Paris, Armand le Chevalier, 1869. In-12, 255-(1) pp., reliure de l'époque demi-basane, dos orné (dos frotté, manque à la pièce de titre, rares rousseurs).
Reference : 13904
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Le voyage diplomatique de Foy de La Neuville en Russie en 1689. Superbe exemplaire relié à l’époque en maroquin rouge décoré à la Du Seuil. Paris, Pierre Aubouyn & Charles Clouzier, 1698. In-12 de (8) ff., 225 pp. mal chiffrées 231, (3) pp. Relié en plein maroquin rouge de l’époque à la Du Seuil, dos à nerfs richement orné, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure. 162 x 86 mm.
Edition originale de cette très intéressante description de l’empire Russe et de sa population a la fin du XVIIe siècle. Brunet, supp. I, 774 ; Barbier, IV, 201 ; Cordier, Bibliotheca Sinica, 2465 ; Quérard, La France littéraire, 188. « Ce petit volume intéressant et rare a été reproduit l’année suivante en Hollande (La Haye, 1699, in-12) ». (Brunet). « Le ‘Moréri’ de 1759 attribue à tort cet ouvrage à Adrien Baillet. » (Barbier). « L’auteur de cet ouvrage était envoyé du roi de Pologne au tsar Pierre Ier ». (Quérard). De nombreux bibliographes ont tenté de découvrir l'identité de l'auteur de la Relation curieuse de la Moscovie, publiée sous le nom de Foy de la Neuville. Son identification avec Adrien Baillet (1649-1706) est désormais rejetée. La Neuville semble être solidement en place à la Cour de Pologne et sa présence en qualité d'envoyé de la Pologne en Angleterre et en France est attestée. Isabel de Madariaga a consacré une étude détaillée à la découverte de l’identité de cet auteur. Nous allons résumer ici les divers points qu’elle aborde dans sa thèse : Le peu d’informations concernant l’auteur sont comprises dans l’introduction de sa Relation curieuse, dans laquelle il dédie son ouvrage à Louis XIV. Isabel de Madariaga explique tout d’abord qu’il ne peut pas s’agir d’Adrien Baillet, le bibliothécaire de Lamoignon, qui ne s’est jamais rendu en Russie. La mission de La Neuville en Russie eut lieu durant l’été 1689. Au printemps 1689, le Marquis de Béthune apprend que la Suède et Brandebourg ont envoyé des émissaires à Moscou, et il décide à son tour d’envoyer quelqu’un en Russie pour découvrir le but poursuivi par ces représentants. L’émissaire qu’il choisit pour représenter la France est La Neuville, qui s’était déjà rendu en Russie auparavant. Craignant d’être pris pour un espion français, La Neuville suggère alors à Béthune que le roi de Pologne lui fournisse le statut d’envoyé polonais. Le roi de Pologne accepte, et La Neuville voyage donc en tant qu’émissaire polonais. La Neuville quitte Varsovie le 19 juillet 1689, est bien accueilli à Smolensk, puis arrive à Moscou le 20 aout, où on lui fournit aussitôt une maison et un garde. Après 8 jours, La Neuville est reçu par le prince V.V. Golitsyn, le favori de Sofia. Il rend ensuite visite aux émissaires envoyés de Suède et de Brandebourg, et découvre le but de leur visite. Leur rôle était en fait d’éveiller les soupçons de la Russie en lui faisant croire que la Pologne souhaitait conclure une paix séparée avec la Porte ottomane, afin d’attaquer la Prusse ducale. Les informations de La Neuville s’avérèrent beaucoup plus intéressantes pour la Pologne que pour la France. Ne parvenant pas à se faire recevoir par le tsar Pierre Ier, le frère de Sofia, La Neuville quitte Moscou le 18 décembre et arrive à Varsovie le 3 janvier 1690. Il est évident que La Neuville était connu à Paris et qu’il effectuait de fréquents voyages entre Varsovie et la France. La question que l’on peut se poser est de savoir de qui La Neuville était vraiment l’agent. Certains historiens affirment qu’il était un agent français envoyé par Béthune en Russie, mais d’autres pensent qu’il était en fait un « gentilhomme du roi de Pologne ». La Neuville a sans doute dédié le récit de son voyage à Louis XIV, en n’insistant pas sur sa qualité d’émissaire polonais, dans l’espoir d’une promotion. Il semble avoir rédigé son ouvrage durant l’année 1690. La dernière question abordée est celle des sources auxquelles La Neuville a puisé ses informations. C’est une question primordiale dans la mesure où son récit est l’unique source de renseignements concernant les idées de V.V. Golitsyn, et notamment sur son désir présumé d’émanciper les serfs. La Neuville a du obtenir de nombreuses informations auprès du résident polonais, Lyadzinski, qui l’a activement aidé à découvrir ce que l’émissaire de Brandebourg planifiait. La Relation curieuse révèle une combinaison d’observations clairvoyantes, d’informations justes et de nombreux préjugés. Ceux-ci sont sans doute le fruit du sentiment de supériorité occidentale ressenti par l’auteur. En effet, il décrit souvent les russes avec mépris, les traitant de : « cruels, sodomistes, avares, gueux et poltrons ». Pour résumer, La Neuville ne fut jamais un agent français. Il était au service du roi de Pologne, pour lequel il mena diverses missions. On comprend d’ailleurs à la lecture de la Relation curieuse que lors de sa seconde visite en Russie, en 1689, La Neuville servit autant les intérêts polonais que les intérêts français. Pour la France, il découvrit quels étaient les projets des envoyés de Suède et de Brandebourg. Pour la Pologne, il découvrit que l’émissaire de Brandebourg cherchait à persuader la Russie que la Pologne trahissait ses alliés. Toutes ses autres missions furent menées en tant qu’agent du roi de Pologne. Source : Isabel de Madariaga. Who was Foy de la Neuville ? Cahiers du Monde Russe et soviétique. 28/ 1. 1987. Cet ouvrage curieux a contribué à faire connaître la vie russe aux Français pendant le règne de Louis XIV. On y trouve une description de l'empire Russe, les récits des expéditions en Crimée depuis 1687 jusqu’en 1689, les causes des dernières révolutions en Russie, des remarques sur les mœurs et la religion de la population, sur le commerce des fourrures de zibeline, sur la production de caviar, etc. Le Récit d'un Voyage de Spatarus par terre à la Chine occupe les pp. 206 à 231 et relate l'ambassade à Pékin d'un Moldave, Nicolas Spatar Milescu, envoyé par le Tzar Alexis pour étendre l'influence russe en Asie. Superbe exemplaire de toute fraicheur de cette relation de voyage en Russie, relié à l’époque en maroquin rouge à la du Seuil. Aucun exemplaire de cette rare relation n’est passé sur le marché public international ces trente dernières années.
A Paris, chez L. G. Michaud, de l'Imprimerie Royale, 1817 4 vol. in-8, demi-chagrin noir, dos lisse orné (reliure postérieure). Ex-libris Ernest Le Lievre à Loos.
Édition originale rare.Pourtant couvert d'honneur par la monarchie restaurée, membre du Conseil Privé et fait Comte-Pair de France, Ferrand voit sa Théorie des Révolutions passer inaperçue. Il est vrai que porte drapeau de la contre-révolution dans les milieux émigrés, Ferrand est désormais moins utile et ses idées se sont quelque peu figées au point d'être devenues celles d'un ultra-conservateur. Le plan de son ouvrage est lui-même pompeux et le contenu souvent dépassé : Révolutions physiques, Révolutions sociales (dans tous les pays), Révolutions de religion, Révolutions politiques, Causes et effets des Révolutions.C'est bien l'ouvrage d'une fin de vie, qui recherche l'universalité et fait la synthèse de tous ses écrits passés.Bon exemplaire en reliure romantique. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
VERTOT (René Aubert de) ; LOCKE (John) ; MAZEL (David, trad.) ; GOLDSMITH (Oliver) ; YMBERT (J. -G. trad.)
Reference : 955
Paris ; id. ; id. : de l'imprimerie de Belin ; chez André ; chez Lesguilliez, 1792 ; An III (1795) ; an XI - 1802. UN TRIO D'OUVRAGES DE LA BIBLIOTHÈQUE DU MAJORDOME DE MADAME DE STAËL ET DE LOUIS-PHILIPPE
VERTOT (René Aubert de). Révolutions de Portugal. In-12° (171 x 108 mm), xii pp. - 382 pp., demi-basane, dos lisse orné de filets, plats de papier marbré rose (reliure de l'époque). Histoire, fort estimée en son temps, de la révolution portugaise de 1640. Impression sur papier bleuté. [AVEC]. LOCKE (John) / MAZEL (David, trad.). Du gouvernement civil, traduit de l'anglais. Septième édition, exactement revue et corrigée sur la dernière édition de Londres, et augmentée de quelques notes par L. C. R. D. M. A. D. P. Paris : chez André, An III (1795). In-12° (171 x 108 mm), xvi pp. - 342 pp. - [1] f., demi-basane, dos lisse orné de filets, plats de papier marbré rose (reliure de l'époque). Réimpression de l'édition parue à en 1755 à Amsterdam chez J. Schreuder & Pierre Mortier le jeune, avec la traduction de David Mazel (parue un an après l'originale anglaise et fort décriée par Locke, bien qu'influente en France) et des notes par Rousset de Missy. Cette édition avait déjà été réimprimée en 1780 à Amsterdam, chez Bartelemi Vlam. Paru anonymement en 1689, ce double-essai, dans lequel Locke justifie les réformes engagées par Guillaume III au lendemain de la Glorieuse Révolution, n'atteignit la notoriété que dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. La déclaration d'indépendance des États-Unis en reprend textuellement quelques éléments. [AVEC]. GOLDSMITH (Oliver) / YMBERT (J. -G. trad.). Le Ministre de Wakefield ou Histoire de la Famille Primrose, traduit de l'Anglais de Goldsmith, avec les Poésies rendues en vers, et quelques notes, par J. -G. Ymbert fils. Paris : chez Lesguilliez, an XI - 1802. 2 vol. in-12° (171 x 108 mm), [1] f. - [1] pl. - [1] f. - xliv pp. - 246 pp. - [1] f. + [1] f. - [1] pl. - [1] f. - 257 pp. - [1] f., demis-basane brune, dos lisse avec pièce de titre rouge et pièce de tomaison verte, filets dorés, plats de papier moucheté (reliure de l'époque). Première édition de cette troisième traduction française du Vicaire de Wakefield, avec une préface sur la vie de l'auteur. L'ouvrage est illustré en frontispice de deux gravures réalisées par Adam d'après Huot. Publié pour la première fois en 1766, The Vicar of Wakefield connut un succès immédiat. Considéré tantôt comme un roman sentimental, tantôt comme une parodie du genre, l'ouvrage de Goldsmith marqua durablement la littérature à venir : il est ainsi cité aussi bien par Stendhal (Vie de Henri Brulard) que par Jane Austen (Emma), Schopenhauer (« L'art d'avoir toujours raison »), Mary Shelley (Frankenstein), Charles Dickens (David Copperfield, Le conte de deux cités) ou encore Goethe (Les souffrances du jeune Werther). L'abbé de Vertot fit paraître son Histoire de la Conjuration du Portugal en 1689, et connut aussitôt le succès : la Glorieuse Révolution anglaise venait de s'achever, et l'intelligentsia littéraire, intriguée par les événements, fouillait l'histoire à la recherche de parallèles. Madame de Sévigné, Bossuet et le très critique père Bouhours louèrent tous l'élégance de son style. En 1701, l'auteur publia, sous le titre Histoire des Révolutions du Portugal, une nouvelle édition de l'ouvrage augmentée de détails sur la monarchie portugaise et sur Alphonse IV, qui régnait alors sur le pays. Il signa également, entre autres ouvrages, une Histoire des révolutions arrivées dans le gouvernement de la République romaine et une Histoire des Révolutions de Suède dont le succès fut tel que la cour de Stockholm chargea un envoyé de l'engager à composer une histoire de Suède. Provenance : Joseph Uginet (Versailles, 1771 - Paris, 1853), ex-libris "J. Uginet" contrecollé sur les contreplats supérieurs et tampon humide rouge "BIBLIOTHEQUE DE STE PÉRINE" aux titres. Entré au service de Germaine de Staël comme simple valet de chambre vers 1790, Uginet devint vite son homme de confiance. Passé au service de Louis-Philippe d'Orléans en 1814, il sera nommé, en 1830, grand-maître des valets de la Cour. Après la révolution de 1848, il se retira à Sainte-Périne, maison de retraite onéreuse où il décédera ; il possédait une bibliothèque de cinquante volumes qui forma le fond de la bibliothèque de l'institution. Révolutions de Portugal : Petit manque à la coiffe de tête, coins et coupes frottés, papier bruni à certains cahiers. Du gouvernement civil : Petit manque à la coiffe supérieure, coins frottés, papier uniformément bruni, pâle mouillure angulaire à quelques cahiers, manque marginal aux pp. 37-40. Le Ministre de Wakefield : Frottements, rousseurs légères. Vol. 1 : trous marginaux aux pp. 7-8, manque marginal aux pp. 51-52 et 99-100 ; vol. 2 : mouillure en pied au frontispice et à quelques feuillets.
Chez L. G Michaud A PAris ,chez L. G. Michaud, de l'Imprimerie Royale, 1817. 2 volumes sur 4, In-8 reliés pleine basane blonde, dos lisse ornés, titre doré, tranches marbrées. . LX + 390 + 471 pages (Tome 1 et 2 seuls). Antoine Ferrand, offre une réflexion approfondie sur les processus et les causes des révolutions, en particulier à la lumière des événements qui ont secoué la France pendant la Révolution française et les périodes de turbulences qui ont suivi. Ferrand, ancien avocat et fervent défenseur de l'ordre monarchique, propose une analyse critique des idéaux révolutionnaires tout en examinant les aspects sociopolitiques, philosophiques et moraux des changements politiques violents. Causes des révolutions, Critique des idéaux républicains et démocratiques, La morale et la religion comme piliers de la société, Limportance de la monarchie pour la stabilité, Réflexions sur la légitimité du pouvoir, Perspectives sur l'évolution des révolutions. En somme, Théorie des révolutions est une réflexion critique sur linstabilité des idéaux révolutionnaires et la nature humaine face au changement. Bon exemplaire
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Paris, Chez L. G. Michaud, de 1817 Edition originale. 4 vol. In-8 relié 21 cm sur 13, demi basane, dos lisse orné. LX-390, 471, 514, 540 pages. Rousseurs éparses, menues traces d’humidité, une annotation au stylo sur la page de titre du 1er vol., sinon bon état. Rare.
Ferrand, pair de France, expose en cette synthèse de toute son oeuvre antérieure sa philosophie de l’histoire nettement contre-révolutionnaire. L’ouvrage est divisé comme suit : Révolutions physiques, Révolutions sociales, Révolutions de religion, Révolutions politiques, Causes et effets des Révolutions. Bon état d’occasion