La Haye, chez Philanthrope, 1756. In-12, X-216 pp., basane marbrée havane, dos à nerfs orné de caissons dorés, tranches rouges (petits manques et épidermures, 2 mors fendus, rares rousseurs, une pâle mouillure sans atteinte).
Reference : 22104
Édition originale de ce récit du tremblement de terre ayant eu lieu en novembre 1755 à Lisbonne et qui fut suivi d'un raz-de-marée et de nombreux incendies, en faisant l'une des pires et plus meurtrières catastrophes du pays. Son auteur, Ange Goudar, y relate le déroulé du désastre et en explique les conséquences. Pourtant cette partie de l'ouvrage ne concerne qu'une trentaine de pages en fin de volume. Le plus important du texte est consacré aux moyens économiques et politiques à mettre en place par le Portugal pour tirer profit de ce cataclysme, véritable prétexte de cette publication. Il s'inspire largement du modèle anglais pour proposer une série de mesure visant à rétablir la richesse et la puissance du royaume portugais. Barbier, IV, 232b. Peu commun. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
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A La Haye, chez Philanthrope, 1756. In-12 de X-216 pp., cartonnage d'attente couvert d'un papier imprimé de réemploi.
Édition originale imprimée sur les presses avignonnaises de Mérande (fausse adresse La Haye, chez Philanthrope). Le Discours politique occupe les pages 1-180, la Relation historique les pp. 181-216.Ange Goudar (1720 – 1791), aventurier et homme de lettres des Lumières, « bien connu au Portugal et en Espagne, beaucoup moins en France », publie ici le premier texte approfondi sur la catastrophe du 1er novembre 1755 qui détruisit Lisbonne et tua entre 30 000 et 50 000 personnes. L'ouvrage est remarquable par son double registre : une Relation historique qui tente d'évaluer avec précision les pertes humaines et matérielles (hommes, églises, couvents, palais, maisons, diamants, marchandises), « La terre s'est ouverte et a englouti ceux qui l'engloutissaient », et un Discours politique qui analyse les responsabilités économiques et dénonce les moyens « que l'Angleterre avoit mis jusque-là en usage pour ruiner cette Monarchie ».« Morize (édition critique de Candide), très élogieux pour le style rapide et nerveux de Goudar, observe que Voltaire a beaucoup emprunté à cet opuscule, lequel est une oeuvre de conception entièrement originale qui ne doit rien au Poëme sur le désastre de Lisbonne publié au début de 1756 » (Mars, 31). L'expert voltairien Ira Wade confirme que Goudar fut « vraisemblablement la source principale de Voltaire » pour les épisodes lisboètes de Candide.Bon exemplaire, quelques pâles mouillures.Mars, 31 ; Jean-Claude Hauc, Ange Goudar. Un aventurier des Lumières.