23 juin 1967, 1 p. recto-verso envoyée à Saint-Martin-de-Ré (enveloppe conservée). « Paris, le 23 juin 1967, Ma très chère Myrtille, Voici l’été. Notre minuscule cour est inondée de soleil et les plantes et les arbrisseaux ont soif. Ta lettre m’arrive ce matin et j’apprends, ce qui ne m’étonne pas, que l’herbière rutile de fleurs. Je suis heureux que tu sois satisfaite des soins de Bredin. J’ai de plus en plus hâte de voir la nouvelle maison. Je n’ai pas reçu encore la lettre que vous attendez du collège. Tu penses bien que je vous l’aurais fait suivre par retour du courrier. Je souhaite que Nicolas ne soit pas trop inquiété. Ah, je ne fais pas trop d’illusion… Rien à t’apprendre sauf que j’ai vu Alloiteau et que nous dressons des plans dont je te tiendrai au courant. Tu y seras forcément car il ne peut venir nous voir que mercredi, jour de ton retour. Pardonne-moi, je n’y suis pour rien. Il semble que le jour de Mercure soit le sien. Aucune nouvelle de personne. Jacques vient dîner ce soir à la maison. Pour le reste je ne sais rien mais je m’en moque car, tout dolent, je n’aspire qu’à la solitude. Je lis des fables indiennes traduites par Galland qui sont un souvenir d’achat fait ensemble chez Loliée comme il se doit. Le gâteau est excellent et abondant à souhait. Madame Evino suit sa routine qui ne sert à rien, et je vivote au milieu de tout cela en t’attendant. Dohmen m’emmerde, à cause de la veuve de Brauner ! A très bientôt de tes nouvelles. Tout tendrement à toi et à vous tous. G. »
Reference : 1460
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