ci, la plus rare de toutes, paraîtra le 4 juin 1528. Le titre de l’ouvrage annonce les thèmes abordés : le plaisir de la table (voluptate) et la bonne santé (valetudine), sans tomber dans les excès (honesta). Dans son prologue Platine précise : « J’écris à l’intention de tout citoyen qui recherche la bonne santé, la modération et l’élégance de la nourriture plutôt que la débauche, et pense avoir montré à la postérité que les hommes de notre temps avaient assez de talent au moins pour imiter sinon régaler nos ancêtres ». La première partie de l’ouvrage liste les principaux aliments et la meilleure façon de les préparer. La seconde partie contient, quant à elle, près de 200 recettes de plats classés en fonction de leurs vertus médicinales. Platine s’inspire des textes des naturalistes et médecins grecs et latins, Caton, Virgile, Pline ou Dioscoride. Basé sur les enseignements de Galien et la théorie des humeurs, il s’inscrit également dans la tradition de la diététique hippocratique selon laquelle la digestion serait un processus de cuisson chargé de transformer les propriétés des aliments, classés selon quatre types (froid, chaud, humide et sec), qui auront des impacts sur les quatre humeurs et quatre tempéraments humains. Les maladies internes étant dues à l’excès d’une humeur dans le corps, il suffit, pour obtenir la guérison, de l’évacuer ou de la faire disparaitre par un régime approprié. Ainsi, on administrera aux malades souffrant de fièvre des aliments particulièrement froids, telles que les cucurbitacées ou les salades - qui ne sont guère conseillées en temps ordinaire. Le De l’honneste volupté combine habilement la théorie (par l’analyse des qualités de chaque aliment) et la mise en pratique sous forme de recettes de cuisine. Les aliments « froids » pourront être réchauffés par des épices et des condiments dont la force se trouve être tempérée à son tour par des assaisonnements plus doux. Un gibier d’eau naturellement humide et froid, comme l’eau où il vit, sera ainsi asséché si on le rôtit et qu’on l’accompagne d’épices chaudes et sèches. Le De l’honneste volupté est organisé en dix livres. Pouletz au verjust : les pouletz cuyras avec quelque chair sallee, et quant seront demy-cuytz, mettras dedans ton pot des raysins passis levés les grains […] Après, decouperas menuement du persil et de la mente, et pilleras du poyvre et redigeras du saffran en pouldre. Et quant lesdits pouletz seront cuytz, tu mettras tout et infondiras dedans ledit pot […] Cette viande […] pource quest saine grandement et salutaire au corps, nourrist grandement, est de facile concoction, et convient sur tout à l’estomach, au cueur, foye et aux reins et : et aussi réprimist la colere. De la chair sallee ou jambon de porceau : la chair sallee du porceau, entrelardée du gras et du maigre, couperas a belles lesches ou pièces deliee, puis les friras à la poille, non mye grandement ; et cuytes et que soient mises sur ung plat, inspargiras par dessus icelles du vin aigre / sucre / cynamone et persil découpe bien menu. Tartre de cerises ou griotes : les cerises aigres qui sont dictes griotes exossees pilleras au mortier, pillees que soient y adjousteras des roses rouges bien pillees, ung peu de fromaige frais et du vieulx pillez ou gratusez, ung peu de poyvre, aussi peu de gingembre, aulcunement plus de sucre, quattre oeufz bien batus. Et tout mesle ensemble feras cuyre en la poille bien oincte et subscrostee a petit feu, et yssue du feu la surfondras du sucre et eaue rose. Et plus original, l’ours, dont Platine précise toutefois qu’il est préférable de ne pas manger la tête car il “a le cerveau envenimé”… Sa viande est de surcroit difficile à digérer. Les ours “nuysent à la rate & au foye, engendrent mauvaises humeurs… cest une viande fastideuse & visqueuse sur toutes autres chairs…& donnent petit nourrissement”. Les éditions lyonnaises de Platine au 16ème siècle: Depuis 1472 et la création du premier atelier par un marchand Barthélémy Buyer (1433-1485), Lyon n’a cessé d’accueillir de nouveaux imprimeurs. Classée troisième ville d’impression en Europe derrière Venise et Paris, elle attire les gens de lettres et devient un foyer de l’humanisme. En 30 ans, une cinquantaine d’imprimeurs viennent concurrencer Barthélémy Buyer ; la plupart sont allemands, quelques-uns viennent de Venise mais peu sont lyonnais. Si la plupart des œuvres sont écrites en latin et pensées pour des personnes lettrées, une quinzaine d’imprimeurs lyonnais ont imprimé les grands classiques de la littérature culinaire médiévale en langue vulgaire. On dénombre ainsi neuf éditions du Viandier de Taillevent imprimées entre 1534 et 1615, cinq éditions de La fleur de toute cuysine entre 1567 et 1604, deux éditions du Livre de cuysine tres utile et proufitable chez Olivier Arnoullet en 1542 et 1555, une de Pratique de faire toutes confitures chez Benoist Rigaud en 1588, De re cibaria (« Des aliments ») chez Sebastien Honoratum en 1560 et du Thresor de santé chez Antoine Huguetan en 1607. Pour l’œuvre de Platine, on dénombre 5 éditions lyonnaises imprimées entre 1505 à 1571. La première édition en langue vernaculaire de l’ouvrage de Platine, datée de 1505, paraît sous le titre Platine en francoys tresutile & necessaire pour le corps humain qui traicte de hôneste volupte et de toutes viandes et choses que lôme mange… L’ouvrage ici présenté est la seconde édition lyonnaise, la plus rare de toutes. Sorti des presses d’Antoine du Ry (14..-15..) en 1528, il prend le titre de Platine De honeste volupte. La page de titre en rouge et noir est ornée d’un encadrement gravé sur bois. Les caractères sont gothiques (bâtarde française). Au colophon figure : « imprime nouvellement a Lyon par Antoine du Ry, lan mil cinq cens vingt et huit, le IIII jour de juing ». À ses débuts, l’imprimé se situe dans la continuité du manuscrit. Ces deux éditions de l’ouvrage de Platine sont ainsi caractérisées par la présence des lettrines de grand modèle, gravées sur bois, ressemblant aux lettrines des miniaturistes. Les caractères typographiques utilisés pour ces deux éditions sont de la famille des gothiques et du groupe des bâtardes. A la Renaissance, la bâtarde française est essentiellement utilisée pour les ouvrages en langue vernaculaire. Elle est dérivée des cursives gothiques et se caractérise entre autres par des f et des s prolongés en dessous de la ligne que l’on voit distinctement sur ces deux éditions de 1505 et 1528. Caractéristiques de l’édition de 1528: La plus rare et la plus chère des éditions de Platine possédées par Yemeniz: ses éditions de 1480 et 1485 furent adjugées 160 F. Or et 23 F. Or (n° 884 et 883), celle-ci, reliée aussi par Trautz-Bauzonnet, fut adjugée 165 F. Or (n° 886) tandis que «Le Grant Testament de Maistre François Villon» imprimé par Guillaume Nyverd (vers 1518-1520) était adjugé 80 F. Or (n° 1625). Ce volume était adjugé 432818 € le 2 juin 2023. Le plus bel exemplaire répertorié en reliure ancienne depuis un siècle.
1998 - 1999 précédé d'un Avis au lecteur sur la vie et l'oeuvre de J.G. Cloquet par Liliane Pariente et de Considérations générales de l'auteur sur la structure du corps humain. Editions Louis Pariente, Paris, 1998 - 1999.Cinq volumes in-folio, pleine reliure éditeur simili grenat, dos orné de fers dorés, plats ornés de fers dorés et à froid, tranches dorées.Tome 1 : avis au lecteur et ostéologie, 253 pages et 60 planches.Tome 2 : myologie, 221 pages et 68 planches.Tome 3 : système nerveux, 237 pages et 75 planches.Tome 4 : circulation, respiration et système lymphatique 221 pages et 88 planches.Tome 5 : digestion, sécrétion et embryologie, 150 pages, 49 planches, index, table des auteurs, correspondance des unités de mesure, glossaire.Bel exemplaire malgré un plat très légèrement frotté au tome 1.
La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné. La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
Célèbre édition originale française avec titre de relais à la date de 1626 du « Traité du tabac » imprimée à Lyon, recherchée notamment pour la beauté de ses estampes. A Lyon, chez Barthelemy Vincent, 1626. In-8 de (4) ff., 342 pages, (1) p. et 9 superbes estampes hors texte. Plein maroquin vert janséniste, dos à nerfs, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée de Chambolle-Duru vers 1875. 173 x 107 mm
Édition originale de la traduction française de Jacques Veyras avec titre de relais à la date de 1626, de l’un des plus importants ouvrages relatifs au tabac. Graesse IV, 652 ; Waring II, 709 ; Ferchl 379 ; Leclerc, Bibliotheca Americana, 407; Sabin XII, 576. Arents 148 a : « The little that is new in this treatise is of very definite value in the history of tobacco, and that little is rendered more impressive by the novel and accurate illustrations which decorate the work. Among them are the earliest representations known to us of American natives engaged in cultivating and curing tobacco, of curious pipes, and of the kalian of Persia ». Jean Néander (1596-1630), médecin de Brême, propose une réflexion sur le tabac et sur l’usage que l’on peut en faire dans la médecine, et s’oppose à tout usage purement récréatif. Il conseille l'usage de longues pipes, comme celles des Indiens, pour permettre le refroidissement de la fumée. Selon ses dires, le tabac était " une plante créée par Dieu mais le diable s’en est mêlé; en prendre avec excès ruine l’âme et le corps." Ouvrage curieux et riche de recettes médicales dans la composition desquelles entre les feuilles ou d’autres parties du tabac. L’auteur voit dans le tabac une petite panacée, affirmant qu’il apaise la faim et la soif et peut servir d’antidote en cas d’empoisonnement à l’ellébore (hellébore). Il souligne l’importance des hollandais dans l’importation du tabac d‘Amérique en Europe. Y est abordé la culture, la cueillette, la transformation, le stockage du tabac. Ainsi que la façon de le fumer au moyen d’une pipe. L’édition est illustrée de 9 figures gravées sur cuivre à pleine page. Les 3 premières représentent les différentes espèces de plantes, les 3 suivantes dépeignent des scènes de culture et de transformation du tabac et les 3 dernières figurent divers types de pipes. Ces gravures sont du plus haut intérêt car ce sont les premières représentations connues d’Amérindiens cultivant et fumant du tabac. « 9 figures sur cuivre représentant la plante, la récolte faite par les Indiens et des pipes indiennes » (Leclerc, Bibliotheca Americana, 3399). Bel exemplaire relié en maroquin vert janséniste de Chambolle-Duru vers 1875.
1777 1777 Chez P.F. Didot, à Paris, 17772 volumes in-8 plein veau d'époque, dos à nerfs orné, 506 et 497 pagesAccidents aux coiffes du tome I., manque à la pièce de titre, premières pages avec quelques manques de papier , , un coin émousséManque à la coiffe et au dos du tome II., 1 mors faible
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Chez Croulbois Didot jeune Bernusset | A Paris & à Lyon 1783 | 12 x 20 cm | 5 volumes reliés
Seconde édition élargie et augmentée après le succès de la première en 1780 de L'électricité du corps humain. Seconde édition De l'électricité des végétaux, et Première édition De l'électricité des météores qui semble avoir paru simultanément avec l'édition parisienne chez Croulbois. Rare réunion des trois ouvrages de Bertholon sur l'électricité en reliure uniforme. Bertholon prévoyait un quatrième ouvrage sur les minéraux qui ne vit pas le jour. De l'électricité du corps humain, 6 planches dépliantes en fin du tome 2. De l'électricité des végétaux : 3 planches dépliantes in fine et une planche dépliante des maladies des végétaux. De l'électricité des météores : 6 planches dépliantes en fin du volume 2. L'ensemble des planches possèdent de multiples figures, notamment sur l'effet de la foudre sur l'océan, les volcans, expériences sur le corps humain... Reliure en pleine basane havane mouchetée d'époque. Dos à nerfs orné. Pièces de titre et de tomaison de basane noire. Un trou de vers sur le dernier caisson du tome 1. Epidermure sur le plat inférieur du tome 2. Un petit manque dans le caisson de queue du tome 2. Estafilades sur le plat inférieur des Végétaux. Pièce de titre Végétaux avec frottements. 8 coins émoussés. Une galerie de vers sur 1,5cm en marge basse sur les 14 premiers feuillets du tome 1 des Météores, allant s'estompant ; dans le tome 2, 2 trous à partie de la page 300 en marge basse évoluant en 2 minces galeries dans les derniers feuillets. Dans le tome 1 du Corps humain, large galerie sur 2 cm jusqu'à la page 50. Ensemble frais. Bon exemplaire. Par toute l'Europe, l'oeuvre du physicien sur l'électricité fut acclamée et traduite. Ses exposés sont en effet clairs, agrémentés d'observations personnelles et d'expériences. Dans chacun des domaines abordés du champ de l'électricité, chaque ouvrage constitue une somme des connaissances de l'époque. Si le nom du physicien a été assez vite oublié par rapport à celui de son confrère l'abbé Nolet, c'est juste que ce dernier fait preuve de plus de pédagogie amusante et de vulgarisation scientifique alors que l'oeuvre de Bertholon est celle d'un scientifique. Promoteur de l'invention du paratonnerre de son ami Benjamin Franklin, il a inventé plusieurs machines usant de l'électricité, une pour prévenir les tremblements de terre, et 2 pour les végétaux, l'électrovégétomètre et un système de pluie électrique. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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