PAris, Futuropolis-Gallimard, 1988. In-4, 380 pp., cartonnage éditeur illustré (petits frottements).
Reference : 19956
Première édition illustrée par Tardi. Cet exemplaire est enrichi d'un envoi autographe signé de l'illustrateur orné d'un dessin au feutre et lavis. Bon exemplaire. On joint un carton d'invitation pour une rencontre avec Tardi à la librairie Gallimard. Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
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Édition originale du « Voyage au bout de la nuit » de Céline, très élégamment reliée par J.P. Miguet. « À peine a-t-on commencé le livre qu’on est empoigné. Plus que la perfection, la puissance impressionne ». Paris, 1932. Paris, Denoël et Steel, 1932. In-8 de 623 pp. et (1) p., restauration p. 133 d’une petite déchirure dans la marge latérale. Maroquin bleu nuit, plats ornés en marge d’une large composition géométrique de box mosaïqué parallèle aubergine, bordeaux, vieux rouge, vermillon, grège, blanc cassé et blanc, dos lisse orné de même, doublures et gardes de daim vermillon inséré dans des listels de box gris clair, tranches dorées, couvertures et dos conservés, étui. Reliure signée J. P. Miguet et datée 1975. 184 x 113 mm.
Édition originale. En Français dans le texte, 366 ; Dauphin & Fouche 32A1. L’un des 100 exemplaires numérotés sur alfa, celui-ci portant le n°42, second papier après 10 sur vergé d’Arches. C’est en 1932 que se place l’irruption de Céline dans la vie littéraire avec ce roman sans exemple, et d’une violence volcanique « Le Voyage au bout de la nuit », somme d’expériences de tout ordre, exhalée comme un cri, dans un style parfois ordurier, parfois bouleversant, qui exprime une profonde compassion pour les faibles et les victimes de la vie sociale, et d’une sensibilité presque morbide aux accents de révolte et de désespoir. A peine paru le roman fait l’effet d’une bombe. Il manque de peu le Goncourt et obtient le Renaudot. « Voyage au bout de la nuit échoua au prix Goncourt bien qu’ayant été donné favori et obtint le prix Renaudot. Cet échec contribua à alimenter une vive polémique entre des inconditionnels discernant le génie de l’écrivain et des détracteurs effrayés par la nouveauté du style et le caractère nihiliste de l’œuvre. A mi-chemin entre l’autobiographie et le roman, Voyage au bout de la nuit raconte l’errance d’un héros devenu mythique, Bardamu, à travers quatre étapes principales : la Première Guerre Mondiale, dont Céline nous fait partager tout l’horreur qu’il a lui-même vécue, puis l’ambiance de l’hôpital ; un voyage en Afrique, où Bardamu, colon dirige une factorie ; une séjour aux Etats-Unis qui donne un aperçu de la vie américaine telle qu’il la perçoit et l’expérience du médecin de banlieue confronté à la misère. Avec une hargne qui a surpris, Céline a dressé un constat féroce d’une époque dans laquelle il entraîne son lecteur. L’originalité de son ton tient beaucoup à la déformation volontaire qu’il pratique dans la langue d’abord, à travers une écriture très parlée, et dans le style dont le rythme constant participe au lyrisme général de l’œuvre. Avec ce réalisme mythique et cette construction romanesque véritablement novateurs, Céline arrive à une poétique qui lui est propre et qu’il s’emploiera à dépasser tout au long de son œuvre. » (En Français dans le texte, n°366). « Céline se fait le contempteur acharné d’une vie vouée à la dégradation au sein d’un univers halluciné où les marionnettes humaines se disloquent peu à peu dans une agitation convulsive ». Telle est la préface livrée au lecteur : « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire, voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais. Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » Superbe exemplaire, relié sur témoins, avec couvertures conservées, avec une élégance toute particulière par J.P. Miguet qui a su associer une opposition raffinée de tons dans des mosaïques géométriques qui se répondent avec bonheur sur les plats et le large dos du volume.
Illustrations autour de "Voyage au bout de la nuit" de Louis-Ferdinand Céline. Suite de 28 Lithographies originales signées et numérotées de Gérard MIGNOT. 1976, Badier, Lyon. 1 vol. in-folio en feuilles, non paginé sous chemise toilée à lacets. Porte folio : 46,5 x 33,2 cm. Lithographies : 45 x 32 cm. Lithographies tirées sur papier BFK Rives 260 grammes. Tiré à 70 exemplaires numérotés, justifiés de la main de l'artiste. Rarissime suite du premier roman de Louis Ferdinand Céline, considéré comme l'un des plus grands romans de l'histoire de la littérature. Bon état, bel exemplaire. Très bon
Denoël & Steele | Paris 1932 | 12 x 19 cm | Broché sous chemise et étui
Edition originale comportant bien toutes les caractéristiques du premier tirage, un des exemplaires du service de presse. Exceptionnel envoi de l'auteur à la célèbre chanteuse Yvette Guilbert, à qui Céline chanta lui-même et proposa linterprétation dune de ses scandaleuses compositions : « Katika la putain », plus tard renommée « À Nud coulant » :« A madame Yvette Guilbert en témoignage de ma profonde admiration . LFCéline. » En dessous de l'envoi autographe, l'acteur Fabrice Lucchini a inscrit ces quelques mots : « A Yvette Guilbert in memoriam. FLucchini » ; sur la page de faux-titre, Jean-François Balmer a rédigé à son tour : « Merci en bon voyage. JFBalmer. » Enfin, accompagnant les dédicaces de Fabrice Lucchini et de Jean-François Balmer, ont été encollés les tickets d'entrées à leurs lectures, à la comédie des Champs-Elysées pour Lucchini, au théâtre de l'Oeuvre pour Balmer, du Voyage au bout de la nuit. * Ce remarquable envoi de Céline donne à voir une facette importante de lécrivain, adepte de la musique des mots. La chanson abonde dailleurs dans le Voyage au bout de la nuit dès son célèbre épigraphe, la fameuseChanson des Gardes suisses, que Céline prétendra avoir composée, et qui donne son titre au livre. Lécrivain fut également chansonnier et même interprète de deux de ses créations : « Règlement » et surtout « À Nud coulant », chanson paillarde quil présentera dabord comme la traduction dun chant finnois. Il composa « À Nud coulant » après la parution du Voyagependant lécriture de Mort à Crédit, en 1934-1936 et lenregistra en 1955. Arnaud Marzorati remarquera la voix caverneuse de Céline, et sera « subjugué par son « arythmie » volontaire. Comme si le rythme de la vie pouvait être chaotique et ne pas se référer aux simples battements du cur ; quil cherchât alors à narrer son histoire dans une autre mouvance que celle du consensus ». (« Les Chansons de Céline », programme du 16 mai 2013, Cité de la musique). Mais avant de passer lui-même en studio, Céline avait eu laudace de proposer cette scandaleuse ritournelle à la grande Yvette Guilbert, dans les années 1930. Le grand ami de Céline, le peintre Henri Mahé, témoigna de la mémorable soirée : «Pourquoi la grande Yvette Guilbert l'invita-t-elle un jour à l'aller voir chez elle ? Il bondit! Elle lui présente Cécile Sorel, l'inoubliable Célimène. Il jubile et sans plus attendre il leur chante sa « Katika» toute neuve. Les compliments sont plutôt brefs et froids, à peine polis sur les bords. Non! Elles ont autre chose en tête. Un film, un scénario qu'il devrait écrire d'après leurs idées deux surs triomphent dans le spectacle... L'une sur les scènes officielles du monde entier, l'autre dans les music-halls du monde entier». (Henri Mahé, La Brinquebale avec Céline, p. 72). On ne sait si cest à loccasion de ce « concert » que Céline offrit son Voyage à la reine du caf conc parisien. Comme le remarque Michaël Ferrier, Céline « aura toute sa vie recherché l'amitié des vedettes de l'époque, certaines aujourd'hui oubliées (Guy Berry, Max Révol, Alfred Pizella), d'autres plus mémorables, comme Michel Simon ou Arletty (à laquelle il consacre un texte,Arletty, jeune fille dauphinoise, en 1948), qui firent une grande partie de leur carrière dans des opérettes jouées ou filmées. [Cette passion pour la chanson] trouve sans doute sa source dans l'enfance de Céline : le passage Choiseul, où sa mère tenait commerce de dentelles, était le siège du Théâtre des Bouffes-Parisiens d'Offenbach et d'un marchand de gramophones.» (Télérama hors série, juin 2011). Cet étonnant exemplaire saccompagne des envois de grands interprètes de la prose célinienne les acteurs Fabrice Lucchini et Jean-François Balmer, qui ont tous deux donné vie à la musicalité du Voyage en ladaptant sur la scène. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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A la lampe d'Aladdin | Liège 1933 [1969] | 9.50 x 13.50 cm | broché sous étui
Édition originale tirée à 36 exemplaires ornée en frontispice dun portrait de lauteur, un des 30 exemplaires numérotés sur vélin, seul tirage après 1 japon et 5 hollande. Admirablement imprimé, cet objet bibliophilique rarissime est particulièrement précieux pour sa complémentarité avec lédition originale du Voyage au bout de la nuit. Bel exemplaire présenté sous une chemise en pleine toile beige (comportant une claire mouillure en pieds) qui semble être la chemise-étui de léditeur. Ex-libris encollé au verso du premier plat. * Céline publie pour la première fois son texte le 16 mars 1933 en première page de lhebdomadaire populaire Candide. Quelques jours plus tôt parut dans LIntransigeant un article dÉmile Zavie dans lequel celui-ci fustige le surréaliste témoignage dun érudit garde forestier passant sa bibliothèque au sécateur?: « Il y a des livres de toute sorte, mais, si vous alliez les ouvrir, vous seriez bien étonné. Ils sont tous incomplets?; [] je lis avec des ciseaux [] et je coupe tout ce qui me déplaît. [] Des Loups jai gardé dix pages, un peu moins du Voyage au bout de la nuit. De Corneille, jai gardé tout Polyeucte, et une partie du Cid. Dans mon Racine, je nai presque rien supprimé. De Baudelaire, jai gardé deux cents vers et de Hugo un peu moins. [] de Proust, le dîner chez la duchesse de Guermantes?; le matin de Paris dans La Prisonnière.» Zavie (qui, coïncidence, est lui-même fils dun garde forestier) publie ici sans doute le plus beau et célinien compliment que pouvait recevoir le Voyage, dont Bardamu na à envier à lhomme des bois, ni lintelligence gouailleuse, ni limpertinence nihiliste. Sensuit une polémique très opportune qui a surtout lavantage de permettre à Céline de sortir de la réserve à laquelle il sétait astreint depuis la sortie du livre. Il donne alors libre cours à son esprit ironique et mordant, témoignant dailleurs dune sublime complicité avec ce double sauvage qui tranche dans la littérature comme lui dans la langue et, malicieusement, lhonore dune comparaison avec les plus grands écrivains. Bien plus quune réponse, «lexplication» de Céline sonne comme un manifeste et une puissante réflexion sur son invention dun style qui déconcerte et divise la critique. Robert Denoël rebaptise larticle «postface» et lajoute à la plaquette dextraits de presse élogieuse quil fait éditer en août 1933, pour fêter la cent quatre-vingtième édition. Cependant, la véritable édition séparée de ce texte essentiel ne sera diffusée auprès de quelques rares bibliophiles avertis, quen 1969 aux éditions À la lampe dAladdin de Pierre Aelberts dans sa collection « Le Bahut des Aromates ». Officiellement publié quelques mois après larticle du Candide, à tout petit nombre dexemplaires immédiatement épuisés à lexception du tirage de tête conservé avec les 14 autres titres de la collection dans un meuble en bois précieux, le fameux « bahut » ce petit bijou de bibliophilie fut plus vraisemblablement imprimé, comme toute la collection, peu avant sa miraculeuse apparition sur le marché, à laube des années 1970. Quant aux tirages de tête, il semble que la plupart soit restée dans le mythique bahut ! - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Paris Editions des Saints Pères 2014 fort in-8 Cartonnage toilé de L'éditeur, étui
Facsimile du manuscrit du célèbre roman de Céline. PREMIER TIRAGE à 1000 exemplaires numérotés. >>Voyage au bout de la nuit paraît en 1932 chez Denoël. Louis-Ferdinand Céline rate le Goncourt, mais obtient le Renaudot. En mai 1943, il vend son manuscrit à Etienne Bignou, marchand d'art de la rue la Boétie. La transaction se fait contre 10000 FF et un petit tableau de Renoir. Le manuscrit disparaît alors pendant près de 60 ans. Lorsqu'il réapparaît, en 2001, par l'entremise du libraire Pierre Bérès, le manuscrit est mis aux enchères à Drouot, suscitant immédiatement les convoitises et les offres. La BNF l'emporte, faisant jouer son droit de préemption, pour plus de 12 millions de francs. TRES BON ETAT 0