MICHELIN
Reference : SLIVCN-9782067266582
LIVRE A L’ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9782067266582
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M. Alexandre Bachmann
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Recueil officiel de la plus haute importance pour l’histoire de la Martinique et pour l’histoire du droit. Saint-Pierre, de l’Imprimerie de Pierre Richard, 1767. Relié à la suite: Supplément au code de la Martinique. Saint-Pierre, Pierre Richard, 1772. 2 parties reliées en 1 volume in-folio de (4) pp., XX, 552, viii, 152. Conservé dans son cartonnage de papier bleu marbré d’origine, tranches rouges. Défauts d’usage à la reliure. 313 x 197 mm.
Édition originale fort rare de cet « incunable » martiniquais. Sabin, 61263; Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, 623; L’Imprimerie hors l’Europe, p. 143; Dampierre, p. 198; Leclerc, Bibliotheca Americana, 1436. Recueil officiel de la plus haute importance pour l’histoire de la Martinique et pour l’histoire du droit. Ce Code fut rédigé par Jacques Petit de Viévigne, qui était conseiller honoraire au Conseil supérieur de la Martinique en 1786, sénéchal et juge de l’amirauté de Saint-Pierre de la Martinique. «Cet ouvrage a été conçu et rédigé suivant un plan méthodique, de manière à servir à l’administrateur et au juge. Pour l’histoire, on a fait une table des documents par ordre chronologique. Mais il est bon d’ajouter que le seul acte antérieur à 1664 contenu dans le «Code» est l’Edit de 1642 portant extension des privilèges concédés à la Compagnie des Isles de l’Amérique […]. C’est la réédition de 1807-1814 de cet ouvrage que l’on rencontre ordinairement, l’édition originale étant fort rare» (Dampierre). Il est divisé en 8 parties: la première contient les lois sur l’Administration générale, la seconde celles ayant trait à l’Eglise, la troisième à l’armée, la quatrième concernant les finances, la cinquième le commerce, la sixième la marine, la septième traitant de la justice et la dernière de la police. Le Supplément publié en 1772 est également de la plus grande rareté et se trouve rarement relie a la suite du code. La Martinique fut occupée en 1635 au nom de la France par Charles Lyénard et Jean Duplessis; Saint-Pierre fut créée en 1658 et Fort-de-France en 1672. Les anglais s’emparent de l’île le 13 février 1762; le traité de Versailles (1767) la rend à la France. Un décret de 1789 déclare les hommes de couleur égaux aux blancs, puis la Convention proclame la liberté des noirs. La guerre civile qui suit l’émancipation ruine les cultures et malgré la résistance de Rochambeau, les anglais s’emparent à nouveau de l’île en 1794. Un traité en novembre 1815 rattachait définitivement la Martinique à la France. C’est dans ce contexte mouvant qu’est édité le Code de la Martinique. Le premier volume paraît l’année même de la ratification du traité de Versailles. Le Code de la Martinique est la plus ancienne impression connue faite dans cette île. «L’imprimerie doit remonter à l’année 1729 en Martinique, à cette date le premier brevet d’imprimeur est accordé au sieur Devaux, libraire; mais on ne connaît aucune impression sortie de cet atelier. Ce n’est qu’en 1767 que nous pouvons citer un livre, qui, jusqu’à nouvelle découverte, est un incunable» (L’Imprimerie hors l’Europe). «Recueil important et fort rare pour l’histoire de la Martinique; c’est une des plus anciennes impressions faites dans cette île, quoique le premier brevet d’imprimeur ait été accordé à un sieur Devaux en 1729, on ne connaît aucun livre sorti des presses de cet imprimeur» (Leclerc). Il est intéressant de lire dans la préface d’une édition postérieure du Code, imprimée à Saint-Pierre en 1807-1814, que cette édition originale de 1767 était déjà devenue introuvable: «Considérant que le Recueil connu sous le nom de ‘Code de la Martinique’ est devenu tellement rare qu’on ne peut plus se le procurer à aucun prix; que cependant cette collection, la seule de son genre existante, est devenue indispensable pour le maniement des affaires, tant publiques que privées, dans cette colonie…». Intéressant exemplaire conservé dans son état d’origine, dans son cartonnage de papier bleu marbré, sans aucune restauration. Tiré à petit nombre à des milliers de kilomètres de la métropole, dans un climat peu propice à la conservation des livres, ce volume est parvenu jusqu’à nous dans sa stricte condition de l’époque. Provenance: cachet de la Bibliothèque du Château de Saint-Marcel (B. du R.) sur le titre.
Bergerac, J. B. Puynesge, 1786. 2 vol. in-4 de XXV-(1)-553-(1) pp. et XVIII-401-(1)-40 pp., demi-basane brune, dos lisse orné (relié vers 1820).
Première édition très rare de « l'ouvrage essentiel qui nous fait pénétrer dans la vie judiciaire, administrative et sociale de la Martinique ».Pierre-François-Régis Dessalles (Martinique, 23 février 1755 – 1808), issu d'une famille créole établie à la Martinique depuis la fin du XVIIe siècle, fit ses études de droit à Paris avant de revenir dans son île natale, où il occupa des fonctions de conseiller au Conseil souverain, puis de commandant de Sainte-Marie et de juge au tribunal d'appel (1804). Ses Annales compilent des extraits de registres du Conseil souverain aujourd'hui en grande partie disparus, source irremplaçable pour l'histoire coloniale des Antilles françaises et le droit d'Ancien Régime.L'ouvrage aborde « tous les problèmes juridiques » de la colonie : la condition des esclaves, considérés comme des biens meubles, et les sanctions portées contre les nègres marrons ; l'organisation du service spirituel, confié à des ordres religieux sous autorité du Saint-Siège, avec des missionnaires « amovibles à volonté » ; les pratiques judiciaires, y compris des descriptions de la question (torture), abolie en 1781 ; les ordonnances royales (civiles de 1667, criminelles de 1670) adaptées aux réalités coloniales ; la capitation et les taxes sur les produits locaux ; les règlements de police de la vie quotidienne. Dessalles, créole et membre de l'élite, défend explicitement le maintien de la ségrégation raciale, « réclamant pour les îles du Vent une ordonnance royale pour pallier "un abus contraire à la constitution des colonies" », notamment en matière de mariages entre Blancs et femmes de couleur.L'imprimeur Jean-Baptiste Puynesge, natif de Limoges, compagnon à Bordeaux avant d'y monter une imprimerie clandestine aux Chartrons, s'installa à Bergerac vers 1773 à la suite de poursuites judiciaires. Vers 1780, il obtint également l'autorisation d'ouvrir une librairie à Sainte-Foy-la-Grande. Jean-Baptiste Bargeas lui succéda.Ex-libris manuscrit Pelet. Quelques traces de mouillures.Jean Imbert, Bibliothèque de l'École des chartes, 1997, pp. 390-392.
Paris, Imprimerie de Guiraudet et Jouaust, 1835 ; brochure in-4°, couverture de papier vert pale imprimée en noir; 23pp. ( la couverture sert de titre).Très petits manques de papier en bordure des plats de la couverture, tache rousse dans la marge des plusieurs feuillets, rares piqûres.
Importante brochure sur la question des sucres, de leurs tarifs et des droits de douanes sur les sucres " coloniaux" . A. de Cools demande au Ministre des finances : une réduction de droit sur le sucre brut français ; la restitution du droit payé par le sucre colonial français à l'exportation ; la faculté d'exportation directe des denrées coloniales sur les marchés étrangers; un examen sérieux pour rétablir le niveau des charges fiscales entre producteurs français de sucre, soit de cannes , soit de betteraves. ( Bur)
1963 (Fort-de-France), Société d'histoire de la Martinique, 1963; 6 tomes en 3 volumes grand in-8 brochés de XIV-445 pp. - (1)f.; 434pp. - (1)f.; 511 - (1)pp. Couverture blanche imprimée en noir au 1er plat et dos.
Bon exemplaire de cette nouvelle édition qui regroupe en 3 volumes les 6 tomes de l'édition originale de 1846. Couvertures un peu jaunies, avec de très petits accrocs en bordure des plats.( Reu-CO2)
A Bordeaux, Chez A. Levieux, 1791. In-8 broché de 8 pp.
« Ce n'est pas seulement le commerce de Bordeaux, c'est la généralité des citoyens de cette ville qui viennent vous retracer les calamités qui affligent les colonies, et solliciter les secours que l'humanité, que le salut public réclament de votre justice. (…) Délibéré en assemblée générale de commerce à Bordeaux le 17 janvier 1791. » Manque à Jardel, Bibliographie de la Martinique.