Sérigraphie originale sur Arches, justifiée 64/150, et signée en marge (51/64,5 cm). Publiée par MEC-ART Graphic en 1972.
Reference : 1349
« Depuis trente ans, Joan Rabascall mène d’étape en étape, sans jamais se renier, ce travail sur la lente occultation de la réalité, enserrée de plus en plus puissamment par des images manipulées qui la renient constamment. » (Jean-François Bory, 2002.) « Rabascall, cartographe humaniste, est bien un artiste du réel qui nomme une civilisation faisant du paysage un usage strictement économique et commercial, le condamnant irrémédiablement à un désastre écologique et culturel. » (Brigitte Léal, 2014.) « L’image de Rabascall est une intruse dans le jeu culturel des mass media. » (Pierre Restany, 1973.)
Actualités
M. Daniel Azoulay
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SIMMONS, Robert - AHSIAN, Naisha - Avec la collaboration d'Hazel Raven - Traduit de l'anglais par Lyndia Leith
Reference : 124605
(2012)
2012 Editions aDa - 2012 - Fort in-4, cartonnage illustré - 511 pages - Nombreuses illustrations en couleurs dans le texte
Bon état général malgré de menus tassements sur les coins et les coiffes - Quelques frottements sur la couverture Bon
Carrefour - Revue de Réflexion interdisciplinaire sous la direction de Donald Beecher
Reference : 62591
1 vol in-8 broché - N° 17-2 de 1995 - 145 pages - Editions Legas ( Canada ) - Revue de Réflexion interdisciplinaire ( Directeur Roberto Miguelez ) fondée par la Société de philosophie de l'Outaouais
Bon état
in-8 reliure éditeur - 1959 - 644p - Ed. Editions Sociales, Paris / Editions en Langues Etrangères, Moscou
bon état
Etoiles d'Encre - Revue de femmes en Méditérranée - Responsables de la rédaction : Dominique Le Boucher - Directrice de la publication : Marie-Noël Arras
Reference : 27838
N° 15-16 - Octobre 2003 - Revue trimestrielle illustrée - Editions Chèvre-feuille étoilée - broché - 441 pages
bon état
Tahiti 20 & 25 juillet 1903 | 10 x 15.50 cm | 7 pages sur 2 doubles feuillets
Double lettre autographe de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Sept pages rédigées à l'encre noire sur deux doubles feuillets.Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Longue lettre évoquant le 14 juillet à Tahiti et les murs amoureuses des femmes tahitiennes. «Ce n'est pas un 14 Juillet qu'on célèbre aussi; mais cette mémorable journée dure 8 jours. C'est horriblement Européanisé; n'importe, c'est un prétexte à s'extérioriser et pendant de longues promenades, de garden-party, à se frôler à des tas de jeunes corps, souples, légèrement ambrés de par leur hérédité semi-canaque...» On décèle ici l'importance des idées de pureté raciale chez Victor Segalen qui prolongera dans les Immémoriaux et dans sa nouvelle intitulée La Marche du feu ses théories concernant le métissage, selon lui dernier fruit de la conquête coloniale. Il ne semble cependant pas appliquer à lui-même les principes ethnographiques qu'il développe et s'étend, comme à son habitude, sur ses aventures sexuelles avec les indigènes: «Car j'ai quitté pour un temps la Vahiné Tahitienne pur-sang, comme beaucoup trop lointaine de notre race.» Depuis son arrivée à Tahiti en janvier 1903, Segalen entretenait en effet une relation avec une jeune tahitienne du nom de Mara. Leur relation est arrivée à son terme: «Ma première épouse [Mara] ayant été expédiée dans son île - et y étant restée - j'ai hospitalisé durant une quinzaine une petite fille perdue, noceuse, éreintée de spasmes, d'alcool et de phtisie prochaine. [...] Puis je l'ai, elle aussi expédiée aux Pomotou où elle avait, comme maîtresse de négociant, une situation beaucoup plus stable à posséder.» Ce passage s'avère également être un document précieux concernant les murs sexuelles des Tahitiennes: «Je n'ai trouvé qu'une seule fois en rentrant chez elle, un canaque couché dans son lit. Je lui en ai fait doucement l'observation: elle m'a répondu que j'avais une demi-heure de retard, qu'elle était persuadée que je l'avais moi aussi trompée, et tenait à me le rendre immédiatement; et qu'enfin elle ne s'était pas mise nue pour se donner à lui, mais avait gardé sa chemise, ce qui est ici une marque de haute décence. Je n'avais donc absolument rien à dire.» Segalen déplore pourtant le manque de docilité et l'émancipation de la gent féminine locale, rendue possible par la présence des colons: «Elles seraient parfaites, ces filles brunes à longs cheveux lisses, aux longs cils, à la peau veloutée, si, au lieu d'un siège en règle, de pourparlers et d'atermoiements, elles vous suivaient d'un geste, ainsi qu'autrefois elles s'exécutaient. Mais nos prédécesseurs les ont beaucoup trop gâtées. Elles sont de strictes maîtresses, afidèles (alpha privatif), fausses, égoïstes, et, cela va sans dire, fort peu intellectuelles, voire même intelligentes. A quoi bon, dès lors, avoir pour eux [sic] les égards qui seyent [sic] à une amante toute proche de nous, soumise, dévouée, comme on est plus certain de trouver dans les Espèces féminines moins éloignées de la nôtre.» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -