S.l., [1896]. In-8, 3 pp. (quelques petites taches, trous d'épingle).
Reference : 23309
Manuscrit autographe signé de la chronique musicale du Mercure de France (tenue par Hirsch de 1894 à 1898) évoquant les représentations par l'orchestre de Charles Lamoureux de La Flûte enchantée, d'Iphigénie ou des oeuvres de Wagner puis celles de Berlioz et Gustave Charpentier (notamment sa Sérénade à Watteau, créée pour la première fois le 8 novembre 1896) par Colonne. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
L'Ancienne Librairie
M. Alban Caussé
3 Rue Pierre l'Ermite
75018 Paris
France
librairie.ancienne.paris@gmail.com
09 78 81 38 22
conforme aux règles du SLAM
Manuscrit signé de 12 feuillets in-8 oblong rédigés au recto, pour un article paru dans la Revue Européenne du 1er Juin 1860, tome IX, pp. 409-413 : Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et de sa réception en France sont très informées. "Le Théâtre-Lyrique avait inauguré par Orphée sa saison d'hiver, il vient d'ouvrir par Fidelio sa saison de printemps. Après avoir fêté tour à tour Weber, Mozart et Gluck, il a voulu rendre les mêmes honneurs à Beethoven. L'intention est également louable ; mais je crains que le succès ne soit point égal. Populaire en Allemagne, accueilli avec enthousiasme en Angleterre, la partition de Fidelio n'a jamais pu s'acclimater sur nos scènes françaises. Faut-il en accuser le goût de notre public ? [ ... ] C'est dans la faiblesse de la pièce sur laquelle Beethoven a écrit la partition de Fidelio qu'il faut donc chercher la cause de ce constant insuccès. Le triste mélodrame de Bouilly, mis d'abord en musique par Gaveaux, n'était pas de nature à inspirer Beethoven. Son génie plane sur les hauteurs sublimes de la Symphonie Pastorale, de la Symphonie Héroïque ; il étouffe emprisonné dans les murs étroits d'une fable vulgaire, sans vraisemblance, sans intérêt, sans passion." [ Suit une analyse de l'histoire de Fidelio et de sa réception par le public français ] "L'exécution de Fidelio est inférieure à l'exécution d'Orphée et des noces de Figaro. L'orchestre, sur lequel pèse ici une grande part de responsabilité, s'est montré parfois, notamment dans l'ouverture, au-dessous de sa tâche. Mme Viardot n'a pu trouver dans le rôle de Fidelio les puissants contrastes, la vive passion du rôle d'Orphée. [...] Le rôle entier paraît d'ailleurs écrit sur un registre trop élevé pour la voix de Mme Viardot, et bien que cette voix soit douée d'une étendue exceptionnelle, elle n'atteint cependant les notes les plus élevés qu'à l'aide d'un déchirement douloureux. Le personnage de Fidelio exige, en outre, de la jeunesse ; sous l'habit du jeune paysan qui surprend l'amour de la fille du geôlier, Mme Viardot nous a fait regretter l'art avec lequel elle portait la tunique, la chlamyde et le cothurne antiques. M. Battaille chante le rôle de Rocco en musicien consommé et avec un grand sentiment du style ; Mlle Faivre montre de l'intelligence et la finesse, mais une finesse qui touche parfois au maniéré ; les autres artistes ne sont point de taille se mesurer à cette partition. [...] L'artiste chargé de représenter Ludovic Sforza a failli plus d'une fois, par l'étrangeté de ses allures, amener dans ce sombre drame un élément tout à fait imprévu, l'élément comique. Quel que doive être le succès de Fidelio, il faut savoir gré au Théâtre-Lyrique de cette tentative. [...] Il est assez curieux de voir une scène musicale, qui marche au quatrième rang, donner aux autres cet exemple du sentiment de l'art et du respect au public dont on ne craint point ailleurs de flatter les caprices et les inexcusables fantaisies. Il semble pour cela que tous les moyens soient bons, et l'on a répondu à tout quand on a dit : cela fait de l'argent. Avec ce mot là on a voulu absoudre un scandale musical qui s'est produit l'autre semaine dans la salle Ventadour. Le Théâtre-Italien a représenté l'Orphée aux Enfers de M. Offenbach.[...]" Il évoque ensuite l'Opéra-Comique et M. Gevaërt, mais aussi Donizetti : "la gloire de Donizetti ne recevra pas non plus un nouveau lustre de la représentation du petit ouvrage inédit joué sous le nom de Rita ou le Mari battu. On peut même dire que la musique de Donizetti a passé presque inaperçu au milieu des rires provoqués par les plaisanteries, un peu au gros sel, dont la pièce et semée. Il est vrai que l'exécution musicale laisse beaucoup à désirer.. [...] Seule, Mme Faure-Lefebvre ne peut suffire à tout. Elle a joué avec infiniment de grâce et l'esprit, trop d'esprit peut-être, un rôle bien invraisemblable pour elle, puisque Rita a fait la double faute d'épouser à la fois un niais et un butor. [ ... ] On dit que le rôle de Rita sera le dernier rôle créé par Mme Faure-Lefebvre et qu'elle doit prochainement quitter le théâtre. Ce sera une grande perte pour l'Opéra-Comique."
Intéressant manuscrit autographe signé par l'écrivain et critique Emile Perrin (1814-1885), alors ancien directeur de l'Opéra Comique (1848-1857) et futur directeur de l'Opéra (1862-1871) puis Administrateur général de la Comédie Française (1871-1885). On relève les annotations d'imprimeur (noms des typographes). Son analyse de Fidelio et la présentation de sa réception en France sont celles d'un critique très informé. Manuscrit provenant du fonds Dentu (l'éditeur Edouard Dentu prit la direction de la Revue Européenne de 1859 à 1862).
Manuscrit autographe signé « Première lettre sur la musique ». Paris, 15 février 1835, 6p 1/2 in-folio. Manuscrit complet de la première lettre sur la musique (il y en aura une seconde datée du 15 mars 1835). Deschamps y développe l'importance de la musique : « Oui, Madame, vous avez raison, la musique est le plus grand moyen civilisateur. Les gouvernements ne sauraient trop en stimuler le génie chez les artistes et en propager le goût dans les masses. Les fables d'Orphée et d'Amphion, bâtissant des villes ou apprivoisant des tigres et des démons aux accents mariés de la lyre et de la voix, sont des symboles d'une éternelle vérité. ». Le manuscrit est très corrigé. Il a été publié dans le Mercure de France du 15 février 1835 (n°1, p.9 & 10) puis a été repris en 1873 dans les oeuvres complètes chez Alphonse Lemerre (Prose, deuxième partie, 1873. p.21 à 27). Une seule petite différence à noter : le manuscrit se termine par une petite phrase supplémentaire « à bientôt d'autres nouvelles ». Beau manuscrit. [172b]
S.l. [1914]. In-4, IX ff. (quelques minuscules déchirures et taches éparses).
Manuscrit autographe signé comportant plusieurs corrections et ajouts autographes ainsi que la mention manuscrite "paru dans Propos et Documents en 1914". Il y évoque de façon poétique, l'influence de l'hiver sur l'appréciation de la musique, citant des noms célèbres tels Bach, Mozart ou encore César Franck. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Frédéric BERAT [Rouen 1801 Paris 1855] Chansonnier et compositeur -
Reference : 33096
1 page in-folio très bon état -
Beau manuscrit du poème comprenant 4 strophes de 8 vers et édité dans son ouvrage: « Chansons, paroles et musique » -On joint un très bel exemplaire de cet ouvrage, illustré, paru chez Alexandre Curmer, en édition originale dans une reliure en plein maroquin à coins de Champs avec les couverture conservées